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 Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir

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Sue Ly'DurahalThe Huntress
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Caractéristiques du Mage
Magie/Malédiction: Telekinesis
Magie Secondaire:
Progression:
820/900  (820/900)
The Huntress

MessageSujet: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Dim 14 Fév - 14:01







Sue LY'DURAHAL




Nom : Ly'Durahal

Prénom : Sue

Âge : 20 ans

Sexe : Féminin

Guilde (et poste souhaité) : Crow Feather (rang A si possible)

Surnom : The Huntress


Behind the screen

Un pseudo : Supra

Un âge : 19 ans

Comment tu nous as connu ? Top site, alors que je vaquais tranquillement à la recherche d'un nouveau forum

Le code du réglement ? [Siralidey]

Des commentaires ? Sir Ael a tenté de me tripoter >.> kill him /dead

L'avatar que tu utilises ? Yoruichi Shihouin de Bleach


Magie(s) ou Malédiction


Telekinesis : Le nom vous est sûrement familier, et je suis sûre que vous vous imaginez déjà l'étendue de cette magie rien qu'en analysant cette appellation... Telekinesis

C'est la faculté d'agir directement sur des objets par la volonté de l'esprit ; ce sont tous ces phénomènes qu'un individu semble pouvoir créer, toutes ces actions que son mental semble pouvoir exécuter. Par la force de son esprit, de ses pensées ou de ses désirs, Sue peut contrôler. Avec une certaine puissance, elle peut soulever une table, voire un être humain. Mais cela ne s'arrête pas là... La capacité de télékinésie permet d'agir sur la matière et ainsi de pouvoir maintenir un contrôle sur les objets en sa "possession", ces même objets qui seront sous son contrôle. La magie de Sue est très focalisée sur la protection psychique que sa magie lui permet, ainsi que sur la projection de ses attaques corporelles, pour mettre à profit ses compétences martiales.
Mais cela lui demande énormément de concentration pour contrôler à la perfection ce pouvoir étonnant. Extrêmement puissant, il se limite à ce qu'elle est capable de voir. Si elle ne voit pas, elle n'agit pas. Si elle ne voit rien, elle ne contrôle rien...

Rudiment : Magie de transformation
Elle n'est pas très avancée en son rudiment, aussi Sue ne peut modifier que la couleur de ses cheveux et de ses yeux.
Physique



Ceci n’était pas un avis de recherche… C’était une œuvre d’art. Je veux dire, certes, la mise en page était la même qu’à l’accoutumée, mais cette image, ce n’était pas un portrait ordinaire. L’artiste, ce peintre qui avait dû la dessiner et l’apercevoir, il avait eu ce génie de ne jamais oublier ce simple visage, transcendant les synapses de sa mémoire pour rester indemne, après une année. Trente minutes. C’était le temps qu’était resté le peintre à regarder ce visage figé, du haut de son nid, perché à sa fenêtre comme un vautour lorgnant sur sa future charogne. Mais ceci… Ceci était un chef-d’œuvre et le simple fait que cette femme soit recherchée était une véritable tragédie, mais passons…

Des cheveux dessinés en de simples traits, mais dont la lumière rendait bien de cette réalité, de ce fait que cette chevelure pouvait aussi bien apparaître noire que blanche. La véritable couleur était noire, mais cela, personne ne le savait… à part cette personne. Elle avait rendu compte de ce simple et mineur fait pour le restaurer pleinement sur cette toile. Ce visage était d’une finesse, et malgré sa peau colorée, elle ressortait avec une certaine clarté, au milieu de ses vêtements pourtant clairs. La peinture mettait en évidence ce doré envahissant les pupilles de cette jeune femme, tandis que les mèches rebelles encadraient le visage pour en faire une parfaite description des plus belles femmes au monde. Le nez était fin, et ne se remarquait que peu, mais il attirait, allez savoir pourquoi. La bouche était couverte, mais on devinait les lèvres envoutantes de la demoiselle, tandis que son gracieux cou était caché de son écharpe. L’on ne le voyait pas sur le portrait, mais au sein de celui ci, sur le coté droit, se trouvait la marque d’une action trop violente pour ce visage d’ange : un cicatrice d’environ cinq centimètres.

C’était tout ce que l’on voyait sur l’avis de recherche, mais cette image était tirée d’un tableau entier, un tableau qui n’était pas cantonné au simple visage. Cette jeune femme, ce chef d’œuvre continuait en un buste surmonté d’une poitrine alléchante, mais pourtant assez discrète, cachée par un simple soutien gorge. La peau à cet endroit semblait plus brillante, reflétant les rayons du Soleil sans doute… Mais cela la rendait brûlante, et en regardant cette toile, on aurait pu jurer être en face de cette jeune femme introuvable, de cette belle peau en train de chauffer sous les rayons du Soleil. Les formes étaient proportionnellement et admirablement bien retranscrites, la taille, 1m56, petite lui permettait une dimension mignonne, pour 42kg, tandis que quelques couleurs contribuaient à l’aspect chaud de cette peinture. Les jambes semblaient cependant éternelles, du fait qu’elles étaient coupées, se retrouvant alors confondu avec le noir, l’ombre du tableau, l’arrière plan… Cela permettait une dimension parfaitement ombrageuse à cette femme, mais si le peintre l’avait voulu, il aurait pu retranscrire la fin de ces jambes… pour permettre à son modèle de paraître plus majestueuse, mais se faisant, il aurait supprimé l'essence même de cette existence, qui comptait sur les absences de lumières pour passer outre le décor environnant, et ainsi accéder aux ombres derrière la vie au grand jour...

En se laissant immerger par l’artiste et son art, on se laissait submerger par l'aura d’une simple femme… ayant disparue dans les ombres comme elle en était sortie : sans être vue !

Le plus merveilleux était sans doute l’absence, au sein des couleurs, du tatouage de Crow Feather, guilde sombre à laquelle cette mystérieuse créature appartenait, sans que personne ne le sache. Si la beauté avait été dos nu devant lui, il aurait alors eu la chance de découvrir un trésor pour le moins blessant - cinq lourdes cicatrices, croisées, représentant les coups de fouet que cette apparente faible créature avait subit -, et pourtant toujours aussi beau : un oiseau volant, blanc et ressortant avec une douceur inattendue, sur toute la surface haute du corps, par dessus les cicatrices, représentant l’allégeance de cette femme au corps des Crow Feathers… Si quelqu’un avait la chance d’être témoin de ce magnifique spectacle, nul doute qu’il serait en droit de se demander si l’oiseau de l’emblème surplombait les marques de tortures, ou s’il en était prisonnier, comme dans une cage…

Cette femme était tout aussi discrète qu’un fantôme, et pourtant en un simple regard, le peintre avait tout capté, et nous la présentait comme s’il la connaissait de longue date… Etait-ce elle la merveille, ou l’œuvre ainsi présentée ?


Psychologie


C’est une grande erreur que d’échafauder une théorie avant d’avoir rassemblé tous les matériaux nécessaires. Cela ne peut que fausser le jugement.

Au fin fond des ténèbres du monde, là où se cachent les plus vicieux des mensonges, les plus secrets des actes répréhensibles, il y a cette femme. Sue n’est qu’une image, n’est qu’une illusion. Rien de ce qu’elle fait ne peut vous mener sur la piste de son véritable caractère. Même si vous tentez de vous enfoncer dans la mer grouillante des plus mauvaises pensées,  vous ne parviendrez qu’à racler sur la surface de sa personnalité… Aussi, laissez vous guider, et apprenez, appréhendez son esprit, pour que jamais vous ne regrettiez de l’avoir rencontrée…

Le cœur et l’esprit d’une femme sont des énigmes insolubles.

Prétentieuse. Hautaine. Egoïste. Cette personne allie ces trois traits de caractères peu recommandables, pour les assembler dans un mélange tout à fait dénué de cœur. Les ombres qu’elle traverse, qu’elle habite chaque jour, et qui lui ont envahies l’esprit, ont déteint sur elle, et son égocentrisme est à la fois rare et commun - beaucoup de gens sont égocentriques, mais peut être pas autant qu'elle… Mais elle possède quelque chose de plus impressionnant, qu’elle ajoute sans aucun problème à son ragout de caractère.
Intelligente, trop d’après certains, et excentrique, elle devient complètement étrange pour ceux habitués à la norme, même dans les ruelles les plus sombres ou dans les bars les plus noirs. Observatrice, elle se sert de son excentricité dans des raisonnements en apparence absurdes, mais qui portent leurs fruits. Elle possède la capacité d’allier des synapses de son cerveau mieux que la moyenne des gens, et est capable d’une logique « illogique », souvent basée sur des déductions qui, à son grand détriment, peuvent aussi s'avérer fausses. Sue, c’est aussi la théorie du grenier… Elle estime que sa mémoire est une boîte, et que tous ce qui y entre est stocké, et comble lentement cette boite. C’est pour cela que seules les connaissances la comblent… N’espérez pas voir Sue apprendre à jouer d’un instrument, ou à s’ouvrir… Car c’est en restant fermée au monde qui l’entoure qu’elle pourra éviter, au maximum, aux banalités de la vie de remplir sa mémoire…

Elle voit chez les personnes ce que celles ci sont incapable de déterminer et son étude des comportements humains lui permet de prédire beaucoup d’actions. Sue voit les humains comme des pions d’un jeu…
Et, manipulatrice, elle s’amusera avec eux. Elle les détruira lentement, elle jouera sur leurs émotions, elle pulvérisera leurs espoirs… Pourquoi ? Mais parce que cette femme déteste les humains… C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles elle approuve la présence des démons sur Ishgar… malgré leur allégeance à Zeref qui la dérange.
Sadique, elle n’hésitera pas à blesser ses cibles, pour la simple joie de les voir supplier, insulter, puis se plier…

Mais elle n’est pas mauvaise. Elle est rancunière et exagératrice. Son passé d’esclave l’a détruite, elle ne fait confiance à personne, et pour elle, c’est la race humaine qui a échoué. Elle possède une certaine colère envers la plupart des hommes, les reliant directement à son ancien maître, et sa haine la rend instable. Dans quelque excès de rage, elle serait bien capable de dégainer trop vite ses armes et de frapper.

Elle est également très... spéciale - excentricité moi je diiiiiiis - dans ses goûts. Elle aime le mignon. C'est un fait assez dingue en regardant son caractère dans le blanc des yeux, mais elle est une fan inconditionnée de tout ce qui peut paraître doux et inoffensif. Les petits chats, par exemple. S'il y a une chose qui peut m'amadouer, maintenant que son cher et tendre n'est plus, c'est sûrement les petites bébêtes toutes jolies...
Elle aime les gourmandises, aussi. Mais ces deux hobbies sont généralement écrasés par son but. Tout comme sa peur. Sa plus grande peur...
Avant, c'était William Garrick. Encore avant c'était Alphonse Garrick... Mais aujourd'hui, elle a peur de se retrouver enfermée. Cela lui rappellerait trop de mauvais souvenirs où, enfermée, dans sa cellule, elle pleurait...

Sue, c’est une personne détestable, isolée, et qui oscille entre les ténèbres et la lumière, entre les ombres et le soleil… Sue, c’est l’ombre qui, illuminée par l’astre solaire, possède sa propre ombre…

Il n’y a rien de nouveau sous le Soleil. Tout ce qui est a déjà été.

Et pourtant… Et pourtant, malgré son caractère, malgré sa haine, et malgré sa répugnance, autrefois, elle était une autre.
Autrefois, elle était douce, fragile – malheureusement trop - et elle gardait de l’espoir au plus profond d’elle…
Lors de sa rencontre avec Lui, cet homme, elle était rayonnante, lumineuse, malgré sa récente mésaventure de douze ans avec un esclavagiste horrible.
Les horreurs de sa vie l’avaient rendue sensible, un peu terrifiée, mais elle gardait un sourire radieux, en prenant sa main…
Elle avait même des sentiments pour lui – chose désormais bannie et insensée selon elle - et ils étaient réciproques…

Alors comment a-t-elle dégénéré ?
Tout simplement en découvrant le corps de son fiancé sur le sol de leur habitat, ensanglanté.

Et désormais, son unique but est de retrouver tous les instigateurs de ce meurtre et de venger son homme.
Oui, Sue rêve de vengeance, mais elle ne s’arrête pas là… Elle a fini par considérer toute la population masculine comme un cancer. Un cancer à éliminer. Et toute la population humaine comme une maladie à défaire.
La mort de son amant fut trop explosive pour son esprit, et Sue elle devint cette folle égocentrique et sadique que l’on connaît aujourd’hui.

Sue c’est la vengeance disproportionnée… Sue, c’est l’ombre sous le soleil, plongée dans les ténèbres… et le sang.

Rien n’est petit pour un grand esprit.

Malgré la crétinerie et la crédulité des autres - selon elle -, Sue est convaincue que même le plus petit des esprits a le droit de la côtoyer. Elle n’aime peut être pas les humains, mais elle ne refuse en aucun cas une relation, car cela signifierait, pour elle, que celui qui cherche sa lumière est désireux de progresser dans sa condition écœurante d’être humain. Alors elle sera toujours ferme, mais chaleureuse.
Elle traitera chacun comme elle pense qu’il le mérite.

Un ami ?
Sue n’est pas branchée sur l’amitié, mais elle ne refuserait pas une relation dans ce sens là. Elle serait curieuse de savoir si une personne comme elle est capable d’en avoir. Elle aurait même envie de voir si elle voit cet « ami » de la même façon qu’il la voit.
L’amitié n’est pas un concept étrange à cette femme, mais un concept rare. N’est pas ami avec elle qui le veut…
De plus, sa méfiance naturelle obligera le(s) prétendant(s) à ce titre à redoubler de patience, s’il(s) désire(nt) véritablement cela… Car Sue a déjà eu son cœur déchiré une fois, après avoir été brisé, elle ne supportera alors pas cela une deuxième fois…

Un amour ?
C’est complètement et indéniablement impossible. Sue, malgré ses mauvais penchants, est une femme d’honneur, et son cœur n’est plus à prendre. Il a déjà été donné, et la mort de son détenteur ne change rien.
Fermée à toutes nouvelles formes de ce sentiment, l’avenir pourrait peut être lui réserver quelques surprises, mais pour le moment, c’est une folle idée… Trop folle, même pour elle.

Un partenaire sexuel ?
Elle aurait envie de dire que c’est impossible, car seul l’homme qui détient son cœur est capable de la toucher, ou de la caresser… L’amour et le sexe sont choses liées pour la belle, mais en ces temps où l’être de son cœur n’existe plus, le besoin charnel étant incontrôlable, il est possible pour elle d’avoir une aventure d’un soir…
Cependant, ce faisant, elle gagnera un puissant sentiment de dégoût et de culpabilité, qui ne disparaitra sans doute jamais de son esprit… Et son esprit est si grand et si bien contrôlé, qu’elle aura cette sensation toute sa vie, sous le nez.

Un allié ?
Le concept d’allié va de paire avec celui d’ennemi. Au delà des guildes et des pactes, un allié sera, pour Sue, toute personne pouvant l’aider à retrouver les trois tueurs qu’il lui manque à son tableau de chasse. Aussi, une personne de l'alliance Lumen pourrait très bien s’avérer être un allié, tout comme une personne membre des Ecarlates pourra s’avérer être un ennemi.
Mais alors qu’est ce qu’un ennemi ?

Un ennemi ?
Ce concept désigne plusieurs catégories de personnes. Tout d’abord celles qui l’empêcheront de retrouver ses proies, ces tueurs qu’elle compte bien éviscérer. Ensuite, chacun et chacune la dégoûtant. Les personnes désirant la nuire aussi… Quant aux membres de sa guilde, elle les voit, étrangement, comme des ennemis. Pourquoi ? Tout simplement car ces pleutres ont préféré se cacher et vouer une allégeance sans failles à Zeref…

Mais il est des personnes que Sue considérera différemment. Prenez Zeref par exemple. Elle ne l’avouera jamais, mais elle possède un profond respect pour sa personne… Ce mage a réussi à créer des démons en tout genre, pour les mener dans une guilde qui officie à créer la terreur sur le royaume. Prenez Achnologia. Cet humain trop ambitieux mérite également son respect, pour avoir su dépasser la condition humaine…

Quant aux guildes… Elle possède plusieurs impressions, pour la plupart.
Destiny Flare. Cette guilde possède les plus grands guerriers, et les plus valeureux, que la jeune femme a déjà eu l’occasion de voir, ou d’entendre parler. Ils représentent la condition humaine dans toute sa splendeur, par l’élimination directe des ennemis, mais cela lui réchauffe le cœur de voir qu’ils suivent leurs idéaux à la lettre.
Alors que Sky Stand a le plaisir d’attirer son ennui le plus total.
Pour Goden Reign, c’est de l’amusement. Sue voit cette piètre guilde comme une façade. Pour elle, c’est une guilde qui devrait se trouver dans le pacte écarlate et c’est sa présence à Lumen qui attire son œil sur elle… La belle jeune femme trouve en soi la présence de celle ci de l’autre côté plus impressionnante qu’intrigante.
Enfin… Phoenix Ashes… Cette portion de guilde ayant été autrefois Firebird, est bien connue de la jeune femme. Elle considère Fleur de Lunorée – maître de cette pitoyable guilde - comme une faible, au même titre qu’elle serait capable d’insulter Dorian d’Austreterre – maître de sa guilde - de couard. Pour elle, Phoenix Ashes est dans le tort.
Pour ce qui est de Crow Feather, elle les considère comme les lâches de l’histoire de Firebird, et pourtant, d’une certaine manière, Sue a choisi de rester sous les ordres du pleutre ayant assassiné le maître… Tout simplement parce qu’elle n’espère pas vivre une vie vertueuse, mais sombrer dans la monstruosité, en tuant et torturant ceux dont elle veut se débarrasser. Malgré cela, elle aurait sûrement eu plus de chances d’aimer ses camarades de l’autre côté.
Crimson Thorne est également décevante pour la jeune femme, qui les considère complètement idiots de s’allier avec Zeref pour l’utiliser.
Tartaros attise la sympathie de la jeune mage, cependant, par la présence, exclusivement, de démons non humains en elle, tandis que Nether Impact adopte, par moment, pour certains, la bonne vision du monde, à savoir un monde totalement inconfortable et décevant.
Concernant Stella Nova, Sue a déjà eu l’occasion de se forger un avis, et les considère comme des étrangers, ne prenant pas partie, tandis qu’elle n’a jamais entendu parler d’Orion Curse.

Enfin, les lézards cracheurs de feu que sont les dragons ne l’intéressent absolument pas.

L’extraordinaire est une chose, le mystère en est une autre.

Je vous vois venir… Vous vous demandez comment une personne aussi détestable, avec une capacité de jugement complètement nuisible, peut se permettre de vivre normalement.
La réponse est simple : Sue n’est tout simplement pas ce qu’elle est au quotidien.

Sa tête et toutes ses réflexions sont cachées lorsqu’elle n’est plus seule, et lorsqu’elle est en mission, ou quand elle s’évade de la guilde pour accomplir son but, ou se battre, ses cheveux deviennent blancs. Tout simplement pour montrer que ce qui est noir en elle devient caché.
Sue est une prédatrice, aussi se doit elle de se montrer le plus agréable possible, ce qui est extrêmement difficile avec son cerveau aussi mécanique que sa personnalité est exécrable. Elle ne peut pas empêcher les mauvaises remarques de sortir de sa bouche et les insultes vont généralement de paires avec une démonstration de ce qu’elle avance.

Mais son envie de vengeance et son désir de sadisme sont habituellement bien dissimulés et c’est pourquoi on ne rejette cette demoiselle que pour son côté prétentieux et hautain. Son égocentrisme n’est que rarement décelé et son excentricité ne dérange pas plus que cela, la plupart du temps.
Ainsi Sue Ly’Durahal montre une image d’une simple érudite prétentieuse…

Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, aussi improbable soit il, est nécessairement la vérité.

