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 Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood]

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MessageSujet: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mer 10 Fév - 1:42



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.



Au beau milieu de l’après-midi, alors que le soleil illuminait la ville de ses rayons assassins, Antho mirait le tranchant des armes étincelantes. La vue de ces outils de mort le laissait de marbre, pourtant, il feignait l’admiration devant un tel travail raffiné. Mais il n’était guère là pour contempler ces épées, ces arcs et armes d’hast… Comme chaque jour, il allait s’entraîner, endurcir son corps jusqu’à le faire brûler, se déchirer de l’intérieur. Il commença avec quelques mouvements d’échauffement histoire de préparer ses tissus musculaires, d’assouplir ses articulations et de conditionner son esprit. Cela fait, il se dirigea vers deux barres aux extrémités unies à plusieurs disques métalliques. Il saisit la première puis la seconde et les soupesa. Elles avaient l’air assez lourdes pour l’intéresser. Le capitaine inspira profondément du nez avant de frapper dans le vide, barres fermement agrippées, en expirant bruyamment à chaque coup exécuté. Ses bras se tendaient, détendaient vite en avant, en arrière, laissant ses muscles saillants se contracter et décontracter à l’unisson. Il enchaînait les uppercuts, les crochets ainsi que les directs avec une rapidité étonnante. Ses pieds changeaient d’appuis presque à chaque frappe tant la lourdeur des poids était contraignante. Ses postures étaient tout le temps parfaites, comme la plupart de ses mouvements.

Après quelques minutes à fendre l’air, il posa les barres et retira son haut blanc. À vrai dire, il ne se félicitait pas de ne pas l’avoir fait avant… Maintenant, la sueur avait imbibée son maillot. Une sueur inodore, toutefois, les déchets restaient ce qu’ils étaient. Sa main gauche vint s’appuyer sur le sol, l’autre alla se mettre, fermée, en bas de son dos tandis qu’il serrait les jambes. Arriva la descente de son corps suivie de sa remontée, toutes les deux lentes. Les mâchoires du blondin se compressaient presque sous l’effort, ses veines ressortaient de sa peau blafarde sur l’intégralité de son enveloppe charnelle… De temps à autre, il alternait avec son bras droit, bien que son souffle devenait plus rauque et chaud au fil des répétitions. Des gouttelettes perlaient de son front à son cou, de ses pectoraux à ses abdominaux, de ses omoplates à ses reins… La chaleur se diffusait par vague dans son organisme, à la fois brûlante et enivrante, entraînée par un torrent de force et d’endurance. Finalement, il se releva lorsqu’il ressentit ses membres trembler et se reposa une poignée de secondes en se désaltérant à l’aide d’une bouteille d’eau. Il n’aimait pas laisser un quelconque sursis à son corps, cependant, il fallait que ses exercices lui soient bénéfiques, pas l’inverse. Suite à cette petite pause, il sauta puis attrapa un support en hauteur désirant soulever son poids avec ses deux puissants bras.
 

Iaaarg ! Iiiiaarg ! Iiiaaarrg ! Grogna-il.


 

Tes paroles n’ont jamais été aussi intéressantes, Antho… Railla son démon.


Surpris par l’intervention de son plus fidèle ami, le possédé relâcha sa prise sans le vouloir. Il retomba sur ses pieds, comme un chat, animal symbolisant les démons puis resta silencieux une demie dizaine de secondes. Son regard était de côté, à l’extrême droite de ses orbites. Les deux yeux blancs de son acolyte farceur se fendirent en un simple trait signifiant qu’il souriait, sans doute. Sa poitrine se gonflait et dégonflait au rythme de sa respiration qui redevenait normale petit à petit. Son cœur battant la chamade se calmait à mesure qu’Antho avançait vers un sac de sable. Une fois sa condition stabilisée, ses douces lèvres dessinèrent un mince sourire. Son poings tapa violemment le sac, à en laisser sa marque sur le cuir. S’en suivit une série impitoyable de coups de poing, de coups de pied peut-être indirectement adressée à Jin… L’inspiration par ses narines et l’expiration par sa bouche résonnaient seules dans la grande salle commune. Enfin, le capitaine ne faisait pas attention à qui pouvait bien être là, il était focalisé sur son endurcissement. À chaque frappe ses phalanges le piquaient et les picotis se répandaient jusqu’à son poignet avant de voyager à son avant-bras… Rien ne lui était plus agréable que faire souffrir son propre corps. C’était sa manière de se dire qu’il se haïssait, de pouvoir parler librement avec soi-même, sans aucun moyen détourné, pour une fois…
 

Capitaine Mercer !  Fit retentir une voix féminine.


 

Ambassadrice…? Lâcha-t-il, légèrement étonné.


Il aperçut, en se retournant vers son maître, que deux autres personnes étaient présentes. Sa respiration saccadée et bruyante laissa place à un souffle reposé en quinze secondes. Elle avait dû le demander déjà quelques fois au vu de son ton… Ainsi, se perdre dans ses pensées et son entraînement n’était pas toujours bon. Il fit un petit signe de tête pour signifier qu’il arrivait puis alla un peu essuyé son corps luisant, à cause du fluide le serpentant, à l’aide d’une serviette. Il la passa d’abord dans son cou, sur sa nuque, ses épaules, son torse ainsi que son dos. Il termina avec ses cheveux, de préférence avec une partie non humide et remit son haut avant de rejoindre Camélia Nepheris. À son niveau, il s’inclina respectueusement et présenta ses salutations toutes aussi distinguées. Ses yeux écarlates se tournèrent vers les individus à côté d’elle… Une jeune femme et un garçon. Étaient-ils de la guilde ? Sa mémoire lui répondit à la positive en ramenant le souvenir de leur présence. Une était Major et l’autre… semblait intimement lié à cette dernière. Il salua ces deux êtres en affichant son léger sourire à mi-chemin entre la sympathie et l’expression désolée de se montrer dans un tel état. Il se gratta juste sous son épaule gauche avant de prendre la parole d’un ton calme relevé d’une note de douceur chaleureuse. Sans doute voulait-il mettre à l’aise le duo quasi inconnu.
 

Avant tout, je tiens à m’excuser de m’être aperçu de votre appel trop tard… Et, ensuite, puis-je savoir qui sont ces deux personnes ? Il ne me semble pas avoir tissé de liens avec eux. Il se tourna vers les concernés, un plus grand sourire aux lèvres. En tout cas, enchanté, je suis le Capitaine Antho Mercer, toujours prêt à aider mes amis et alliés. Son regard s’adoucit à la fin de sa phrase.


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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mer 10 Fév - 13:13



Naissance d’une relation

dans l’opium et la corruption.


Les pas dans la chambre de la démone se faisait entendre dans toute sa superficie, elle semblait courir. A gauche, à droite, au plafond et au sol, il y avait toujours de quoi nettoyer ce coin poussiéreux. Que s’était-il passé cette nuit ? Ernest avait foutu le grand bordel dans la chambre en renversant beaucoup de farine tout partout. Et d’où venait la farine ? Peut-être de chez l’épicier puisque la veille ils étaient allés faire les courses. Oui, ils mangeaient parfois dans la chambre.
Grondé, le petit être devait passer la serpillière où Ciri avait déjà passé le balai histoire de rendre la pièce aussi propre qu’un sou neuf. D’ailleurs notre chère demoiselle n’était pas de très bon poil sur le coup.

« Je me demande vraiment ce qu’il t’a prit de renverser autant de farine.
- Je… Je …. Je voulais te faire des gâteaux… pour ce matin.
- … Ce n’est pas une raison. »

Soufflant bruyamment, elle fini par congédier son sbire sous prétexte qu’il sentait la farine mouillée et qu’il allait devoir se laver et se changer. Obéissant à sa maîtresse, cette dernière en profita pour elle aussi se dévêtir et attendre son tour. Comme il était lent elle alla un peu se balader dans les couloirs proches de sa chambre, toujours en petit short et léger débardeur qui faisaient office de sous-vêtements. C’est là que Nepheris, le maître de Sky Stand, l’interpella au loin et ce fut avec rapidité que Ciri camoufla sa queue dans son short et derrière les habits qu’elle portait au bras.

« Major Blackwood, vous voilà. Bonjour.
- Oh, bien le bonjour Ambassadrice… Vous souhaitiez me voir ?
- Oui, à vrai dire je comptais aller afficher ma requête sur le tableau des missions mais puisque vous êtes là, peut-être pourriez-vous accéder à ma demande ? »

Surprise, la brune hocha vivement la tête sans laisser le moindre signe de stress l’envahir. Pourquoi stresser ? Elle était plus forte qu’elle et le seul faux pas pouvait lui être fatale, être découverte signifiait signer son arrêt de mort. Mais elle devait paraître le plus naturel possible.

« Dans ce cas je vous propose de faire équipe avec l’un de nos capitaines. Antho Mercer. Il me semble que ce sera la première fois que vous faites équipe non ?
- Effectivement… Dois-je aller le chercher ?
- Oui, une fois fait je vous retrouverais et je vous annoncerait la mission.
- Bien. »

D’un salut militaire, les deux jeunes femmes se quittèrent. Ciri attendit que l’humaine s’en aille assez loin pour rebrousser chemin de peur qu’on l’interpelle une seconde fois. Heureusement, lorsqu’elle rentra dans la chambre, Ernest était déjà changé. Il portait cet habituel accoutrement violet dont les cornes jaunes faisaient plus que la taille de sa tête, Circurse lui sourit et lui mit les cheveux en pagaille. Même si on ne pouvait encore voir son visage à cause de sa capuche, la rongeuse savait pertinemment qu’il adorait lorsqu’elle lui montrait une certaine marque d’affection.

« Filons trouver ce Mercer. Une fois que je serai changée. »

Dix minutes plus tard, voilà que Ciri était fraichement habillée de sa tenue de nomade. Rien ne changeait encore aujourd’hui, elle avait le même chapeau, la même tresse retenue par un ornement en rubis et en argent, ce même visage tantôt chaleureux tantôt froid. Même si personne ne parcourait actuellement les couloirs menant à la salle principale, elle se devait de rester souriante et rayonnante, par simple précaution.
Elle chercha un peu dans la grande salle en demandant son chemin et où se trouvait son nouveau camarade de mission. Certains lui répondirent qu’ils ne savaient pas, d’autres lui indiquèrent un blond pas loin. Les remerciant poliment à chaque fois, elle prit Ernest par la main comme une véritable mère puis s’en alla pour la destination finale. A quelques mètres.

