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 HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor

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Haruhiko KuragariAssiah
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Caractéristiques du Mage
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MessageSujet: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor Lun 9 Nov - 23:07





LIGHTNING MAGIC

Haruhiko manipule une magie on peu plus conventionnelle, il est un élémentariste de foudre. Si certains mages ont la possibilité d'en invoquer du ciel, de la terre ou de l'atmosphère quelque soit la météo, la contrainte du solitaire est quelque peu plus restrictive. Incapable d'en générer autre part que pour base son corps (ou à une dose tellement dérisoire que s'en est plus anecdotique qu'autre chose), c'est son sabre qui en canalise l'essentiel de son énergie. Conducteur parfait, cela en fait une sorte de scalpel géant capable de trancher dans pas mal de matière, l'électricité servant de revêtement en plus de ses propriétés naturelles. En combat, il se démarque par un style offensif extrêmement agressif (à total contrecourant de sa personnalité) et très rapide. Capable du Lightning Body, celui-ci peut se dématérialiser en courant électrique pour fondre plus rapidement sur ses adversaires et leur asséner un coup la plupart du temps fatal, en effet, il fait rarement dans la demi-mesure. Le chronomètre, lors d'un combat, joue dans sa défaveur, et c'est probablement l'un de ses plus grands défauts en plus des faiblesses inhérentes à son élément. Haruhiko a beau être puissant, privez le de son sabre, recouvrez le d'eau et faites le courir, il sera alors à votre merci. S'il se bat sérieusement et que les conditions météo le permettent, il est cependant capable d'utiliser la foudre tombant du ciel en cas de gros orage. Inutile de vous dire qu'il devient nettement plus puissant en cas de mauvais temps, capable de détourner la foudre pour l'utiliser comme il le souhaite, cela a aussi pour effet de « recharger ses batteries » et il sera alors debout pour au moins un deuxième round, véritable paratonnerre humain.

Dans ses applications plus triviales, le pouvoir du mage a diverses utilités. Il peut générer de minuscules particules sur un rayon de plusieurs mètres pour éclairer un espace, un peu à la façon de lucioles électriques mais aussi cautériser des plaies. Il n'est clairement pas aussi utile qu'un bon mage maîtrisant une magie de type soin, mais cela peut servir de solution alternative en cas de situation critique.

En bref, Haruhiko n'a pas un style extrêmement surprenant dans sa forme (pour un pratiquant de cet acabit), mais compense ce manque de diversité dans une maîtrise parfaite de ses sortilèges, sa force brute et sa vitesse pour briser les défenses de son adversaire qu'il tentera de noyer sous les attaques dès la première seconde du combat. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est surpuissant, loin de moi cette idée, mais son manque de polyvalence, son endurance parfois bancale et sa grande faiblesse en combat de longue ou moyenne portée est compensée par des aptitudes exceptionnelles au corps à corps. En cas de combat impliquant plusieurs mages, il est sans le moindre doute le tank idéal aussi bien magiquement que psychologiquement. Haru sera ravi d'aller en première ligne et se sacrifier joyeusement pour son maître.


PHYSIQUE

La première chose que l'on remarche chez Haru, ce sont ses deux grands yeux d'un bleu très pâles, quasi cristallins. Relativement imposant et inexpressif, à première vue cela semble être un garçon assez antipathique, étrange, ailleurs. Quelques mèches d'un bleu nuit tombent sur ses yeux en amandes, soulignant les traits assez féminins (il faut l'avouer) du mage. Sa peau d'un beige laiteux n'aime pas vraiment le soleil, le jeune homme a en effet eut beaucoup de mal à s'adapter au changement de température en comparaison de Seven, son pays natal. Expatrié depuis un peu moins de trois ans, il aura cependant pris ses marques assez rapidement et voyage en solitaire. Excellent cavalier, la même monture l'accompagne depuis son enfance. Shahryar, un étalon de neuf ans fin et assez haut sur pattes à la robe mi souris mi pommelée assez caractéristique. Une brave bête assez vive d'esprit mais, à l'image de son maître, assez méfiante.

Plus à l'aise dans un kimono, il mène un train de vie humble mais pas misérable. Ses vêtements il les raccommode lui-même mais sont loin de tomber en ruine. Assez doué avec une aiguille et du fil, la cuisine, des connaissances en médecine ainsi qu'une organisation à toute épreuve, cette impression de méticulosité se traduit aussi extérieurement. Propre sur lui, peu causant ni vraiment communicatif, Haruhiko est en vérité un intello qui s'ignore. Concernant ses dépenses, il liquide une bonne partie en carottes ou autres pommes pour son toutou chevalin et expliquant ce manque d'économies. Préférant dormir à la belle étoile quand il le peut, capable de chasser du gibier de toute sorte, habitué aux grands espaces et à ce que l'on pourrait considérer comme la vie sauvage, le mage est une silhouette de muscles mais de finesse. Agile, rapide, son corps témoigne d'un passé aventureux mais aussi beaucoup plus sombre. Quelques cicatrices barrent ses avant-bras (dont une profonde que les autres) ainsi que son dos, séquelles de gestes défensifs lointains. Mais ce qui attire le plus l'attention est certainement la marque située sur son flanc droit, une brûlure cicatrisée mais bien visible d'un tison ardent contre la chair, formant un sorte d’arabesque circulaire qui semble être une reproduction magique quelconque, mais vide de tout pouvoir. Sa timidité entraîne une pudeur systématique le poussant à ne porter que des manches longues, le kimono étant le compromis idéal, cela explique en partie sa garde-robe assez peu diversifiée. Gardant son sabre dans un fourreau ocre et doré, il est à première vue la vraie seule richesse du garçon de Seven. Quelques bandits de grands chemins ont voulu le provoquer afin de le lui piquer, mais au final pas mal s'en sont mordus les doigts. Si certains mages peuvent détecter une faible et vague aura magique se dégageant d'Haruhiko, les humains lambda pourraient croire qu'il est facile de piéger un pauvre type vagabondant seul. Cependant, il serait inexact de dire que celui-ci ait dû faire face à des affrontements réellement difficiles. Évitant les zones de dominances Écarlates, les rapports qu'il a entretenu avec divers autres mages (toute guilde Lumen ou neutres confondues) sont restés disparates. Ne cherchant guère la compagnie, ses longues expéditions et la vie en plein air font de lui un gars assez robuste malgré son apparence un peu naïve. La pratique du sabre et de l'arc en font un adversaire redoutable même sans avoir à pratiquer la magie, qu'il évite de systématiquement employer. Néanmoins, il est plus à l'aise au corps à corps et sa réelle dextérité se manifeste avec sa lame. Un superbe katana qu'il n'aurait jamais pu se procurer dans des circonstances normales, pouvant canaliser sa magie de foudre à la perfection.
PSYCHOLOGIE

A première vue, c’est un garçon étrange.
D’un tempérament introverti, Haru ne s’exprime pas énormément. Communiquant parfois à demi-mot il a tendance à marcher sur des œufs au moindre contact social, pouvant occasionner quelques moments de solitude pour la personne en face. Il faut dire que le jeune homme n’est pas très causant, voire pas du tout selon les circonstances. Une nature froide et distante, soulignée par des prunelles nacrées extrêmement pâles. Ses yeux, d’ailleurs, n’expriment pas grand-chose. Loin d’être un personnage charismatique ou imposant malgré sa taille, l’épéiste reste souvent en retrait en cas de conflit ou plus généralement la moindre discussion. Il évitera soigneusement de croiser le regard d’autrui à moins d’y être contraint, comme mal à l’aise d’un tel échange et haïra plus que tout le contact physique. Cette indisposition allant de la tape dans le dos jusqu’au simple serrage de main, Haruhiko s’obstinera à saluer une nouvelle connaissance d’une brève inclinaison de la tête. En plus d’être victime d’une agoraphobie assez prononcée, il est néanmoins sur le chemin de la guérison par rapport à celle-ci – ce n’est cependant pas une raison pour qu’il apprécie les endroits fréquentés. Il est donc, à première vue, quelqu'un qui aura beaucoup de mal à se faire des amis (chose qu'il ne recherche pas particulièrement, accentuant son caractère antisocial voire carrément antipathique). Mais, in fine, ce qui semble être une sorte de distance hautaine n'est que la traduction de sa très grande gêne et manque total de confiance en l'humanité pour complètement se laisser aller à son caractère initial. A savoir un garçon d'une nature assez bienveillante et sensible, malgré ses propres fêlures. Son histoire, notamment, il n'en parle jamais. De base, il n'a de comptes à rendre à personne, mais Haruhiko est aussi profondément confus et honteux vis-à-vis de celle-ci.  Ressentant une très grande culpabilité à ce propos, il n’est pas impossible qu’il devienne agressif si quelqu’un tente de lui tirer les vers du nez, chose assez rare chez lui pour être mentionnée. Le seul vestige de cette époque est la lame qu'il utilise, à la fois un fardeau et l'instrument indispensable à sa survie. L'épéiste porte une affection ambivalente et étrange à sa compagne inanimée, allant d'une inclination quasi amoureuse jusqu'à la haine non dissimulée. Il lui arrive parfois de parler tout seul, mais une personne attentive saura vite comprendre qu'il s'agit d'un dialogue dans un seul sens avec son instrument de mort… Pouvant conforter dans l'idée que ce mec est complètement weird.