Et si vous êtes déçu, alors c’est que vous devez comprendre l’étendue de son esprit. Elle est la lumière perdue dans les profondeurs d’une eau de malheur, qui se change tranquillement. La lumière faiblit, les ténèbres grandissent, et se muent de sang, pour réussir à converger vers ce dégoût qu’elle peut inspirer…

Découvrez alors son histoire, son passé et apprenez à connaître les étapes de sa vie, qui ont été déterminantes dans la création de cette personnalité.


Prologue



Numa, 10 aout 376

Sue…

Le jour où tu liras ceci, je ne serais plus. Je serais sans doute mort, assassiné.
Le temps m’est compté, à partir de ces premiers mots, alors passons à l’essentiel. Sue, tu es détruite, même si tu ne le sais pas encore. Je t’ai sauvée d’un trou paumé, je t’ai donné une vie, mais tôt ou tard, ton histoire reviendra te hanter. Alors s’il te plait… Quand je serais mort, laisse mon corps en paix et ne cherche pas à me venger. J’ai… fait… des choses dont je ne suis pas fier. Je suis affilié à une bande de dealers… Je sais que j’aurais dû te le dire, mais pour avouer cela à une ancienne esclave ayant été forcée de cultiver la drogue, il me fallait un courage que je ne possédais pas. C’est marrant… D’une certaine façon, ma mort imminente me permet de te révéler mes secrets… Mais je ne peux le faire que par écrit, excuse moi.
J’ai… au cours d’une vente, été obligé de me défendre et de tuer un client. Aujourd’hui, je vais recevoir la visite de quatre membres de mon petit groupe…

J’ai peur. Sue, il vont me tuer, je le sais. Mais si seulement je pouvais arriver à terminer cette lettre. Sue. Je t’aime. Je t’aime profondément, tu es la femme de ma vie, celle avec qui j’aurais voulu passer le restant de mes jours. J’aurais aimé avoir deux enfants de toi… ou trois. Au moins un petit gars, j’aurais alors pu passer du temps et établir une relation père – fils comme je n’en ai jamais eue. Et j’aurais voulu  voir leur visage… J’aurais probablement trouvé que notre petit monsieur avait tes yeux… Nathan… J’aurais voulu l’appeler Nathan. Pour une fille, j’aurais préféré Eloise. Et je l’aurais choyée comme je t’ai choyée. Sue…
J’aurais voulu te tenir la main sur un banc près d’une plage, pour nos soixante ans ensemble…

Malheureusement, je ne pourrais pas m’en sortir. Ces quatre là sont… Ils vont m’envoyer le Macaque, un petit nerveux absolument incontrôlable, le Titan, d’une taille avoisinant les deux mètres vingt, le Frisé et le Tordu… Sue… Ne cherche pas à me venger… Le Tordu est… William Garrick. Ne t’approche pas de lui… Il te reconnaitra.

Sue, ma bien aimée… Je t’aime.
Veux tu m’épouser ? Tu me permettrais de mourir en tant que ton fiancé… Même si j’aurais désiré entendre ta réponse je…

Adieu Sue.

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Sue Ly'DurahalThe Huntress
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mer 17 Fév - 0:11










Histoire - Partie I / L'Esclave




La Vallée de la peur

Il faisait froid… Terriblement froid, dans ce cachot dépourvu de lumière, là où les ombres grandissaient autour de vous, effrayant jusqu’à ton père, qui vous serrait dans ses bras. Cette grotte à l’allure lugubre, à l’odeur de lèpre et humide d’excréments dans un coin empestait plus que les fluides corporels fraichement étalés par terre, par ce petit qui se faisait fouetter pour avoir répondu au maître. Ses cris transcendaient l’air, pour se porter jusqu’à tes oreilles et ton petit visage vint se loger contre la poitrine de ta mère, pendant que tu ne faisais aucun bruit, la main de ton père couvrant ta bouche pour ne pas attirer le mauvais œil sur vous… Car si un seul son venait à interrompre l’esclavagiste dans sa punition purement sadique, vous alliez devenir les cibles de son fouet…
Derrière les barreaux de votre cellule, tu arrivais à voir que le petit garçon ne pleurait plus, malgré ses bruits incessants. Il avait sans doute épuisé tout son stock de larmes et il ne lui restait certainement plus rien pour pleurer. Et en croisant son regard, tu te précipitas, t’échappant de l’emprise de tes parents, pour venir agripper les barreaux sales, et crier. « Arrêtez ! ». L’hurlement détourna le regard du maître, et ton père se précipita pour te reprendre dans ses bras. « Sue ! Ne parle pas… Chuuut mon bébé… », tandis que ta mère se mettait à genoux devant l’ignoble tortionnaire. « S’il vous plait… Elle… Elle est trop jeune pour comprendre… Nous… Nous essayons de lui apprendre à être une bonne pers…
Foutaises ! Qu’on me la sorte de là ! Si elle veut tant que cela aider ce sale petit merdeux, qu’elle subisse le même sort !
JE VOUS EN PRIE ! Elle n’a que huit ans ! »
La peur était envahissante, elle venait de posséder les deux personnes auxquelles tu tenais le plus, tandis qu’elle t’habitait déjà depuis un long moment. Tu n’aurais su dire si la frayeur allait et venait depuis que tu avais vu le jour, ou si elle était juste constamment en toi, prête à se manifester quand l’occasion se présentait. Mais c’était un fait. Indéniable. Tu étais effrayée et tu serrais le bras de ton père, gémissant quelques « Papa… », t’agrippant comme si ta vie en dépendait… car ta vie en dépendait bel et bien.
Esclave depuis ta naissance, tu n’avais aucun droit, aucune liberté et même cette possibilité de tenir ton père sans le lâcher t’était interdite, puis retirée. Tu te retrouvas bien vite au milieu de la place puante, les pieds, nus, dans une mare de sang.

Et le premier coup te lacéra le dos, alors que dans un cri assourdissant, tu tombas à genoux, laissant tes petites mains se retrouver dans le sang collant. Ton unique vêtement rapiécé s’était déchiré en même temps que ta peau et tes multiples vaisseaux sanguins.
Et le deuxième coup te fit hurler encore plus fort, alors que tu tombais au sol et que le maître, dans une bonté qui lui était rare, te donna un coup de pied dans l’abdomen, avant de te laisser aux soins de son médecin…

Cet homme en robe blanche, un peu salie par la terre et la saleté qui régnaient en ces lieux, était là pour éviter que les esclaves meurent de leurs blessures. Et il t’examina, alors que tes yeux trempés de larmes se posèrent sur l’enfant, à peine plus grand que toi, dont tu avais pris la place. Il te sourit en retour et tu sus que tu avais fait le bon choix.

Pour une petite fille de huit ans, tu avais une certaine éthique et un cœur aussi grand que ta liberté était restreinte. Tu rendais tes géniteurs fiers de toi. Toi, l’enfant qui était née de deux esclaves, l’enfant qui était destinée à mourir trop tôt, trop fragile pour cette vie de souffrance et d’obéissance, tu arrivais à rendre tes parents heureux, malgré la peur et le chagrin qu’ils éprouvaient en ce moment, à te regarder allongée sur la table, pendant que l’on t’auscultait.

Dans ce cachot infâme, il y avait quatre cellules, contenant trois membres à chaque fois, sauf dans le cas du petit garçon que tu avais sauvé. La première et la deuxième contenait les esclaves les plus vieux, de soixante ans à plus de quatre vingt. Ils étaient généralement des prisonniers, et n’avaient pas connu une vie d’esclave, mais une vie de paysans. Ensuite, venait la cellule de ce môme, Liam. Ses parents avaient été assassinés par le maître quelques jours auparavant, en essayant d’élaborer un plan de sortie. Il ne restait donc plus que lui. Et enfin venait la tienne, Sue. D’environ trois mètres carrés, ces cellules étaient l’équivalent d’une chambre, tandis que la grotte faisait office de dortoir. Il n’y avait aucun lieu pour les besoins de chacun, aussi au fond de cette grotte, se trouvaient différents trous. C’était très sale.

Tu fus bientôt relâchée par le médecin, qui, dans un élan de gentillesse, te caressa la tête, avant de te conduire, te tenant par la main, après avoir enfilé un gant. Il ne fallait pas qu’il se salisse en te touchant - parce que la saleté du lieu, c'était bon, mais la tienne, elle devait être corrosive... Il referma la cellule derrière toi et tu allas retrouver le creux des bras de tes parents, qui t’étaient Ô combien chaleureux, malgré le froid qui régnait dans la grotte. Il devait faire aux alentours de douze degrés la nuit, contre trente le jour. Tu t’y logeas, avant de fermer les yeux…

Votre travail, à vous, esclaves de Monsieur Garrick, était très simple et particulièrement éprouvant. Assignés au travail dans les champs, vous étiez chargés de cultiver et de ramasser les feuilles de Khat que vous faisiez pousser. La Khat était une plante hallucinogène, utilisée dans la confection de diverses drogues, en les assemblant dans une marmite que l’on faisait chauffer à environ cent vingt degrés avec d’autres plantes cultivées par d’autres esclaves.
Parmi tout Bosco cependant, vous aviez eu de la chance - ou la malchance - d’être rachetés par cet esclavagiste là…

Tu te souvins, dans ton rêve – devenu cauchemar -, comment on t’avait vendue. Comment on vous avait vendus. Vous n’étiez pas à Monsieur Garrick, deux semaines auparavant. Vous étiez juste des marchandises, exposées sur une estrade d’un marché, vantées d’être fortes ou douces… vierges ou non. Pour toi, pour tes parents, cela avait été l’une des expériences les plus humiliantes du monde… Vous étiez montés sur l’estrade, et on avait commencé à vanter la force musculaire de ton père et sa peau noire. On avait commencé à médire sur la condition humaine des noirs, avant de vanter leur force stéréotypée. Il avait ensuite été déshabillé pour donner de nouveaux arguments aux potentiels acquéreurs...et Monsieur Garrick avait payé. Pour ta mère, elle avait été déshabillée d’entrée de jeu et l’on avait montré sa beauté, sa résistance et la couleur blanche de sa peau. On avait notamment dit qu’elle avait de la chance d’avoir une peau aussi belle que son visage…et Monsieur Garrick avait payé.
Et pour toi… On t’avait déshabillée et on t’avait soulevée, pour te poser sur une table. Tu étais trop petite sinon. On avait vanté ton sang mixte et ta virginité...et Monsieur Garrick avait payé.
Monsieur Garrick vous avait rachetés à ce maître esclavagiste raciste qui t’avait vue naître… Igor.

Mais tes souvenirs et ton rêve ne purent remonter plus loin que cette vente et tu ne le savais pas, mais autour de toi, te berçant, ta mère s’était endormie, rêvant de toi et de ton père…
Ta mère avait été une magicienne, dans son ancienne vie, et lors d’un voyage, en 351, à Desierto, près de ce qui était aujourd’hui les ruines de Krinax, elle avait rencontré ton père, un indigène. Le coup de foudre avait aussitôt frappé ces deux cœurs et ils s'étaient mariés. Six ans plus tard, ta mère tombait enceinte, au même moment où Desierto commençait à s’écrouler, à sombrer et tes parents fuirent le pays. Ils se retrouvèrent à voyager dans des conditions abominables, du point de vue d’une femme enceinte, avant de tomber, trois mois plus tard, aux alentours de Bosco, sur cet Igor, ce marchand d’esclaves. Il les avait capturés, et c’était ainsi que ton histoire au sein d’esclaves commença…

Alors que toi et ta mère dormiez, ton père vous serrait fort contre vous, conservant votre chaleur corporelle…
Et lorsque le matin pointa le bout de son nez par les premières lueurs de l’Aube, le maître ordonna aux esclaves de se mettre au travail.

Vous sortîtes donc pour vous occuper des plantations, lesquelles se trouvaient juste à côté, à deux mètres, de la maison de Maître Garrick… Et vous allâtes travailler sous le soleil durant toute une journée... Comme d’habitude…
Un habitude qui dura encore trois ans…


Une étude en rouge

Trois ans… Presque jour pour jour. Durant trois ans, tu avais subi les brimades de Monsieur Garrick et tu avais évolué. Agée de onze ans et habile de tes mains, il avait trouvé un bon moyen pour abuser de toi pendant que tu entamais ta puberté. Tes mains.
Lorsqu’il en avait besoin, il t’appelait. Si tu ne venais pas, il te menaçait et te battait. Tu étais forcée d’aller dans la maison afin de prendre sa chose en main, aussi dégoûtante soit elle. Mais en contrepartie, il te lâchait du lest et t’autorisait à rester dans une seule pièce de la maison, pour te reposer.

Tu étais bien la seule à avoir cette "chance". La plupart du temps, tu allais à la fenêtre et ton regard se posait sur les champs. Tu regardais tes parents se faire du mal en portant trop d’outils, ou en s’éraflant, les plants de Khat étant plutôt serrés. Puis ton regard vaquait sur Liam, ce jeune roux que tu avais sauvé trois ans auparavant. Lorsque tu le regardais, habituellement, Monsieur Garrick, qui t’obligeait à l’appeler « maître Alphonse » - Alphonse étant son prénom - se mettait à jouer de son violon. Il était doué et son archet lui permettait de faire de grandes mélodies sur un si petit objet.

Il était exécrable, certes, mais en toi, tu espérais que tes proches puissent avoir une meilleure vie et tu savais que lorsque tu serais en âge, il te violerait. Mais étrangement, tu te disais à toi même que le jour où cela arriverait, tu pourrais négocier la libération de ta famille et Liam.
Perdue dans tes pensées plus qu’à l’accoutumée, alors que tu venais de t’essuyer les mains, il t’empêcha de réfléchir plus qu’une esclave ne devait le faire.
« Sue. Sue ! Qu’est ce que tu regardes ? Le petit Liam ?
Je… Oui, Monsi… maitre Alphonse.
Tu es encore en train de réfléchir à un moyen de le libérer lui ainsi que tes parents, c’est cela ?
O…Oui maitre Alphonse.
Bien… Tu ne m’as pas menti cette fois. Viens là.
»
Peureuse et cachant la blessure qu’il t’avait faite trois jours auparavant, sur ton bras, tu obéis. Tu étais effrayée par cet homme, ce maitre qui avait la plupart du temps des pensées trop sadiques et perverses pour toi. Une fois devant lui, il t’attrapa les cheveux et les tira en arrière, avant de poser son canif contre ton cou.
« Si tu ne fais, ne serait-ce qu’oser penser à fuir ou à les libérer… Je te promets que ton cher Liam, je le déchiquèterais avant de me servir de ses os pour tuer tes parents, et je leur chierais dessus, sale merde ! »
Il était raciste. Comme beaucoup d’esclavagistes, Alphonse Garrick venait d’une famille ne mettant pas au même niveau les personnes de couleurs et les blancs. Son père, Marcus Garrick, vieillard de son état, et son fils William avaient suivis et suivaient le même schéma d’éducation…
Lorsqu’il prononça ces mots qui t’étaient particulièrement terrifiants, il t’entailla le cou, laissant couler ton sang, avant de te soulever par les cheveux, pour te jeter dehors après avoir ouvert la porte.

Tes proches, voyant la scène, crièrent, et ton père s’élança vers Garrick, profitant du fait qu’il n’était pas attaché. Garrick sortit alors son arme, un six coups, de sa poche, pour éviter d’avoir une révolte sous le coude. Aussitôt qu’ils eurent vu l’arme, ta famille et Liam se turent, et ils attendirent. Ils attendirent car tu toussais.
« S-Sue ? Qu’y a t-il ? »

Tu n’arrivais plus à respirer. Tu sentais comme une boule dans ta gorge, qui, elle, te brûlait. L’asthme.
L’asthme te touchait et était en train de te tuer. Tu réussissais à peine à respirer et le maitre rengaina pour aller appeler son médecin...



Allongée sur la table de la grotte ignoble, tu ouvris les yeux et la première chose que tu vis fut le visage du médecin, alors qu’il utilisait la magie pour soulager ta crise. Tu étais asthmatique et il était en train de dilater les muscles de tes bronches pour te permettre de respirer à nouveau.

Lorsqu’enfin tu fus apte à reprendre le travail, il te laissa partir, en te donnant auparavant une boite de racines médicinales, modifiées par sa magie pour te permettre de dilater tes bronches sans son aide, lors d’une crise.

Le soir venu, dans votre cellule, tes parents te prirent dans leurs bras pendant que tu leur expliquais ce qu’avait dit le médecin. Au fil de la conversation, tu en vins à te demander « Maman… Pourquoi j’ai de l’asthme ?
Je ne sais pas mon ange… Je ne sais pas, mais on surmontera ça, d’accord ? Oui… »

Les jours suivants furent particulièrement éprouvants pour la jeune malade que tu étais. Tu travaillais plus que d’habitude pour rattraper les heures que tu perdais durant tes crises, mais Liam t’assistait. Il se rapprochait de toi et ensemble vous pouviez terminer plus rapidement.
Monsieur Garrick avait également arrêté de te faire venir pour le soulager, car selon lui, « (…) Déjà qu’elle est noire. Je ne vais accepter qu’une noire malade me touche. ».

Le cinquième jour après qu’ils t’aient vue t’écrouler durant ta première crise, tu entendis des cris, des voix, avant que l’on vienne vous réveiller. Il était quatre heures du matin et vous vous mettiez au travail, quand eus une crise. Tu t’arrêtas pour aller chercher tes racines à avaler, mais elles étaient introuvables. Ce fut au moment où tu allas voir monsieur Garrick pour qu’il t’aide, éventuellement, à les chercher, que tu le vis en train de les donner à son chat, Grifess. C’était un chat détestable, angora, qui paraissait gros à cause de sa fourrure trop épaisse. « M…aître… Al…phonse ? »
En entrant, tu avais fait claqué la porte et le maitre s’était retourné vers toi, avant de s’approcher de ton petit corps en train de perdre ses forces. Il te souleva par les cheveux, avant de te montrer la dernière racine. « Ne la gâche pas, c’est la toute dernière. ». Il te l’enfonça alors dans la bouche, avant que tu ne comprennes. Il y avait cinquante racines dans la boite, au départ, et tu en avais utilisé cinq ou six… Il en avait donc donné entre quarante trois et quarante au chat.
Une fois que tu réussis enfin à respirer convenablement, tu fus lâchée et il te regarda de haut. « Sue… Tu as claqué la porte. Pourquoi ?
Je voulais… Je vous cherchais… Pour que vous m’aidiez à trouver mon remède.
Eh bien c’est chose faite, tu ne crois pas ? »
Tu ne répondis pas, et te levas. Mais Grifess se cala contre tes petits pieds nus et sales, et tu tombas en avant, te rattrapant à la main de Monsieur Garrick.

Horreur !
Dégoût !
Répugnance !
Garrick n’arriva pas à le supporter. Son esclave métis et malade venait de le toucher sans son autorisation. Il la frappa, avant de la tirer pour la mettre à terre, juste devant la maison. Tes parents et Liam te regardèrent, alors que le maître avait sorti son fouet.
« A GENOUX ! »
Tu t’exécutas, terrifiée.
Ils s’exécutèrent tous.
Garrick se plaça alors derrière toi et il frappa. Un coup. Deux coups. Tu crias. Ta voix passa dans l’air et heurta les tympans de ton père, qui serrait les dents. Ta mère était en train de pleurer, et Liam fermait les yeux.
« Sue ! », te lança ton maître. « A ton avis, pourquoi cette punition ?
P-parce que j’ai trébuché sur le chat.
Et ?
Et j’ai dû lui faire mal.
ET ?
J… Je ne sais pas… Pitié…
»
Alors Garrick soupira.
« Ne me touche plus JA-MAIS ! »
Et le troisième coup partit. Le fouet fila dans l’air pour frapper ton dos.