« Capitaine Mercer … ? » Lança la rongeuse une première fois afin de s’assurer qu’elle ne se trompait pas de personne.

Elle n’obtint pour réponse que quelques “Iaaarg !” ce qui ne fut pas très encourageant pour sa part. N’osant pas le déranger elle resta là, plantée devant ce très joli spectacle de son et d’images très… musclées. Ernest caché derrière sa robe, presque dessous, Circurse se tenait droite et patientait en regardant le jeune homme endurcir son corps. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait autant de muscles, dans les humains qu’elle avait tué il y avait bien évidement des mastodontes. Elle fut tirée de ses pensées lorsque le blond lâcha prise.
Elle avança d’un pas, signifiant qu’elle voulait aller l’aider, mais elle se ravisa en voyant qu’il allait taper dans un sac de sable. C’était déjà reparti.

« Ah vous voilà. Dit une voix douce mais forte.
- Rebonjour madame.
- Maintenant que vous êtes là je peux vous donner votre mission. Capitaine Mercer ? » Tenta une première fois la jeune femme. « Capitaine Mercer. »

Elle semblait presque perdre patience, mais c’était compréhensible, une femme qui ne se faisait pas entendre deviendrait forcément à bout rapidement. Sauf quand on s’appelle mère Thérésa.

« Capitaine Mercer ! » Envoya finalement la métisse.

Celui qui s’entraînait se tourna d’un air étonné vers eux, puis hocha la tête. Il épongea ce corps d’athlète et vint à leur rencontre en saluant leur supérieure puis en présentant ses excuses du fait d’avoir été peu attentif à l’appel. Un sourire se dessinait sur ses lèvres, puis il posa ses yeux sur Ciri et son petit camarade qui ne fit que se cacher davantage. En même temps, Antho était une véritable montagne pour lui qui ne dépassait pas le mètre vingt. Ce dernier prit doucement la main de la demoiselle pour déposer un baiser au dos de celle-ci. La démone ne s’attendait pas tellement à de telles manières nobles et ses joues le firent savoir en déposant sur celles-ci un voile rosé.

« En tout cas, enchanté, je suis le Capitaine Antho Mercer, toujours prêt à aider mes amis et mes alliés. »

D’une petite courbette la jeune demoiselle prononça aussi sa joie de le rencontrer une fois qu’il eut lâché sa main.

« Je suis le Major Circurse Blackwood. Et voici Ernest, mon ami. Dis bonjour.
- Bonjour… Bonjour C-Capitaine Mercer… »

Il laissa à peine sa bouille dépasser de derrière sa maîtresse qu’il se cacha de nouveau derrière elle. Nepheris se racla la gorge pour attirer l’attention de ses deux subordonnés. Ce qui fut rapide. Elle leur expliqua qu’un marché noir s’était mit en place près du fief de la guilde, il y a peu, que des bateaux dont l’origine restait inconnue venaient faire trempette au port. Ils transportaient de la drogue et plus précisément de l’opium. Toute l’intelligentsia de la ville était déjà soupçonnée de se fournir auprès de boutiques spécifiques traitant avec des revendeurs qui eux-mêmes se fournissaient directement auprès des contrebandiers. D’après elle, les habitants commençaient aussi à s’en procurer et consommer. Elle leur conseilla d’aller voir à l’Alambic, une herboiserie vendant encens et instruments de relaxation, sa propriétaire étant susceptible de posséder des informations qui pourraient les aider.

« Vous devrez dérouter ceux qui l’ont mit en marche. » Finit-elle.

Se questionnant rapidement sur ce que cette mission pourrait lui apporter, elle hocha vivement la tête en signe d’accord. Elle n’allait pas refuser, de plus, celui qui l’accompagnait était peut-être fort en stratégie ce qui allait bien aider. Soulevant Ernest dans ses bras, elle lui expliqua qu’il n’allait pas pouvoir venir sur le terrain pour cette fois, qu’elle ne voulait pas qu’il soit en danger pour rien.

« Va prendre soin d’Ahmès en mon absence, d’accord ? »

Elle déposa un bisou sur le bout de son nez et le relâcha pour qu’il aille s’occuper du ceranc à l’extérieur du bâtiment. Son regard se posa maintenant sur l’homme à la carrure imposante, elle attendait son verdict.




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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Sam 13 Fév - 12:53



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


Une belle demoiselle aux yeux marron d’une énergie sans pareille, à la chevelure sombre s’enchevêtrant en une tresse unique tombant derrière son dos… Voilà ce qu’était le Major Circurse. Son corps fin, bien plus petit que celui d’Antho, laissait deviner quelques membres bien travaillés, comme ceux de tout soldat qui se respectait. Ses habits apparaissaient étranges pour lui, ils semblaient originaux, faits par la détentrice de ces derniers. Ainsi, cette femme savait bien se servir de ses mains. Peut-être était-elle méticuleuse, soignée… Donc plus enclin au maniement des armes à distance, qui sait ? En tout cas, Kiryoken trouvait ridicule ce chapeau qui cachait la totalité de ses cheveux mis à part sa longue tresse. Il arriva même à caser une blagounette en proposant à Antho d’en porter un au vu de sa presque phobie des rayons de l’astre solaire. Bien vite, il s’excusa et lui dit que ça l’avait échappé… Ce démon, mieux que quiconque, savait d’où venait sa peur de la lumière et c’était loin d’être sujet à ce genre de plaisanterie. Le Capitaine, ne laissant pas son agacement transparaître, saisit la main du Major comme si elle était en cristal puis baisa son dos en guise de salut, après sa présentation. Le rose monta aux pommettes de la militaire avant qu’elle ne lui réponde et sollicite son timide compagnon à prendre exemple sur elle. Celui-ci, d’un geste furtif de la tête, sortit de sa cachette en lâchant une salutation des plus laborieuses. Le possédé le regarda en levant les sourcils et élargit son sourire comme s’il était touché par cette timidité un peu trop grosse.
 

Bonjour Ernest, je suis honoré de te connaître. Dit-il, légèrement courbé, d’une voix bienveillante.


Un raclement de gorge, là pour attirer l’attention des deux soldats, fit tourner le visage d’Antho vers celui de l’Ambassadrice. Avec tout ça, il l’avait quasiment oublié ! Tout de suite, il exécuta un salut militaire à la perfection afin de se faire pardonner son égarement. Suite à cela, elle se mit à débiter la raison de leur présence, à elle et à Blackwood. Depuis peu, à Asvan-sur-mer, un trafic d’opium s’était établi grâce au commerce maritime et l’intelligentsia asvanaise était soupçonnée. Cette drogue se répandait déjà à travers la population, séduite par les effets relaxants de cette dernière. Intolérable ! Il fallait, et au plus vite, trouver la racine de ce mal et l’arracher puis l’incinérer pour être sûr et certain que plus aucune personne ne goûte à cette sorte d’infamie. En plus de se moquer ouvertement de l’autorité de Sky Stand, l’organisation derrière ceci discréditait l’efficacité de la guilde ainsi que celle de ses membres. Ainsi, comme piste de départ, Camélia Nepheris proposa de faire un tour du côté de l’Alambic, une herboristerie plus ou moins liée à la vente d’outils de relaxation et d’encens divers. La gérante, en effet, pourrait avoir en sa possession des données cruciales qui serviraient l’enquête qui allait bientôt voir le jour… En son fort intérieur, le Capitaine félicitait sa supérieure d’avoir pensé à lui, qui, sans vantardise, se sentait assez compétent et intelligent pour régler cette affaire. Sa compagne, par ailleurs, devait aussi détenir des qualités mêlant réflexion et observation relativement exceptionnelles pour se voir confier une telle mission.
 

Bien, j’accepte d’accomplir cette quête avec grand plaisir. Nous montrerons à ces vermines qu’il ne faut pas attenter à notre autorité. Il baissa sa main jusqu’alors au niveau de son front puis prit une mine plus sérieuse en regardant le Major. Je vais aller me préparer, comme vous le voyez, je ne suis pas habillé comme je le devrais. Je serai rapide, attendez-moi devant la guilde, merci. Et il s’en alla.


Comme tout membre de Sky Stand, il avait un logement à proximité. Ou plutôt, une chambre avec une salle de bain et une cuisine. Une fois à l’intérieur, il balaya les pièces de ses yeux rouges. Le manque de décoration pouvait rendre mal à l’aise beaucoup de personnes, car il n’y avait… rien, mis à part les meubles obligatoires. Les murs étaient gris, le volet de l’unique fenêtre au trois quarts fermé et tout semblait frotté et lavé tous les jours. Il y avait bien quelques chiffons et gros savons qui trainaient, juste là pour rappeler la manie d’Antho. En passant près de son armoire, simple au possible, il retira son haut ainsi que son bas avant de les mettre dans le rangement approprié. Il saisit plusieurs plantes reliées ensemble puis se frotta le corps avec. Ces dernières retiraient toute odeur, ce qui convenait parfaitement au Capitaine. Suite à cela, il revêtit ses bottes noires munies de runes, son pantalon sombre, son uniforme obscur descendant au milieu de ses cuisses et serré un peu plus haut par une ceinture en cuir à grosse boucle rectangulaire. Dessus brillait la décoration décernée à tous les rescapés de la Bataille du Front Bourbeux. Une médaille en fer mettant plus en valeur leur défaite plutôt que leur survie… Il termina de se préparer en enfilant deux gants noirs en tissu lisse et résistant puis en accrochant le fourreau de son arme – et celle-ci – à sa ceinture. Vint alors ce qui paraissait au possédé la pire épreuve de la journée : se regarder dans son minuscule miroir afin de se coiffer. Après avoir hésité, il brossa ses cheveux blonds en arrière puis rejoignit l’entrée de la guilde.
 