Car il est clair qu'il manque une case à Haruhiko. Et pas qu'une seule, d'ailleurs. Ayant beaucoup de mal à faire la différence entre le bien et le mal, il possède de nombreuses lacunes en la matière. Un peu à la manière d'un enfant auquel il manquerait une partie de l'éducation la plus basique (à savoir les grandes lignes des règles les plus fondamentales de la société moderne, comme l'inceste par exemple). Il peut être perturbant de voir avec quel aplomb le jeune homme va quelques fois prendre des décisions, que ce soit par pragmatisme pur ou logique défiant le culturel, avec un sang-froid stupéfiant : il serait capable de la pire des atrocités avec un calme et un naturel assez déconcertant si les circonstances l’y obligent – ou pas, d’ailleurs. Néanmoins, si le guerrier magicien semble faire au mieux pour composer avec ses propres pensées, il est évident que son désir de cohérence entre ce qu'il suppose être censé faire et la réalité possède ses limites. Il peut alors rentrer dans un état comparable à un fatal system error, se traduisant par une bouffée délirante voir une crise de violence ou d'angoisse assez aiguë. La plupart du temps, celles-ci reposent sur l'incompréhension du jeune homme face à une situation trop extrême psychologiquement parlant ou lorsque certains de ses désirs enfouis refont surface.

Car en grattant un peu le vernis, il est possible de découvrir un autre aspect de la personnalité d'Haruhiko. Tout comme les deux facettes d'une même pièce, coexistant sans jamais se rencontrer, cette dualité ne semble pas reposer sur un équilibre tangible. D'un côté, il y a le garçon d'une introversion maladive et d'une froideur quasi métallique, et de l'autre un homme capable de jouir des pires vices possibles (et bien souvent au détriment des autres). La plupart de ses fantasmes et fantaisies sont de grotesques mélanges d'érotisme et d'horreur dans lesquels le vivant et le mort, la chair frissonnante et la viande froide se côtoient d'assez près. Chose qu’il a beaucoup de mal à avouer à lui-même, alors pour les mettre en pratique avec des êtres de chair et de sang… Les genres importent peu, les visages non plus. A vrai dire les visages et les formes restent floues, et projettent ce qui semble être l’écho de son passé, un détail dont Haruhiko ne parvient pas à se débarrasser mais faisant partie intégrante de cette rêverie auxquels se mêlent certains animaux. Les animaux, parlons-en d'ailleurs. Il les aime bien plus que les hommes et ne fait jamais preuve de cruauté envers eux. S'il doit se nourrir durant l'un de ses voyages, il mettra rapidement à mort la bête et avec le minimum de souffrance possible. Contrairement aux hommes, ils ne connaissent pas le vice. Cependant… Les dragons sont différents. Il admire leur force et leur magnificence, mais leur intelligence les a poussé à la destruction et leur a ôté le statut de simples bestiaux. Évitant au maximum de les croiser, ce n'est pas de ce genre d'affrontement qu'il se mêlera. Il n'est clairement pas de taille, de toute façon.

Mais il a bien quelques qualités, non?

Si Haruhiko est un personnage un peu bizarre, sa plus grande force est certainement sa vivacité d'esprit. Plutôt malin, il est capable d'élaborer rapidement une stratégie et est doté de beaucoup d'ingéniosité concernant les caractéristiques du terrain et/ou des éléments. Ayant vécu jusqu'à une grande partie de son adolescence dans une forêt, il a une bonne connaissance des plantes médicinales et peut même recoudre certains types de plaies. Seul le contact avec les autres l'empêche de vouloir être médecin (et donc de réellement s'impliquer dans les maîtrises de sa connaissance), mais en cas de pépin et s'il y consent, il peut sortir un blessé plus ou moins sérieux d'une situation délicate. Non violent la plupart du temps, ce n'est pas une raison pour qu'il mâche ses mots. Le peu qu'il exprime ne prend pas en considération l'aspect « enrobage » pour désamorcer certains conflits, ce faisant, c'est quelqu'un d'assez brut de décoffrage. Cependant, cela en fait un excellent exécutant. Si pour le moment il n'a trouvé aucun allié ou chef digne de ce nom à qui prêter allégeance (et en ce qui le concerne, c'est d'ailleurs inenvisageable), il pourrait se révéler être un guerrier de choix. Sa loyauté, poussée à l'extrême, en fait un instrument plus qu'un homme. Capable d'accepter sans sourciller une mission suicide en toute connaissance de cause ou l'assassinat d'une famille au complet, cela peut sembler quelque peu étrange pour cette personnalité à première vue profondément individualiste. Néanmoins, s'il hait et méprise la plupart des hommes sur terre, son passé s'accroche visiblement à lui et a laissé de profondes traces dans sa manière de fonctionner. La figure d'une personnalité quasi patriarcale et qui, selon les circonstances, pourrait bien le marquer au point d'en chambouler son quotidien du jour au lendemain. S'il existe quelque chose de vraiment effrayant chez lui, en plus de ses désirs un peu étranges, il s'agirait très certainement de cette possible disposition à l'aveuglement et à l'obéissance.

Néanmoins, cette partie est purement hypothétique. S'il est envisageable qu’il devienne un parfait soldat, il est cependant très difficile de tirer sur sa corde sensible. Haruhiko semble vivre et évoluer dans un monde complètement hermétique à la réalité et aux autres, comme s'il regardait ceux-ci évoluer derrière une plaque de plexi'. Très peu intéressé par énormément de choses, il est très difficile de capter son attention et plus généralement de tenir une simple discussion. Dépendant de son degré d'agacement ou de sympathie, il pourra vous ignorer ou simplement repartir dans l'autre sens, ce qui peut en froisser plus d'un. Quelques fois, si le contact est amorcé, il est possible qu'il puisse utiliser des mots étranges pour qualifier certaines choses plus ou moins abstraites. Plus haut a été évoqué ses lacunes en termes d'éducation, se traduisant certaines fois dans son vocabulaire. Ayant expérimenté les sensations avant d'en avoir la traduction littérale (ou au contraire, jamais connu de tels élans), il lui arrive d'employer des certains néologismes plus ou moins nébuleux. Haruhiko peut quelques fois se heurter à un mur lorsque les sujets deviennent trop conceptuels, manquant cruellement de vocabulaire pour exprimer avec précision ce qu'il ressent ou ce qu'il en pense.


Un pseudo ▬ Flying Pumpkin
Un âge ▬ 19 ans
Comment tu nous as connu ? ▬ Votre merveilleux fondateur a usé de propagande agressive sur moi  :hawn:
Le code du règlement ? ▬ You creepy guy °^° [Siralidé]
Des commentaires ? ▬ NOOOON HI HI HI HI :mout:
L'avatar que tu utilises ? ▬ Mikazuki Munechika - Touken Ranbu


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MessageSujet: Re: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor Mar 10 Nov - 19:53






HISTOIRE
« CHEVAL BLANC - Corrélé à l'instinct, la pureté et au cheminement du corps physique pour libérer des émotions violentes comme la rage et le chaos qui en découle ainsi que la destruction. »
▬  extrait de La Psychose Subconsciente des Rêves

Ça avait l’odeur d'une terre fraîchement retournée.
Un peu comme des champs détrempés.
Un peu comme une tombe.


Du plus loin dont il s'en souvienne, le petit garçon avait toujours vécu dans les bois en compagnie de sa sœur et de leur sauveur. Ils vivaient paisiblement au milieu des arbres et des animaux, ne sortant jamais du périmètre de sécurité et suivant les consignes de cet homme instruit et prévenant. Un peu rude, certes, mais indispensable à leur survie et en dette vis-à-vis de celui-ci. Et après tout, le monde extérieur était dangereux, c'est pour cela qu'ils vivaient au fond des bois. Ils étaient les seuls survivants de l'attaque d'un village par des hordes de démons droit sortis de l'enfer, souvenir trop antérieur pour Haruhiko pour en avoir le moindre souvenir, mais il ne doutait pas une seule seconde de la bonne foi de son gardien.

De morpions mal dégrossis, ils grandirent et devenaient de jeunes enfants pleins d'énergie. Bien sûr, ils ne voyaient pas grand-chose du monde, mais il n'y avait vraisemblablement plus rien à contempler. C'est parce que cette forêt était enchantée qu'elle protégeait le petit groupe des armées démoniaques, mais au-delà rien ne pousse et rien ne vit. Le grand magicien partait quelques fois en expédition afin de retrouver d'autres survivants de l'apocalypse et les ramener chez eux, mais une grande majorité d'entre eux furent massacrés et cela faisait plusieurs années qu'aucune âme humaine n'avait croisé le chemin du mage. C'est apparaissant plein de courage et de compassion que leur bienfaiteur les cloitraient dans le caveau creusé dans le sol durant ses absences, lui et sa sœur, afin qu'aucune bête ne les atteignent. Haruhiko s'est déjà posé la question sur le bien-fondé de ces mesures quelque peu drastiques (et rester enfermé jusqu'à une semaine voir plus sous la terre n'était pas la chose qu'il préférait), mais à sept ans ce n'était pas réellement le centre de ses inquiétudes. Les monstres les plus terribles se bousculaient au creux de son imagination fertile et alimentée par les fables de ce magicien peu scrupuleux, oblitérant de très loin les questions qu'il aurait pu se poser. Car le garçonnet vivait heureux, très heureux d'ailleurs. Sa sœur était avec lui, son père spirituel le guidait parfaitement et il n'avait rien à craindre des attaques démoniaques.