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Ton père se leva et marcha en direction du maître, qui, absorbé par ton corps, ne le voyait même pas venir. Ta mère l’appelait, tentant de lui faire entendre raison. Car Garrick était armé, et ton père n’était qu’un esclave. Ce dernier s’arrêta et regarda en arrière, sa femme.
« Et que veux tu que je fasse ? Que je le laisse blesser Sue ?
Non, bien sûr… Mais… Chéri… Il va te…
Stop ! Ne dis rien… Maitre Garrick ! »
L’intéressé décrocha son regard de la dernière plaie que le fouet avait fait sur toi. Elle était si profonde que tu étais tombée à terre, étalée, sans aucune force.
« Papa…
Retourne à ta place esclave ! »
Ton père te regarda avec la plus grande sympathie du monde.
« Ca va aller Sue… Je te le promets.
Esclave !!
Maitre !!
Tu oses me manquer de respect ? A TA PLACE !
Rendez moi ma fille.
»

Le maitre s’impatientait. Il lâcha le fouet pour attraper son mousquet, toujours à sa ceinture, et il le braqua sur ton père. « Papa ! Chéri !
A ta place, esclave !
Me tuer ne me fera pas bouger. Alors rendez moi ma fille ! »
Ton père était bouillant de rage. Après avoir vu sa petite fille si souvent maltraitée, il éclatait. Quitte à mourir, il ne pensait plus qu’à s’insurger contre celui qui blessait son amour de petite fille.

*BANG*

Un coup de feu.
De la fumée encore chaude sortait du canon de l’arme tenue par le maître. Et du sang s’étalait sur le sol.
« NOOOOOOOOOOOOOOON !!! »
Ton père tomba à genoux, en constatant les dégâts… Garrick avait tué ta mère, pour l’obliger à obéir.
« C-Chérie…
A ta place, esclave. »
Ton père semblait complètement perdu, lorsque le petit Liam, à peine plus grand que toi se leva avant de courir vers Garrick.
« Liam ! Non ! »
Il avait les larmes aux yeux, comme toi. Ton père tendit son bras, avant se relever, lentement.
« Attends moi, chérie… »
Il s’élança, et Garrick paniqua.

*BANG*

Il tua Liam, d’une balle dans le ventre, alors que tu hurlais..

*BANG*

Il rata ton père.

*BANG*
*BANG*


Il toucha sa jambe et son épaule, mais ton père, coriace, continua sa lancée, avant de sauter sur Garrick.
« MEURTRIER !! »

*BANG*

La dernière munition du maitre. Ton père s’écroula et tomba par terre. Et toi, tu le regardais dans les yeux. « Papa ! PAPA ! PAPA !
Sois forte… Sue… Je vais rejoindre… ta mère…
NON ! Non, ne me laisse pas… S’il te plait…
»
Tu avais rampé vers lui, pour lui prendre la main et essuyer tes larmes dedans. Garrick, lui, était rentré dans la maison. Ton père te caressa la joue.
« Je t’aime mon bébé… »
Et sa main tomba.
Et son cœur s’arrêta.
Et le fil de sa vie se coupa.
Et Garrick commença à jouer une douce mélodie au violon.


Son dernier coup d’archet

Trois cent cinquante huit jours. Cela faisait précisément trois cent cinquante huit jours depuis ce jour funeste pour toi, qui te retrouvais désormais seule, sans parents, sans Liam… Curieusement, les autres esclaves n’avaient pas fait les frais de ta bêtise, mais ils étaient vieux. Et l’un d’eux était mort au cours de cette année là.

Il s’était passé quelque chose d’intéressant, cependant. Lors de cette journée fatidique, tu avais gagné en assurance et en conviction. Les premières semaines, tu avais beaucoup pleuré, mais ensuite… Tu étais devenue une coquille. Comme si ton entière personne était devenue un abri. Tu semblais filtrer les émotions qui te parvenaient et tu arrivais à les contenir. Etrangement, après la mort de tes parents, tu ne t’étais pas réfugiée dans les bras d’un autre esclave, mais tu avais préféré surmonter cela seule. Tu t’étais forgée une personnalité tout autour de cette perte, comme pour l’ensevelir sous les décombres de ton bonheur, perdu…
Ce fut à cette période de ta vie que tu te découvris un certain talent pour une réflexion plus poussée. En effet, touchée par la mort de ta famille, tu n’arrivais plus à travailler comme tu le devais. Alors le maître, qui regrettait d’avoir dû éliminer trois de ses esclaves, avait opté pour une punition quelque peu originale : tu étais enfermée nuit et jour dans ta cellule, dans cette grotte encastrée dans la roche, derrière la maison. Et une fois par jour, un des esclaves t’apportait une miche de pain…
Mais dans cette cellule, assise contre le mur, dans une position plus que recroquevillée, tu avais découvert que tu savais réfléchir. Tu avais de la mémoire, pour te souvenir, et forcer ton cerveau à te faire imaginer une parfaite image de ta mère et de ton père. Tu avais l’impression de les voir. D’autant plus que tu te souvenais parfaitement de leur voix, ce qui était preuve que tu n’arrivais pas à avancer…
En fermant les yeux, tu t’étais même surprise à t’être rappelée de chaque détail de la maison, et de la plantation. Tu créas alors, lentement, un plan pour t’évader.

Cependant, pour cela, il te fallait travailler, aussi attendis tu qu’un esclave passe t’apporter la miche quotidienne pour faire appeler Garrick. Celui ci arriva environ vingt minutes plus tard.
« Qu’y a t-il, merdeuse ?
J-J’ai peur… Je veux… Je veux rester… avec les autres…
Si tu me promets que tu bosseras aussi bien que le faisaient ton père et ta mère.
Oui, je… Je vous le promets.
Bien. Demain, tu auras les mêmes repas que d’habitude, et tu commenceras à travailler avec les autres.
Attendez ! Je… Je veux sor…
Demain !
»
Lorsqu’il eut quitté l’endroit, tu souris. C’était amusant, tu avais réussis à mettre sur ton visage et dans ton corps, une émotion contrôlée. Tu avais fait semblant d’avoir besoin des autres et cela avait fonctionné.
Tu passas alors ta petite nuit à réfléchir. Tu voulais venger tes parents. Tu voulais venger Liam. Et tu voulais t’échapper. Tu étais faible et pourtant… Il y avait bien une solution… Car Garrick avait un fils de trois ans ton ainé. Car tu étais désespérée au point d’envisager t’attaquer à William Garrick toute seule.

Le lendemain matin, dès l’aube, tu fus réveillée et tu bifurquas vers les champs. Tu avais mauvaise mine, tu étais faible et mince à cause de ta sous nutrition. Tes haillons reflétaient magnifiquement ce fait. Tu semblais flotter dans ces vêtements.

Arrivant devant les plantations, tu attendis qu’il entre dans la maison pour t’éclipser. Le domaine entier était gardé par les dealers de seconde zone de Garrick, mais ils pesaient au moins cinquante kilogrammes de plus que toi. De plus, tu étais faible et asthmatique. Tu ne pouvais pas passer.

Affamée, la première chose à la quelle tu pensas, en te faisant ainsi la belle, fut d’attraper une pousse de Khat, cette drogue, et de la mettre dans ta bouche. Lourde erreur.



D’un seul coup, tout sembla différent. Tes pupilles dilatées, tu remarquas qu’il y avait un animal rose sur le toit de la maison. En le voyant, tu eus un sursaut, et tu trébuchas sur un bout de bois. Celui ci grandit alors et devint un arbre te souriant…
Tu étais sous l’emprise du Khat et cette plante se fumait, généralement. On pouvait au pire la lécher, mais la manger était trop puissant. Tu mettais tout ton système immunitaire en danger, par cette simple et seule action.

Tu étais entrée dans un monde de couleurs, un monde de libertés. Tu voyais des choses que personne n’était capable de voir. Tu bougeais lentement, tu touchais les arbustes et ils devenaient rouges. Tu marchais vers les autres esclaves et ils devenaient verts, et complètement déformés. Tu commençais à avoir un rire assez déroutant. « Héhéhé. »

Ces bruits, ces rictus que tu lançais, attirèrent bientôt Alphonse Garrick, qui, en te remarquant dans cet état, t’attrapa la tête. Avec ses gants.
« Merdeuse ! Merdeuse !! Bon sang, mais il n’y a donc aucun esclave capable de la surveiller ? Raaaaaah, MEDECIN ! »
Garrick, malgré son irascible caractère, s’inquiétait pour toi.
Tu étais dans un état second, peu lucide, dans lequel ton imagination et les commentaires des autres esclaves sur les drogues t’influençaient et influençaient ta vision des choses. Ton corps se prenait des baffes, des coups et des secousses de Garrick, commençant à être vraiment inquiet… Finalement, tu sombras dans les tréfonds de l’inconscience…



Tu te réveillas sur la table du salon, alors que le médecin utilisait encore sa magie curative sur toi, éliminant la drogue de ton organisme. Il te purgeait lentement, alors que tu te demandais encore ce qu’il s’était passé.
« Merdeuse… Sais tu quelle est la punition pour m’avoir volé de la marchandise et l’avoir ingurgitée sans payer ?
J… J’avais faim… Je… Je suis où ?
Dans le salon. Viens là. »
Il t’attrapa le bras et te tira vers la cuisine, où il te plaqua la main sur la table.
« M-maître Alphonse ?
La punition est la mutilation. »
Tu ne savais évidemment pas ce que ce mot voulait dire. Tu n’avais pas été instruite par une école, et tu étais bien trop jeune pour que tes parents aient pu t'enseigner ce mot de leur vivant.
« C’est quoi ?
Je vais te couper la main. »
D’un seul coup, la peur s’empara de toi. Tu te débattis, en vain. Tu crias, en vain. Tu tentas de le mordre, en vain. Il attrapa alors son poignard, qu’il posa ensuite sur ton avant bras, appuyant. Tu avais un peu mal.
« S’il vous plait… »

La lame en fer, incrustée de deux joyaux était admirablement bien positionnée, son centre d’inertie se trouvait dans la main du maitre Garrick. Il l’abaissa violemment, mais tu  fus sauvée par un réflexe, ton coup de coude surprise, ayant pour unique effet de déplacer la trajectoire de l’arme, qui trancha entre deux doigt. Effrayée, tu songeas à t’enfuir avant de t’apercevoir que le choc avait déstabilisé Garrick, qui, à cause de ton coup, s’était appuyé sur le bord de la table pour ensuite glisser.
Ton cerveau connectant quelques synapses dans l’urgence de la situation, tu attrapas le poignard et le retiras de la table pour ensuite le mettre sous la gorge de Garrick.
« Merd… Sue... Arrête… Je suis ton maître…
Ca, c’est pour mon père !
»
Tu enfonças le poignard dans l’épaule de Garrick qui hurla. Trois secondes plus tard, des pas dans l’escalier confirmèrent que le fils de ton maitre était bien dans sa chambre.
« William !
Papa ?
Aide moi ! Tue la. »
William déglutit, alors que toi, tu étais grisée de voir que tu pouvais venger tes parents. Et Liam.
« Ca, c’est pour ma mère ! »
Tu plantas alors l’arme dans l’estomac de Garrick, et William cria
« Papa ! Sale peste ! »
Il se jeta sur toi, et tu tentas de l’éviter, sans grand succès. Tu tombas sous son corps, et il posa ses mains sur ta gorge. Alors tu attaquas. Le poignard se planta dans son bras, et tu ne pus le retirer. Tu te dégageas, avant d'attraper le premier objet qui pouvait t'aider, la bouteille. Et tu frappas William, qui commençait à s'étourdir, à s'évanouir, avant de faire comme William t'avait fait, sur Alphonse.

Tes mains se posèrent alors doucement sur sa gorge et tu appuyas.
« Et ça, c’est pour Liam… »
Et tu l’étranglas, l'adrénaline te permettant d'en avoir la force, en fermant les yeux, pour ne pas voir la vie de cet homme partir…



Lorsque tu l’eus tué, tu partis. Tu te dirigeas vers les portes en courant, criant aux dealers les gardant :
« Le maître ! Il est mort ! A l’aide ! »
Il y avait deux dealers et les deux insistèrent pour aller voir, étant impatient de le détrousser. Tu en profilas pour filer et tu te retrouvas bientôt hors des terres de Garrick. Tu marchas jusqu’à Numa, la capitale de Bosco…

Une fois en ville, tu manquas de force et tu t’assis par terre, épuisée… Aujourd’hui, tu avais tué ton maître. Et les larmes qui avaient décidé de te laisser seule à ce moment revinrent finalement, pour que tu puisses pleurer. Car malgré le fait qu’il ait tué tes parents et Liam, c’était un être humain. Et tu étais un monstre… Il avait un fils… Et en toi, tu regrettais cet acte… Il ne pourrait plus jamais faire briller son talent musical au travers de son violon…


La Boite en carton

« Là bas ! Elle est partie là bas, cette garce !
Attrapez la ! Elle m’a volé des pommes !
Elle a disparue ! Où est elle ? Vous la voyez ?
Là ! Où ça ? Mais là !
Sur le toit !
Rattrapez la ! »
Inutile. Incohérent. Stupide.
Ces hommes n’étaient pas de taille et la femme qui les accompagnait n’était pas plus douée. Ils s’attaquaient à une voleuse, une délinquante qui courait dans les rues de Numa, volant principalement à la tire tout ce quelle pouvait prendre, tout ce qui pouvait lui être utile. Le vol à l’étalage faisait aussi partie de ses passes temps, entre autres. Cela faisait quatre ans. Quatre ans qu’une voleuse agissait dans les rues de Numa. Le matin, la nuit, le soir ou l’après midi… La voleuse n’avait pas d’horaires. On l’avait vue par moment, elle ne misait pas sur la discrétion. Elle misait sur la rapidité. Elle courait, elle s’enfonçait dans la foule, elle passait outre les passants, pour « choper » ce qu’elle cherchait. Ce pouvait être un pain, une pomme, ou de l’or. L’un comme l’autre, comme le troisième pouvait lui servir.
Elle était ensuite généralement poursuivie, mais son agilité avait été prouvée de nombreuses fois. Elle passait dans les minces ruelles, pour sauter, et rebondir entre les deux murs encadrant celles ci. Elle sautait, et s’accrochait à une fenêtre, pour ensuite s’appuyer contre le mur et s’élancer vers le prochain point d’appui. Lorsqu’elle allait tomber, ratant sa dernière accroche, ses réflexes la sauvaient, et elle sortait le canif qu’IL lui avait donné pour le planter dans le mur et s’en servir comme point d’accroche.

Courant sur les toits, elle donnait du fil à retordre à ceux qui tentaient de l’en empêcher et elle disparaissait généralement comme elle était apparue… sans rien dire, sans être vue…

Là, cette situation était identique, à quelque chose près. Tout d’abord, cette voleuse qui sévissait, c’était toi, Sue. Tu avais changé depuis la dernière fois…



Tu venais d’arriver dans cette grande ville, après avoir exécuté ton ancien maître, et tes larmes se confondaient avec la sueur et la transpiration. Tu avais couru et tu ne savais pas où aller… Tu n’avais pas d’argent, tu n’avais pas de vêtements autres que tes haillons, tu étais une esclave en fuite. Tu avais à peine douze ans et tu étais aussi faible que mal en point. Tu profitas du peu de monde pour te faufiler jusque dans une ruelle plus sombre que la moyenne, pour t’y cacher et t’y recroqueviller.
Tu te retrouvais donc entre les poubelles et les bennes à ordures, mais au moins, malgré l’odeur qui ne te dérangeait pas plus que cela, tu avais un peu plus chaud…
Tu attendis ici jusqu’à la nuit.

Puis, te blottissant dans le creux des sacs, tu t’assuras de pouvoir dormir au chaud. C’était ta première nuit dans la rue… Mais il commença à pleuvoir et ta nuit devint rapidement un cauchemar. Tu étais trempée, tu commençais à avoir froid, alors tu entras dans la benne à ordures, pour rabattre le couvercle et te cacher de toutes les multiples gouttes de pluie, qui semblaient vouloir t’agresser pour te mouiller.
Ce fut une nuit horriblement longue.

Le lendemain, tu passas ta journée à marcher, à te cacher, de peur, puis à retrouver des ruelles sombres. Tu faisais les poubelles quand tu pensais pouvoir trouver un morceau de nourriture. Tu étais affamée.
Et c’est au bout du deuxième jour que tu le remarquas. La boîte. Ou plutôt la caisse. Caisse de bois, elle était ton nouvel abri. Cette caisse semblait intacte, et miraculeusement, protectrice. Tu sautas sur l’occasion, et la tiras hors des décombres, de là où elle avait été jetée, pour te glisser dedans, et t’y sentir mieux. Ce n’était pas une vie de luxe, ce n’était même pas une vie moyenne, mais tu y subsisterais…

Au fur et à mesure, plus le temps passait et plus tu commençais à t’habituer. Tu profitais de l’objet qui était ta maison, ton lit, ta chambre et ton seul ami, ta cache : la caisse en bois. Avec une certaine assurance que tu gagnais au fil des jours, tu approchais les étals, sous ta caisse, te cachant, avant de réussir à « choper » une gourmandise et ainsi survivre.
Au fur et à mesure, tu parvenais à voler plus facilement, plus de choses. Tu commençais à connaître les rues de la ville et telle une nuisance, ou un insecte, tu connaissais les pires endroits, pour savoir en tirer parti et voler le maximum. Tu fis cela pendant un an, avant de te faire attraper…




Aujourd’hui, tu avais seize ans et tu arpentais les allées avec tant de grâce et tant d’agilité. Tu savais comment échapper à n’importe qui, tu n’avais plus de haillons, mais une tenue noire, de cuir. En réalité, tu ne vivais plus dans la rue, mais tu continuais à dérober… Pourquoi ? Eh bien…

Dans la cité, tu avais un jour, lors de tes quatorze ans, découvert une bande d’orphelins vivant sous les ponts. Ils étaient nombreux, tout un orphelinat, celui ci ayant été détruit dans un incendie. Ces enfants n’avaient pas de chez eux, mais ils vivaient dans un bâtiment abandonné. Et toi, tu volais pour eux.

Tu y étais d’ailleurs presque, tu voyais leur habitat derrière l’immeuble qui te faisait face. Tu sautas, attrapant le balcon le plus proche, pour effectuer une ascension de balcon en balcon, jusqu’à arriver en haut. C’était plus une grande maison qu’un immeuble. Tu t’apprêtas à passer le dernier obstacle, lorsque tu te rendis compte que tu avais une cheville foulée, ou plutôt, une cheville que tu venais de te fouler. Tu tombas, dans le vide…



Ce fut un marchand qui t’attrapa, la main dans le sac. Ou plutôt, la main sur l’étable. Tu tenais encore la pomme et il te serrait le bras, te faisant mal.
« Ah ! Je te tiens, voleuse ! Oh, et ces habits… Une esclave ?
Oui, sûrement, t’as vu sa peau ? »
Le marchand avait été rejoint par son collègue et ils te tirèrent de ta cachette alors que tu ne disais rien, de peur d’attirer l’attention sur toi.
« Tu sais comment on punit les voleuse comme toi ?
N… Non.
La mutilation.
Vous allez me couper la main ?
Oui…
Et après, on l’utilisera ?
Hein ?
T’as quel âge ?
»
A ce moment, tu sus qu’il fallait mentir.
« Onze ans.
T’es plus jeune que tu en as l’air alors… dommage.
Azer, enfin ! C’est une voleuse, mais elle ne mérite pas que tu deviennes un violeur.
C’est une esclave.
Et donc c’est à son maître de la violer s’il le veut.
Mais pour la mutilation…
Ca c’est la loi ancestrale de tous les marchands. Un code d’honneur. On coupe les mains des voleurs.
»

Alors que tu fermais les yeux et te concentrait pour pouvoir redonner un coup de coude aux marchands et ainsi espérer t’en sortir comme tu l’avais fait, un an auparavant, avec Garrick, tu eus un flash back éprouvant, et tu revis le corps de ton maître à terre. Terrorisée, tu ne bougeas plus et au moment où tu crus que tu allais devenir manchot, une voix s’éleva.
« Anaiiiiiiiiis ! Ah ! Messieurs, voudriez vous bien lâcher mon esclave ? »
Les deux hommes et toi regardâtes alors dans la direction de cette voix semblant sortir du néant pour t’aider. Machinalement, tu répondis par un « M-Maître Isaac. »
Les deux marchands te lâchèrent et tu te réfugias derrière cet homme envoyé par la providence. Il était plus grand que toi, il devait à peine avoir la majorité. Ses cheveux étaient blancs et magnifiques et tu fus surprise de regarder cela en premier.
« Donc c’est votre esclave ?
Elle nous a volé.
Faux, je l’ai chargé de me ramener une pomme, mais j’avais oublié qu’elle n’avait pas d’argent. Elle a sans doute eu peur de son châtiment si elle échouait. Toutes mes plus sincères excuses. Voici le paiement de la pomme. Je vais d’ailleurs en prendre une dizaine de plus.
Oh, bien bien monseigneur.
Merci bien. A bientôt.
»
Cet homme t’avait sauvée la vie.