Nous pouvons y aller, Major Circurse Blackwood. Il entama alors la marche et la conversation au passage. Cette affaire manque pour l’instant de clarté, mais, avec votre permission, je souhaiterai tout mettre au clair. Tout en progressant à l’ombre, il la regarda donner son accord, la remercia puis continua. Les navires des contrebandiers pourraient soit appartenir à Caelum, à Whisper Island ou encore à Gilt Island. Caelum est suspecte de par la multitude de bateaux navigant jusqu’à Fiore et, dès lors, donne de bonnes chances aux hors-la-loi de faire passer leurs marchandises. Whisper Island, elle, serait plus une « île de transition », à mon avis. Il réajusta son uniforme. Là où des rescapés de la guerre en petit nombre ont pu survivre, mais sur un désert rocailleux… Ce qui veut dire beaucoup de terrains non surveillés par les autochtones. Et, enfin, Gilt Island. Un petit paradis pour l’élite Fioréenne. Je ne serai pas étonné si en ces lieux sont tolérés les drogues les plus exotiques, alors le trafic de celles-ci, pourquoi pas… Il se gratta juste sous son l’épaule gauche. Ensuite, si nos ennemis sont les plus sages et rusés de notre ville, il faudra s’attendre à nombre de stratagèmes, de pièges et d’alliances visant à notre élimination dans le pire des cas, lorsque notre enquête sera révélée. Il regarda à droite et à gauche. Toutefois, tout mouvement, aussi calculé soit-il, nous dévoilera une voie à suivre pour trouver ceux qui tirent les ficelles de cette machination.


Pour Antho, c’était un début raisonnable. Pouvoir restreindre le nombre de suspects et penser à l’avenir de la mission et avoir une note d’optimisme concernant les erreurs probables de l’intelligentsia asvanaise. C’était une belle entrée en matière. Maintenant, il fallait qu’il écoute la jeune femme à ses côtés. Tous les avis étaient bons à prendre et, même si le blondin réfléchissait à une vitesse folle, ce qui pouvait un peu déboussoler le Major… Il lui fit savoir qu’il n’était pas contre ses possibles réflexions. Il en profita pour reprendre son souffle puis l’écouta avec grande attention.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Dim 14 Fév - 0:03



Naissance d’une relation

dans l’opium et la corruption.


Alors son camarade de mission acceptait d’accomplir cette tâche en sa compagnie, ce qui lui décrocha un léger et doux sourire alors que ses mains de nymphe venaient replacer son chapeau et le voile le recouvrant pour ne pas être gênée. Chapeau qui, d’ailleurs, n’allait pas tarder à repasser au fil et à l’aiguille. le tissu immaculé qui trônait dessus celui-ci ne tenait plus beaucoup, même si ça ne la dérangeait pas tellement ça risquait de l’être si le vent venait à se lever.
Le blond aux yeux de cinabre lui dit alors qu’il n’était pas prêt et qu’il allait se changer, mais qu’il serait rapide. Elle comptait bien sur sa rapidité elle n’avait pas envie de poireauter pendant des heures à l’entrée de la guilde. Les deux femmes se quittèrent par la suite par un salut militaire, la commandante s’en alla de son côté et Circurse du sien, direction les portes. Ernest l’avait rejoins de nouveau en lui proposant de prendre Ahmès avec elle, mais elle refusa poliment.

« Ahmès doit se reposer encore, et puis, je ne veux pas courir le risque de le perdre dans un conflit. Si tu veux tu peux le rentrer à la chambre mais fais attention à ce qu’il n’urine pas sur le tapis ! La matière est chère et j’ai déjà du mal à rassembler assez d’argent… »

Le sbire hocha la tête et fila dans ladite chambre. Ses pas la guidèrent à l’extérieur où elle abaissa ce voile soyeux et blanc, pour protéger ses épaules et son cou des rayons solaires qui pourraient agresser sa peau. Elle ne patienta pas longtemps mais elle eut le temps d’admirer la mer, et faillit sursauter en entendant le Capitaine arriver. Elle se mit en route avec lui et écoutait patiemment ce qu’il avait à lui dire. Antho marchait à l’ombre et Ciri à la lumière, on pourrait presque croire au Yin et au Yang, l’homme en noir et la femme en blanc. Sauf que dans ce cas là, elle était extrêmement colorée.
Elle leva rapidement les yeux lorsqu’il lui proposa de lui donner son avis, elle avait à peine eut le temps d’assimiler ce qu’il lui avait dit, le faisant savoir avec un sourire et un léger rire gêné. Atteignant finalement un point où l’ombre allait régner pendant un moment, elle attacha de nouveau son voile de soie avec une technique plutôt spéciale et étrange, rapide et efficace. Il retombait donc de manière à mettre en valeur son chapeau et faire ressortir ses grands yeux de couleur chocolat.

« Je pense que les navires venant de Caelum sont les plus suspects comme vous l’avez souligné, puisque le flux des bateaux allant et venant ne peut que favoriser l’exportation et l’importation de drogues. De plus, certains ayant peut-être apprit la magie il existe une multitude d’option pour pouvoir faire passer des marchandises sans se faire remarquer. Elle prit le temps de respirer encore et poursuivit. L’autre possibilité peut-être l’argent, corrompre les gens en leur promettant une récompense juteuse, ou encore en les menaçants peut transformer le plus solide des transporteurs en un docile canidé. Juste avec l’argent. Et les deux îles aussi peuvent servir de point d’échange ou aussi les habitants peuvent succomber au désir de revendre ces stupéfiants plus cher ou juste pour consommer. Elle ajouta. Si quelqu’un viens à nous découvrir alors il faudra jouer de nos talents. Et même si nous arrivons à rester discrets, il va falloir faire attention. Vous pouvez compter sur moi pour éliminer les gêneurs à distance. »

Elle n’allait pas sortir son arc ici, pas maintenant, elle laissait le loisir à son partenaire de deviner avec quoi elle allait les neutraliser. Et puis il le saurait bien assez tôt si la situation l’exigeait. Elle désigna un chemin avec une main, puisque pointer du doigt était impoli.

« C’est par là si mes souvenirs sont bons, pour celle qui pourrait nous aider. »

Elle demanda confirmation au Capitaine avec un simple regard, espérant qu’ils allaient bien assez vite pouvoir remonter la chaîne, mais aussi avoir du challenge. Car elle pourrait sûrement développer ses capacités.





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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Lun 15 Fév - 15:48



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


Une brise fraîche caressa le visage pâle d’Antho alors qu’il avançait dans les rues pavées et enjolivées de moult ornements raffinés. Nombre d’artisans talentueux avaient dû être afférés sur ces rues, avenues et boulevards sans doute magnifiques… Lui ne savait pas quoi en penser, il s’en fichait, ne trouvait ces moulures et dessins que complexes et inutiles. Les maisons et bâtiments aux nombreux étages s’érigeaient sur leurs flancs, à l’architecture donnant une impression paisible à la ville tout autant que la présence de la mer erratique. Un havre de paix troublé par les envies perverses de citoyens malhonnêtes. Le Capitaine regardait son acolyte dans les yeux parfois, afin de ne paraître ni impoli ni désintéressé de ses paroles. D’ailleurs, celles-ci portaient sur la corruption, les soupçons qu’elle avait sur Caelum ainsi que sur ses compétences d’élimination à distance. Ainsi, elle devait maîtriser un arc ou mieux, une arbalète… Lui qui était plus spécialisé au corps-à-corps était accompagné d’une l’assistante rêvée. Ses yeux écarlates se perdaient quelque fois dans ceux de la jeune femme. Ils étaient légèrement plissés pour donner un effet à mi-chemin entre le charme, la tendresse et l’attention. Son sourire bien que discret rayonnait d’une certaine joie et affectuosité, toutes deux fidèles au rôle du militaire bienveillant. Après une poignée de mètres gravis, le Major Circurse désigna d’un geste gracieux une allée étroite descendant vers le quartier du Hall des Stratèges de la cité. Elle voulait la confirmation de son camarade, savoir si elle ne se trompait guère de chemin.
 

Oui, en effet, l’Alambic doit se trouver non loin, à quelques mètres derrière cette ruelle. Il continua en marchant. Toutefois, « celle » qui pourrait nous aider ne lâchera pas d’informations facilement, j’en ai peur. Si elle est impliquée dans cette affaire, elle sera sur la défensive et refusera de trop en dévoiler. Il tourna son visage, lèvres élargies en un plus grand sourire. Dommage que la torture ne soit pas tolérée par Sky Stand… Il laissa planer un silence presque gênant. C’était une blague de mauvais goût, désolé. Il réorienta sa tête devant soi, un peu gêné de son intervention humoristique.


Le duo de soldats arriva au pied d’immenses édifices. Leurs bases larges supportaient le poids d’une multitude d’étages distinguables de par les toits débordant des structures, relevés vers les cieux prêts à les enlacer de leur beau bois. Près de ces masses impressionnantes gisait l’entrée d’une boutique qui, à côté, paraissait misérable à cause de sa petitesse. Une pancarte usée par le temps dévoilait le nom de ce magasin : L’Alambic. Des odeurs étranges parvenaient aux narines du possédé, lui chatouillaient les poils du nez d’une douceur rare. Il était vrai qu’Antho n’ait jamais touché à quelconque drogue… Peut-être que cela lui ferait du… Non ! Ce serait faire preuve de faiblesse et indigne du sacrifice de ses êtres chers… des sacrifices qu’il a dû faire… Pour eux, pour leur mémoire, il devait lutter sans faillir, ne pouvait perdre la face. Plongé dans ses noires pensées, il en fut extirpé par le bruit d’une porte s’ouvrant ; Blackwood entrait dans cette échoppe mystérieuse laissant les arômes mystiques s’intensifiaient. Peut-être lui avait-elle parlé avant, était-ce important ? Sans doute une constatation logique de leur arrivée à leur objectif… Ce fut à son tour de pénétrer l’endroit ésotérique, semblant emmener les deux militaires au sein d’un nouveau monde bien étrange. Bien que la senteur des encens divers se veuille relaxante, elle était lourde pour Antho qui combattait ce bien-être, presque assez pesante pour préparer le terrain à une migraine malvenue. Derrière un vieux comptoir se tenait la gérante, une vieillarde aux cheveux gris, un peu potelée et aux yeux bleus.
 