Comment est-ce que les choses avaient déraillées à ce point ?
It's like someone slapping you across the face with jarred ice, laughing at you at how foolish you were when you believed, even for a moment, that you were truly free.

C'est vers l'âge de neuf ans que le petit garçon commença à sentir que quelque chose n'allait pas. Il ne savait pas pourquoi cela ne lui était pas apparu plus tôt, il ne savait pas non plus mettre le doigt dessus mais il était persuadé que les choses changeaient. Sa sœur, d'un naturel expansif et joyeux, s'était progressivement refermé sur elle-même et communiquait de moins en moins. Il avait bien essayé de lui tirer les vers du nez afin de comprendre ce brusque changement d'attitude, mais elle éludait ou se murait dans un silence qui ne rassurait pas énormément l'enfant. Devenue maladroite, elle tombait de plus en plus et des plaies plus ou moins superficielles apparaissaient sur ses paumes, ses genoux. Ses rotules avaient même atteint un point de retour et arborait une couleur rose violacée quasi quotidienne, et il avait observé un changement de comportement selon les allées et venues de leur magicien. A croire qu'elle le faisait exprès… Il se souvient parfaitement de cette période. Les deux enfants s'étaient quelque peu dessoudés, et trop grands pour dormir ensembles, ils avaient à présent deux chambres séparées. Tandis qu'Haruhiko avait conservé leur espace commun, le magicien avait construit une toute nouvelle aile spécialement pour la petite fille. Il avait œuvré en un temps record, mais celle-ci ne semblait pas heureuse, pas heureuse du tout même. Et alors que leur père avait travaillé comme dix, elle trouvait le moyen de bouder et d'agir par caprice. Repoussant cette petite ingrate, le garçon n'avait rien vu de la profonde détresse de celle qui était sa propre chair. Son propre sang.

C'est quelques jours seulement après la fin des travaux que la petite fille disparut dans les bois. Se faufilant à travers les arbres, elle avait échappé à la surveillance conjointe de son frère et du magicien, bien décidés à la retrouver. Brainwashé et sous influence, c'est seulement rentré à la maison en compagnie de la gamine qu'Haruhiko se rendit compte des conséquences de son acte. Attrapant celle-ci par les cheveux, elle fut projetée contre le mur comme une vulgaire poupée de chiffon. Voulant prendre sa défense, le garçon fut soulevé du sol d'une seule main par cet homme qu'il ne reconnaissait pas. Les yeux injectés de sang, hors de lui, l'enfant ne comprenait pas.

Pourquoi?

Et alors qu'il était au bord de l'évanouissement et de l’asphyxie, il sentit l'étreinte mortelle se déserter de son cou. Le sang affluait de nouveau dans son cerveau mais il ne parvenait pas à comprendre les paroles des deux autres protagonistes présents dans la pièce. Les mots hachés de sanglots, il ne pouvait que saisir des pardons successifs de la part de sa moitié. Et la colère de l'autre… Rouvrant ses yeux voilés d'un rideau de sang, un coup de pied le cueilli à l'estomac, coupant de nouveau sa respiration. Plié en deux par la douleur, le petit garçon ne broncha pas lorsque l'énorme main de l'adulte agrippa son cuir chevelu, soulevant de nouveau le poids plume du sol. C'est en tentant de faiblement se débattre qu'il perçut la présence de sa sœur aux pieds du mage, implorant quelque chose qu'il ne saisissait pas. Elle est minuscule, vue de là-haut.

Sommes-nous si insignifiants ?
… Est-ce là notre ennemi ?


Shootant dans la masse de cheveux et de flanelle trop usée, la gamine n'abandonnait cependant pas son geste et tenta de ramper jusqu'à eux afin de supplier. Que raconte-ils ? Les cris ricochaient dans son crâne, renvoyant échos sur échos, mais très largement supplanté par la douleur qui irradiait son cuir chevelu. De nouveau balancé comme un vulgaire insecte, il n'eut pas le temps de se remettre sur pied qu'une vague brûlante lui perça le flanc. Écarquillant les yeux de surprise, il glapit et l'effroi l'enveloppa de sa longue cape d'hiver. Un tison de fer chauffé à blanc était venu embrasser sa chair, guidé par la main même de l'homme auquel il croyait aveuglément. Ne pouvant retenir un hurlement, la poigne libre de son agresseur le maintenait néanmoins en respect et l'empêchait de s'agiter. Son corps entier était devenu une souffrance insoutenable, comme si la source même de ses maux provenait de son épicentre. Le souffle court, plaquer les mains sur sa plaie n'arrangeait rien et c'est les doigts couverts de sang et de lymphe qu'Haruhiko se recroquevilla au sol, soufflé par la géhenne. Grognant comme un animal, respirant comme dans une forge, il essaya de se redresser mais la maladresse inhérente de son âge ainsi que la brûlure sur ses reins le terrassèrent plus efficacement que la lance d'un soldat. Dans les brumes de sa vision, il perçut l'ombre gigantesque de son bienfaiteur traînant par la cheville l'enfant inerte. Elle ne criait plus, et pas le moindre sanglot ne dépassait la barrière de ses lèvres tuméfiées. Vaincu, c'est en lambeaux que le gosse vit la porte de la nouvelle chambre se fermer.

Il resta ainsi prostré quelques secondes, attendant la suite de ce silence assourdissant. Rien ne semblait provenir de la petite réserve, à croire que le monde avait disparu derrière ces murs. Il aurait aimé que le monde disparaisse, et lui avec. Rien ne pouvait être pire à présent. Probablement qu'il continuerait de la battre. Était-ce pour cela qu'elle avait des bleus, qu'elle tâchait si consciencieusement de s'enfuir ? De nouvelles questions se bousculaient dans son crâne, et c'est au même moment qu'il perçut le râle sourd. Tendant l'oreille, griffant le parquet de ses ongles comme pour en ramper jusqu’à l’origine, celui-ci réitéra quelques secondes plus tard. Il s'agissait de la voix du mage, transformé par… la douleur ? Que se passait-il dans cette pièce ? Avait-elle trouvé un moyen de le blesser ? Le cri se transforma en quelque chose qu'il ne reconnut pas, quelque chose de trop complexe pour qu'il en saisisse la réelle signification. Mais ça n'était ni un rire, ni quelque chose de plaisant. Sorte de plainte incongrue et de bruits porcins, un souffle léger et amer. Un léger sourire s'étira sur les lèvres détruites d'Haruhiko alors que le vacarme continuait. J'espère que tu as mal.
« Je me crois en enfer, donc j'y suis. »
A.R

Ce jour marqua profondément les rapports qu’entretenait l'adulte avec les enfants. A présent enchaînés (ou plutôt tenus en laisse), ceux-ci ne pouvaient guère dépasser le pas de la porte. Les liens du garçon, eux, allaient de sa chambre, passaient par le salon et couvraient une partie de la devanture de la maison. Il n'avait cependant pas la possibilité de voir sa sœur, qui elle était restée dans l'aile isolée. Ses propres entraves ne lui permettaient pas d'avancer plus loin que cette pièce, la laissant enfermée 90 % de son temps. Ils pouvaient discuter de façon interposée lors de ses absences, mais aucun contact visuel n'était possible. Le garçon, bien que cette constatation l'effrayait beaucoup, commençait à progressivement oublier le visage de sa sœur. Plus les jours, les semaines, les mois passaient, plus les traits de ses souvenirs s'effaçaient, se floutaient. Et toujours ces cris, cette lutte incessante entre eux. Il n'avait jamais osé demander à celle-ci ce qu'ils faisaient ensembles, peut être soupçonnait-il déjà l'horreur de la situation. La jeune pré-ado, elle, ne parlait pas de ces choses-là. C'était donc en déniant totalement ce qui était une réalité que les jeunes enfants grandirent encore plus, et bientôt, la jeune fille eut 12 ans.

Depuis quelques temps déjà, Haruhiko avait pris l'habitude d'espionner le magicien. Alors que celui-ci s'exerçait avec son sabre, il lui apparut alors que les capacités miraculeuses de cet adulte répugnant étaient aussi nées en lui. Pendant des mois, il n'osa pas s'y réessayer. Prenant cette découverte successivement comme une bénédiction et une malédiction, il se posait alors devant lui plusieurs contradictions et questionnements. Était-il aussi sale et condamné que leur bienfaiteur ? Était-ce une chance et un ordre d'une force supérieure de sauver sa sœur, qui elle, luttait et faisait gémir ce sale type de ses maigres forces, de ses propres mains ? Peut-être accepterait-il alors de se battre contre lui de cette même manière ? Était-ce un plan des démons, barricadés à l’extérieur de la forêt afin de les faire s’entre-tuer de l'intérieur ? Le mage était-il un démon lui-même, et lui était son fils caché, héritant néanmoins de ses pouvoirs ? Était-il un démon, lui aussi ? Écrasé par ses propres interrogations, la peur le paralysait. Même s'il était capable de faire sortir quelques étincelles de ses doigts, faire une illumination de festival ne l'aiderait pas à vaincre cet homme. Il devait devenir plus fort, quoi qu'il en coûte, mais cette perspective le terrifiait tout autant. C'est donc dans cette attitude extrêmement renfermée et quasi autistique qu'il accueilli le changement qui vint frapper cette étrange et minuscule communauté.