Tu tombais du haut du toit et tu voyais déjà ta vie défiler devant tes yeux. Evidemment, vu la vie que tu avais eu, ce n’était pas forcément une bonne chose, ni une belle vision. Tu tentais, une fraction de seconde, de te rattraper en vain…
Tu tombais… Jusqu’au moment où une poigne se forma autour de ton gracieux poignet droit. Ta chute s’arrêta et le butin pour les enfants fut sauvé en même temps que toi. Ta chute - qui n'avait en fait pas vraiment commencée, tu n'étais qu'au bord du vide, avait été stoppée dans son début d'élan.
La chevelure blanche au vent et ce regard confiant, c’était Lui. Encore et toujours…
« Toi… »
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Sue Ly'DurahalThe Huntress
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Dim 21 Fév - 22:55










Histoire - Partie II / La Passion




L'Homme à la lèvre tordue

A dire vrai, il s’appelait Yoan, pas Isaac. C’était un homme de cinq ans ton aîné et c’était également l’homme qui t’avait sauvé la vie… plus d’une fois.
Un rustre sans histoire, un marin refoulé, c’étaient globalement les deux seuls qualificatifs que l’on obtenait de lui. Il avait eu une famille modeste, dont le père possédait un bateau de pêche. Il avait vécu dans une maison qui se remplissait de poisson chaque jour, permettant à lui et ses parents de manger à leur fin.
Il était mage, aussi.
Il possédait une magie de transformation. Il devait posséder la bête qu’il désirait être. Cette magie s’appelait « Take Over : Beast Soul ».

Et cet homme, du haut de son mètre soixante dix te regardait en train de t’entraîner, en souriant. Laxiste. Tu le trouvais complètement laxiste en plus d'être un véritable flemmard qui avait appris à maîtriser sa magie assez tôt dans sa vie pour vivre de petits boulots.
Mais il était bienveillant. Un grand frère. Ou plutôt un pseudo-grand frère.
Il avait un bon fond, malgré son look de voyou. Portant souvent des lunettes de soleil et serrant une pipe entre ses dents, son passe temps favori était pourtant d’importuner ces dits voyous.

Tu avais fait sa rencontre il y avait de cela quatre ans. Tu avais treize ans à l’époque et, vivant dans la cité, dans la rue, tu volais. Un jour, tout avait mal tourné et au moment de te faire couper la main en représailles de tes actes fallacieux, il était intervenu. Depuis ce jour, tu l’avais suivi. Il t’avait menée à un modeste appartement, dans cette ville, à Numa et vous y viviez à deux.
Cette rencontre avait transformé la petite esclave mal aimée que tu étais en une jeune femme tout à fait reconnaissante, et ravissante, avec un but précis en tête. Lui. Il était ta dette et tout ce à quoi tu aspirais, c’était t’en libérer. Ainsi, tu l’aidais, tu voulais son bonheur.

Mais il y avait un revers à la médaille que tu commençais à chérir. Yoan… n’était pas quelqu’un sans tâche. Il en avait de petites, mais tenaces… Comme son appartenance clandestine à un groupe, un petit réseau de dealers.
Aussi, quand tu ne regardais pas, il revendait sa marchandise. Toujours le plus discrètement possible, pour ne pas s’attarder en explications à ton égard… D’autant qu’il savait que tu étais une esclave d’un champs de Khat…
Yoan, c’était quelqu’un qui avait une partie sombre, mais comme pour chaque ombre, on y trouvait une certaine lumière, une qualité : il savait se battre.

Aussitôt qu’il te sauva – va savoir pourquoi il avait fait ça - il avait commencé à t’entrainer, à ta demande. A te battre, à bouger, à échapper aux regards. Sous sa tutelle, tu avais appris à maîtriser un certain type de vieil art martial qu'il avait lui même maitrisé lors d'un voyage de sept ans en Fiore. Cet art martial était l'un de ceux que l'on disait "interne" : il consistait à toucher le plus rapidement possible un point vital de l'ennemi. De plus, la particularité de cette forme de combat était qu'elle utilisait principalement les pieds. Ta souplesse et ton agilité naturelle t'était donc d'une très grande aide.
Enfin, il t’avait initiée aux arts magiques.
Ces longues séances te revinrent en mémoire… Toi, assise par terre, lui, devant toi, te demandant de te concentrer et t’apprenant lentement les ficelles de la magie de transformation. Tu eus du mal. Sans doute mis tu beaucoup de temps, un an ou deux, à maîtriser les simples bases, à savoir : modifier la couleur de tes cheveux ou de tes yeux. Quant à ta peau, celle dont la couleur t’apportait du mal depuis ta naissance, tu avais tenté de la modifier, en vain… Tu n’avais fait qu’attirer les foudres de Yoan qui n’arrêtait pas de te répéter la même chose :
« Sue… Ta peau est magnifique, telle qu’elle est. »

Yoan était finalement devenu ta vie...

« Tu comptes faire encore combien de tractions ? T’en es à deux cent quatre vingt là…
Encore vingt !
Allez, dépêche toi, j’ai un ami qui m’a dit qu’il avait quelque chose pour toi.
Pour moi ?
Oui Sue. Tu en sauras plus quand on y sera.
Ok. Attends encore vingt secondes.
Un… Deux… Trois… Quatre… Cinq…
Attends ne me dis pas que tu comptes vraiment, si ?
Ben... si.
Je rêve…
»
Ton corps de dix sept ans avait bien poussé. Tu étais plutôt petite, mais tu étais magnifique. Splendide même. Tu avais perdu cette candeur qui t’habitait encore un an auparavant, lorsque tu t’étais aperçue que Yoan était toujours là pour te sauver…
Car cela remontait à un an désormais… Tu avais failli tomber du haut d’un toit un peu trop haut pour t’en sortir indemne et il était intervenu. Encore. A ce moment là, tu avais compris qu’il tenait à toi autant que tu tenais à lui et qu’il te fallait retrouver des habitudes bien plus prudentes… Tu continuais à aider les enfants des rues, mais tu ne te mettais plus en danger inutilement.
« Allez Sue…
Oui, ben je vais peut être changer de vêtement, je transpire là…
Qui ne transpirait pas après trois cents tractions ? Surtout que tu as fait deux cents pompes et cinquante abdos avant.
»
Yoan semblait exaspéré par ton besoin, ton envie d’apprendre à te défendre. Mais il était normal pour toi de vouloir t’en sortir dans la vie, que ce soit dans un combat ou dans une situation périlleuse. En réalité, tu étais encore marquée par ton passé. Certaines nuits, tu cauchemardais, revoyant le visage de ton maître, assassiné par tes propres mains, ou de son fils. Et en te rappelant ce monstre, tu te rappelais automatiquement les sévices, qui avaient laissé cinq traces dans ton dos et une dans ton cou.
« Ecoute… Je fais ce que je veux de mon corps… »
Tu allas à l’intérieur, pour enlever ton haut et ton soutien gorge pour pouvoir avoir des vêtements propres.
Lorsque tu revins, tu étais prête.
« Enfin !
Oh ! Commence pas, sinon je te prends ta pipe et je te la jettes dans cette flaque, là »
Tu désignas le premier amas de boue et d’eau pour illustrer tes propos…

Vous marchâtes longtemps, longuement, durant plus d’une heure. C’était plutôt désagréable, pour la simple et unique raison qu’aucun de vous ne parlait jamais durant vos déplacements.

Une fois à la sortie de la ville, vous entrâtes dans un local, et Yoan toqua quatre fois.
« Le code est : Nutella.
Vous êtes sérieux ?
Silence Sue ! Il a eu quelques problème de vol ces derniers temps. Je dois taper quatre fois, et prononcer son code. C’est lui qui a choisi.
Ok Ok... mais ça veut dire quoi ‘Nutella’ ?
J’en sais rien. Eren, ouvre bordel !
J'arrive, j’arrive !
»
La voix qui t’était inconnue était celle de l’ami en question. Un mélange de rauque et de fluet, ce n’était pas la plus belle voix du monde. La porte s’ouvrit, et tu découvris, en déglutissant, un colosse de plus de deux mètres, au visage carré, et à la lèvre inférieure tordue par la faute d'une cicatrice. Il te présenta sa main droite et tu la serras.
« Enchanté. Je suis Eren
Enchantée. Je suis…
Sue ! Oui, je sais. Yoan et moi avons eu l’occasion de parler de toi.
Ah oui ?

… »
Tu lanças un regard interrogateur à l’intéressé, qui ne s'en soucia guère, avant d’entrer à la suite d’Eren.

Une fois à l’intérieur, tu remarquas la taille impressionnante de l’endroit. Celui ci correspondait admirablement bien avec la taille de son occupant.
« C’est grand…
N’est ce pas ? Bon alors. Yoan m’a parlé de tes… progrès… euh… pitoyables, en matière de transformation…
Ah oui ? J’ai bien envie d’empoisonner sa soupe d’un seul coup.
Si déjà t’étais capable de réussir une soupe.
Hey ! J’ai juste confondu les épices !
Ouais, merci, je sais, j'étais le goûteur de cet immonde plat…
Pour en revenir à ce que je disais…
»
Eren alla prendre un énorme bouquin, en haut d’une étagère, avant de l’ouvrir. C’était un grimoire. A une certaine page, il y avait un parchemin.
« Sue, je te présente ton nouveau parchemin.
Hein ? Mais je…
Yoan me l’a déjà acheté.
»
Tu regardas ce qu’il y avait d'écrit dessus. Il s’agissait de textes antiques sur une forme de magie aussi ancienne que celles du feu, de la terre, du vent et de l’eau.
« C’est…
De quoi t’orienter vers une autre magie.
M… Merci… Je ne sais pas quoi dire d’autre… »
Vous ne restâtes pas, et repartîtes dans les dix minutes qui suivirent, après avoir remercié, encore, Eren...



Lorsque vous fûtes de retour chez vous, tu te plaças au centre de la cour, pour commencer ton apprentissage. Cette magie, Telekinesis, était peut être dans tes cordes... Peut être allais tu enfin devenir mage.
Et alors que tu passais en revue les différents écrits, alors que tu entrainais ton corps, alors que tu entrainais ton esprit, à l’acquisition, longue, de cette nouvelle magie, tu surpris, du coin de l’œil, Yoan. Il était en train de s’entrainer, comme s’il ne voulait pas perdre face à une bosseuse comme toi. En t’en rendant compte, tu souris, avant de t’apercevoir que ton regard se portait plus sur son torse nu que sur autre chose.
Et tu te rendis enfin compte, après tout ce temps, qu’il était magnifique…
On aurait dit un lion…

S’il était le lion, tu espérais être la gazelle…


La crinière du Lion

Les lumières étaient tamisées, des bougies cachées par de la soie permettaient un joli jeu de lumière, tandis que les murs étaient recouverts de velours. Les tables étaient dressées, avec une nappe incroyablement lourde et belle. L’odeur embaumant l’endroit rappelait le chocolat, tandis qu’une douce musique, jouée par un musicien, circulait dans l’air. Il y avait un nombre incalculable de serveurs. L’entrée se faisait dans une sorte de hall, dans lequel on pouvait apercevoir de grands portraits et tableaux. Il y avait de l’art et de la beauté partout, et tous les sens des invités étaient mis à l’épreuve. Les jeux de lumière alliaient la pureté au mystère, tendant vers une ambiance parfaite, un tantinet romantique. Des chandeliers en or étaient assemblés devant l’entrée, histoire de pouvoir éblouir les clients de leurs incroyables ressources.
L’entrée en elle même était un véritable chef d’œuvre d’architecture et l’on se rendait bien compte que l’on était dans les hauts quartiers de la bourgeoisie, à Numa. Il y régnait une chaleur agréable et le bâtiment était illuminé par les étoiles.

Bien entendu, il y avait une énorme queue pour se rendre à l’intérieur, mais vous étiez arrivés très en avance, tandis que tu te blottissais dans ton manteau. Cela faisait de nouveau un an. Depuis que tu avais commencé à apprendre Telekinesis. Cette magie était formidable et, douée avec, tu arrivais à faire quelques tours de passe-passe, échangeant généralement les verres, pour récupérer le vin et donner à Yoan l’eau… Mais aujourd’hui, tu étais majeure, tu allais enfin avoir logiquement droit au vin. Tu étais aussi désormais capable de ne plus prendre de remèdes pour l'asthme - tu n'avais plus eu de grosses crises depuis longtemps -, ta magie permettant de détendre tes bronches éternellement... Tu n'étais donc plus asthmatique.
Aujourd'hui, c'était un repas d'anniversaire. Tu n’avais jamais eu d’anniversaire propre, avant de rencontrer Yoan, mais lui t’avait attribué le jour de votre rencontre comme date, et tous les ans tu avais droit à une merveilleuse surprise de ce lion caché dans le corps d’un être humain… Il respirait tellement la puissance et la magnificence, surtout qu’il était habillé d’un costume incroyable. Il était tout simplement rayonnant, malgré l’heure tardive et la tombée de la nuit.

Lorsque ce fut votre tour d’entrer, vous vous avançâtes vers les portes, pour trouver un personnel prêt à prendre vos effets personnels et ainsi vous permettre de garder, pour vous, cette belle veste autour de ton corps…
Alors Yoan se glissa doucement derrière toi, pour te retirer, tendrement, ce vêtement…
Se dévoila alors, sous les yeux de quelques autres clients, une robe blanche, simple et pourtant si belle, sur ton corps foncé. Le décolleté arrangeant et le fait que tes jambes étaient à moitié dévoilées contribuaient aux nombreux regards en ta direction. Tu étais l’astre du restaurant.

Vous dirigeant vers votre table, les serveurs prirent la commande de l’apéritif. Tu attendis qu’ils partent avant d’inspirer longuement, pour sentir tout ce parfum peuplant le lieu, avant de lever tes yeux pour admirer les différentes décorations, dont le lustre en or, magnifique, tournant un peu par moment. C’était de loin l’endroit le plus cher de Bosco et tu ne te demandas même pas comment Yoan pouvait être en mesure de te payer un tel cadeau d’anniversaire. Tes yeux crurent atteindre l’extase, au moment où ils redirigèrent leur regard vers l’homme en face de toi.
Il te souriait, il te regardait. Tel une bête sauvage, tel un lion, il semblait te surveiller en dirigeant son regard vers toi, tandis que son sourire te charmait. Depuis un an, tu ne voyais plus Yoan comme un grand frère… Mais comme un homme. Depuis tes dix sept ans, tu te rendais compte de la beauté et de la bonté de ce mage, qui t’avait recueillie, qui t’avait sauvée, qui te chérissait… Et en un an à cultiver ces nouvelles sensations, ces nouveaux sentiments, ces nouvelles visions, que ton cœur te proposait, comme sur un plateau d’argent, tu en vins à ressentir un petit quelque chose pour lui. Sa chevelure, blonde, proche du blanc glacial, te faisait frissonner à chaque fois que tu posais les yeux dessus ou que tu la caressais, la touchais… Elle semblait valser tendrement sur sa tête alors que tu étais hypnotisée.
Ses yeux gris, étaient profonds et à chaque fois que tu sentais leur regard sur toi, tu craquais, tu rougissais – ce qui était magnifique sur ta belle peau brune -. Il te charmait. Depuis ces dix derniers mois, tu étais obnubilée par lui.
Il était souvent – toujours – mal rasé, avec un début de barbe et malgré le fait que tu lui reprochais souvent de ne pas la raser, tu adorais la sentir entre tes doigts. Tu adorais la sentir lors d’une embrassade. Et tu adorais la regarder, t’imaginant avoir le droit de l’embrasser… Tu tombais amoureuse, Sue, si ce n’était déjà fait, et c’était encore en gestation, soit encore un sentiment paisible. Il n’y avait aucune douleur, tu étais juste heureuse…
Puis en descendant, tu adorais voir ces beaux muscles, le corps de Yoan étant tout simplement attirant, en tout point. Même si la puberté avait mis du temps avec toi, Sue, elle avait fini par te rattraper et tes hormones s’activaient en masse. Tu te languissais de son corps, de ses abdos qu’il te montrait lors de son entrainement.
Car depuis peu, il s’entrainait plus dur, pour ne pas se faire dépasser par ton entrainement tellement plus rigoureux.
Mais ce qui te plaisait le plus, dans son corps, était sa taille. Il pouvait te prendre dans ses bras et tu devenais alors tout simplement une véritable loque. Ses bras avaient une fonction adoucissante, calmante et tu les adorais. Tu voulais tout le temps rester dans ses bras.
« Sue… »
On aurait pu croire que sa voix te fasse sortir de ta torpeur admirative, mais les étoiles que tu avais dans les yeux se multipliaient, maintenant qu’un autre de tes sens se libérait de ses chaines. Sa voix. Sa voix était merveilleuse. Elle avait un côté grave, qui marquait son côté rassurant et protecteur. Et elle coulait doucement à tes oreilles, surtout le matin, lorsqu’il s’incrustait dans ta chambre pour te balancer un coussin dans le visage – méthode qui, soit dit en passant, marchait à merveille pour te réveiller, mais qui te mettait toujours de mauvaise humeur -. Si tu avais été accro à une musique en particulier, nul doute que c’aurait été cette voix. Elle était une mélodie à elle seule, un véritable chef-d’œuvre de la musique. Le son qui en découlait n’avait que des qualités et tu avais juste envie de l’entendre, des heures. Il te soulageait rien qu’en parlant… Parce que sa voix… avait la douceur du miel et la légèreté d’un nuage. C’était comme un paradis… Et le simple fait qu’il prononce ton nom te rendait complètement ivre de lui.
Il s’approcha doucement, comme s’il voulait te confier un secret, alors que sa main toucha, effleura la tienne. Tu grésillas, tu ne savais pas comment réagir, alors tu te laissas porter par ton instinct amoureux.
Le toucher… Le toucher se révélait à toi et la rudesse douce de ses mains t’envahissait. Tu sentais les mains, chaudes, comme toujours, qui tenaient habituellement autre chose qu’une aussi magnifique créature que tu l’étais en ce moment. Le toucher de Yoan te transmit ce frisson qui persista dans toute la longueur de ton bras, remontant aux épaules, pour s’arrêter à partir de ton cou, comme si tu attendais que ses lèvres viennent compléter la ligne. Et le fait qu’il resserre tendrement ses mains sur les tiennes, prenant ta deuxième par la même occasion te figea, alors que tout ton corps tremblait. Si seulement il savait. Si seulement il savait qu’il te possédait déjà.
Se préparant à dire quelque chose d’important, il souffla un peu… pour libérer ton quatrième sens.
L’odorat. Tu étais conquise par ce parfum, léger et absolument, indubitablement irrésistible. Tu approchais ta tête, pour en récolter encore et encore et à jamais oublier que le reste existait, pour garder cette odeur en tête, en mémoire.
Ce soir, cette dernière devenait un coffre fort, dans lequel tu enfermais ces délicieux souvenirs. Et cette odeur. Elle alimentait ton appétit, tu commençais à avoir faim. S’il savait qu’en te faisant sentir son souffle chaud, il arrivait à te faire sombrer dans un univers de désir, il en rirait. Mais tu n’arrivais plus à te détacher de son regard et il semblait scruter tes yeux d’or, avant d’enfin lâcher
« Tu as dix huit ans maintenant… Tu as pensé à un cadeau ? »

Tu arquas un sourcil. Tu pensais que la venue dans le restaurant le plus luxueux et, sans aucun doute, le plus cher de Bosco, était justement le fameux cadeau. Mais il lut dans ton esprit, avec la simplicité d’un lecteur devant un livre ouvert, car ton joli visage était un véritable livre ouvert. Mieux que cela, c’était une fenêtre vers ta tête, ton âme, ton esprit. Toutes les émotions que tu avais connues avec lui étaient répertoriées, aussi savait il que tu te demandais ce qu’était cette invitation, si ce n’était pas un cadeau. Il resserra l’emprise de ses mains sur les tiennes, avant de les ramener vers ses lèvres, te les embrassant pour réussir à te faire tomber amoureuse, de nouveau, au moins trois fois de suite. Puis il chuchota
« Ca, c’est juste un dîner d’anniversaire. Tu auras ton cadeau ensuite, ma jolie Sue. Est ce que tu voudrais quelque chose en particulier ? »
Tu fermas les yeux, faisant mine de réfléchir, mais pour toi, c’était tout vu. Tu le voulais lui, mais ceci était impossible s’il ne ressentait pas, au moins, la même chose que toi. Alors tu optas pour un second choix, tout aussi envoûtant.
« Je voudrais… que cette soirée ne s’arrête jamais. »
Il sourit et tu craquas encore. Il avait un tel pouvoir sur toi. Un pouvoir qu’il ne soupçonnait même pas. Tu aurais eu envie de décrocher la lune pour lui.
« Eh bien faisons en sorte qu’elle continue à jamais. »
Il avait eu une voix tellement douce, que tu avais eu envie de le croquer et tu avais été obligée de te retenir en mordillant tes lèvres. Il avait rougi en te voyant faire cela et tu pus voir un nouvel aspect de sa personnalité, que tu trouvais décidément trop délicieuse.