Bonjour chers clients… Commença-t-elle d’une voix mielleuse. Oh… des membres de notre merveilleuse guilde locale, hein ? Dit-elle d’un ton sarcastique qui effaça le sourire du Capitaine. Je n’ai pas l’habitude de recevoir des militaires, ici. Alors, que voulez-vous ? Vous allez faire fuir mes habitués, si vous restez, puisque soldat ne rime pas avec tranquillité et relaxation ! Dépêchez-vous.


 

Bonjour Madame. Il fit un effort pour regagner son sourire perdu. Ne vous en faites pas, la durée de notre présence s’allongera ou s’écourtera suivant vos actions et paroles. Vous en serez seule responsable, je le crains. Il se racla la gorge, sans pour autant être bruyant. Il se trouve que dans notre ville des plus respectables, un commerce d’opium ait vu le jour. J’espère que vous comprendrez que ceci est intolérable et que, par le fait même, nous, membres de la merveilleuse Sky Stand, il lui adressa un regard un tantinet moqueur, devons l’arrêter. Ainsi, nos informations, de source confidentielle, nous ont amenées ici. Dans l’intérêt de notre cité, et dans le vôtre, il faudrait que vous nous aidiez de quelques manières que ce soit. À commencer par vos habitués, qui sont-ils, Madame…? Il inclina son corps un peu en avant et arqua ses sourcils afin de marquer sa question.


 

C’est qu’il se veut mignon votre camarade… Lâcha-t-elle en regardant le Major. Antho, pour sa part, se contenta de rester comme il était. Je suis Geneviève Herborus. Bien que vous ayez fait des efforts pour paraître sincère et poli, je n’ai aucune obligation envers vous, mages. Si vous ne voulez pas acheter quelque chose, partez. Un point c’est tout, non mais. On ne vous a pas appris à laisser les vieilles personnes en paix ? Cette génération d’insolents… Elle releva le visage, visiblement outrée.


 

Mhh… Il se gratta juste sous son épaule gauche en se parant d’une expression un peu nonchalante avant de revêtir des traits inflexibles. Nous sommes ici sur ordres venant d’une quête officielle. Nous sommes donc des professionnels enquêtant sur une affaire des plus sérieuses. L’image, l’autorité ainsi que la réputation de notre guilde sont en jeu. Pour cela, nous sommes prêts à user d’intimidation, ou, dans le pire des cas, de violence. Cela me désole de le dire à une dame âgée, croyez-moi, mais nous ne devons pas perdre une seule seconde ! Il s’avança de quelque pas, son visage n’était plus qu’à une poignée de centimètres de la gérante. Donc, je vais me répéter et poser de nouvelles interrogations. Qui sont vos habitués, savez-vous qui pourrait nous renseigner sur les navires transportant la drogue et, où vous procurez-vous vos instruments de relaxation et encens ?


Sa voix s’était durcie, son ton était devenu autoritaire et son visage n’était plus que sévérité. Ses mains étaient appuyées sur le bois du comptoir, le haut du corps d’Antho était voûté de sorte à ce que ses iris soient à la hauteur de ceux de Geneviève. Son regard paraissait inébranlable, il ne clignait plus des yeux depuis de longues secondes et allait encore tenir un bon moment comme ça. La tension avait montée d’un cran… Le Capitaine n’aimait pas être si brutal, surtout aussi rapidement. Mais la mission qui leur était confiée donnait toutes les raisons de croire qu’elle allait être longue et fastidieuse… Ce qui pourrait drainer l’énergie et la motivation des deux enquêteurs envoyés par l’Ambassadrice. Donc, pour faire court, il fallait lui arracher des données afin d’établir une stratégie d’approche viable et, pourquoi pas, pouvoir mieux réfléchir sur le fond de cette affaire plus en détail. En son fort intérieur, le possédé n’appréciait pas montrer une telle rudesse devant un de ses alliés, ça pourrait le rebuter ou lui donner des raisons de se méfier… Il espérait que le Major Blackwood comprenne pour quelles raisons il agissait de la sorte et, si possible, le pardonne de cette agressivité.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Dim 28 Fév - 23:42



Naissance d’une relation

dans l’opium et la corruption.


Par chance, notre belle demoiselle ne s’était pas trompé d’endroit, l’Alambic se trouvait donc bien dans la rue qu’elle avait désigné d’une main. Cependant son grand camarade lui fit part de son humour ce qui laissa une gêne entre eux, mais Ciri lâcha un petit rire pour réchauffer l’atmosphère. Il était comme l’autre là ? Kyôka. Non il semblait moins sadique, du moins il ne le montrait pas. Heureusement.

Une fois devant la boutique minuscule à côté des immenses bâtiments qui la compressait entre eux. Elle jeta un oeil à son compagnon de mission et dit seulement qu’ils étaient arrivés et qu’ils pouvaient maintenant entrer. Elle n’attendit pas son signal et poussa la porte qui les séparait de celle qui pouvait les aider à pousser l’enquête plus loin. Rapidement toutes ces bonnes odeurs étrangères à notre démone vinrent lui caresser le nez et les joues, la faisant sourire.
La gérante les accueillit d’abord d’un air amical mais rapidement ce sentiment se dégrada sans pour autant ternir le sourire de la rongeuse. Si elle le voulait elle pouvait la réduire en poussière mais comme dirait Ernest : Il faut se méfier des vieux. Antho l’aborda et Ciri resta en retrait derrière lui pour profiter des herbes alentours. Malgré son animal totem, la gerboise, elle n’avait pas un odorat fin mais savait surtout différencier une odeur simple d’une autre. Et connaître celle qui paraissait étrange, inconnue. Mais la plupart de ces jovialités n’étaient pas dans les livres de Circurse, elle pouvait confondre une fleur avec une drogue. Du moins au premier abord.

Son regard se posa sur la vieille personne lorsqu’elle dit :

« On ne vous a pas appris à laisser les vieilles personnes en paix ? Cette génération d’insolents…
- Madame… »

Elle ne pu prendre la parole que déjà le Capitaine s’exécuta à sa place. Elle s’avança rapidement lorsqu’elle senti la tension monter d’un cran. Sa main se posa tendrement sur l’avant-bras musclé du blond comme pour le calmer et lui dire qu’elle prenait le relais. Cela lui laisserait sûrement le temps de faire le tour du magasin ou encore s’il a une meilleure idée, de la mettre à profit du duo.
La demoiselle se pencha avec un sourire adorable vers la vieille femme, il fallait qu’elle l’occupe.

« Ecoutez-moi, madame, nous ne voulons pas vous faire de mal ni tâcher la réputation de votre magnifique herboiserie. Mais nous avons une mission à accomplir et vous nous serez d’une très grande aide si vous collaboriez. Donc au risque de répéter ce qu’a dit mon partenaire : Pourriez-vous nous donner les noms de vos habitués ? Connaissez-vous les horaires où les transports maritimes amarrent au port avec la drogue en leur sein ? Et d’où proviennent vos instruments ? Si en échange nous pouvons faire quoi que ce soit pour vous, nous vous en serons reconnaissants. »

C’était fatiguant de parler à une humaine aussi peste que cette dame, elle qui de base n’aimait pas cette race elle détestait davantage cette femme. Mais elle ne le laissait pas paraître pour ne pas entraver la mission et paraître sincère.

« Sans quoi, nous pouvons aussi demander aux autorités de réquisitionner vos biens, et donc, votre boutique. Ce serait moins risqué de nous parler vous savez ? »

Sous son haut, sa queue s’agitait, elle avait envie de briser le crâne de cette humaine contre le comptoir. Elle était une machine à tuer oui et elle devait tuer les humains non reconnus par les démons. Excepté Ernest, mais lui c’était une autre histoire. La voix de la vieille femme la sorti de sa torpeur.



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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mar 5 Avr - 18:40



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


Les dés étaient jetés, il voyait une faiblesse germer dans le regard de la vieille bique… Bientôt… Sûrement… Soudain, il sentit une main se poser sur son avant-bras et, d’instinct, eut un mouvement de recule puis regarda son bras. Il ne s’y attendait guère, de plus, ce genre d’attention ne lui était jamais destiné. Si, en fait, mais plutôt loin dans son passé, lorsque sa mère riait et le cajolait encore… Durant une poignée de secondes, les images de sa génitrice défilèrent dans sa tête. Cruels souvenirs, souvenirs assassins. Son cœur lui faisait mal. Il souffrait ! Il avait la sensation qu’on lui coupait en fines lamelles et qu’on le transperçait de mille aiguilles. Puis il retourna dans le présent, ses yeux rouges étaient plongés dans ceux du Major Blackwood. Son regard avait un brin de détresse, un sentiment d’incompréhension et beaucoup de sérieux. Bien vite, le possédé comprit ce qu’elle attendait de lui ainsi que ce qu’elle souhaitait faire. Alors, il se résigna, salua l’herboriste d’un geste furtif puis recula pour se perdre dans ce magasin d’herbes. Elle allait l’occuper. Ainsi, il examina d’un œil attentif tous les produits proposés tout en se dérobant du champ de vision de cette Geneviève.  

Aussitôt hors de portée, il se transforma en poussières noires après avoir murmuré un « Black Arcane » et pensé un « Black Diseapperance ». Il avait repéré une porte non loin du comptoir, sans doute fermée à clé. Qu’était cet inconvénient pour un tas de résidus ? Rien. Il rampa au sol, plus silencieux qu’un serpent puis passa sous l’obstacle autrement infranchissable. Dès qu’il arriva dans la pièce scellée, il gravit encore quelques mètres avant de reprendre sa forme normale. Une fois cela fait, il mira ses bras, ses poings et son corps. Rien ne manquait, il en fut pseudo-rassuré. À pas feutrés, il progressa dans ce qui ressemblait à une réserve banale où les odeurs ne différenciaient pas tellement des autres. Pourtant, quelque chose ne lui plaisait pas, une sorte de parfum qui sortait du lot mais qu’il n’arrivait guère à cerner. Sa respiration, ses mouvements, rien ne laissait filtrer le moindre son… Il pouvait donc fermer les paupières sereinement afin de profiter d’un odorat plus efficace. Une senteur bien plus relaxante qui, non sans mal, infiltra l’esprit d’Antho qui rouvrit les yeux en vitesse. Elle venait du sol, passait entre les espaces des planches usées et pleines de coups.