C'est dans cette même période que l'homme, un soir, rebroussa chemin. Alors qu'il était dans la chambre de la demoiselle depuis quelques secondes, celui-ci déboula dans le salon. Visiblement mi choqué mi en colère, son air livide prenait une teinte rosée sur les extrémités des oreilles et du nez. Interdit, Haruhiko ne prononça pas le moindre mot. Que s'était-il passé dans cette pièce ? Une série de jurons tous plus grossiers les uns que les autres sortirent de sa bouche, avant qu'il ne remarque enfin l'enfant dans un coin de son regard. Prenant brusquement son élan, il agrippa la chaîne au sol et le tira jusqu'à lui avant de lui donner une volée de coups de pieds. Il disparut quelques secondes plus tard en claquant la porte, disparaissant dans la forêt. Le jeune garçon ne s'en rendait pas encore compte, mais cela marquait une nouvelle fois un tournant dans sa vie micro communautaire.
« La vie quotidienne aliène et voile la vraie vie, la vie quotidienne permet trop de compromis. »

Les semaines qui suivirent, l'homme ne n’introduisit plus dans la chambre de la jeune fille. A vrai dire, une étrange normalité s'était installée, progressivement, entre les trois protagonistes. Bien qu'ils pouvaient toujours rêver pour être détachés, leur geôlier concédait cependant à les laisser « longés » à l'extérieur. Solidement attachés au mur de la baraque (et bien évidemment sous étroite surveillance), ils purent se retrouver et se revoir, physiquement cette fois. Et il devait avouer… Que sa sœur avait quelque peu changé. Plus mince, creusée, mais, comment dire… Non, décidément. Oui. Quelque chose s'était modifié dans l'air, en sa présence, et physiquement. Ses yeux semblaient plus bleus, plus tristes. S'ils étaient autrefois comparables à une rivière vive et pure, ce n'étaient à présent plus que deux océans de tristesse. Néanmoins galvanisés par ces retrouvailles, ils purent en partie rattraper le temps perdu. Ainsi, ils passaient de longues après-midi dehors, tant est si bien que le magicien finit par les laisser tranquilles en de rares occasions. A ces moments-là, les yeux d'Haruhiko s'attardaient innocemment sur les courbes pas encore faites de cette familière étrangère. L'éducation sexuelle ou ne serait-ce que la différenciation des corps était un mystère complet pour le jeune garçon, et c'est avec un intérêt surprit et une certaine circonspection qu'il observait les changements opérant chez elle. Sur sa poitrine, précédemment plate, affleurait à présent deux petites bosses dont il ne cernait ni l'utilité ni même la conformation. De plus, ses hanches s’étaient imperceptiblement élargies, quelque chose qu’il ne saisissait pas non plus. Plus le temps passait, plus sa curiosité grandissait. Cependant, il était bien trop introverti pour lui demander des explications, et il ne savait pas pourquoi, mais quelque chose lui disait que c'était mal. Il avait toujours été extrêmement peu à l'aise avec son corps (encore plus maintenant que son flanc arborait les stigmates du fer brûlant), alors avec celui d'une fille… D'autant plus que, même s'il avait été cogné, la peau de son autre moitié était bien plus tuméfiée, bleuie et meurtrie que la sienne, témoignant d'un traitement bien plus sévère. Il était difficile de savoir ce que pensait la jeune fille, mais elle semblait aussi soulagée. La tristesse, qui avait enlacé leurs âmes comme une mère trop longtemps délaissée, était teintée de cet autre chose plus serein, plus apaisé. Quelque chose de trop subtil, trop complexe pour son esprit d'enfant quasi sauvage. Malgré son état quasi pubère, le vocabulaire du captif n'était pas extrêmement développé. Il parvenait néanmoins à saisir certaines choses, choses qu'il savait pertinemment qu'elles n'entraient pas dans sa grammaire connue. De ce fait, il parvenait à découvrir l'existence de certaines émotions, certains tourments, certains plaisirs même, bien avant d'en connaître ou d'en entendre le mot correspondant. C'est à cette même période qu'il fut obligé d'employer des néologismes afin de ne pas se perdre au milieu de ses pensées et ne pas être écrasé par l'angoisse que lui apportait le fait de savoir que quelque chose existait, mais qu'il ne pouvait pas la nommer. On dit que les mots ont un pouvoir, dans ce cas précis Haruhiko fut obligé de conquérir son propre vocabulaire. Encore au jour d'aujourd'hui, il lui arrive que l'une de ses fameuses inventions grammaticales ne tombe au milieu d'une conversation dans un lapsus non contrôlé.

C'est aussi à cette même période que le garçon commença à imiter plus précisément et régulièrement le magicien, qui s'exerçait souvent dans le jardin. Il ne s'en rendait pas compte, mais des aptitudes innées naissaient en lui, sorte d'embryon du mage qu'il serait plus tard. Prenant un bâton et mimant les mouvements d'escrime, marmonnant les quelques incantations qu'il percevait, l'asticot entraînait aussi son corps. Sa constitution était plus comparable à celle d'une gazelle que d'un lion, aussi, ses progrès et son développement étaient assez peu visibles. Néanmoins, sa peau était devenue moins laiteuses et ses formes n'avaient plus rien en commun avec les anges potelés de Raphaël. Ses os, presque saillants, soutenaient et parachevaient cette conformation assez rigide et froide.

C'est lors de l'un de ses entraînements clandestins qu'il tomba nez à nez avec un poulain d'un superbe gris pommelé. Seul, visiblement privé de la présence de ses congénères, il fut attiré par la cabane perdue et les bruits qui en provenaient. D'abord très farouche, il se laissa progressivement apprivoiser et devint un camarade de jeu des deux jeunes adolescents. Si cette découverte aurait pu jeter le discrédit sur l'histoire de fin du monde du magicien et aurait pu causer une mutinerie, même idéologique, il n'en fut rien. Quelque part, le frère et la sœur se doutaient déjà de la réponse à cette question, mais ils avaient bien trop peur de faire face à la réalité et de toute façon, qu'est-ce que ça allait changer ? Que ce soit de leur plein gré ou non, il était impossible défaire les chaînes desquelles ils étaient attachés. Comprendre et accepter la réalité du mensonge du magicien était le coup en trop qu'ils n'auraient pu supporter, pour le moment du moins.

C'est donc à trois qu'ils entamèrent une nouvelle année, et le petit cheval s'avéra assez docile pour qu'il puisse être débourré correctement et sans notion extrêmement poussé d'équitation. Il était difficile de monter en étant soi-même attaché, mais cette miette d'impression de liberté suffisait pour le moment au frère et à la sœur. Il n'était pas question de les libérer en même temps que l'équidé de toute façon, le magicien savait parfaitement qu'il ne pourrait rattraper une bête de ce gabarit au galop. Les séances de dressage ne se résumaient donc qu'à du pas ou du trot en cercle, juste devant la baraque. Ils ne pouvaient guère faire plus de toute manière, et leur condition était moins catastrophique qu'il y avait encore quelques mois.

Enfin c'est ce qu'il pensait.
Seduction. Leads to destruction.

Effectivement, leur train de vie s'était en quelque sorte amélioré, et cela un certain temps. Il arrivait même au garçon de se projeter dans l'avenir : que ferait-t-il, dans quelques années ? Immédiatement, la vision de la cabane, de lui, de sa sœur, du cheval, s'imposait à son esprit. Mais le magicien n'y était pas. Dans le monde parfait d'Haruhiko Kuragari, il ne manquait que la mort de celui-ci pour parachever son idéal du bonheur. Mais était-ce vraiment le cas ? L'idée du meurtre germait progressivement dans son esprit, mais il avait bien trop peur. Premièrement, la différence de force entre lui et l'adulte était bien trop importante. Qu'il le veuille ou non en cas d'affrontement, il n'avait aucune chance, et l'idée même de la confrontation l'angoissait profondément. La trace du fer chauffé à blanc n'avait pas été que physique, psychologiquement, il se sentait extrêmement faible et inférieur comparé à son adversaire. Ensuite, il était certain qu'en cas d'échec, il s'en prendrait de nouveau à sa sœur, violemment. Pourquoi ne pouvait-il pas être heureux avec les miettes de bonheur qu'on lui offrait ? Toujours hanté par les râles étranges de l'adulte qui revenait de temps à autre dans la chambre de sa sœur, c'est à cette même période qu'il eut ses premières pollutions nocturnes.

Plusieurs années passèrent, et c'est dans cette configuration qu'Haruhiko attaqua sa dix-septième année. S'il avait mûri et s'était endurci, physiquement parlant, le pauvre garçon restait toujours parfaitement inepte concernant la sexualité, la différenciation homme femme et la façon dont les enfants étaient faits en général. Il se doutait bien que quelque chose dont il n'avait pas la connaissance était en train de se dérouler dans son corps ainsi que celui de sa sœur (bien qu'il n'osait presque plus la regarder), aussi bien dans sa tête, mais il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Pour être plus précise, il ne voulait pas mettre le doigt dessus. Il serait injuste de dire que l'adolescent manquait de discernement ou d'intelligence – loin de là. Mais quelque part au fond de lui-même la vérité se dévoilait toute seule, une chose dont il tâchait tant bien que mal à se dissimuler. Le déni est quelque chose de très puissant, à ce qu'il paraît.