Le repas arriva alors. Tout était exquis, et tu crus que tu étais morte par deux ou trois fois, tellement la nourriture semblait être venue et tirée du nectar des dieux olympiens.
A la fin du repas, alors que l’addition arrivait, tu redoutais le pire, mais tu découvris, étonnée, que c’était gratuit.
« Tiens, pourquoi est ce gratuit ?
J’ai… préparé cette soirée depuis des mois. Je n’arrête pas d’exécuter des missions pour le proprio… J’ai même dû faire la plonge trois après midi. Mais ça en valait la peine. As tu apprécié ton repas de reine ?
Oh… Tu es trop mignon… Faire tout ça pour moi. Oui Yoan. J’ai adoré.
»
Vous sortîtes alors doucement et vous vous dirigeâtes vers votre appartement. La nuit était si belle et tu ressentais les bienfaits du dîner. Tu lui serrais la main, à Yoan. Tu ne voulais pas que cela se termine.
Mais vous arrivâtes devant la porte et tu baissas les yeux.
« Mon cadeau… Je voulais que la soirée ne se termine jam… »
Il posa tendrement deux doigts sous ton menton, pour le relever, avant de passer tout doucement sa main dans ton dos, sentant la chaleur de ta peau malgré le froid et la robe. Tu vis ses yeux te regarder intensément et il se rapprocha de ton visage, avec une lenteur magique, qui, de ton point de vue d’amoureuse, te semblait être une sacrément grande vitesse.
« Yoan ?
Sue… Mon dieu… Tu es si belle…
Yoan… Je… J’aimerais te remerc… »
Tu n’eus pas le temps de terminer ta phrase, que ses lèvres, ses belles lèvres que tu connaissais par cœur, leur couleurs, leur formes, pour les avoir regarder toute la soirée, ces mêmes lèvres que tu voulais absolument mordre, que tu désirais tant, s’écrasèrent en douceur sur les tiennes, te coupant la parole tout en t’accordant ton plus grand vœu.
Le baiser, ce baiser était ton premier. C’était important. Tu aimais Yoan et il venait de t’embrasser. Le baiser était sucré, les lèvres de l’homme étant encore sous l’emprise de son dessert, la meringue. Le baiser était chaud et envoutant, tes yeux se fermèrent pour en profiter, alors que ta main passa dans sa nuque.
Et doucement, il se décolla.
« Joyeux anniversaire Sue… »
Et il recommença, tendrement.

Alors que la vue, que le toucher, que l’ouïe et l’odorat avaient été comblés durant la soirée, par ton partenaire, le goût venait de briser ses chaines. Et la langue, les lèvres de Yoan avaient une sorte de pouvoir magique. Elles te rendaient heureuse.

Tes cinq sens réagissaient à Yoan, alors qu’il te murmura, mettant doucement ses lèvres au niveau de ton oreille, te susurrant alors tendrement « Je t’aime Sue… »

Tu l’aimais. Il t’aimait. La flamme de ton cœur était ardente.


Flamme d'argent

« Ah ! »
Ton corps, collé contre le mur, ton dos, dénudé, touchant la pierre froide qui constituait le mur porteur, soulevée par Yoan, l’homme de tes rêves. Il avait une main sous ta cuisse droite et tu entourais son torse avec ta deuxième jambe, prenant garde à bien coller ta cuisse contre ses abdos révélés.
« Sue…
Chut… Yoan…
Hmmm…
»
Tes lèvres avaient pris en otage celle de celui qui t’avait embrassée pour la première fois quelques minutes auparavant, sur le pallier de la porte, et désormais, il était torse nu et tu avais laissé ta robe glisser le long de tes formes majestueuses pour se ratatiner à tes pieds. Il était si prévenant, qu’il t’avait soulevée, qu’il t’avait plaquée contre le mur et qu’il t’avait dévorée. Ton corps avait alors ressenti la puissance de la passion, la brûlure qui s’étendait le long de ton corps, sur ta peau, partout. Il avait d’abord posé ses lèvres dans ton cou et tu t’étais accrochée à sa nuque, caressant ses cheveux d’une douceur infinie. Et ses mains s’étaient crispées, il avait serré tes cuisses, il avait caressé ta peau, tu n’avais plus voulu de cela, car tu voulais encore avoir son goût dans ta bouche.

Alors tu avais capturé ses lèvres, tandis qu’il était en train d’enlever tes chaussures, te démontrant sa force musculaire, en ne te portant que d’une main.
La première tomba sur le sol et la deuxième, il la balança sur le côté, en admirant ton joli visage.
« Yoan…
Sue…
Hmmm ?
Je t’aime.
Je sais.
»
Vous restiez collés, mais il te déplaça, pour t’emmener sur son lit. Il te déposa, alors qu’il se retrouvait entre tes jambes et tu posais alors tes mains sur ses pectoraux, les caressant du bout des ongles, du bout des doigts. Ses mains exploraient ton corps, causant d’irrépressibles dommages, te faisant sienne à jamais. Ton soutien gorge se vit alors lentement retiré, il savait y faire pour le dégrafer. Il tomba doucement et ta poitrine lui fut dévoilée. Il avait, pour la première fois, le droit de la voir, tandis que tes joues se rosirent lentement. Et il sembla le remarquer, car il vint te donner un baiser enflammé, tandis qu’il baissait lentement son pantalon. Il fit durer ce baiser et tu sentis ton corps frissonner de toutes parts. La chaleur de sa peau s’emparait de la tienne et tu sentis cette passion couler le long de ton corps, tandis qu’il s’occupa de tes jambes une fois le vêtement par terre.

Il s’assurait de ne jamais rien délaisser et c'étaitt pourquoi son visage descendit tout doucement, jusque dans ton cou, puis encore et encore, jusqu’à atteindre le haut de tes seins. Là, il eut un choix important à faire : lequel ? Il choisit le gauche, alors qu’un gémissement s’empara de ta voix, douce et mielleuse, pour satisfaire ses oreilles. Tes mains dans ses cheveux, tu le gardais contre ton corps, alors qu’il mordillait la peau de sein. Et il descendit tendrement, pour arriver juste en face de ton téton, qu’il ne ménagea pas. Lèvres tendrement placées autour de lui, il se mit à le sucer, alors que tu lâchais un petit cri érotique. Tu avais toujours ta culotte, mais elle commençait à s’emplir d’un petit liquide, alors que son boxer affichait une bosse qui aurait pu te faire peur si tu n’étais pas occupée à lever les yeux, pour te concentrer sur son œuvre, sur ce traitement qu’il t’offrait, alors que tes doigts se crispaient sur sa tête.

Et il mordit. Tu lâchas un autre cri plein de sensualité et d’érotisme, malgré toi. Plein de chaleur, de douceur. Ton corps était en feu, tu avais la flamme, et tu brûlais d’un incendie de passion, liée à ce qu’il laissait sur ton corps de braise. Ses dents serrant ton petit bout de chair rose, tu n’arrivais pas à te contrôler et les gémissements se firent de plus en plus chaleureux, alors que tu passas tes mains vers ses oreilles. Pour une raison qui t’échappait, c’était la partie de son visage que tu désirais caresser le plus et tu le sentis trembler. Il avait de la chance, toi tu n’aurais même pas pu tenir sur tes jambes.

Il passa alors à l’autre sein, mais avant de le sucer, il posa son index sur ton téton rigidifié par ton envie irrépressible et ton désir brûlant, qui s’étaient emparés de ton corps. Il appuya alors et il enfonça son doigt dans ton sein, laissant alors un « Ah ! » de ta part envahir la chambre.
Et il repartit à l’attaque, alors que tu le lâchais, pour attraper sa main, la serrant alors que tu évacuais de nouveaux tes gémissements et autres bruits interdits.

Puis il remonta pour partager ses lèvres avec toi, alors que tu passais tes mains le long de son corps, venant tendrement aborder la limite entre sa peau et son sous vêtement, sous vêtement qui accueillit bientôt une de tes mains, chaudes. Tu sentis alors sa verge entre tes doigts et tu rougis, avant de passer tes lèvres dans son cou et de prendre ne position plus dominante, le forçant tendrement à se mettre sur le dos, pour que tu aies le libre arbitre. C’était ta première fois, mais tu apprenais par mimétisme, donc tu tentais de reproduire ce qu’il avait fait, tout en ajoutant des ingrédients de ta composition. Tu descendis, par de sulfureux baisers, le long de sa gorge, avant d’arriver au milieu de ses pectoraux. Ta main, toujours à son endroit, commençait à caresser le membre de ton partenaire, pour son plus grand plaisir. « Sue… Plus doucem… Ah ! » Telle une tigresse, tu commençais à apprécier et vouloir la sauvagerie et tes dents vinrent mordre ses tétons à lui, pendant que tu serrais sa verge. Et tu lui griffais le torse. Mais tu ne restas pas longtemps sur le haut de son corps et tu descendis, lui embrassant le nombril quand tu t’y retrouvas.
Là, tu pris un certain temps, pour t’habituer à la chaleur de cette partie là du corps, avant de lentement te relever, pour descendre son caleçon et ainsi révéler au grand jour son puissant pénis. Tu fus assez impressionnée et, terrifiée, que tu ne bougeas plus. Il en profita. Ses mains t’attrapèrent les épaules, pour qu’il puisse te retourner - ce qu'il fit - et se retrouver sur toi.
« Hmmm, ma tigresse.
C’est… g… gros…
Ne t’inquiètes pas…
»
Il te mordit juste sous le sein, avant de descendre sur ton ventre, vers ton estomac. Et tu sentis sa langue rejoindre ton nombril, pour le lécher et finalement descendre. Ta respiration se faisait plus haletante au fur et à mesure que tu découvrais les plaisirs de la chair. Et encore, ce n’étaient que des préliminaires.
Il arriva finalement à avoir son visage juste devant ton dernier sous vêtement et celui là était trempé de cyprine. Il sourit et lécha la culotte deux ou trois fois, attendant de te voir gémir, avant de la mordre. Il te fit lâcher un nouveau petit cri plus sensible et sourit, avant de te retirer ta culotte avec ses dents. Il put ainsi avoir l’occasion de voir ton jardin secret, ta fleur intime. Il fut émerveillé d’une telle vision, d'une telle odeur, douce, qui en émanait, mais termina tout d’abord de t’enlever ton sous vêtement. Il te caressa ensuite les pieds et les jambes, avant de te lécher un peu les cuisses, pour préserver ton intimité le plus longtemps possible.
Et enfin, ses lèvres entrèrent en contact avec tes lèvres sexuelles. Il les écarta doucement, s’abreuvant de ton jus de plaisir. Il toucha ton intérieur et trouva rapidement ton clitoris, pour le mordiller et te faire hurler de plaisir.

Et ses doigts passèrent à l’intérieur, t’aidant à t’habituer, récoltant ton nectar pour ensuite te le donner en remontant. Sa tête de nouveau en face de la tienne, ton visage juste sous le sien, il te présenta son doigt, et tu l’attrapas entre tes lèvres, entre tes dents, pour le mordiller, pour le sucer délicatement. Et lui te caressait les joues. Puis il t’embrassa passionnément, venant coller son membre à ta fente, humide…
« S-Sois doux s’il te plait.
Ne t’en fais pas… Je ne te ferais pas mal, d’accord ?
D’accord…
»
Il appuya doucement son gland contre ton entrée et s’aida de sa main pour réussir à entrer un peu.
« Ferme les yeux. Comme c’est ta première fois, tu vas avoir un peu mal, mais je te promets d’être le plus doux possible. »
Tu t’exécutas, fermant les yeux, en le serrant contre toi, contre ton corps, contre tes seins. Il finit par te pénétrer lentement, déchirant tout doucement ton hymen, afin de te faire le moins mal possible.
« AAAAAAAH ! Ah ! Ah !
Ca va ?
Oui… Oui… Ca fait juste… un peu mal…
Prends ton temps.
C’est… c’est bon…
»
Il s’assura, en plongeant son regard d’acier en toi, que tu disais vrai, que tu étais prête et il entama de longs, doux mouvements de bassin, pour entrer et sortir de toi. Il ne sortait pas complètement. Et toi, tu avais cette sensation, qui te faisait lâcher nombres de gémissements, de chaleur, de remplissage. Il était tout chaud en toi, il te comblait et tes doigts se serrèrent dans son dos. Il alla plus vite, mais en s’assurant que tu tiendrais le coup et tu tins.
Par le bruit de la peau qui claquait par moment et celui que tu faisais avec tes lèvres lorsqu’il n’était pas en train de t’embrasser, la chambre devint un véritable sanctuaire de plaisir. Cela dura longtemps pour une première fois.
Il était bon avec toi, il était doux, il était passionné et attentionné. Tu le tenais, comme si tu allais le perdre, et il te faisait découvrir l’étendue des plaisirs sexuels. Une de ses mains étaient même en train de te caresser les fesses, te les serrant, tandis que son doigt était logé sur la raie de tes fesses. Il souriait, tu faisais de même.

Tu avais ce sourire… ce sourire qui le faisait craquer. Et tu te serrais les lèvres, te les mordant, ce qui était clairement quelque chose qui le faisait frétiller, vu qu’il te vola un baiser, avant de te mordre la lèvre inférieure et de la tirer. Tes mains, occupées à lui griffer le dos sous l’effet du plaisir, revinrent se porter sur ses joues, tandis qu’il finit par te faire atteindre l’orgasme, alors que tu étais encore en train de l’embrasser. Ton jus se propagea, enduisant son sexe, qui finit lui aussi par éjaculer en toi.

Ce fut alors une toute nouvelle sensation qui s’empara de toi : celle d’un liquide chaud se propageant en ton intérieur. Un liquide appartenant à l’homme de ta vie, de tes rêves… Tu étais remplis de ton amoureux, tandis qu’il se retirait tendrement, se couchant près de toi, une main posée sur ta poitrine, une autre rabattant la couverture sur vous, pour éviter d’avoir froid.
« Mon dieu… Sue… Tu es… merveilleuse. Tu as aimée ?
Oui… J’ai… l’impression d’être morte…
Comment ça ?
Je me sens complètement submergée par de multiples sensations… Je t’aime Yoan…
Moi aussi Sue…
»
Il déposa un baiser sur tes lèvres, avant de te serrer contre ton torse, enserrant ton corps dans ses bras puissants et magnifiques. Tu transpirais, lui aussi. Il te murmura « Repose toi… », tout en te caressant le corps…
Tu souris, calas ton visage contre ses pectoraux, écoutant son cœur battre et cette mélodie te berça pour que tu plonges dans un sommeil reposant. « Bonne nuit mon amour… »

Le lendemain matin, tu fus réveillée par les caresses de ton amoureux et tu sus, à son regard empli de tendresse, que ta vie avait atteint son apogée… Tu étais heureuse.

Trop heureuse pour que cela continue…


La Maison vide

Et la table se souleva à ta demande, doucement, dans les airs. Tu étais dessus, aussi la maintenir stable était plutôt une épreuve, mais tu t’entrainais déjà un an avant que toi et Yoan étiez un véritable couple. Cela te faisait donc deux ans d'entraînement acharnés. Deux ans et une semaine, tes dix neuf ans étant arrivés la semaine d’avant, accompagné d’un cadeau particulièrement sexy et spécial de ton homme.

Tu étais à deux mètres du sol et tu ne bougeais pas, mais tu étais concentrée. Tes pieds se placèrent de telle sorte que ta jambe gauche soit vers l’avant de la table, pendant que la droite était en arrière. Dans ton dos, ton cadeau. Il s’agissait de deux sabres, dont la lame, courbée en croissant de lune, brillait étonnamment. Tu étais concentrée. Très concentrée, car le prochain mouvement allait être décisif.

La table se pencha et ses pieds se courbèrent, par la force de ta magie, pour ensuite se figer au dessus de ton coup de pied, te permettant ainsi de ne pas tomber. Puis tu fis progressivement prendre de la vitesse à ta « planche improvisée », et tu partis à toute allure. Contrôler la table était facile, mais te tenir dessus l’était moins. Heureusement, depuis environ un an tu faisais ce même parcours, tu étais habituée.

Tu filas dans les rues, au dessus des passants, te retournant, pour avoir la tête en bas et ainsi attraper une pomme sur un étalage au passage, reconnaissant les marchands qui avaient failli couper ta main, il y avait de cela six ans. Tu leur fis signe, ils ne te reconnurent pas, mais tu eus un bon gros fou rire, avant de lâcher la pomme dans les mains d’un vieillard sans logis. Il te remercia d’un signe, tu lui rendis la pareille, avant de t’élever plus encore. Tu étais désormais comme sur un tapis volant, c’était très agréable.

Tu commenças alors à jouer, à faire des figures. Des vrilles aux loopings, tu ajustais la trajectoire au fur et à mesure, longeant les maisons, passant aux travers des étales et allant rendre visite aux gamins des rues que tu avais découverts trois ans plus tôt. Bien entendu, tu passas du temps avec eux, ta combinaison de cuir – ou tes seins mis en avant dans ton décolleté -, plus la promesse de faire un tour en table volante les fascinant. Ils avaient eux aussi évolué, et tu allas voir l’aîné de la bande, Silver qu'il s'appelait, pour lui remettre une bourse remplie de jewels.
« Ma’am Sue ?
C’est pour vous, je n’ai pas eu le temps, dernièrement, de vous voler de la nourriture. Alors Yoan et moi avons fait un compromis, on vous donne cette bourse, pour vous acheter de quoi vivre, et vous amuser.
Non, ma’am Sue, il y a beaucoup trop…
J’insiste ! Ecoute, Silver, j’ai envie de vous venir en aide, comme Yoan l’a fait pour moi il y a six ans. Mais je n’ai pas d’appartements pour vous aider, alors laisse moi au moins contribuer à vos frais de vie.
»
Il t’enlaça subitement, suivi par tous les autres et tu éclatas de rire.
« Merci ma’am Sue !
Et ce n’est pas tout. Qui veut faire un tour sur… mon engin ?
La table ?
»
Tu sautas sur la table, et exécutas ton tour pour être bien calée dessus. Puis tu levas le doigt en l’air, et tu pris la pose.
« Vois tu Silver, je maitrise – partiellement – la magie Telekinesis. Je peux ainsi sauver le monde sur cette table. »
Ils éclatèrent de rire. Toi aussi. Et tu leur fis profiter, à tous, t’envolant avec eux. Tu leur montras aussi le cadeau de ton chéri, les armes et tu fis une démonstration sur la table, que tu tranchas en deux, avant de t’apercevoir que tu étais, du coup, obligée de trouver un nouveau moyen de voler. Ils rigolèrent tous et tu pris une mine désespérée, alors qu’en vrai, tu avais juste fait exprès. Du moins, le dis tu, pour éviter de paraître stupide.