Sans doute de l’opium… Les souterrains seraient donc une fumerie ? Bien. Il se mit à murmurer. Black Arcane. Puis à penser. Black Diseapperance. Et le voilà redevenu un tas de poussières noires.


Comme un tapis d’eau sombre, il passa entre les jointures craquées du parquet puis redevint lui-même une fois en dessous. Immédiatement après sa transformation, il dut se couvrir le bas de sa figure tant les relents de drogue étaient forts. Bien, il semblerait que les informations de l’herboriste allaient être plus simples à obtenir que ce qu’il avait prévu initialement… Tout ceci était impeccable !

. . .


Renfrognée, plutôt crispée, Geneviève Herborus se tortillait sur elle-même. Elle n’arrivait pas à rester immobile à cause des menaces d’Antho et des paroles du soldat Circurse. Et plus celle-ci continuait de lui parler, plus le stress se dessinait sur son vieux visage. De grosses gouttes de sueur perlaient de son front et coulaient sur ses joues jusqu’à s’écraser par terre en un millier de fragments liquides. D’un point de vue de spectateur, cela devait être très amusant à contempler. Ses narines s’ouvraient entièrement aux arômes apaisants de ses propres plantes, sans doute voulait-elle se calmer ainsi… Une bien piètre tentative. Ni les plantes, ni les drogues ne la sortiront de ce bourbier dans lequel elle s’était fourrée. Quelque part au fond de son âme, elle devait le savoir. Tant mieux, ça rendra ce qui suivra plus aisé à n’en pas douter. Mais avant toute chose, elle allait répondre au Major Blackwood.


Alors comme ça, on réitère le discours de son acolyte à une autre sauce, hein ? Vous me croyez stupide, tous les deux à jouer au bon et au mauvais sorcier ? Elle recula d‘un pas et de sa petite taille, tenta de regarder de haut son interlocutrice. Je. N’ai. Rien. À. Vous. Dévoiler. Dit-elle en l’épelant lentement. Ce magasin est respectable tout autant que moi et mon nom, maintenant allez vous-en ! Elle montra l’entrée de l’index, d’une main tremblante, en serrant ses mâchoires d’angoisse.


Pile à cet instant, des craquements suivis d’autres bruits plus ou moins forts retentirent plus loin derrière elle. Sa peau devint aussi pâle que le marbre mais l’expression qu’elle arborait était tout sauf stoïque. Elle tremblait et suait de plus belle, cherchant des yeux un endroit où fuir… En vain. Le Major Circurse se tenait sans doute prête à faire barrage devant la vendeuse, tandis qu’Antho, celui qu’elle ne voyait plus, semblait être dans la réserve… Autant dire qu’au vu de son gabarit, aucune des possibilités ne lui convenait. Ses dents grinçaient, sa mâchoire inférieure bougeait d’avant en arrière. Geneviève faisait des sursauts au rythme de pas s’approchant doucement. L’écho de ces bruits la pénétrait, faisant battre son cœur à une vitesse folle, tandis que les ondes sonores percutaient ses tempes. La porte fut enfoncée, une fumée en sortit dévoilant Antho à mesure qu’il avançait vers eux, accompagné de drogués qu’il mit dans un coin de la boutique, les mains attachées.


Major Blackwood, débuta-t-il d’un sérieux inébranlable, après avoir fouillé cet établissement, je suis en mesure de vous dire qu’une fumerie se trouve au sous-sol. De quoi fermer cette herboristerie et arrêter sa gérante sans le moindre problème. Il donna quelques coups de main dans le vent afin de faire se disperser la fumée puis reprit. Je vous laisse régler cela, moi, je vais tenter d’annihiler toute trace de cette drogue… Ce serait dommage que nous en subissions les effets, n’est-ce pas, Major ?


Il n’attendit pas la réponse de son supérieur, après tout, ce n’était qu’une fausse question. Il se tourna, tendit son bras droit, murmura « Black Arcane » puis pensa « Black Chains ». L’élément noir entoura ses membres supérieurs en tourbillonnant gracieusement jusqu’à construire une forme longiligne de six mètres. Le Capitaine enroula l’une de ses chaînes entièrement à son bras et l’autre assez pour avoir de pendu qu’un mètre et demi de son arme. Expert dans le maniement de ce sortilège, il ne craignait, en théorie, aucune mauvaise surprise… Néanmoins, il essaya de calculer les dimensions de la réserve afin de ne rien érafler ou casser. Cela fait, il progressa de quelques pas puis engagea une rotation du poignet de plus en plus rapide pour condenser le gaz au milieu de son sort tournoyant. Son fouet obscur claquait dans l’air aussi rapidement qu’un battement d’ailes d’un colibri.

Flap, flap, flap, flap…

La fumée reculait à mesure qu’il progressait et après quelques minutes, elle fut concentrée au sous-sol. Sans perdre un instant, Antho relâcha un peu plus sa chaîne noire puis saisit une étagère avec afin de la faire choir sur le trou qu’il avait créé. Un bruit sourd résonna dans l’établissement, la drogue était à présent hors de portée des narines d’êtres humains. Ainsi, il fit disparaître son sortilège, dépoussiéra son uniforme avant de repartir en direction de sa collègue. Heureusement pour lui, dès qu’il était arrivé, l’herboriste avait donné les informations que voulait le duo depuis le départ. Ce n’était pas trop tôt pouvait-il penser, cependant, il n’en fut rien. Il affichait un air satisfait et souriait à Circurse, son visage d’ange était revenu. D’un air respectueux, il salua madame Herborus qui paraissait encore troublée et terrifiée… Il y avait de quoi, et Antho ne se priva pas d’en rajouter en surenchérissant sur le fait qu’une descente de Sky Stand se ferait sous peu. Néanmoins, tout en faisant un clin d’œil, il conclut en disant qu’elle avait le temps de détruire son installation puis sortit.
 

Major Blackwood, qu’avez-vous eu comme donnée de la part de cette personne ? Dit-il lorsque la concernée passa le seuil du magasin. Oh, d’ailleurs, je voudrais m’excuser pour mon agressivité. En temps normal, je n’use de cela qu’en dernier recours… Cependant, je pense que cette quête s’étalera en longueur et je ne voulais pas que nous perdions trop de temps et d’énergies à parlementer inutilement. Et si conséquences il y aurait à cause de notre visite, j’en prendrais l’entière responsabilité, Major. Il posa sa main droite sur son cœur puis s’inclina respectueusement.


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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mer 20 Avr - 13:25



Naissance d’une relation

dans l’opium et la corruption.


Antho était parti farfouiller dans le magasin tandis que la demoiselle essayait de faire cracher le morceau à cette vieille dame désagréable et menteuse. Elle détestait les menteurs bien qu’elle ait besoin elle aussi de mentir sur son identité. Mais c’était pour une cause juste, se disait-elle. Aider Zeref était une bonne chose, cacher de la drogue en était une autre. Alors que la plus petite des deux semblait un petit peu en panique, Ciri vint à durcir son regard. Non, elle n’imitait pas son ami mais elle devait se faire un peu plus sérieuse tout en gardant ce fameux sourire digne d’une mère adorable.

« Écoutez madame, je ne suis pas là pour perdre mon temps. Alors soit vous nous livrez vos informations, soit… je détruit votre magasin. » Dit-elle en passant un doigt acide sur la surface du comptoir. Celui-ci se fit ronger peu à peu, mais pas beaucoup.

Crac. Clac. Boum. Bien des bruits qui arrivaient à atteindre les oreilles fines du Major. Le Capitaine était passé à l’acte. La gérante des lieux devint plus blanche qu’un linge et semblait suer à grosses gouttes. Ce n’était pas simplement le discours de Circurse qui avait fonctionné, mais il semblait que Antho ait découvert le petit secret de cette madame. Cette dernière voulait s’enfuir mais Ciri tenait déjà toutes les issues possibles. Aussi rapide que son animal totem elle n’aurait pas de mal à rattraper une humaine de taille minime et du troisième âge. BAM. Antho apparut après un écran de fumée, dévoilant à Ciri que madame Herborus pouvait être arrêtée sans problème. Elle avait donc bel et bien une fumerie au sous-sol. Elle avait maintenant les rennes puisque son copain de mission allait y retourner pour tout effacer. C’était nickel.

La démone se pencha un peu plus vers la dame comme pour insister sur ses paroles.

« Alors, c’est à prendre ou à laisser.
- J-Je vais parler ! Tous les deux jours un navire arrive au port avec quelques caisses d’herbes et d’instruments d’encens… Dedans s-sont cachés les sachets d’opium. Ils arrivent le matin, la nouvelle livraison devrait être demain.
- Bien, vous voyez quand vous voulez, huhu. Après un léger rire elle reprit. Et vos habitués ? Nous aimerions leur rendre visite.
- Je… Je ne dirais rien ! N-Non mais, je ne suis pas une traîtresse. »

Presque sur le point de craquer, Ciri lui lança son regard de meurtrière. Comme si, si la vieille personne ne lui dévoilait pas sa liste, elle allait en plus de détruire son herboristerie ravager le quotidien et la vie de cette dernière. Paniquée elle prit un papier et écrivit tous les noms et la lui donna. Blackwood lui adressa maintenant un sourire des plus charmants en guise de remerciement et rangea la feuille dans sa petite poche. A ce moment là, Antho revint. Et il lui sourit. Le Major lui adressa à son tour un sourire plus sincère. Du moins, elle était bien contente d’en avoir fini avec cette vieille peau.
Une fois à l’extérieur il demanda quelles étaient les informations obtenues. Mais il lui présenta aussi ses excuses vis-à-vis de sa violence.

« Ne vous en faites pas Capitaine, c’était nécessaire. Et non, je ne souhaite pas que vous preniez l’entière responsabilité, en tant que votre coéquipière je me dois de prendre aussi ces dernières. Nous travaillons ensemble c’est la moindre des choses. Elle lui sourit une fois de plus. Par ailleurs, madame Herborus m’a confié que le prochain navire de drogue allait arriver demain matin s’il n’y a pas d’imprévus. J’ai peur qu’elle prévienne ses complices d’avance et qu’on arrive pour qu’il n’y ait au final personne. Elle prit de l’air et reprit. De plus elle m’a donné une liste de ses habitués ainsi que leurs adresses. Monsieur Lavoisier, Monsieur Rhinel, monsieur… »

Elle continua de lui lire la liste, simplement les noms et de manière pas trop forte pour éviter d’éveiller les soupçons. Puis une fois fait, elle lui tendit le papier. Une écriture presque illisible, faite par une main tremblante et qui peut-être ne voulait pas que l’on comprenne ses mots. Mais rien de mieux qu’une femme pour déchiffrer une femme non ?