Alors qu'ils étaient assis dans le jardin en train de discuter (toujours solidement attachés cependant), la sœur du garçon semblait ailleurs, un peu perdue. Celle-ci répondait laconiquement aux mots de son frère, sans vraiment prendre le temps d'y réfléchir, et n'alimentait aucunement la conversation. Inquiet, la nouvelle tomba comme un cheval dans la soupe : elle était enceinte. Ce mot, qui sonnait comme une promesse de mort, ne disait pourtant rien à Haruhiko. Il la regarda quelques secondes ahuri avant de lui poser la question fatidique. Ce fut alors à son tour de le regarder comme s'il avait une verrue au milieu du visage. La jeune fille dut se rendre à l'évidence que, si le magicien avait plus que fait son éducation en termes de sexualité, ça n'était pas du tout le cas du côté de son frère. Passant sous silence le reste, elle lui expliqua simplement qu'un petit frère était en train de grandir dans son ventre. Malgré le fait qu'il la pressa d'innombrables questions concernant la conception et l'arrivée de ce fameux frère, elle resta muette comme une tombe. A vrai dire, elle n'avait aucune idée s'il s'agissait d'une fille ou d'un garçon, mais elle avait pris sa décision.

S'il s'agissait d'une fille, l'enfant mourra.
« Il connaissait l'irréalité de ceux qui meurent pour vous aider à accomplir ces choses, compte tenu du fait qu'ils ne sont pas des êtres de chair mais d'air et de lumière, de couleurs et de sons très brefs, qui s'évanouissent à l'instant même de leur transmutation. Comme des ballons de couleur qui éclatent. Que le changement leur confère une importance qu'ils n'ont pas, des vies misérables auxquelles ils s'accrochent. »

Et les mois passèrent, le ventre de l'adolescente grossit comme une bulle. Les femmes enceintes ont une sorte d'aura, c'est bien connu, mais la jeunesse de la futur mère rendait cette vision étrange et pourtant presque sainte. Entièrement renfermée sur son monde intérieur, celle-ci ne faisait que parler à son ventre ou à elle-même. Les premières semaines se déroulèrent sans problème, mais l'aspect extérieur, en apparence bienheureux, se mua progressivement en autre chose. C'était une subtilité que ne comprenait pas son frère, mais qui pouvait le percevoir. Une angoisse nouvelle vint se ficher dans les yeux bleus de la mère fille, un désarroi profond qui atteint son pic à peu près au sixième mois de la grossesse. Ses phobies quotidiennes étaient devenues de plus en plus envahissantes, elle était submergée d'idées, de compulsions dont elle ne pouvait pas se détacher. Ça avait commencé par un lavage de main plus régulier qui étaient devenues des ablutions systématique dès qu'elle touchait la moindre crasse, pour finir par des rituels basés sur la mise en relation de paris lancés à elle-même et n'ayant aucun lien de causalité entre eux. Si elle réussissait à faire la vaisselle en moins de dix minutes alors elle serait chanceuse le lendemain, par exemple. Son état n'échappait pas à Haruhiko, qui était aux petits soins pour la demoiselle et par extension cet enfant, littéralement tombé du ciel. Pour lui, c'était la providence qui avait permis à son adorée de porter cette vie. Il se figurait déjà comme un père, ou du moins la figure masculine de référence car filialement parlant plus légitime que le magicien.

Une nuit, alors qu'il dormait profondément, une main le secoua doucement pour l'éveiller. Écarquillant les yeux, il vit que la jeune fille s'était défaite il ne savait pas par quel miracle de ses liens de fers. Tuant ses questions dans l’œuf, elle lui expliqua sans détour mais dans une grande agitation que le magicien avait pour projet d'assassiner son enfant – leur enfant, et que rien ne semblait pouvoir le faire changer d'avis. La cruauté de l'homme en question n'était plus un sujet sur lequel il était nécessaire de débattre, et, c'est sans hésiter qu'il décida qu'ils s'enfuiraient ensembles et ce, immédiatement. Détachant les lourdes menottes de son frère de la même façon dont elle avait procédé pour les siennes, ils prirent la poudre d'escampette alors que l'adulte dormait profondément.

Courant à travers bois, les deux adolescents avançaient du mieux qu'ils pouvaient. L'état de la futur maman ne leur permettaient pas de marcher aussi vite qu'ils le voulaient, mais plusieurs kilomètres les séparaient déjà de la maudite cabane. Exténués, ils prirent une pause de quelques minutes afin de reprendre leur souffle. Que feraient-ils, en quittant la forêt, malgré la prétendue apocalypse ? Pour la première fois ils discutèrent franchement de ce sujet, et si la jeune fille semblait convaincue qu'il s'agissait là d'un mensonge, Haruhiko pour sa part émettait quelques réserves. Il aurait aimé, mais à la fois haït l'idée de s'être fait abuser de la sorte. Si l'énormité du magicien était effectivement une mascarade, ils avaient cependant un espoir sérieux de pouvoir s'en sortir. Et cette perspective le réjouissait bien plus que de devoir faire face à une hypothétique no man's land digne d'une fin du monde, au-delà de ce bois qui semblait interminable. Après tout, elle était sous son unique responsabilité à présent.

C'est à ce moment-là qu'il distingua le hennissement de Shahryar dans le lointain.

Se relevant brusquement, le jeune garçon prit la main de sa sœur avant de recommencer à courir. Ils devaient mettre le maximum de distance entre eux et leur poursuivant. Comment diable avait-t-il fait pour savoir dans quelle direction ils se dirigeaient ? Le souffle court, le cerveau en ébullition, l'adolescent commençait à se faire gagner par la panique. Leur seule chance de survie était de brouiller leurs traces, mais ils n'avaient aucune possibilité de traverser une rivière ni de grimper aux arbres compte tenu de l'état de sa compagne de route. La panique cédait peu à peu le pas au désespoir au fur et à mesure que les minutes passaient, il avait presque l'impression que le magicien se trouvait juste derrière sa nuque, prêt à le décapiter dès que l'occasion se présenterait. Son mauvais pressentiment se confirma lorsqu'il sentit la terre trembler sous les sabots du cheval gris, et avant que le bruit de sa course ne se fasse entendre, toute proche. Trop proche. Faisant volteface, l'adolescent repoussa sa sœur vers l'arrière avant de lui ordonner de fuir. Il agrippa au passage le premier bâton venu, faisant office d'une arme de fortune. La jeune fille avait à peine eut le temps de disparaître derrière les arbres que le cavalier déboula à toute allure sur le petit chemin de terre. Il avait vraisemblablement poussé la pauvre bête jusqu'à ses dernières limites car elle était couverte de sueur, les yeux fous, et soufflait comme une forge. Dégainant son katana, celui-ci fut parcouru d'un intense courant bleuté avant que le magicien ne fonce droit vers Haruhiko qui se prépara à l'impact. Voulant naïvement contrer l'attaque de celui-ci, sa brindille fut véritablement pulvérisée avant que la lame ne s'enfonce profondément dans son avant-bras, touchant l'os dans un bruit sec. Il hurla comme un dément avant de s'effondrer au sol, littéralement assommé par l'onde de choc. Puis ce fut le noir.

C'est la sensation de frottement sur son ventre et la partie gauche de son visage qui le réveilla. Ses jambes ainsi que les chevilles le faisaient particulièrement souffrir, et il eut beaucoup de difficultés à se remettre les idées en place. De même, il ne sentait plus son avant-bras gauche, complètement endolorie. Il était… Traîné ? A même le sol, boueux et meuble, le paysage défilait comme dans un mauvais film. Jetant un œil un peu plus en avant, il vit ses jambes solidement attachées à des cordes, elles-mêmes tenues par le magicien, toujours hissé sur Shahryar. Réprimant le désespoir qui montait jusqu'à ses lèvres, il tentait d'analyser la situation. Sa sœur n'était pas présente, avait-elle réussi à fuir ? Était-elle en sécurité ? Il devait absolument en avoir le cœur net, et pour cela, se débarrasser de ce type était indispensable. Il ne pouvait plus faire dans la demie mesure, à présent. Sa liberté de mouvements était gravement entravée, mais il put attraper une espèce de grande fougère assez rigide échouée sur le bas-côté pour former une sorte de fouet. Se retournant le plus délicatement possible, il s'excusa au préalable auprès du brave cheval gris en un marmonnement inaudible et pria pour ne pas mourir écrasé, avant de cravacher l'arrière train de la pauvre bête qui poussa un hennissement paniqué et se cabra, désarçonnant le cavalier. Celle-ci s'enfuit droit devant sans demander son reste, laissant les deux humains à terre. L'effet de surprise était en sa faveur, il en profita pour attraper son adversaire et lui enfoncer deux doigts de son bras valide dans ses prunelles grisâtres. Désormais aveugle, il poussa un hurlement démentiel et se tortilla au sol. A sa merci, cela permit à Haruhiko de dégainer son katana foudroyant et de le lui enfoncer dans l'abdomen. La respiration coupée, les orbites vides mais écarquillés, un râle étrange sorti de la gorge du mage. Sorte de rire méphistophélique, mais en pleine agonie. Il agrippa la nuque de l'adolescent et approcha dangereusement son visage du siens, tant est si bien que le souffle de son haleine lui caressait désagréablement les narines. « Le plus drôle… Dans tout ça… C'est que cette traînée n'était… Elle n'était pas… Aha. Ahahaha. » Un glaviot de sang s'échappa de ses lèvres abîmées. « C'était drôle… De vous faire courir… Si vite. Si vite… Et toi, tu y as cru, jusqu'au bout. Coûte que coûte. Les femmes sont cruelles… Elle savait, elle. Elle avait deviné. Que vous n'étiez rien l'un pour l'autre… Mais ça n'a plus d'importance à présent… Plus aucune… Tu le sais aussi bien que moi... » Repoussant violemment l'instigateur de ses malheurs, sa respiration s'accéléra avant qu'une crise de panique ne le prenne aux tripes. Rien l'un pour l'autre. Il n'arrivait pas à se calmer. Rien l'un pour l'autre. Cela signifiait exactement ce que cela voulait dire. Ils n'avaient jamais été liés, jamais été frère et sœur. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Était-ce un autre de ses mensonges ? Pourtant, une conviction profonde, quelque part en lui, lui faisait dire le contraire. Celle qu'il avait protégée durant des années n'était pas celle qu'il croyait. Mais elle le savait. Comment l'avait-elle su ? La jeune fille avait toujours été auréolée d'un mysticisme et d'une clairvoyance sérieuse, un don de l'anticipation extraordinaire. Alors pourquoi n'avait-elle rien dit ? Il devait coûte que coûte la retrouver. Défaisant les liens qui l'entravaient, il tenta de se redresser mais titubait plus qu'il ne marchait. S'aidant du katana pour tenir debout, il suivit les traces de son propre corps traîné précédemment et retrouva bientôt le chemin emprunté puis l'endroit où il s'était séparé de la future maman. Il commença à appeler son nom, mais seul l'écho des oiseaux et le bruit du vent entre les arbres lui répondit. Étudiant les diverses traces de pas, il rattrapa enfin sa piste. Trop tard.