Tu avais un esprit maternel et fraternel avec ces gamins. Tu finis par utiliser la table non pas comme un une planche volante, mais comme des patins à air. Tu te concentras sur les deux objets et tu finis par les faire voler. Tu posas alors tes pieds dessus, et tu réussis à te tenir à un mètre du sol.
« Vous voyez ? Je suis tellement… »
Tu n’eus même pas le temps de terminer ta phrase que tu tombas. Tu n’étais pas encore assez forte, peut être. Alors tu leur laissas la table et leur fis à chacun un baiser sur le front, en leur promettant de revenir. Puis tu rangeas les armes et partis explorer les rues. Comme à ton habitude, tu te faufilais parmi elle, mais cette fois ci, tu ne volais pas. Tu te contentais de t’entrainer et d’entrainer ton agilité parmi les passants. Tu courais, tu sautais. A un moment, tu posas même ta main sur une caisse en bois, pour faire une belle figure en même temps que tu passais par dessus. Les gens qui te voyaient étaient impressionnés par cette souplesse qui était la tienne. Bien entendu, dans cette tenue, tu ne ressemblais pas, comme avant, à une esclave et les personnes dont tu croisais le regard n’étaient pas répugnées, mais impressionnées. Tu aimais cette sensation.

Tu finis par sauter dans un tonneau vide et ouvert et tu le fis s’élever avec ta magie, pour te déplacer non pas plus rapidement, mais avec plus de classe. La frime était pas mal de temps en temps.
Tu parcourus les rues en hauteur, par la voie des airs, pour revenir à l’appartement. Cependant, quelque chose attira ton attention. Il y avait de la fumée au loin, vers l’emplacement de votre appartement, à Yoan et à toi. Intriguée, pensant à un incendie près de chez vous et voulant à tout prix aider, tu accéléras le mouvement du tonneau, craignant le pire pour les personnes prises dans l’incendie, dont on voyait désormais clairement les flammes s’élever.

Et au moment où tu fus à deux cent mètres du lieu de l’incident, tu entendis les cris d’une femme. En dessous de toi. Quatre ombres avaient fui l’incendie, et l’une d’elles venait de planter un poignard dans le cou d’un vieux… Tu te laissas alors tomber pour rattraper le vieillard en question et tu t’aperçus avec horreur qu’il s’agissait de celui à qui tu avais donné la pomme. Alors tu t’approchas de la criarde, l'aidant à se relever.
« Expliquez moi, s’il vous plait.
L… L’incendie… Les hommes… Un grand… il a…
Par où sont ils partis ?
P…Par là…
» dit elle, en désignant le nord. Tu commenças alors à courir, pour les rattraper, mais tu passas près de votre jardin et là, tu te stoppas net. L’incendie était juste devant toi, en train de ravager votre demeure.
« Non… »

L’adrénaline s’empara de toi, de ton corps, alors que tu rassemblais ton énergie magique sous la forme d’une barrière, afin de pouvoir plus facilement passer outre les flammes.
« Yoan ! YOAN ! YOAAAAAAN ! »
Tu pénétrais dans l’appartement, en défonçant la porte, ne pouvant faire autrement. Et tu toussais. Il y avait le feu, la fumée et tes larmes. Tu courus, tu te dépêchas, déchirant le bas de ton pantalon, celui ci n’étant pas en cuir, pour t’en faire un foulard et ainsi éviter l’asphyxie, la fumée étant incroyablement nocive pour les poumons.

Un craquement se fit entendre, et une partie du toit te tomba dessus.
« AAAH ! »
Tes réflexes avaient renforcé la barrière invisible que tu t'étais créée et les morceaux de plafonds furent stoppés, avant de tomber à tes côtés. Tu toussas encore, avant d’avancer et tu crus voir la jambe de ton amant, derrière une colonne de flammes. Mais celle ci était à la porte menant à la chambre, aussi ne pouvais tu pas la contourner. Alors tu utilisas ta magie pour t’aider et tu sautas par dessus le feu, avant de tomber sur le sol.
« Yoan ! YOAN ! »
Tu te relevais et te dirigeais vers son corps. Et tu le vis… le sang… Tout ce sang… Et ses yeux grands ouverts, mais vides, fixant le plafond.
« NON ! Yoan… Yoan réveille toi… »
Tu mis ta main sous son nez, pour espérer sentir une respiration. Il n’y en avait aucune. Tu paniquas et tu touchas sa carotide pour espérer sentir une pulsation. Rien. A part du sang sur tes doigts.
« YOAN JE T’INTERDIS DE MOURIR TU M’ENTENDS ! »
Tu lui arrachas sa chemise, pour lui faire un massage cardiaque, comme il t’avait un jour montré. Une. Deux. Trois. Tu appuyais, pour faire repartir son cœur, mais c’était vain… Il s’était déjà quasiment vidé de son sang. Il avait la gorge tranchée… Tu fondis en larmes. Ton corps se positionna sur lui et tu l’embrassas, avant de serrer son corps contre toi, et pleurer. Le monde pouvait bien s’écrouler, tu n’en avais plus rien à faire.

En le pleurant, en secouant son corps inerte, un papier glissa de sa main. Il était froissé, car dans cette même main, il y avait une petite boite noire. Tu pris les deux et tentas au mieux d’essuyer tes larmes. Mais tu ne pouvais pas. Alors tu lus ce que le papier disait.

Il disait que Yoan trempait dans des affaires louches dont tu n’avais pas connaissance. La surprise, l’étonnement s’emparèrent de ton cœur, mais maintenant qu’il gisait à tes pieds, tu lui pardonnais d’avoir travaillé pour des dealers. Et dans cette lettre qui t’était adressée, il parlait de ses assassins. En lisant que William Garrick faisait partie d’eux, tu serras, tu froissas plus encore le papier, criant. Avant d’être ramenée à la réalité en entendant une autre partie du plafond s’écrouler. Tu finis par lire la demande en mariage de Yoan et ton regard, en larmes, se dirigea vers la petite boite noire. Tu l’ouvris, pour découvrir une bague en argent, simple, mais incroyablement belle, surtout qu’elle te venait de lui. Tu lâchas tes sanglots, avant de la mettre à ta main gauche et de l’embrasser une dernière fois, en lui répondant, même s’il était mort.
« Oui Yoan… Je… J’aurais voulu t’épouser… »
Tu finis par fermer ses yeux, tendrement et par embrasser ses paupières. Tu lui retiras son écharpe grise, qu’il portait encore autour de son cou et qui était tachée de son sang et tu l’enroulas autour de ton propre cou, avant de sortir de l’appartement, explosant de rage. En toi, un changement s’était fait. Tu te refermais. Tu n’étais plus Sue, l’ex esclave. A compter de ce jour, tu reprenais le nom de famille de Yoan : Ly’Durahal. Et à compter de ce jour, entre toi et les Quatre tueurs, Le Macaque, le Titan, le Frisé et le Tordu, c’était la guerre.

Tu fis tes adieux à ton homme une dernière fois, une fois dehors, avant de cacher ta bouche par l’écharpe, et de partir vers le Nord…
« Désolé les gosses… Je n’ai plus le temps de jouer, je dois aller chasser… »
Tu quittas la ville le soir même.

Désormais, tu n’allais vivre que pour cette vengeance… que pour sa vengeance…

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Sue Ly'DurahalThe Huntress
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mar 23 Fév - 1:32










Histoire - Partie III / Le Chaos




Le signe des Quatre

Les mois qui avaient suivis la mort de Yoan Ly’Durahal, tu avais fait du chemin. Aveuglée par la vengeance, tu avais passé du temps à rechercher des indices. En réalité, tu avais fait mieux que cela, tu avais réussis à infiltrer le réseau de dealers, mais le Macaque, le Frisé, le Titan et le Tordu avaient disparu. Ces quatre hommes qui t’avaient pris tout ce qui comptait pour toi avaient lâchement fui.
Dans la résidence du maître de ce réseau de voyou, tu étais de loin l’une des plus dangereuses. On t’avait demandé de livrer de la drogue et tu n’avais eu aucun scrupule, attaquant ceux qui tentaient d’appeler à l’aide. Tu les avais même tués.

Tu étais devenue noire Sue. Tu ne voyais que la vengeance de ton amant, de ton fiancé. Aussi, parce que tu obtenais des résultats, tu étais devenue le lieutenant du maître dealer. Cela faisait trois mois que tu rassemblais le maximum d’informations sur les Quatre, mais en vain. Alors tu décidas qu’il était temps d’interroger le chef de cette joyeuse bande d’imbéciles finis.

« Oh ! Sue ! Le maître Staban t’appelle poulette, il va sûrement te remettre ta paie, avec un supplément si t’es sympa avec lui, s’tu vois ce que je… euh… »
L’un de tes sabres en croissant de lune venait tout juste de poser la pointe de sa lame sous la gorge de ce gros lard qui te manquait de respect.
« Appelle moi, juste une seule fois de plus, "poulette", et je donne tes yeux à manger aux prochains poulets que je croise… Me suis je bien fait comprendre ?
O-Oui… »
Tu rengainas ton arme et tu te rendis dans le bureau du maitre. Tu fermas la porte à clés et il comprit mal.
« Oh, Sue… Enfin, tu me fais l’honneur de ton corps… Tu as eu mon message ? »
Tu t’approchas de lui, tu enlevas ton écharpe, cette même écharpe qui avait appartenu à Yoan et tu fis semblant de jouer à un jeu érotique avec le maitre, en passant l’écharpe autour de son cou. Et ensuite, tu lui caressas la bouche avec l’écharpe, avant de poser ta main dessus et d’appuyer. Dans le même instant, tu attrapas sa dague, posée sur le bureau, pour la lui poser contre son cou.
« Hmpf… Hmmmmmpf
Pas la peine. Tu cries, tu meurs. C’est aussi simple que ça… Compris ? »
Il hocha la tête et tu retiras l’écharpe, pour la remettre autour de ton cou.
« A L… », commença-t-il à gueuler. Tu lui tailladas alors l’avant bras gauche, puis le droit, tout en maintenant une pression sur sa gorge, pour stopper le cri. Il souffrait, cela se voyait sur son visage.
« Qu’est ce que je viens de te dire ?
D… Désolé », peina-t-il à articuler.
Tu soupiras. Il était idiot.
« Qu’est ce que tu veux ? De l’argent ?
Non.
Le pouvoir ?
Tu n’as pas de pouvoirs, et non.
Alors quoi ?
Ly’Durahal…
Yoan ? Qu’est ce que tu lui veux ? Il est mort…
Oui… Et je suis sa fiancée.
Hein ?
Maintenant dis moi où sont le Frisé, le Macaque, le Titan, et le Tordu, William Garrick…
»
La peur était enfin accrochée à son visage. Il ne faisait pas dans le meurtre généralement, mais il avait fait une exception pour Yoan et un vieillard en avait aussi payé le prix. Le fait que tu étais en connaissance des noms de code, et de l'une des identités des quatre qu’il avait envoyé tuer ton amant était tout simplement dangereux… pour lui.
« Je… Je ne vois pas de…
Oh, j’ai oublié. Si tu me mens et tu me mens en ce moment même, je te coupe le nez, puis les oreilles, puis les doigts… jusqu’à ce que tu dises la vérité.
Mais je ne… Ahmmmmmmmmmpf !
»
Tu avais tranché son nez et plaqué ta main sur sa bouche, pour couvrir son cri, tandis que son sang dégoulinait sur le dos de celle ci.
« Je n’ai pas été claire ? On sont ils ?
Je… Je ne sais p… Ahmmmmmmpf ! »
Tu venais de lui trancher une oreille et il haletait. Et il pissait le sang. Encore plus.
« Bon, écoute, tu veux vraiment être entier quand je sortirais ?
Mes hommes vont venir Sue… Ils vont te faire comprendre…
Monsieur Staban ? »
C’était le gros que tu avais effrayé. Il allait découvrir ce qu’il se passait, mais tu avais un plan. Tu couvris la bouche du maitre Staban, avant de hurler des gémissements sensuels. Tu frappas la table, en criant « Oh mon dieu, Stabaaaaan, cette bite… AAAH ! », et le gros derrière la porte repartit, comprenant que toi et le maitre étaient en train de vous faire plaisir. Même Staban avait cru à ce jeu d’actrice, car il bandait.
« Sérieusement ? Bon… Où sont les Quatre ? »

Staban baissa la tête. Il fallait qu’il parle. Il avait peur. Il transpirait.
« En … En Fiore. On dit que le Frisé et le Tordu y sont. Le Titan et le Macaque doivent y être aussi, mais je n’ai pas de confirmation pour ces deux là ! Pitié !
Où ça en Fiore ?
Ecarlatryon... Ahmmmmmmmmmpf !
»
Tu venais de lui couper un doigt, en lui couvrant encore la bouche.
« J’ai dit : pas de mensonges.
Mais je ne mentais pas ! Le Frisé voulait aller à Ecarlatryon !
Oh, très bien…
»
Tu t’éloignas, jouant avec la dague grâce à ta magie. Elle flottait dans les airs, tournant sur elle même. Tu tendis la main. « Ton argent s’il te plait. »
Par peur, Staban te donna toutes ses économies et tu le remercias en propulsant la lame droit dans son cou. « Tu es en partie responsable de la mort de Yoan… Tu ne pensais pas t’en tirer comme cela, si ? »

Et doucement, le plus tranquillement du monde, tu ouvris la fenêtre et tu te jetas dans le vide, avant de porter, par ta magie, tes vêtements, pour voler. Ce stratagème était bien pratique, mais assez compliqué à réaliser et tu dus rapidement te poser dans la rue pour reposer ta magie. Tu pus alors te préparer pour un long voyage en Fiore…



Les paysages défilaient sous tes yeux, pendant que tu songeais déjà à lui… Tu le revoyais t’embrasser, te caresser et,, enfin mourir. Tout le temps. Pour toujours… A chaque fois que tu fermais les yeux, tu revoyais ton passé avec Yoan. A chaque fois que tu fermais les yeux, tu ressentais la colère pour les Quatre.

Tu allais les tuer. Les torturer. Tu y pensais constamment et tu avais arrêté d’être la frêle Sue, ou la fragile. Tu étais devenue une personne complètement différente, tu étais dangereuse… Tel un animal sauvage, tu filais, pour trouver ta proie...et tu n’avais plus une once de bonté en toi…

Tu galopais depuis désormais plusieurs jours. La nuit, tu te trouvais un endroit paisible, si cela était possible et tu dormais par tranches de deux heures, pour pouvoir être à l’affut le temps restant. Le cheval que tu avais volé, celui que tu avais nommé Saturn, était d’une beauté éclatante et si tu avais encore le goût des choses, si tu avais encore les couleurs en toi, peut être l’aurais tu remarqué. Mais tu ne voyais que l’étalon noir… Il possédait une tâche blanche sur le front et une longue crinière couleur ébène. Tu chevauchais sur une selle argentée, avec du cuir pour le contact avec Saturn. Cette selle possédait différentes poches, pour toutes sortes d’ingrédients. Elle était confortable…

Finalement, vers le dixième jour, tu parvins à Ecarlatryon… Il ne te restait plus qu’à trouver le Frisé, ce qui n’allait pas être si facile que cela. Tu commenças ta route en trouvant une écurie, pour ton cheval, le caressant, tout en lui promettant de revenir. Tu pensais ne plus avoir de cœur, mais la réalité était que durant ce petit voyage, tu avais tissé des liens avec ta monture. Il hennit, au moment où tu lui fis cette promesse, et tu fis un maigre sourire. Et tu sortis dehors.

Les rues des grandes villes étaient les même quel que soit le pays. Il y avait toujours les bandits, les voyous, les dealers des rues. Ils aimaient les ruelles sombres. Toi, tu préférais la lumière, car on ne te suspecterait que moins, cependant, pour retrouver le Frisé, il allait te falloir jouer de sa façon.
Alors tu te débrouillas pour t’installer près d’une place, sur les toits et tu attendis. Il te fallait réfléchir, il te fallait faire sortir les bandits. Ce n’était pas si simple.
Et la meilleure solution était de créer l’embrouille. Tu te couvris alors le visage en entier, de ton écharpe, et tu propulsas tes vêtements vers un groupe de passant, pour les menacer, alors qu’ils passaient près d’une ruelle sombre.
Usant de ta magie, tu les attiras à l’intérieur, et tu les menaças pour les délester de leur fortune. Tu touchais décidément le fond.
Ils obéirent, et tu recommenças avec des couples, avec des hommes, des femmes, avec n’importe qui. Jusqu’au moment où une dizaine de bandits – soit trop pour toi – t’accostèrent. Le chef t’adressa la parole.
« Tu crois que tu peux t’attribuer notre fric ?
Je cherche juste quelqu’un.
Haha, elle est bonne. Bon, donne nous le fric sans f…
Il est là. Les bourses des passants sont justes derrière moi. Mais avant…
Tu mens, ou t’es conne ?
Avant… je veux savoir où est le Frisé.
»
Là, les yeux du chef s’écarquillèrent.
« Que veux tu de lui ?
Je le cherche. J’étais à Bosco, dans le même secteur que lui. Il a quitté Staban et je veux le suivre.
Pourquoi ?
Le talent. Il était assez connu.
»
Le chef de la petite bande s’approcha de toi et tu le regardais d’un air tout à fait menaçant, tandis que ta magie commençait à s’activer. Et pendant qu’il ne regardait pas, les armes des bandits se retrouvèrent sous ton contrôle. Ils ne faisaient pas attention, ils étaient en train de vous regarder, le chef et toi. Et l’une d’elles s’échappa de la main de son propriétaire pour se planter dans sa gorge. Tous sous le choc, une deuxième parvint à les surprendre.
« Salope ! Tu vas le regretter ! »

Le combat était inévitable. Comme les ténèbres submergeront toujours la lumière, le sang submergera toujours la vie humaine. Tu esquivas le premier coup du chef et lanças une de tes armes vers un ennemi, qui pensa réussir à l’esquiver, mais ta magie était faite pour contrôler à distance n’importe quel objet. L’ennemi se retrouva donc à terre, pendant que ton agilité naturelle te permettait d’échapper au chef. Tu fis alors mine de t’enfuir dans la rue, sous le regard des différents passants et ils te poursuivirent. Ces idiots commencèrent à te perdre doucement de vue, pendant que tu ne faisais que contourner l’immeuble pour ensuite t’élever avec ta magie. C'était de nouveau assez compliqué, et tu sentais tes muscles durcir. Tu forçais pour voler. Cela se voyait... Tu pus finalement revenir dans la ruelle sans un bruit. Le chef était toujours en train d’attendre ses gars et tu pus sans aucun problème passer ta deuxième lame près de son cou, en lui susurrant à l’oreille
« Trouvé, Frisé. »
Il te regarda avec effroi, pendant que tu lui mordais l’oreille.
« Je ne suis pas…
Si tu l’es. Tu as fais la grimace lorsque j’ai évoqué le Frisé tout à l’heure. Tu savais que personne ne te suivrait, alors tu ne me croyais pas…
Ca ne veut pas dire que…
William Garrick m’envoie.
I… Il est là ? A Ecarlatryon ?
Oui…
Bon, d’accord. Je suis le Frisé. Mais ne me fais pas croire que c’est ma réaction qui t’a mis la puce à l’oreille.
Bien sûr que non… je t’ai reconnu. Je t’avais vu lorsque tu as tué Ly’Durahal… Après tout tu es plutôt costaud, mais lent. Tu es le seul que j’ai vu. Et comment louper cette chevelure frisée ?
»
Il commençait enfin à trembler.
« Qui es tu ?
Sue Ly’Durahal.
Sa sœur ?
Sa fiancée. Je cherche Garrick.
Mais tu disais…
Je t’ai menti pour que tu admettes.
»

Ses gars finirent par revenir et, voyant le spectacle et la lame autour de la gorge de leur chef, ils voulurent t’attaquer, mais tu leur fis bien comprendre qu’ils perdraient leur cher Frisé. Finalement, tu te surélevas, portée par ta magie, pour arriver sur le toit de l’immeuble. Tu sentais que tu étais crevée. Tu venais de portee deux corps, dont le tien, et ton souffle s'accentuait. C'était dur à admettre, mais tu n'aurais peut être pas pu t'en sortir si les gars du Frisé avaient été plus réactifs.
« Quel est ton véritable nom ?
Gary Oldweight.
Où est le Tordu ?
Je l’ignore.
Veux tu mourir ?
Qu’est ce que tu vas … AAAAAAARHG !
»
Sadique, tu venais de lui enfoncer ta lame dans le ventre.
« Si tu me tues…
Alors je trouverais seule. Mais si tu me dis où il se trouve, tu auras la vie sauve…
Je ne sais pas… Il s’est dirigé vers…
Vers… ?
Comment être sûr que tu ne me tueras pas ?
»
Tu soupiras, avant de retirer ta lame de son ventre, pour la lui abattre à l’intérieur du coude droit, lui coupant de ce fait l’avant bras.
Il cria.
« Tu ne le sauras que si tu parles. Alors ? »
Il recula, mais il était au bord de tomber dans le vide et il allait sûrement y rester.
« Acédia… Garrick disait vouloir se diriger vers Acédia.
Merci. »
Et tu tentas de le tuer, mais Gary recula et tomba. Un long cri se fit entendre, mais jamais tu n’entendis le bruit de la chute. Tu te précipitas vers le bord pour voir de tes propres yeux, et rien.
« Putain !! »

La colère… Elle t’envahit de nouveau. Tu l’avais laissé partir ! Et tu n’avais plus aucun moyen de le trouver.