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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mer 11 Mai - 14:45



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


Bien, le Major Blackwood avait eu l’intelligence de comprendre la nécessité de son agressivité… Cela faisait assurer à Antho le maintient d’une bonne relation avec cette dernière. Ainsi, lorsqu’elle lui répondit qu’elle comprenait ses raisons et refusait qu’il prenne l’entière responsabilité de leurs agissements… Il sourit d’une tout autre manière qu’à l’accoutumée. Une touche d’honnêteté mélangée à une satisfaction ainsi qu’à  une certaine joie formait son sourire. Sur un visage comme le sien, l’honnêteté avait l’apparence d’un ange, à la fois douce et belle, sa satisfaction avait la malice qu’ont les enfants en bas-âge et sa joie était spontanée, communicative… Mais son faciès changea du tout au tout lorsque Circurse lui parla des aveux de la vielle herboriste. Tous les sentiments qui étaient sur son visage partirent en même temps pour ne laisser qu’une expression mêlant réflexions et suppositions intenses. Quel était le moyen le plus efficace de remonter à la source de toute cette machination potentiellement créée par l’Intelligentsia d’Asvan-sur-Mer ? Le regard pourpre du Capitaine se perdit sur les bâtiments l’entourant, alors que le Hall des Stratèges, un peu plus loin, les surplombait tous. Ses neurones s’agitaient comme des puces sur un chien, sans trouver de solution. D’un côté, s’occuper des habitués de l’Alambic semblait être une bonne option, car via ces derniers, il serait possible d’énormément s’informer sur le trafic qui se tramait en ville. Toutefois, atteindre le port avant le navire transportant la drogue et l’intercepter pourrait vraiment faire avancer l’enquête.
 

Bien, ces nouvelles données sont des plus intéressantes. Je vous félicite d’avoir pu extorquer autant de cette dame visiblement contrariée par notre guilde. Pour accompagner ses paroles, il fit une courbette discrète puis se redressa. Cependant, je tiens à vous faire part d’une réflexion. Madame Herborus croit en ce moment même qu’un raid de Sky Stand se prépare… Il commença à s’éloigner de la boutique et progressa un peu au hasard. Ce qui veut dire qu’elle s’occupera d’abord de son installation. Détruire ses machines, seule, au vu de son gabarit devrait lui prendre au moins deux journées si ce n’est pas plus. Et avec se trouvent des hommes et des femmes dans un état léthargique. Une conséquence directe de l’assimilation d’opium. Donc elle ne pourra pas compter sur eux pour l’aider. Il réajusta son uniforme puis replaça sa magnifique rapière. Cela veut dire que nous avons le champ libre pour piéger le ou les fournisseurs de drogue au port, demain matin. À chaud, je nous préconiserai de nous occuper de la cargaison d’opium et d’ensuite rendre visite aux habitués de l’Alambic. Il se mit à gratter son épaule gauche avant de laisser la parole à sa compagne.



 

Uhm... Elle réfléchit un instant. Je suis d'accord avec vous, vu sa taille et même son âge ce ne sera pas de suite qu'elle pourra finir de détruire son installation. Elle prit la manche de l'homme délicatement comme pour l'inciter à le suivre, pour ne pas qu'il se perde. Pour ce qui est de demain matin elle ne nous a pas donné d'heure précise donc je suppose que ce sera soit très tôt avant les premiers rayons pour passer inaperçus, soit plus vers midi pour imiter un déchargement de cargaison classique. Les deux options sont envisageables. Je vous aurais bien proposé de faire une ronde chacun mais je ne crains que si l'un est attaqué l'autre ne puisse pas intervenir dans la foulée pour prêter main forte. Qu'en dites-vous ?



 

Je ne pense pas qu’ils aient besoin de se cacher dans l’ombre, maintenant. Ils ont dû prendre une certaine confiance puisque leur trafic dure depuis quelques temps. Se mêler aux autres marchandises devrait donc être la solution la plus logique. Après, est-ce que la logique s’applique à tout…? Tout en y pensant, il retira, aussi délicatement que possible, la main du Major qui empoignait sa manche. Ne vous en faites pas, je ne me perdrai pas dans une ville que j’arpente presque tous les jours, c’est juste pour m’éloigner de l’Alambic, il serait dommage qu’une paire d’oreilles indiscrètes nous entende, n’est-ce pas ? Il se racla la gorge et continua d’une voix tranquille. Nous ne connaissons pas l’apparence du navire à surveiller, c’est un problème… qui peut être rapidement résolu si un navire vient tard dans la nuit ou le jour, si nous mettons sur pied une sorte d’investigation de chaque bateau amarré au port… Comme ça, si un se retire à la vue de nos fouilles, l’on pourra tenter de l’intercepter. Bien, je suis habitué à ne pas dormir, alors je surveillerai la nuit et vous réveillerai si jamais quelque chose se passe. Nous faisons comme cela ?


Comme réponse, le Capitaine n’eut qu’un acquiescement. Ce rôle qu’il jouait depuis quelques années n’appréciait pas vraiment ce genre de silence. D’un autre côté, Antho trouvait cela réjouissant, sans doute pensait-elle qu’il avait raison et qu’il ne fallait guère en rajouter… Ainsi, sans plus en demander, le duo militaire s’engagea dans une marche muette uniquement rythmée par le soufflement doux du vent ainsi que le beuglement de quelques mouettes isolées. En face d’eux s’étalait le port à moitié vide désormais, où une poignée de bateaux de pêche déchargeaient leurs prises plutôt bonnes. Les marins parlaient ou criaient pour se communiquer telle ou telle information en prenant bien soin de ne pas remarquer les deux soldats. Le possédé, aussi calme qu’impassible regarda les environs afin de trouver une cachette adéquate. Parfait, à une centaine de mètres sur leur gauche se trouvaient des monticules de cargaison venant de toutes des demandes d’import et d’export de cette cité. Mais pour le repos de cette chère demoiselle Blackwood cela aurait été inconvenant… Heureusement, de l’autre côté du port s’élevait un entrepôt construit à la sauce asvanaise. Le blondin l’indiqua d’un geste de la tête et la belle brune sembla vite comprendre où il voulait en venir. Bien, très bien. Les vagues de la mer tapaient la digue d’une force tranquille, naturelle… Après avoir mirait ce spectacle une poignée de secondes, le Capitaine commença à sortir du port en espérant que sa compagne le suive. Il avait une petite idée pour patienter jusqu’à la nuit.
 

Dîtes… Puisqu’il nous faudra attendre le coucher de soleil, peut-être pourrions-nous prendre une collation dans une taverne d’Asvan-sur-mer ? En plus de donner un petit quelque chose à notre estomac, nous ferions un peu plus connaissance. Entre collègue, c’est important, surtout lorsque le travail d’équipe est requis. Il se gratta l’épaule puis réajusta son haut. Si non, je comprendrai parfaitement, mais sachez que je ne vous demanderai pas d’étaler tous vos secrets, bien entendu.



 

Eh bien... Je ne vois pas pourquoi je refuserai une invitation. De plus si nous pouvons mieux nous connaître comme vous l'avez dis ça ne pourra qu'améliorer notre entente et le travail d'équipe. Dit-elle d’un ton enjoué.


Le possédé illumina sa figure d’un franc sourire à l’entente de cette réponse. Ainsi, dès qu’il eût la validation du Major, il chercha dans sa mémoire l’emplacement d’un lieu adéquat. Un bâtiment répondant au nom de «La Sagesse Trouble » servait boisson et léger repas en plus d’avoir une ambiance reposante. C’était parfait et, tout en se rappelant du chemin à prendre, il invita la demoiselle à lui emboîter le pas. Quelques routes pavées et jolies avenues plus tard, l’enseigne de la taverne apparut à leurs yeux. L’endroit était essentiellement composé de bois, de bambous et d’un peu de pierres ici et là à leur état naturel, brut. Nombre de commerçants fortunés et de personnes de la haute société venaient se détendre à l’intérieur voire les beaux jours, à la terrasse reliée au jardin typique de la région. Comme à l’accoutumée, le blondin, gentilhomme d’apparence, ouvrit la porte à son acolyte puis entra à son tour. Il fit un petit signe de la main, discret et respectueux, cela allait de soi, et emmena Circurse avec lui, à l’extérieur presque vide. Les dalles de la terrasse fusionnaient parfaitement avec l’herbe rase, donnant une impression de nature à la fois domptée et dominante. Des barrières en bois de châtaignier délimitaient une frontière timide entre le jardin et la taverne. Un peu plus loin se trouvait un petit cours d’eau alimenté par une source débordant d’une structure rocheuse… Un vrai petit coin de paradis, qui aurait pu plaire à tout le monde, mais le blond, lui, était ennuyé par ce gazon affreux, ces pierres moches, cette eau qui coulait sans but, inutilement.
 

Un serveur ne devrait pas tarder, asseyons-nous, l’air est doux et la température et assez élevée pour qu’on profite de cette nature préservée. Il recula une chaise pour Blackwood puis l’invita à s’asseoir avant de lui-même allé s’installer à l’ombre. Bien qu’ils aient principalement de l’alcool, ils ont dans leurs réserves quelques thés plutôt rares et ma foi, très goûteux, si vous préférez, Major.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Lun 26 Sep - 21:45


Alors que Circurse et Antho échangeaient bien des informations, le monde autour d’eux changeait, se calmait. La mer s'apaisait, le soleil commençait sa descente sous la terre lointaine, laissant derrière lui le voile nocturne recouvrir le ciel. Quelques perles faisaient leur apparition dans la voûte céleste, Ciri a toujours aimé ce côté lumineux de la nuit, chose bien contradictoire lorsque les ténèbres sont censés être sombres…
Mais revenons à nos moutons. Le Capitaine semblait bien content que Ciri lui ait rapporté de bonnes informations concernant leur mission. A sa suite, il lui confia que la gérante de l’herboristerie ne pourrait finir de démonter -ou détruire son installation avant au moins deux jours. Si ce n’est plus, soit dit en passant. Ils ajoutèrent que la cargaison pourrait arriver à bon port dans la matinée ou lorsque le soleil sera au zénith. De plus, Ciri appris que notre blond était un habitué des nuits blanches, bonne nouvelle… elle ne l’était pas. Il lui arrivait, auparavant, de rester tard la nuit avec Ernest ou d’autres camarades, mais ce fut rare que Ciri rate une heure de sommeil.