Elle gisait contre un arbre, l'expression encore déformée par la peur. Le corps éventré avait laissé s'échapper autant de liquide amniotique que de sang, formant une mare encore chaude au milieu de l'herbe et de la mousse déjà détrempée. Les bras et les jambes s'étaient raidis dans une position grotesque et étrange, saisissant d'autant plus le visage figé de la jeune fille. A genoux dans le mélange de fluides, il prit le visage de la macchabée entre ses mains, susurrant son déni et son désespoir. Des grosses larmes commençaient à lui monter aux joues alors qu'il fermait définitivement les yeux de celle-ci, ne pouvant plus en supporter l'expression. Complètement vide, se balançant légèrement d'avant en arrière, Haruhiko se rendait progressivement compte qu'il n'aurait pas assez de forces pour les amener, elle et son bébé, jusqu'à la cabane. Il ne pouvait cependant pas se résoudre à ne pas lui offrir une sépulture descente ni la laisser à l'air libre en attendant qu'il revienne. Renversant la tête en arrière, il fixa les étoiles dans le ciel au travers des feuillages. Jamais la forêt, le monde ne lui avait semblé si calme, si vide. Et ce malgré les bruits des insectes estivaux galvanisés par les pluies soudaines des derniers jours ou les divers hiboux et autres oiseaux nocturnes s'agitant au travers des branches. Il resta ainsi quelques minutes dans une sorte de prostration tétanisée, les pupilles dilatées face à la lune.

Puis son regard descendit vers ses mains, boueuses et sanglantes. La blessure de son avant-bras gauche était moche, il le savait. Déjà familiarisé avec les meurtrissures de ce genre compte tenu des aventures plus ou moins foireuses de son ancien gourou, il savait aussi qu'il était extrêmement chanceux de ne pas avoir eu le bras coupé en deux. Il ne s'était absolument pas attardé sur la composition de son arme de fortune à ce moment-là, mais il était certain que d'une façon ou d'une autre cela lui avait sauvé la vie. Et comble de l'ironie, les pourtours de la plaie en elle-même étaient en partie cautérisés par l'effet de foudre. Arrachant une pièce de ses vêtements, il nettoya la plaie avant de se faire un bandage sommaire. Ses yeux s'attardèrent sur son index et majeur droits, souillés du sang et des fluides orbitales du magicien. Serrant les dents ainsi que la garde de son arme, celle-ci s'enfonça dans la terre meuble et détrempée. Il était seul à présent.
« Qui se connaît, connaît aussi les autres,
car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition. »

Il lui fallut plus d'une demi-journée pour revenir à la cabane et y découvrit avec étonnement le petit étalon gris, attendant sagement sur le pas de la porte. La disparition des deux autres humains l'avait profondément perturbé, mais heureusement la présence de l'animal le raccrochait un minimum à la réalité (même s'il lui parlait à présent comme à une personne normalement constituée). Maintenant seul, il était tétanisé à l'idée de devoir quitter ces lieux pour découvrir le monde sans celle qui l'avait accompagné jusque-là. Malgré le chagrin, les semaines commençaient à s'écouler, les mois, puis les années. Le frêle adolescent devenait un homme, ses muscles s'affinaient, les réflexes, sa psyché. Plus calme et résolu, ce sont ces temps de solitude qui lui donnèrent ses traits antisociaux particulièrement prononcés. Il savait qu'il pouvait se débrouiller seul pour vivre, et l'idée même de rencontrer d'autres humains le rendait passablement nerveux, voire carrément malade. Il put exercer sa magie autrement qu'avec un vulgaire bâton et le katana, quasi seul héritage de son passé, était un outil redoutable. A la fois léger mais d'une très longue portée, sa magie semblait s'homogénéiser progressivement jusqu'à ce qu'il en devienne le maître absolu. C'est à même cette période que son Lightning Body se développa, chose impossible jusqu'alors du fait de la présence du magicien et de sa crainte d'utiliser son propre potentiel. A présent propriétaire des divers livres de magie dans la cabane, de nouvelles perspectives s'ouvraient pour le jeune homme. Même s'il semblait doué, ce n'était pas un art qu'il privilégiait. C'était presque comme si le magicien murmurait à son oreille sa fierté et sa raillerie, accompagné du spectre de cette sœur qui n'en était pas une. La culpabilité continuait de le ronger malgré les années, ce n'était pas quelque chose dont il semblait capable de se débarrasser. Son sommeil était peuplé de cauchemars grotesques, et lui suggérant des pensées, des pulsions, des états dont il ne connaissait ni la nature ni la finalité. Sa vivacité d'esprit et son sens critique ne pouvait l'aider en rien à ce propos, et à l'aube de ses vingt-deux ans, Haruhiko était toujours parfaitement inepte concernant le domaine de la sexualité.

C'est durant cette même période que la température commença à dérailler. Celles-ci étaient anormalement basses, entraînant une migration inexpliquée des populations animales. La nourriture se faisait de plus en plus rare, et le jeune magicien se demandait avec sérieux s'il ne devait pas fuir, lui aussi. Une nuit alors qu'il dormait, il fut réveillé par une cacophonie monstre dans le lointain. Le sol, recouvert d'un fin duvet blanc – chose complètement absurde compte tenu de la saison, fit craquer ses sandales usées. Une lueur étrange et inhabituelle, rougeâtre, semblait briller dans les cieux dans d'immenses volutes. Les épais nuages renvoyant les couleurs émises par la lumière au sol à la façon du reflet d'un étang glacé. Grimpant sans attendre sur le plus grand sapin qu'il trouva, les flammes d'un immense incendie dansaient, loin dans l'horizon polaire, à des lieux dont il n'avait pas osé s'approcher. A vue de nez, la catastrophe devait se situer à une trentaine de kilomètres plus au nord, là où les glaces avaient, semble-t-il, gagné en force. Hanté par l’avertissement du mage concernant la fin du monde, les hordes de démons et autres succubes dévoreuses de chair, Haruhiko descendit en quatrième vitesse de son perchoir et commença à préparer ses paquets. Comble de l'ironie, ce mensonge absurde l'ayant emprisonné toute son enfance lui sauva alors la vie.

C'est en quelques heures à peine qu'il termina ses préparatifs, emmenant le strict minimum avec lui. De quoi dormir dehors, quelques vêtements, les livres de magie, son katana et son fidèle compagnon, évidemment. Et alors qu'il levait l'encre, le jeune homme se rendait compte à quel point il ne connaissait pas le monde. Par-delà les collines et les vallées devaient bien vivre d'autres hommes, d'autres modes de vie, des choses qu'il ne connaissait pas, des gens qu'il n'imaginait même pas. Jusqu'à quel point s'étalait sa naïveté et sa méconnaissance de tout ce qui l'entourait ? Le trac au ventre, mais aussi plein d'adrénaline, cela sonnait le départ en voyage du reste de sa vie.
« Pour fêter l'infâme idole, Rois et peuples confondus,
Au bruit sombre des écus, dansent une ronde folle. »

Il se dirigeait sans le savoir vers Fiore, un pays bien plus au sud de Seven. Ses premières rencontres avec des êtres humains furent particulièrement cocasses, il était, après tout, une sorte d'enfant sauvage lâché dans la civilisation. Haruhiko s'habitua plus ou moins rapidement à côtoyer d'autres âmes, mais sa poursuite de la solitude le poussait plus régulièrement à éviter les villes et les foules. Le paysage géopolitique se dessina, par ailleurs, bien plus compliqué qu'il ne l'aurait jamais imaginé jusqu'alors. Des systèmes politiques, des guildes, des rois, des antagonistes… Toutes ces choses nouvelles et profondément ancrées dans la culture humaine furent des découvertes assez alambiquées pour lui, et dont la logique lui échappait certaines fois. Il avait un regard neuf, pur, mais aussi lavé de toutes ces choses comme les conventions sociales ou les bagages anthropologiques. Il était même carrément perdu lorsque celles-ci se faisaient tacites.