Alors tu espérais que tu allais réussir avec Garrick…
Et tu espérais répandre son sang… Que le rouge envahisse son corps infâme…


Les Hêtres rouges

*TAGADA*

Monter Saturn avait été beaucoup plus agréable lors du voyage Bosco – Ecarlatryon. Là, malheureusement, l’étalon galopait vers la ville la plus sombre de Fiore. Tu ne le savais pas encore, mais tu avais entendu tellement de choses sur elle… Alors pourquoi Garrick voulait s’y rendre ? Qu’avait il l’intention de faire dans la ville la plus sale, la plus pauvre de Fiore ?

Tu n’en avais aucune idée et cela ne t’inquiétait pas le moins du monde. Cependant, Saturn commençait à avoir peur et tu passas machinalement ta main sur son encolure, pour le caresser. Malgré ton côté obscur, empli de ce désir de vengeance qui ne savait pas te quitter et dont tu ne voulais pas te débarrasser, tu restais douce avec lui. C’était impressionnant.

Tu arrivas bientôt aux portes de la ville et là, ce fut comme un choc. Elle était répugnante. Saturn allait au pas, pendant que tu étais sur tes gardes. Mais partout où tu allais, il n’y a avait que tristesse, maladie, gangrène, et pauvreté. Tu t’arrêtas dans une écurie, où tu déposas ton étalon et tu passas alors dans le monde des ombres. Car les ténèbres régnaient déjà dans cette ville. Les voyous ne faisaient qu’un avec elle, tout comme les violeurs, les esclavagistes et autres cancers. Tu aurais pu les lister durant des heures, mais ils n’en valaient pas la peine.

Pour trouver le Tordu, il allait falloir être plus maligne qu’à Ecarlatryon, tu le savais, tu le devinais. Alors tu décidas de faire l’inverse.
Tu te camouflas sur les toits, tu courais, sans prendre en compte la solidité des bâtiments et, par moment, des morceaux de ceux ci se dérobaient sous tes pas rapides. Tu finis par t’arrêter lorsque tu vis deux esclaves. Tu te figeas. Et ton esprit, vicieux, te ramena à cette sombre époque. Tu écarquillas les yeux, de peur, ne sachant pas comment gérer cette émotion. Garrick, esclaves… Il ne manquait plus que tes parents et Liam pour être totalement plongée dans ton passé. Cette pensée te fit tomber les larmes des yeux, mais un bruit te surprit.
« Hey, regarde Conny, J'avais raison : une belle pucelle observe nos esclaves… J’ai gagné.
Je ne sais toujours pas comment tu l’as vue. Tu crois qu’on peut l’utiliser ?
Pourquoi ne pourrait on pas ?
Ben… L’Tordu là… Il en aurait peut-être besoin…
Ah tu penses…
»
Il n’eut jamais le temps de terminer sa phrase, que ta lame, contrôlée par ta magie, avait transpercé son corps, pour amocher son cœur. Le fameux Conny, témoin, eut la frayeur de sa vie, et lança moult excuse, avant de commencer à redescendre du toit.
« Je suis désolé, vraiment, ce n’était pas mon but de… »
Mais il ne pouvait plus bouger, tu le soulevais par la magie, le ramenant devant toi.
Il transpirait de peur. Il était un lâche. Complètement. Jusqu’au bout des ongles.
Tu souris, avant de lui faire entendre ta jolie voix…
« J’ai besoin que tu me conduises au Tordu…
Haha… Désolé ma’am, mais je n’ai pas vraiment cette option… Je ne suis qu’un petit exécutant. Je suis incapable de dire où est m'sieur Tordu. Je peux juste vous dire qu'il est trop influent pour un type comme moi.
Tu veux dire que le Tordu dirige la ville ?
En quelques sortes. Il est un gars assez haut placé par ici. Il ne dirige pas vraiment mais... Il a de l'influence. Mais mon supérieur peut vous aider.
Tu me donnerais son nom ?
Et aussi le lieu où le trouver. Dans le bar ‘Sam’s Head’. Cherchez Ted.
Merci bien.
Je peux partir ?
»
Tu le reposas alors, juste devant toi et ta magie te permit de récupérer ton arme. Tu tranchas alors d’un coup sec sa gorge, avant de partir.
« Oui… Te voilà libre… »

Cette ville, était un poison. C’était un village de lâches, de couards. Ils n’étaient capables de rien. Tu te dirigeas vers ce fameux bar et tu défonças la porte d’un coup de pied, avant de proclamer « Je cherche Ted. »
Le fameux Ted se leva, avant de te montrer du doigt.
« Tuez la ! »
Et il s’enfuit. Tu soupiras et tu te lanças à sa poursuite.

Tu courais, en renversant toutes sortes d’objets sur ton passage, pour gêner tes poursuivants, alors que tu te servais de tes capacités pour passer les barrages et autres obstacles. Tu allais plus vite que le dit Ted, qui semblait vraiment effrayé. William Garrick s’entourait véritablement des mauvaises personnes.

Tu finis par le coincer, alors qu’il pensait te mener à un cul de sac, en sautant dans les égouts. Tu le coinças avant et ton bras vint lui attraper le col. Alors, ta magie t’aidant, tu l’envoyas contre le mur, avant de planter tes deux sabre autour de lui.
« Ne songe même pas à t’enfuir !
T-tu veux quoi ?
Le Tordu.
Haha… Rêve.
»
Alors que tu t’apprêtais à le priver de sa main, les autres te trouvèrent.
« Merde… »
Et sans aucune provocation – ce qui était rare dans ce milieu -, ils te sautèrent dessus. Ils étaient cinq, dont un costaud et trois petits. La dernière était une femme rousse, qui, elle, restait à distance.
Tu esquivas le premier coup du grand en balançant ta tête sur le côté droit et l’un des petits, s’y attendant, frappa ton crâne. Tu te retrouvas très vite à terre et ta magie entra en jeu. La barrière se forma et tu sautas dans les airs, te propulsant grâce à elle. Là, la femme te visa de ses mains et tira une salve de boules de feu. Tu ne pouvais pas toutes les repousser, tu pris alors la décision rapide de te recroqueviller, ne prenant les dégâts que dans ton dos. Et tu retombas sur elle. Là, ton entrainement physique depuis tes treize ans, avec Yoan, te servit. L'art martial qu'il t'avait enseigné te permit le mouvement suivant. Ta jambe se souleva plus vite que l’œil de la demoiselle ne put le voir et son visage se retrouva touché par ta botte. A peine fut elle touchée, que ton poing frappa son ventre et que tu te retournas sur toi-même, pour attraper son bras, et la faire passer par dessus ton dos pour la renverser sur le sol. Une fois qu’elle s’y trouva, tu frappas de ton pied son visage, tout en lui tordant et cassant le bras. Puis tu utilisas ta magie pour faire venir ta lame, qui trancha le bras de la pauvre mage. Ce bras te servit ensuite d’arme. Tu l'enfonças dans la bouche de l'un des petits, avant de sauter au cou du plus grand, pour enrouler tes jambes autour de sa nuque. Tu te laissas alors tomber à l’envers et la torsion de ton corps fit le reste, le faisant basculer vers l’avant pour lui écraser le nez contre le sol. Ta magie te permit d’attraper une pierre venant sûrement d’un toit, qui traînait par là et tu lui défonças le crâne.
Les deux petits restants te regardèrent et ils ne virent pas une jeune femme.Ils virent quelque chose de pire qu'un fauve.

Sue, tu étais un monstre. Tu étais pire qu’un animal sauvage, tu les avais exterminés avec une volonté à faire vaciller n’importe qui. Tu étais noyée dans un océan de ténèbres qui te dévorait lentement de l’intérieur. Ils étaient comme stupéfaits et tu ramassas tes armes, avant de t’avancer vers eux. Ta magie sur tes armes, elles étaient bien plus puissantes. Et tu voulus positionner les lames en croix autour du cou du premier, tandis que le deuxième commençait à s’enfuir Mais le premier se baissa et te frappa le ventre. Tu crias, et son collègue regarda en arrière. Tu te maudis, tout en tenant ton ventre tandis qu'il enchaînait, mais heureusement, tu voyais ses yeux. Tu utilisas ta magie pour forcer ses paupières à se fermer, et tu rattrapas la fameuse pierre. Il la frappa trop fort, il cria, et tu lui plantas tes doigts dans les yeux. Puis tu roulais, rattrapant tes lames, pour finalement lui servir de bourreau. Tu coupas la tête de cet ennemi, avant de tirer les vêtements de tes adversaires à distance, qui avaient repris leur course jusqu'à un lieu sûr. Malheureusement, ils n'étaient pas assez rapide piur disparaître de ton champ de vision. Tu les tiras pour les ramener vers toi. Le dernier petit se retrouva embroché par tes deux sabres, tandis que tu t’approchas de Ted. Tu rangeas tes lames, mais trois de tes doigts s’enfoncèrent dans son œil droit et tu le lui arrachas. Il cria. Il hurla même. La ruelle était dévorée par le sang. Et pour en rajouter, tu crachas toi même du sang. Heureusement, il ne le remarqua pas.
« Tu n’as pas besoin de tes yeux pour me répondre. Où est le Tordu ?
Il… Il me tuera si…
Crains moi plus que lui !
»
Tu lui empoignas la gorge, en t’approchant de son oreille, pour cracher dessus. Tu amenas ensuite ta main droite contre l'une des poches pour en sortir le canif que Yoan t'avait offert quelques années auparavant. Tu posas la petite lame contre la base de l'oreille et tu la tranchas avant d'enfoncer la lame dans le tympan, le rendant assurément sourd d'un côté. Il hurla, commençant à perdre son sens de l'équilibre. Tu finis par donner un coup botte dans ses bijoux de famille et il s’effondra dans un cri strident.
« Où est il ?
D… Dans la demeure… de l’ancien seigneur ! C’est là bas qu’il se terre… parfois… »
Tu le regardas, avant de lui frapper le visage de ta botte. Il tomba dans les pommes, mais tu lui piétinas le visage, plusieurs fois, jusqu'à le tuer en lui fissurant le crâne, et en augmentant la puissance de tes coups par ta magie. Tu devenais complètement folle, tu le détruisait, tu le défigurait totalement et lentement, de sorte que sa mort soit la plus douloureuse et longue possible.

Finalement, tu repartis vers la demeure bien en évidence, surmontant la ville. Tu l’atteignis rapidement, et la porte était verrouillée. Ta magie fit alors bouger les verrous, en vain. Tu ne voyais pas le mécanisme. Tu rageas, avant de donner plusieurs coups de pieds. Puis soudain, tu sus comment entrer. Tu t'eloignas, avant d'emporter tes vêtements dans ta magie pour gagner de l'élan. Et la porte céda.
A peine y entras tu, que tu trouvas des cadavres à l’entrée. L’odeur était nauséabonde et certains d’eux étaient en décomposition. Il y avait une forte odeur de moisi, qui s’infiltrait au travers des murs et tu crus que tes tripes allaient te lâcher. Tu tins bon, mais le ventre ballotant, tu avançais. Tu montas les escaliers avec l’agilité d’un félin malade et tu te perchas sur les poutres du plafond pour avancer. Là, tu vis avec horreur des corps d’enfants, morts ou vivants, mais ouverts et triturés. On leur enlevait des organes, on leur injectait différentes substances. Il y avait de quoi retourner le cœur de n’importe qui, mais la mission que tu t’étais attribuée passait avant tout. Tu sautas de la poutre et assassinas à la lame l’un des scientifique, avant que tout ce beau laboratoire ne commence à s’intéresser à toi. Bientôt, ce fut un bain de sang. Les scientifiques ne savaient pas se battre. Mais alors que tu tranchais la jambe et le bras de l’un d’eux, il te sourit, comme heureux. Tu ne comprenais pas et tu n’en eux jamais le temps, car un gourdin s’abattit sur ton crâne.



Tu te réveillas doucement. Tu étais dans une autre pièce de la demeure, c’était étrange. Tu n’arrivais pas à bouger. Ton corps était attaché à un mur, et William Garrick se trouvait devant toi.
Tu grinças des dents… Tu t’étais faite avoir. Il avait sûrement prévue ton arrivée. S’il était aussi influent que le fameux Conny, que tu avais tué, t'avait dit, il était possible qu’il ait des espions dans la ville.
« Pourquoi es tu là Sue ? »
Tu ne répondis pas. Et ta magie se mit à l’œuvre, mais avant même que tu ne puisses faire quoi que ce soit, il t’électrifia… Sa magie était une « Lightning Magic ». Il t’affaiblissait assez pour que tu ne puisses rien faire. Ton corps subissait des spasmes électriques, tu te retrouvais avec une tension artérielle trop grande et ton cœur aurait pu lâcher. Il amplifia trop le courant pour que tu puisses y survivre sans séquelles.  Il finit par lâcher son emprise magique sur toi, avant de retrousser ses manches. On voyait une horrible cicatrice à l’avant bras que tu avais transpercé des années auparavant.
« Tu t’en souviens ? »
Tu ne dis rien.
« Allons, je ne t’ai pas encore coupé la langue… »
Tu ne dis rien. Alors il s’avança vers toi et t’attrapa le menton.
« Ecoute Sue… Tu es à moi ici… Tu ne t’échapperas pas. Je peux violer ton corps et ton esprit, et te détruire. Alors ne nous ignorons pas, veux tu ? »
Tu lui crachas au visage, il te gifla.
« Tu as tué beaucoup des scientifiques… Je ne te comprends pas Sue… »
Tu ne dis rien.
Il soupira, avant d’amener différents objets sur une table en bois à proximité. Différentes seringues, un poignard, un fouet, une poire d’angoisse… C’était clair.

Il allait te torturer pour son plaisir personnel. Il t’avait déjà tout pris de toutes façons… Cet homme était la quintessence du mal. Il semait la destruction partout où il passait. Il était un monstre. Le monstre originel de ton histoire, bien que tu sois devenue son homologue pour le défaire.
Mais il pouvait bien te torturer, ta volonté ne faillirait pas. Ce type avait tué ton fiancé, il avait détruit ta vie, il continuait de la hanter. Pour l’instant il était en train de préparer un supplice, mais il ne pouvait pas savoir… Que le pire des supplices, tu l’avais déjà subi. Sa torture n’était rien comparée à la mort de Yoan.
Tu allais te détacher, te libérer… Et tu allais inverser les rôles…
Et enfin, tu allais le venger.
Et tu allais te venger.
Et tu allais le tuer.


Le Tordu

« AAAAAAAAAH ! »
Ce cri résonnait à l’intérieur de la bâtisse depuis deux bonnes heures. Il t’appartenait, et tu souffrais, à cause de lui, de cet homme. Il te détruisait physiquement et tu aurais pu avoir peur, ou pleurer… Mais cette torture n’était rien comparée à ce qu’il t’avait déjà fait, aussi ne ressentais tu que de la colère pour lui.
Il avait une technique de torture bien particulière cependant, c’était un fait, et tu retenais toutes ses méthodes.

Tout d’abord, il t’avait retournée et avait déchiqueté ton haut, pour révéler ta poitrine, mais surtout ton dos, marqué du fouet de son père, des années auparavant. Il avait effleuré ces blessures, tu avais été dégoûtée. Et il avait attrapé son poignard pour redessiner tes cicatrices. En enfonçant la lame dedans, il avait retracé le chef d’œuvre que son père avait créé. Tu avais crié, le Tordu passant et redessinant avec une concentration particulière et une attention sournoise les cicatrices. Il les gravait ces cicatrices plus profondément dans ton corps. Il n’était pas un adepte de la précipitation, ou de la défiguration. Il faisait dans le subtil… William Garrick était pire que son père, même dans ce domaine là. Il avait enfoncé la lame, jusqu’à sentir une résistance plus importante, un nerf. Tu avais serré les poings, alors que la douleur avait été intenable.
Et tu avais hurlé encore et encore. Et ton corps avait été pris de spasmes violents, réagissant à cette menace.
Lorsqu’alors tu avais commencé à montrer les signes d’une réaction offensive, il t’avait électrocutée. Il t’avait fait subir d’importants dommages physiques et mentaux, l’électricité s'étant propagée dans tout ton corps. Tu n’avais même pas réussi à retenir ta salive, qui avait commencé à couler le long de ton menton. Tu n’étais pas arrivée, non plus, à fermer les yeux. Tu avais juste pu crier.
« Enfin j’entends ta belle voix Sue… Oh quelle douceur… Si tu n’avais pas été une sale esclave meurtrière, j’aurais fait de toi ma chose… »
Il était ensuite passé au dégoût, en léchant tes blessures, qu’il avait formé lui même. Et tu avais annoncé ta colère dans des cris plus puissants, plus violents. Mais tu n’avais toujours pas parlé.
La première phase achevée, il avait attrapé de l’alcool fort, en avait bu une gorgée, avant de s’écrier « La vache ! C’est… Argh c’est puissant… Tu en veux ? Tiens. »
Et il t’avait versé le contenu de la bouteille sur le dos. Ton corps te brûlait tandis qu'il avait attrapé tes chaines, pour te suspendre au centre de la pièce, par un crochet sous l’une des poutres.

Tu étais désormais un peu surélevée, mais attachée, complètement à sa merci et le sang se mêlait à l’alcool pour couler le long de ton corps et ainsi se perdre dans le reste de tes vêtements.
Il alla alors chercher la suite. Une seringue. Une seringue comprenant un certain type de poison, empêchant, durant son effet, d’utiliser la magie… Mais ce faisant, il parcourait le système sanguin, pour donner la sensation de brûlure le corps. Il sourit et te piqua.
C’était douloureux, trop, et tu criais, encore. Tu n’arrivais pas à supporter cette sensation et ton hurlement était perçant.
« Alors Sue ? Pourquoi es tu là ? Je ne peux pas croire que tu m’en veuilles autant, après tout ce temps… Tout ce que j’ai fait, ce n’était pas contre toi… Certes, tu étais une esclave, mais tu avais de la fougue… Si tu n’avais pas tué mon père cette nuit là je…
LA FERME ! LA FERME ! LA FERME !!
Eh bien ? Tu parles finalement. Et tu m’en veux encore d’avoir tenté de te garder ? Tu n’étais pas libre Sue… Et je devais bien cela à mon…
MAIS BORDEL, JE M’EN BATS COMPLETEMENT DE TON PERE !! IL N’ETAIT QU’UN PIETRE HOMME, DEGOUTANT, ET ARROGANT !
Mais alors pourquoi ?