La sombreur de la nuit se pointait déjà à l’horizon, oui le soleil mettait vraiment longtemps à descendre de son siège de midi. Ciri avait, au passage, accepté d’attendre le coucher de soleil devant une boisson avec Antho. Et le choix fut très vite fait. Un thé. « Auraient-ils un thé au jasmin ? Il faut dire que je ne suis pas vraiment très… alcool. Peut-être uniquement du vin, mais à de petites quantités. » Elle lui retourna une question, savoir ses goûts en matière de boisson était tout de même une information utile. Chaque indice était bon à traiter, surtout pour cette tueuse de sang-froid.
Le serveur ne se fit pas prier et prit la commande du duo et repartit aussitôt. Quel joli garçon… Dommage que Circurse ne soit pas de ce goût. Ses mains finement dessinées s’enroulèrent délicatement autour du verre vide en face d’elle, espérant recevoir très vite sa boisson. Elle semblait réfléchir, après tout… Cela devait bien être la première fois qu’elle se rendait à un dîner….

Ernest.

Son visage se dévisagea lui-même. Elle ne lui avait rien promis, ni même de revenir tôt… mais elle n’aimait pas le laisser aussi longtemps comme ça, dehors… Car oui elle avait oublié de lui dire où étaient les clés de leur chambre. « Quelle idiote je suis, se dit-elle dans sa tête, pourquoi l’ai-je laissé aussi seul ? Il va mourir de froid… Même avec Ahmès. Ah mais… » Elle sourit soudainement à Antho, comme si elle venait de découvrir le chocolat caché sous le caillou. « Il est déjà dans la chambre. Bon, plus qu’à espérer qu’Ahmès n’ait pas uriné sur le tapis. »

« Vos commandes monsieur, madame. » Ciri remercia le garçon et prit son thé de vive main, mais tout de même sans être trop enjouée. Il fallait dire que c’était chaud, un thé. Elle devait se résigner à l’engloutir et faire bouillonner ses organes. Elle devait savourer, patienter, parler avec son nouveau camarade. Ses yeux de biche, ou de gerboise, scrutaient les rubis du Capitaine. « Donc ? uhm… Vous étiez dans une autre guilde avant celle-ci ? Vous savez ça fait toujours plaisir de voir du monde du coin ou non. »




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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Dim 2 Oct - 1:23



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


L’onde se déversait paisiblement dans le cours devenu sien. Une telle quiétude revenait à insulter Antho, à cracher sur les malheurs qu’il avait dû surmonter. Comment quelque chose pouvait être apaisé lorsque lui, dans son passé comme dans le présent, souffrait horriblement. Mais pourquoi se concentrer sur cette immonde nature, ne ressentant rien, ni respect ni peine envers le possédé ? Il déglutit discrètement puis desserra son col avant de mieux se positionner. Les coussins au duvet d’oie rembourrant la large chaise en bambou lui paraissaient inconfortables trop… Mielleux. L’habitude d’être debout ou du confort rudimentaire de sa chambre, à la guilde comme au manoir, en était la cause peut-être. Qu’importait. Comme s’il retombait sur Fiore, il cligna deux fois des yeux et se laissa intéresser par la voix douce d’une femme. C’est vrai, le Capitaine, accompagné de Circurse Blackwood, profitait de la terrasse de « La Sagesse Trouble ». Cette dernière lui avait posé une question, d’ailleurs, une question sans intérêt majeur, même plutôt idiote, en vérité. Voulait-elle juste lancer une discussion lambda ou… Oh, elle désirait connaître ses goûts, ses goûts mensongers.
 

Personnellement, je ne bois nul alcool. Je préfère éviter… Même à petites doses. Ses iris écarlates papillonnaient sur les mains délicates du Major et remontaient avec lenteur jusqu’à son visage gracieux. Je pense que oui, ils doivent détenir cette sorte de thé. Leurs stocks changent en fonction des marchandises disponibles aux quais, cependant, Caelum, leur principal fournisseur, ne manque jamais de leur vendre toutes leurs variétés. Il sentit une présence étrangère, dérangeante. Il y reporta son regard et vit un serveur bien habillé calepin en main. Bonsoir jeune homme, je voudrai bien m’essayer au thé rouge aromatisé à la grenade, merci bien. Puis il se recentra sur son invitée. Et pour ce qui est de mes goûts, ou dirons-nous ce que je bois d’habitude, ce n’est généralement que de l’eau. Il n’y a rien de mieux pour le corps, paraît-il et sa saveur quasi-inexistante… Me plaît.

Le silence reprit ses droits suite à cette timide conversation. Chacun semblait perdu dans ses pensées, dans ses réflexions les plus profondes, les plus enfouies. Les pupilles d’Antho se remirent à danser, à partir ça et là, à ne plus pouvoir rester sur un point précis. En haut, à droite, en bas, à gauche, devant ou derrière lui. Y avait-il un danger quelconque ? Des espions de l’Intelligentsia, des assassins envoyés par la vielle pie, des trafiquants déjà au courant de leur enquête, pourquoi pas ? La méfiance ne se lisait pas aisément sur son visage, après tout, il était victime de tics assez banals, rien d’alarmant. Il se mit gratter juste en dessous de son épaule gauche puis, juste à ce moment là, le serveur revint commandes sur son plateau. Il remercia l’éphèbe d’un geste de la tête et le paya dans la foulée avant de s’emparer de sa tasse brûlante. Il s’attendait à cette chaleur, toutefois, résistant à ce genre de détails, il resta impassible. Pendant quelques secondes, le possédé contempla le liquide rougeâtre tournoyer. Son reflet, fortement déformé, s’y affichait. Un imperceptible rictus amer se dessina sur sa face puis il but une gorgée. Les arômes infects de cette infusion traversèrent sa gorge.
 

Délicieux, fruité, épicé, sa saveur comble mes papilles. Formidable ! L’acteur posa son thé avec la plus grande délicatesse et regarda le Major au cœur de ses yeux chocolat. « Voir du monde du coin ou non ». La cita-t-il, petit sourire railleur aux lèvres. Diplomate, prudente, même dans vos paroles. J’apprécie cela, ça prouve que vous êtes intelligente. Néanmoins, pour vous répondre : non, je n’étais dans aucune guilde avant Sky Stand. Pendant ma formation militaire à Stratoven l’on m’a envoyé au Front Bourbeux et je suis devenu Capitaine suite à cette… Défaite. Ce qui n’est pas votre cas, si je ne me trompe pas. Vous, vous avez voulu rejoindre Sky Stand directement. Il feignit de se relâcher en s’installant plus confortablement sur son siège. Cette guilde a de bonnes valeurs : la droiture, le sérieux, la bienveillance envers autrui et surtout, l’envie de protéger notre prochain. En bon soldat que nous sommes. Je me demande, est-ce cela qui vous a motivé à nous rejoindre ou autre chose ? Excusez-moi, je suis curieux. Et je n’oublis pas votre ami, Ervest, elle le corrigea sèchement, Ernest, pardonnez-moi. Il baissa sa tête puis la remonta, plus stoïque que jamais et se mit à murmurer. L’un de nos inconvénients est le roi de ce pays. Certes ce n’est pas vraiment de sa faute s’il n’est qu’un roi d’apparat, mais c’est Fiore qui en souffre et par extension Caelum, bien entendu.

Conscient de sa prise de position, il attendit une quelconque réaction après les réponses à ses questions. Le fait d’avoir baissé la voix n’étant pas anodin, pour ne pas offusquer les partisans de Valmar mais aussi pour donner l’idée au Major qu’en parler était tabou. Or ce genre de sujet fascine et amène à des débats intéressants… Pas pour les propos en eux-mêmes, mais pour discerner la personnalité ainsi que la mentalité de l’interlocuteur. Analyser de quelle manière l’individu défend sa cause, d’une façon pacifique, agressive, manipulatrice ? Ou alors pouvoir déceler des moments de doutes, d’élaborations éloquentes dénuées de tout engagement, de toute véritable information sur le sujet. Les fils du Capitaine se tissaient autour de sa nouvelle proie, prêts à la cerner et à l‘abuser.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Ven 21 Oct - 21:08


Circurse sirotait son thé tout en fixant la tasse, donnant un effet assez comique en soi puisqu’elle louchait dessus. Elle se souvenait des séances de thé au quartier général de sa guilde maléfique, il se trouve qu’elle n’était pas la seule à apprécier cette boisson. Et cela lui manquait quelque peu. Même si discuter avec le Capitaine lui plaisait pour le moment, histoire de passer le temps jusqu’à passer à l’action au port, elle avait parfois le mal du pays. Elle se demandait d’ailleurs si sa “chambre” était toujours en état ou servait à accueillir un autre démon… peu importe. Elle avait son nouvel espace privé à Sky Stand et même si c’était chez les ennemis au moins elle avait son petit coin à elle.

Elle releva ses yeux vers son camarade tout en posant sa tasse sur la table, ses mains toujours autour de celle-ci. Il ne faisait pas si froid en cette période de l’année mais ses mains commençaient à pâlir. Seul le thé les gardaient au chaud.

« L’alcool ce n’est pas bon pour la santé ni pour le corps de toute façon. Enfin, d’après un ami, un verre de vin à midi pendant le repas pourrait faire du bien à notre foie. Et pour ce qui est de l’eau ça cependant c’est très bon. Au moins un litre et demi par jour. C’est ce qu’il y a de meilleur pour notre organisme. » Dit-elle avec un sourire léger mais sincère. Après tout Ciri se nourrissait surtout d’eau… chaude avec un arôme.