Le jeune homme avait déjà traversé une bonne partie du royaume. En presque un an de voyage, il avait parcouru presque la totalité du continent et arrivait dans le centre de Fiore. Il avait aperçu Crocus de loin, la capitale de celui-ci, mais n'avait absolument pas le désir de la visiter. Si ses pulsions agoraphobiques étaient devenues de moins en moins envahissantes, il ne se savait néanmoins pas encore prêt pour affronter une telle foule. Contournant l'énorme ville et chemin faisant, il tomba quelques jours plus tard sur un lieu à la taille agréablement réduite : Thaléia, aux proportions bien plus raisonnables que son homologue. Prenant son courage à deux mains, il décida de s'y arrêter pour dormir dans une auberge. Des petits boulots exécutés sur son parcours lui avait permis de rassembler une somme d'argent modeste, mais convenable, et le confort d'un lit et d'une étable pour Shahryar ne leur feraient pas de mal. Il traversa plusieurs fois la ville, vagabondant à la recherche d'une taverne qui saurait lui louer une chambre. Il évita les lieux bondés – qui dit petite ville ne signifie pas que les lieux de repos étaient… De tout repos, et son attention se reporta sur un petit établissement coincé au fond d'une ruelle. Inspirant un grand coup, il pénétra dans la bâtisse de bois et de fer forgé.

L'ambiance était plutôt sombre. Quelqu'un de plus optimiste aurait dit tamisée, mais les yeux du jeune homme mirent quelques secondes à s'habituer à l'obscurité. Il y avait une forte odeur de tabac, d'alcool et d'opium, mais à dire vrai cela n'était pas désagréable. Autre chose s'y mêlait, sorte d'embruns de rose et de jasmin au milieu des nuées. Certaines tables étaient prises, mais la plupart d'entre elles non. S'installant sur l'une d'elle – la plus éloignée possible du reste des clients, Haruhiko commença à observer les diverses âmes en présence.

La plupart des humains étaient en réalité des humaines, d'un âge oscillant entre vingt et trente ans. Il fronça des sourcils lorsqu'il remarqua que la plupart d'entre elles (pour ne pas dire toutes) étaient assez peu vêtues. En jupe ou simplement en culottes surmontées de portes jarretelles, leurs hauts étaient principalement constitués de corsets ou de tops affreusement courts. Fronçant encore plus les sourcils, perplexe, une drôle de réflexion lui vint à l'esprit. Elles doivent avoir froid quand même. Thaléia était une ville d'artistes à ce qu'il paraissait, il avait vu certains d'entre eux se produire dans les rues même de la cité. Peut-être était-ce une sorte de show de mauvais goût ? C'est à ce moment précis que l'une d'entre ces filles vint s'asseoir à côté de lui, un petit peu trop proche à son goût. D'abord intrigué, il fut cependant décrispé par son attitude décontractée et bienveillante, même si elle avait une fâcheuse tendance à poser ses mains sur ses cuisses… Mains qu'il remettait immédiatement à leur place précédente, un peu troublé, mais il n'avait pas envie de contrarier cette nouvelle connaissance. Les mœurs pouvaient être étranges selon les lieux, il l'avait bien saisi au fil de ses diverses péripéties.

Une chambre lui fut accordée, et c'est après un repas un petit peu trop onéreux pour ce qu'il représentait qu'il monta dans celle-ci. C'est cette même demoiselle qui l'accompagna, un petit peu trop enthousiaste après avoir fumé sa pipe d'opium. Là encore, par soucis d'évitement de la contradiction, il ne fit aucun commentaire. Arrivés au milieu de celle-ci, il déposa ses affaires, trop heureux d'enfin pouvoir dormir. Mais alors qu'il allait remercier la jeune fille, un bruit de drap tombant au sol attira son attention. Faisant volteface, il dut se rendre à l'évidence que celle-ci s'était complètement dévêtue, et à une vitesse qu'il n'aurait même pas pu soupçonner. Sa rétine fut comme prise d'un spasme nerveux lorsque sa vision croisa les courbes de la jeune prostituée, mais il se cacha immédiatement les yeux en un geste défensif. Ne prenant absolument pas en compte ce dernier détail, elle se jeta littéralement dans les bras de Haruhiko qui se débattait tant bien que mal pour éviter les baisers et sa tentative de déshabillement forcée, tandis que sa poitrine outrageusement développée était collée à son torse. Il protesta avant de la repousser de toutes ses forces, et c'est dans un bruit mat que son fessier nu eut une double collision avec le plancher. A présent vociférant des insultes pires les unes que les autres, la jeune fille mit en boule ses affaires avant de les emporter avec elle, disparaissant de la pièce comme une véritable tornade. Choqué et à moitié à poil, le jeune homme tenta de rassembler ses esprits mais un bruit de course dans les escaliers le ramena à la réalité. Inutile de vous dire qu'il se fit jeter de l’établissement par une dame âgée visiblement mécontente, le remboursement du prix de la nuit était, inutile de le dire, hors de question.

Désœuvré, Shahryar lui lança un regard circonspect. Il avait été dérangé au beau milieu de ce qui allait être une nuit très confortable, et cette soudaine expropriation n'avait décidément rien pour lui plaire. Dépité et surtout ahuri, le jeune homme jeta un œil à la devanture comme s'il devait y trouver une quelconque réponse. L'auberge était sobrement appelée « Le Prélude », estampillé avec ce qui semblait être… Une silhouette de femme nue ? Sa bouche s'ouvra et se ferma comme celle d'une carpe, comme s'il était capable d'émettre la moindre réponse à l'abysse de question posé juste devant lui. Prélude à quoi, exactement ? C'est donc complètement déconfit qu'Haruhiko reparti dans l'autre sens, sans demander son reste.

C'est quelques mois plus tard qu'il eut enfin les réponses à ses questions, remettant les pièces du puzzle en place. Il en fut passablement perturbé – bien que ce mot, chez lui, avait une récurrence qui lui conférait presque le statut d'habitude. Cependant, il comprenait de mieux en mieux les humains et tout ce qui l'entourait grâce à cette nouvelle notion, humains qui lui inspirait cependant de plus en plus de dégoût. Il aspirait secrètement à quelque chose de meilleur, un avenir plus radieux, mais ses voyages n'étaient qu'une suite de déceptions de plus en plus intenses. Frustré et en colère contre l'humanité, il n'arrivait cependant pas à les mépriser. Tout n'était qu'une suite d’événements amenant à leur propre déchéance, comme si la destruction était une partie inhérente de tout ce qui constituait l'humain.






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MessageSujet: Re: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor Dim 6 Déc - 21:58

Bonnechoir, ouiche, c’est moiche qui vaiche t’évalueche. :v

Alors o/ Première évaluation du forum, soyons à la hauteur. *fait un rituel païen pour retrouver ses vieux automatismes d’évaluateur*


Ok, allons-y. v:

Je travaille sur deux axes : fond et forme. En somme, le contenu, le background… Et la qualité d’expression, le style.
Bref, prépare-toi !




Sur le fond :

Magie : Lightning Magic (changée à la dernière minute, hohoho, well done :3), classique. Ceci dit, malgré le classicisme de la magie, j’aurais apprécié quelques détails en plus. Ses possibilités, en gros. Par exemple, le fait de invoquer de la foudre en provenance du ciel ou du sol, par exemple… La possibilité de s’infuser d’électricité pour augmenter sa vitesse, d’aveugler les adversaires ou encore de les paralyser (comme un Pikachu, oui, oui)… Je te conseille de te référer au Wiki Fairy Tail pour ça, étant donné qu’on parle d’une magie préexistante.
Bon, voilà… Ton personnage préfère la canaliser dans son sabre, ok, no prob’. v : Simplement, il aurait fallu dire que, s’il le souhaite, il peut faire plus.
Bref, donc, pas de magie secondaire ni de capacité spéciale ou de rudiment, ça marche.
Ceci dit, je préfère te rappeler l’existence de la capacité spéciale « Lightning Body » qui immunise ton corps aux attaques purement physiques, étant capable de te dématérialiser en éclairs. Donc voilà, au cas où t’aurais pas vu cette possibilité dans le réglo… D’ailleurs, dans ce cas, il faut que Haruhiko manifeste cette « facilité » dès qu’il commence à apprendre la magie. Les capacités spéciales sont innées.
Voilà pour cette partie de la prezouille. v:

Physique : Hum, de ce côté-là, pas grand-chose… Ah, si. Je pense qu’il est mieux de chiffrer poids et taille. Honnêtement, c’est utile en RP pour comparer deux personnages qui sont juste dits « grands » (enfin « imposant » dans ton cas). Après… R.A.S. ? Le détail qui tue : s’épile-t-il ? :v Nan, vref, je vais pas te trucider parce que t’as pas parlé de sa pilosité mais plus c’est bien, plus je donne les petits trucs qui vont pas pour arriver à la perfection. Prends-le dans ce sens.
Bref, description reliée à l’histoire et au mode de vie, j’aime bien. Ca te permet d’éviter des écueils tels que les manières et l’attitude, souvent négligées par les gens.
Bien, bien, donc. o/

Psychologie : Alors, là, si je trouve des trucs, je vais pas te rater, toi. Et tu SAIS pourquoi. What a Face
*lecture*
Sérieux, c’est très bien foutu. v: On a beaucoup d’informations sur un personnage qui sort des clichés et qui est, ma foi, plutôt difficile à cerner. Une effet voulu, j’imagine (si c’est pas voulu, fais comme si :’) ). Donc je te souhaite bonne chance pour ne pas te contredire en RP ! o: Il est d’une nature complexe, le père Haru’. °^°
Ceci dit, j’ai noté trois trucs qui manquent à l’appel :
- J’ai pas trouvé de trace d’ambitions, de but… Du coup je me demande… Qu’est-ce qu’il fout à Fiore ? v: Je vais l’apprendre dans l’histoire mais il aurait fallu le dire là. En gros, lui donner un « fil rouge » ou (une absence de fil rouge, d’ailleurs).
- Et du coup… Il a conscience qu’il est genre bien chelou le mec ? v: En gros, je crois pas avoir vu de truc précisant l’opinion qu’il a de lui… S’il est du genre à se sous-estimer, son degré de narcissisme, toussa…
- Un avis sur le contexte ? Sur la guerre, sur Zeref qui menace, sur certaines guildes… ?

Ceci dit, ça reste bien, vraiment ! On saisit toute la complexité du mec.

Histoire : C’est hyper cohérent, c’est fou. Dans le développement psychologique, notamment. Rien n’est laissé au hasard, j’ai l’impression. Tout justifie la psychologie zarbi d’Haru’. Sérieusement, c’est un régal de voir des psychologies parfaitement cohérentes avec les événements. o:
Par contre, je me demande comment les deux gamins ont réussi à pas passer leur temps à se vautrer misérablement avec des chaînes aussi longues. xD
Bref, j’ai été fort charmé par cette histoire. D’ailleurs, le fait de faire vivre Haru’ dans un mensonge (par rapport à Seven) était une bonne idée. Moi qui songeais à pointer une incohérence, eh bien… Non, tu l’as désamorcée. xD

Cela dit, j’aimerais simplement que tu éclaircisses un point en particulier : l’apprentissage de la magie. Je le trouve assez flou. Genre quand Haru utilise le « katana foudroyant » du mage pour le buter… Ca veut dire que le katana en question est électrifié quand il l’utilise ? °^° Si c’est le cas, ça voudrait dire que le katana est enchanté et que, du coup, il n’a besoin de personne pour produire de la foudre… Et hum…
‘fin bref, tu pourrais résumer un peu l’apprentissage de la magie histoire d’éclairer ma lanterne ? ^^



Sur la forme :


Tout d’abord, je tiens à saluer un style particulièrement riche et agréable à lire. C’est mon verdict et il est sans appel, comme dirait le Juge de Pokémon (wtf, pourquoi cette citation me vient là ? oO). C’est d’une très grande fluidité… Mais j’ai tout de même glané çà et là de quoi chipoter :3


Alors, un peu de concordance de temps :

- « partait quelques fois en expédition afin de retrouver d'autres survivants de l'apocalypse et les ramener chez eux, mais une grande majorité d'entre eux furent massacrés et cela faisait plusieurs années » ← étaient massacrés
- « S'il s'agissait d'une fille, l'enfant mourra. » ← mourrait


De l’inattention type singulier/pluriel, masculin/féminin, oublis de mots, ponctuation maladroite… Y en a peu. (y a juste « futur maman » qui est revenu alors qu’il faudrait que ça soit « futurE maman »)


Des fois, j’ai l’impression que tu perds le fil et que tu enchaînes sur une autre idée sans marquer la fin de la précédente proposition. °° On va dire que c’est la hâte de RP qui te motive. 8DD Des fois y a des phrases qui tombent un peu comme des cheveux sur la soupe, en plein milieu, à cause de tournures foireuses :

- « (…)son passé s'accroche visiblement à lui et a laissé de profondes traces dans sa manière de fonctionner. La figure d'une personnalité quasi patriarcale et qui, selon les circonstances, pourrait bien le marquer au point d'en chambouler son quotidien du jour au lendemain. S'il existe quelque chose de vraiment effrayant chez lui, en plus de ses désirs un peu étranges, il s'agirait très certainement de cette possible disposition à l'aveuglement et à l'obéissance. » ← Là, on pige le lien entre les deux dernières phrases mais c’est pas très clair. o:
- « il liquide une bonne partie en carottes ou autres pommes pour son toutou chevalin et expliquant ce manque d'économies. » ← « ce qui explique », nein ?


J’ai croisé une même tournure étrange durant une bonne partie de la lecture de l’histoire :

-  « Brainwashé et sous influence, c'est seulement rentré à la maison en compagnie de la gamine qu'Haruhiko se rendit compte des conséquences de son acte. Attrapant celle-ci par les cheveux, elle fut projetée contre le mur comme une vulgaire poupée de chiffon. » ← on dirait que c’est Haru qui la balance comme une gueuse x)
- « Shootant dans la masse de cheveux et de flanelle trop usée, la gamine n'abandonnait cependant pas son geste et tenta de ramper jusqu'à eux afin de supplier. » ← pareil, on dirait que c’est la gamine qui se shoote elle-même avant de ramper °^°
- «Ne pouvant retenir un hurlement, la poigne libre de son agresseur le maintenait néanmoins en respect et l'empêchait de s'agiter. » ← même chose avec la poigne

Bref, je vais pas tout citer mais c’est chelou. °° On sait plus quel est le sujet du verbe.



Bilan :

Quoi qu’il en soit, tout ceci n’est que chipotage car ta présentation est d’une très bonne qualité, tant sur la fond que sur la forme (d’ailleurs, ça s’améliore sur la fin pour cette dernière) !
Du coup, je te laisse corriger/apporter des précisions/ajouter des trucs si tu veux, et, pour moi, ce sera un mage solitaire de rang A à 3600 EP ! /o/
Parce que, même si je dis beaucoup de choses, je m’attarde sur des détails. J’adapte mon niveau d’exigence, si tu préfères.
Bref, on commence très bien, tu places la barre haut !
Mais ne t'excite pas, Lady Gaga. Je pourrais très bien te démonter en éval de RP plus tard, mouahahaha ! /PAN/

En attente de tes précisions. :v



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MessageSujet: Re: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor Dim 6 Déc - 22:48

Hohoho je suis la première, quel honneur OuO
Anyway, merci encore de m'avoir corrigé. Jvais te répondre au fur et à mesure, histoire que tout soit bien clair.

Concernant la magie, les différents points que t'as abordé sont reliés. Jsuis assez peu familière du format Fairy Tail, du coup j'ai préféré faire quelque chose d'évasif quitte à être vachement réductrice plutôt que de m'aventurer en terrain inconnu et raconter de la merde xD. Du coup, si l'apprentissage en lui-même est assez nébuleux, c'est parce que je ne savais pas tellement l'écrire sans me lancer dans de la description, et donc engager une notion de puissance. Maintenant que j'ai mon rang, ce sera déjà bien plus clair :gilbert: .

Pour la pillosité, elle est inexistante, comme dans tout bons personnages de manga un tant soit peu yaoisés, je ne pensais pas que ça allait être important aa *paf*. Pour la taille c'est précisé dans l'image du dessus (avec le nom, la guilde, etc). Mais j'ai pas mentionné le poids, true x_x

Concernant la partie psychologique, les buts (ou plutôt l'absence de but) ainsi que les avis Zeref/guildes ont été développés dans l'histoire. J'ai privilégié ça pour éviter un effet de redondance, d'autant plus, qu'au final, il part vers Fiore… sans même savoir qu'il y va xDD. C'est plus un choix « par défaut » pour la survie. Pour le reste, le manque d'avis sur soi est justement en lien avec son caractère dépersonnalisé (et le côté « je suis un instrument humaiiiin utilisez moi sempaiiiii »). Il ne se pose pas ce genre de question, donc je ne l'ai pas abordé. Avoir un Surmoi développé, c'est le luxe de la civilisation :troll: .

Pour l'histoire, il tue le mec juste avec le sabre sans magie /o/. Même sans foudre canalisée dedans, se prendre une lame dans le bide ça pique un peu.

Concernant l'accord de certaines tournures de phrases, déjà abordé sur skype, mais t'as raison sur le reste. Faut vraiment que j'arrive à corriger mes textes jusqu'au bout ewe.

Anyway je complète tout ça dès que possible, fehjkf :mout:



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MessageSujet: Re: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor Lun 7 Déc - 21:38

Me revoilà !

Ok, les modifs de magie me conviennent bien (je passe l'éponge sur quelques fautes et/ou tournures fioehfnouefg). o/

Mea culpa pour la taille, je n'avais pas vu. :v

Ca ira pour les deux trucs qui manquaient dans ta psycho mais j'aurais pas trouvé ça redondant. Toi, oui puisque tu as conscience de te répéter... Mais pour un lecteur, c'est différent. x) D'autant plus que tout le monde ne va pas lire toute ton histoire avant de RP avec toi. Mais bon, détail.

Vref, je valide tout ça, t'as précisé ce qu'il fallait préciser. Tu as ton rang, ton profil tout propre, etc. o/ On se revoit pour ta FT (ou alors un de mes collègues s'en occupera 8D) !

Allez, file. e.e



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MessageSujet: Re: HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor

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HARUHIKO KURAGARI ▬ Remember falling to my knees, I remember gliding off the shore. Until I touched the ocean floor
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