Elle remua encore son thé en ajoutant un sucre… quelle gourmande elle faisait. Il lui semblait bien que c’était son premier sucre de la journée, elle avait le droit après tout ! Elle voyait le Capitaine fixer de partout… c’en était presque dérangeant mais il surveillait sûrement les alentours. Bien, elle n’avait pas ce boulot à faire du coup. Elle prit une autre gorgée de son liquide sucré et jeta un oeil à Antho. Elle l’écoutait encore, en ce qui concernait sa provenance. Elle apprit que lui aussi était au Front Bourbeux… Elle chercha au fond de sa mémoire pour voir s’il n’y avait rien qui pourrait le relier à cet événement… Mais tout s’était passé si vite. Et puis elle n’avait pas autant de mémoire qu’un éléphant.

Elle le corrigea cependant avec une voix sèche lorsqu’il prononça mal le nom de son meilleur … ami ? Uhm. C’était une réaction qu’elle ne contrôlait pas, mais bon au moins il n’allait plus se tromper. Elle l'espérait. Et puis ces questions.. Enfin, cette question et une sorte de début de débat. Un piège ? Sûrement. Elle devait être prudente tout en restant un peu “niaise”.

« Je suis entrée à Sky Stand après seulement, mes cousins ont donné leur vie au Front Bourbeux, je me suis dis que je devais repousser l’envahisseur… Au moins pour prouver que leur sacrifice n’a pas été pour rien. Pour ce qui est de mes motivations… Il est vrai que j’aurais pu aller autre part mais oui Sky Stand est une guilde avec de bonnes valeurs. J’ai toujours aimé aider les autres, puis Ernest appréciait l’idée de venir dans cette guilde. » Lorsqu’il murmura évidemment elle se pencha pour mieux entendre.

« Je dois bien vous avouer que je ne m’intéresse pas tellement à la politique de notre pays. Mais si Fiore souffre il faut évidemment agir. Je ne sais comment, je ne m’exprimerais pas sur le sujet, mais il y a bien certaines personnes qui préparent quelque chose pour faire bouger les choses. Après tant que ça ne se termine pas en guerre civile ni en quelconque bain de sang je pense que ce serait une bonne chose. » Elle lui sourit, bien sûr elle aussi avait baissé la voix. Son thé fini elle ramena la tasse un peu plus vers elle pour profiter des dernières flammes de bien-être avant qu’elles ne s’estompent. Bizarrement seules ses mains avaient froids… son corps peu vêtu -hum- avait peut-être l’habitude mais ses mains douces non.




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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood] Mer 9 Nov - 16:31



Lorsqu'un manipulateur possédé ainsi qu'une démone infiltrée se rencontrent... Voilà ce que ça donne, pour le meilleur et pour le pire.


Des mots inutiles. Si Antho en avait le luxe, il aurait pesté contre les premiers échanges avec le Major… Ses phrases si futiles, si inintéressantes, si… Étranges. Qui en ce bas monde parlait de la sorte, à déblatérer des informations stupides pour un soi-disant bien-être ? Ridicule.
Pendant que ses yeux rouges scrutaient chaque recoin de l’enseigne, le Capitaine la vit rajouter un morceau de sucre dans sa tasse et touiller son thé. Son regard bloqua une poignée de secondes sur le liquide pendant qu’il lui répondait.
Sa rotation le calma, l’apaisa, ne serait-ce qu’un minimum.
Du reste, il l’écouta.

Les motivations de cette chère Circurse étaient là en raison de cousins sacrifiés, morts au Front Bourbeux. Autrement dit dans une bataille des plus stupides où chaque décès n’avait rien apporté au possédé. Prise d’un élan de patriotisme envers Fiore, ainsi que par l’envie impulsif d’un gnome, elle décida d’entrer dans une guilde militaire supportée par Caelum.
Plusieurs phrases se stockaient dans la mémoire du blondin, prêtes à être plus amplement analysées plus tard.
Une cachottière.
Ce profil semblait bien lui correspondre au vu de ses réponses incohérentes, à première vue, mais aussi à sa manière de répondre à l’invitation au débat politique du militaire. Évasive, douceâtre, non-engagée. Blackwood, qu’avait-elle à dissimuler pour agir ainsi, et d’une manière… Si peu professionnelle ?
 

Je le découvrirai, mais pour l’heure… Pensa-t-il en finissant son thé brûlant sans sourciller. Je vois, vous n’avez pas encore eu le temps de vous forger un avis concret sur la situation. Je comprends, celle-ci étant plutôt complexe et effrayante. Le plus important reste de nous occuper de ces engeances répugnantes qu’a engendré ce lâche de Zeref et des quelques fanatiques qu’il a semé, au passage. Son ton avait un quelque chose d’amusé, comme s’il blaguait nerveusement. Vous savez, il laissa deux, trois secondes de blanc pour marquer la transition, ce petit jardin est excellent pour méditer. Se vider l’esprit et détendre son corps est très important avant une opération délicate. Léger sourire aux lèvres, il la mira, les yeux légèrement plissés. Cela vous intéresse-t-il, Major ?
   

À la plus grande surprise du haineux, elle accepta, presque contente. Son expression joyeuse, ainsi que ses manières de mère-poule, à vouloir faire un cours sur une bonne consommation par exemple, n’était pas prise de tête, au moins.
Antho déboutonna son uniforme un peu trop serré, le posa sur le dossier de sa chaise, puis alla s’asseoir en tailleur sur l’herbe rase. Son acolyte le rejoint un peu après.


. . .


Deux heures s’écoulèrent.

L’air impur emplissait ses poumons, une légère brise foulait sa peau blême et la terre rejetait toutes ses tentatives de relaxation. Pour autant, son visage paraissait être en paix, ses muscles étaient détendus et sa manie de trop réfléchir avait pu s’amoindrir. Il ouvrit donc ses paupières puis se dégourdit les membres, comme une panthère sortie de son sommeil. Sa camarade ne faisait qu’un avec la nature, l’essence même de l’harmonie coulait en elle.
Quel spectacle dégoûtant.
Le coléreux profita du prétexte de leur mission pour lui tapoter l’épaule, histoire qu’ils s’en aillent au port.

Les modalités passées, le duo de Sky Stand partit vers sa destination. Le ciel ressemblait à une peinture débile d’un artiste l’étant tout autant, la lueur orangée du crépuscule était traversée de nuages semblants noirs à cause du contraste. Des formes diverses se dessinaient ça et là, ayant plus ou moins de sens pour le possédé. Il ne voulait pas y prêter attention, qui sait, un de ses nombreux fantômes pouvaient surgir de ces cumulus.
Il discuta avec le Major, de tout et de rien, durant l’intégralité du trajet.

Tout ceci était d’un ennui sans-nom… Heureusement, la mer se rapprochait jusqu’à ce que le port leur ouvre ses portes.
L’activité des quais dépérissait, les dernières cargaisons s’effectuées en silence par les quelques ouvriers restants. Il y avait de maigres chances qu’une taupe sévissait parmi eux… Antho envisagea, le temps d’un battement de cil, de tuer tous les employés, idée qu’il rejeta dès son apparition.
Un Capitaine droit dans ses bottes ne pouvait faire un tel carnage sans preuve.


Dommage que je ne puisse agir comme bon me semble… Pensa-t-il, presque triste.


À la suite de ce regret sincère, le possédé progressa dans la zone aux côtés de Circurse. De nombreux endroits pouvaient servir de cachettes idéales pour embusquer les gêneurs, comme les membres de Sky Stand. En tout cas, c’était la première chose qu’était venue à l’esprit du militaire.
Sa mémoire nota ces emplacements alors que le duo avançait dans une lumière orangeâtre désagréable.
 

Ce coucher de soleil rend bien, surtout la multitude de reflets dans l’eau… Rendant la mer similaire à une couche d’or liquide. Il soupira, feignant la rêverie. L’onde est si paisible, dommage que notre monde non.


Pourquoi demander la paix alors que la haine était sa seule Voie ? Comment tenir ce rôle indéfiniment ? Ce spectre d’optimisme et de niaiseries n’était pas destiné à rester son personnage…
Cependant, ses plans s’échafaudaient, se perfectionnaient encore entre les murs de son manoir caché de tous. Là où, il y a des années, d’autres personnes chères avaient trépassées, avaient sacrifiées leur vie pour que l’ignoble assassin et déchet qu’était Antho survive.
Le poids de leur mort pesait sur ses épaules, il ne pouvait pas faillir sa vengeance !

 

Antho ! Ne rêvasse pas. Tu as une mission à terminer, ne paraît pas suspect. Déclara Kiryoken, toujours prêt à partager sa sagesse.


Il avait raison, comme d’habitude. Se donnant quelques claques mentales, le possédé marcha en direction d’un entrepôt désert. Une poignée de caisses de dimensions différentes jonchaient les coins de la surface, seule résidentes du bâtiment.
Antho regarda d’un peu plus près, imaginant un tueur derrière chaque objet, avant d’en conclure qu’aucune âme ne vivait dans ce lieu.
 

Nous sommes à l’extrémité du port… Il se gratta juste au-dessus de son épaule gauche. Je suggère, sans prétention, que nous devrions patrouiller dès maintenant et nous relayer. Ces premiers tours seront pour nous, une façon d’imprimer l’image de cet endroit. Ainsi, si quelque d’étrange se passe, nous pourrions le voir presque immédiatement. Scritch-scritch, scritch-scritch. Et lorsque la fatigue vous gagnera, j’assurerai les rondes le restant de la nuit en plus de garder un œil sur vous.


En attendant la réponse de sa partenaire, le blond visualisa ses futurs ennemis. Elle apparaissait indistincte, lointaine, floue avant de se préciser et de prendre l’apparence d’hommes et femmes robustes.
Ils étaient normalement des vétérans, des experts en la matière pour que l’Intelligentsia faisait appel à eux. Ainsi, le Capitaine les imagina, les sculpta dans son esprit comme des êtres au physique parfait, à l’intelligence effrayante et à l’expérience variée, leur permettant de s’adapter à toutes les situations.
Bien entendu, il devait se trouver loin de la réalité… Néanmoins, cet exercice avait pour but de lui retirer les limites inhérentes à sa personnalité empruntée. De ce fait, il allait être en mesure de déverser sa force ainsi que son ingéniosité tout en restant dans son rôle de Capitaine.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une relation dans l'opium et la corruption. [PV : Circurse Blackwood]

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