Tu préfères crier ? Alors que je te donne l’occasion de t’expliquer ?
Je suis en train de brûler… littéralement… de l’intérieur… Lâche moi.
Très bien…
»

Il finit par te frapper d’un éclair plus puissant et tu t’évanouis alors…



Tu te réveillas plus tard, dans la nuit. Il n’était pas revenu depuis qu’il t’avait laissée… En regardant dehors, par la petite fenêtre, tu sus qu’il faisait nuit et tu devinas qu’il était probablement rentré là où il résidait. Tu baissas la tête, pour enfin laisser échapper des larmes. Seule, blessée, mal en point… Tu sentais que le poison n’agissait plus, mais tu étais assez mal en point. Trop pour utiliser la magie.
« Yoan… »
Tu finis par éclater en sanglots. Les larmes se perdaient dans ton menton, puis ton cou, et finalement entre tes seins.
« Je ne sais pas… comment m’en sortir cette fois ci… »
Tu étais perdue. Tu étais seule, complètement à bout. Tu étais aussi en colère, pour avoir manqué de vigilance, et t’être faite capturée. Il pouvait ainsi disposer de toi comme bon lui semblait et tu avais peur de ce qu’il prévoyait.
Tu ne pensais alors qu’a Lui, le seul, l’unique… Ton héros, ton sauveur… Celui qui aurait sans doute, s’il était encore vivant, bravé mille dangers pour venir te secourir. Tu souris, en pensant à cela, avant de lever la tête et de regarder la poutre. Ta magie recommençait à faire surface et tu tentas, tant bien que mal, de te sortir de là, mais c’était impossible. Actuellement, tu n’avais pas la puissance nécessaire, tu étais trop affaiblie.

Alors tu fermas les yeux et imaginas ton fiancé. Tu te rappelas tous les moments que vous aviez passé ensemble, du premier jour de votre rencontre, au premier baiser, à la première fois, et finalement, jusqu'à la fin… Tu te rappelas chaque moment, pour te donner du courage.
Et jusqu’au petit matin, tu restas ainsi figée. Feintant l’inconscience…
Cependant tu attendis en vain. Il ne se montra jamais de la journée. Il te laissait dans la solitude, et c’est à ce moment, lorsque le soleil se coucha à l’horizon, que tu compris. Il te gardait prisonnière. Ainsi blessée, tu ne pouvais pas utiliser la magie et si tu attendais, tu allais juste t’épuiser. Et donc tu allais permettre à William de te garder… Car tu ne pourrais pas utiliser la magie dans tous les cas… En tout cas pas à la puissance requise pour gagner...
Il fallait que tu sortes, mais l’attrait de la faiblesse, de l’abandon commençait à devenir plus important. Tu avais envie de fermer les yeux pour ne jamais te réveiller, et ainsi rester à jamais en face de ton imagination…

Tu sentis alors quelque chose serrer ton doigt. Un anneau. Cette bague… Tu ouvris les yeux, la regardas, avant d’hurler et d’expulser ta tristesse et ta colère, par les plus terrifiants des hurlements. Enfin, tu balanças ton corps, grimaçant alors que tes blessures te faisaient un mal de chien. Tu n’arrêtas cependant pas, et tu finis par renverser ton corps, pour attraper les chaines avec tes jambes et ainsi être la tête en bas. Là, tu poussas un ultime hurlement, tout en usant de toute la magie que tu pouvais, pour seulement te pousser un peu vers le haut. Et tes pieds arrivèrent à attraper la poutre. Tu te hissas alors, par la force de tes cuisses, avant d’atteindre l’attache entre les chaines et la poutre. Tu décrochas la chaine, pour de te laisser tomber sur le sol. Tu gémis, avant de tenter de te relever, mais c’était bien plus dur que tu ne le pensais et tu dus attendre une heure, allongée par terre, avant d’avoir assez d’énergie pour rouler, puis te lever.
Mais enfin, tu étais libre.
Tu étais cependant seule, coincée… Tu ne savais pas quoi faire pour enlever les chaines qui agissaient désormais comme des menottes. Tu finis par ramasser le matériel de torture, en particulier les seringues et tu filas te cacher, afin de tendre une embuscade à ton tortionnaire, au moment où il apparaitrait.
Tu attendis ainsi dans le noir, derrière une armoire. Tu attendis encore et encore…
La nuit finissait doucement son cours, et au matin, tu entendis le loquet de la porte. Il revenait.
Tu l’entendis monter les escaliers et se diriger vers la salle où tu avais été accrochée.
Lorsqu’il réalisa que tu n’y étais plus, tu arrivas par derrière et tu lui plantas la seringue dans le cou.
« Que ?! NON ! »
Il te frappa, mais tu parvins à lui attraper le bras pour l’entrainer dans ta chute, alors que tu tombais par terre.
« La clef ! Où est la putain de clef de ces chaines ?! »
Il sourit, avant de se relever. Il se crispait, le poison agissant aussi sur lui, de la même façon qu’avec toi auparavant. Il se crispait, mais il était debout. Et il sortit la fameuse clef.
« La voilà. »
Avant de la remettre autour de son cou, et de sortir son poignard.
« Alors ça y est Sue ? La bataille finale ? Tu meurs ou je meurs ?
Tu… »
Tu rampais vers lui, alors qu’il ressentait les effets de sa position dominante. Son égo et sa trop grande arrogance lui dictèrent de te laisser approcher, de te regarder ramper. Il en riait.
« Je … quoi ?
… n’aurais jamais dû laisser tes instruments de tortures à ma disposition ! »
Tu sortis la lame qu’il avait utilisée sur toi et tu la lui enfonças dans l’entrejambe, avant de l’entendre pousser un cri plus strident que tous ceux que tu avais pu laisser s’échapper.
« S… S… Salope… »
Tu le vis se courber et s’écrouler, alors que tu te relevais, attrapant l’arme qu’il avait lâchée. Puis tu récupéras la clef autour de son cou.
« Merci. »
Tu te levas alors, et tu te défis de tes chaînes, avant de les enrouler autour de son cou. Tu les attachas, avant de le frapper, le forçant à lâcher ses bijoux de famille. Tu attrapas alors la lame plantée dedans et tu la fis bouger, pour déchirer son pantalon, mais aussi ses testicules. Et le poignard que tu lui avais volé se positionna à la base de son pénis, et tu le lui perças, avant de le lui découper. Tu savouras alors ses terribles hurlements, tandis que tu attrapais ses gants, pour les enfiler et ainsi oser toucher cette répugnante chose que tu venais de couper. Tu forças ensuite le Tordu à ouvrir la bouche, alors qu’il était sans défense et tu lui enfonças son pénis dedans. Tu ajoutas, de plus, les gants dans sa bouche, de telle sorte qu’il ne pouvait plus cracher. Enfin, tu utilisas la magie pour attacher les autres bouts de la chaines à une poutre, avant de soulever William et de le plaquer contre le mur.
« Je vais te dire pourquoi je suis venue à toi… »
Tu concentrais ce que tu pouvais en magie, étant donné que tu n’avais pas beaucoup de force, même si l’attente du Tordu t’avait permise de rassembler tes forces. Et tu lui avouas.
« Yoan Ly’Durahal était mon fiancé. Et toi et tes trois copains l’avez tué sous les ordres de Staban. Je suis par ailleurs heureuse de t’annoncer que ce dernier n’est plus. Mais les autres… Je vais les trouver Tordu… Je ne sais pas qui ils sont, je ne connais que leur pseudo… Je ne sais pas où ils sont, mais je vais les trouver, et quand ce sera fait, je vais les tuer… Tout… Comme… Toi ! »
Et tu t'éloignas avant d'enchaîner avec un coup de pied violent. Ta magie projetant la puissance de ton coup, tu parvins à le toucher avec une telle force au ventre, que le mur derrière lui, peu solide, céda. Et le Tordu fut éjecté, avant de finir pendu par les chaines.

Et tu partis.
Et tu partis à la recherche des autres.


Une affaire d'identité

Cela faisait quelques semaines que tu avais pendu le Tordu. Tu avais été soignée au sein de la cité sale et en sortant de soins, tu avais remarqué que le Tordu avait été retiré. Sans doute était il si puant, dans sa décomposition, que quelqu’un l’avait décroché.
Tu n’en avais cure et tu te dirigeas vers l’écurie, dans laquelle Saturn devait t’attendre.
En y allant, tu bousculas quelqu’un. Un voleur. Tu mis du temps à t’en apercevoir, au moins deux secondes, avant de crier « Hey ! » pour le voir fuir avec ta bourse. Tu t’élanças à sa poursuite, mais il était rapide et tu avais de méchantes courbatures. Mais, sans te laisser abattre, tu parcourais les rues, adorant lorsqu’elles étaient étroite, car tu n’avais personne pour t’empêcher de passer… ou presque.
Le voleur était roux, et il filait comme le vent, mais tu parvins à déplacer un tonneau vers lui, qu’il esquiva d’un saut. Mais à ce moment là, tu fis venir devant tes pieds deux planches de bois et tu sautas dessus pour voler vers lui. Il fut effrayé et s’engouffra dans une petite ruelle. Tu le suivis et tu sautas contre le mur, pour réussir à le plaquer. Ta lame se posa alors sur son cou et ton regard d’or le dévisagea.
« N… Ne me faites pas de mal…
Ma bourse je te prie.
T… Tenez…
»
Il fouilla dans sa poche, pour te tendre ta bourse que tu récupéras, non sans un sourire. Tu lui faisais peur.
« AH ! Je te tiens Daniel ! »
Une voix était sortie de nulle part et devait désigner le jeune roux. Celle qui avait parlé se tenant derrière toi, tu fis volte face, arme à la main, avant de voir une jolie jeune femme, habillée de cuir rouge.
« Hola ! Du calme…
Grande sœur ! La dame… elle… »
Tu lui lanças un regard.
« Est ce que ta sœur sait que tu m’a volée ? »
La dite sœur, qui par ailleurs se présenta comme étant Rachelle, arriva à ton niveau, et tendit une main à son frère.
« Présente tes excuses.
Pardon m’dame…
Je m’appelle Sue.
Alors pardon Sue… Vous faites sacrément peur dites donc. Vous être mage ?
Oui, et toi ?
Non, mais ma sœur si. Ma sœur est membre de Firebird, la guilde du coin.
Une guilde ? Qu’est ce que c’est exactement ?
»
Tu n’avais eu que peu d’intérêt pour le système de guildes qui régnait en Fiore, depuis que tu avais commencé ta croisade et avant, tu avais été occupée par l’entrainement et Yoan. Encore avant, tu avais été esclave. Tu n’avais donc jamais su ce que les Fioréens appelaient «  guilde », mais heureusement pour toi, tu ne restas pas longtemps dans ton ignorance. Rachelle t’expliqua ce qu’elles étaient, tandis qu’elle t’invitait à visiter. Tu la suivis.
Vous sortîtes de la ville, pour vous diriger vers un petit pont, bien instable afin d’accéder à une grotte dans de la roche. On aurait dit une gueule.

Tandis qu’elle t’expliquait les différentes situations des guildes, elle entoura ses bras autour de ta taille, tout en prenant son frère sur son dos. Elle sauta alors du pont et tu poussas un petit cri de surprise, avant de comprendre que sa magie lui permettait de créer une matière molle et douce, amortissant votre chute. De là, on pouvait apercevoir une petite porte, au fond du ravin. Elle t’invita à entrer.

Une fois à l’intérieur, tu découvris une véritable cité troglodyte et Rachelle te désigna le bâtiment principal. Vous y entrâtes.
Et lorsque Rachelle eut fini de t'expliquer, elle te demanda :
« Alors Sue ? Maintenant que tu sais tout, veux tu rejoindre Firebird ? »
Tu réfléchis… Une guilde avait des avantages, comme des inconvénients. Firebird semblait être une guilde faite pour aider les personnes et peut être était-ce pour cela qu’elle se situait à Acédia. Peut être était-ce un moyen d’être toujours à côté de ces pauvres gens. Peut être était-ce parce que Firebird se portait garante des habitants. Aussi, cette guilde ne devait pas avoir d’un bon œil les tueuses dans ton genre, mais avec différents mages dedans, tu devais peut être avoir une meilleure chance de trouver ceux que tu cherchais.
Tu réfléchis longuement, avant de voir que Rachelle te faisait le plus grand sourire du monde. Tu n’avais jamais vu un tel sourire, sauf sur les lèvres de Yoan et en y repensant, tu serras les poings, sentant des larmes couler le long de tes joues.
« Sue ? »
Tu repris très vite une expression froide, essuyant ces début de sanglots.
« Je veux bien apporter ma grande intelligence et mes divers talents à votre guilde.
Eh bien, la modestie et toi ça fait deux on dirait, mais je t’aime bien. »
Toute contente, Rachelle se dirigea vers le maître de la guilde, alors que tu regardais ses deux lieutenants.
La fille semblait avoir un code de l’étique impeccable, mais l’homme était un idiot, cela se voyait dans son regard. Et lorsqu’il remarqua le tien, il détourna rapidement les yeux.
Finalement, Rachelle revint, et tu intégras Firebird…



Quelques mois après ton intégration à Firebird, un drame survint. Le maître avait été tué. Tu n’en avais que faire et tu désirais repartir le plus vite à ta traque, ayant eu des indices sur la localisation du Titan. Malheureusement, la situation actuelle de la guilde ne te permettait pas de partir, une grande décision et une confrontation était en cours. Fleur de Lunorée et Dorian d’Austreterre étaient en train de diviser la guilde.

D’un côté, il y avait la possibilité de suivre Fleur et tous les autres mages qui croyaient en l’idéal de la guilde et en la noirceur de Dorian, d’un autre côté, il y avait Dorian et ceux qui l’approuvaient, qui voulaient se rallier a Zeref et à Tartaros.
Rachelle t’avait parlée de Tartaros. C’était une guilde de démons.
La douce jeune fille avait bien entendu choisi de suivre Fleur, mais toi, tu ne savais pas. Elle t’avait implorée du regard… Rachelle était définitivement une bonne personne. Et même si tu avais renoncé à aimer le genre humain après la mort de Yoan, tu admettais qu’elle ne pouvait pas être haïe.
Cependant, tu n’avais eu aucune piste solide sur les trois hommes que tu pourchassais depuis deux mois, et Dorian venait de créer une guilde sans aucune morale. Si tu voulais utiliser ces mages qui ne désiraient que survivre, pour les faire espionner Fiore pour toi, c’était l’occasion rêvée.
Tu pris la route de Crow Feather, malgré le fait que tu détestais Dorian. Tu le trouvais lâche. Il n’était rien. Les autres non plus. Tu devais être la seule à ne pas fuir devant le danger. Tu étais restée pour la seule raison que le côté sombre de la guilde allait avoir un impact sur Acédia et te permettre d’avoir les ressources dont tu avais besoin.

Alors ton symbole de Firebird, qui était noir et sur ton poignet, disparut, tandis que tu trouvas une meilleure place pour le nouveau symbole du corbeau. Habillé de blanc, celui ci se trouva emprisonné dans la cage formée par les cicatrices des tortures de ton enfance, les résidus des coups de fouet.
Et la guilde Crow Feather fut créée.
Elle rejoignit l’alliance Ecarlate, tandis qu’Acédia fut exploitée. Tu pus alors enfin faire parler tes pulsions et tu te remis dans ta croisade.



Quelques semaines après l’entrée de Crow Feather cependant, tu étais en train de galoper pour rentrer à Acédia, Saturn ayant été marqué par le même oiseau blanc que toi et galopant à toute allure, lorsque tu croisas une personne qui t’était familière. Rachelle.
La jolie jeune femme t’attendait. Malheureusement pour elle, tu étais souillée du sang d’un informateur et tu lui donnas une toute nouvelle image de toi.
« Sue ! J… Je ne peux pas croire ce que je vois… »
Tu t’arrêtas. Tu descendis de Saturn, en lui tapotant l’encolure, avant de t’approcher de Rachelle, qui avait les larmes aux yeux.
« Je te pensais mon amie ! Je te pensais comme moi !»
Tu soupiras. La journée n’avait pas été fructueuse, tu n’avais eu aucun indice et tu avais failli te faire arnaquer. Tu étais de mauvaise humeur, elle était en train de te taper sur les nerfs.
« Je n’ai pas d’amis.
Tu n’en as plus.
Je ne t’ai jamais considérée comme une amie.
Mais…
»
Tu t’approchas plus près de sa personne et tu la regardas dans les yeux. Tu avais ce regard… Un regard qui voulait tout dire. Un regard de monstre.
« Mais… Eh bien moi je te considérais comme telle.
Et ?
Et… Je veux t’aider.
A moins que tu ne connaisses un gars qui se fait appelé le Macaque, ou le Titan, ou le Frisé, tu ne pourras pas m’aider.
»
Elle baissa la tête, n’arrivant pas à affronter tes yeux.
« Non… Mais pourquoi les cherches tu ? Que vas tu leur faire ? Que va leur faire une lâche ayant choisi Crow Feather plutôt que Phoenix Ashes ?!
Les tuer.
Par derrière ?
Non, j’ai besoin de les regarder dans les yeux.
Pourquoi ?
Ils ont tué mon fiancé.
»
Elle sembla abattue de l’apprendre, mais elle te gifla.
« Reprends tes esprits Sue ! Les lâches ne tuent pas avec honneur ! Tu n’arriveras à rien…
Qui a dit que j’étais lâche ? »

Tu repartis vers Saturn, et elle utilisa une autre capacité de sa magie. Elle créa un mur entre toi et Saturn.
« Tu vas rentrer à Phoenix Ashes avec moi… »
Tu dégainas tes deux sabres à forme lunaires, avant de te retourner.
« Tu vas le regretter Rachelle. »
Tu fonças vers elle et elle tenta de se défendre. Mais elle n’était pas sérieuse. Elle voulait, elle espérait encore avoir une chance de te ramener à "la raison". Alors ton style de combat finit par la défaire et une fois qu’elle fut à terre, tu te mis à cheval sur elle, avant de poser ton sabre sur sa gorge.
« Tu vas me tuer ?
Oui.
Tu allais tuer mon frère alors ? Le jour où je t’ai rencontrée ?
Oui.
»
Elle lâcha ses larmes et tu lui tranchas la gorge. Tu utilisas ensuite ta magie pour ramener le corps avec toi. Tu le posas sur ton étalon et vous repartîtes en direction d’Acédia.
Rachelle eut des funérailles pauvres, mais son âme était désormais sur le chemin du monde des morts.

Tu rentras alors à la guilde, avant de te remettre à la recherche de tes cibles…


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Sue Ly'DurahalThe Huntress
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mer 24 Fév - 1:01










Epilogue



Acédia, Guilde de Crow Feather, 1er  juin 377

Yoan, mon amour…

Cela fait maintenant un an que tu es mort… Que tu es parti… Sans moi. Cela fait trois cent soixante douze jours, pour être précise.
Durant tout ce temps, jamais je n’ai pensé à quelqu’un d’autre, jamais je n’ai eu d’autres rêves que de t’enlacer contre mon cœur.
Tu n’as pas eu de tombes, le jour de ta mort. Tu as été lâchement assassiné et le feu a embrasé notre doux foyer, pour t’emmener en enfer. Mais je suis arrivée à temps pour, au moins, conduire ton âme vers un lieu de repos, t’accordant ton dernier vœu, acceptant ta demande.
Je t’ai pardonné. Je t’ai pardonné d’avoir été dans ce groupe et d’avoir servi Staban et ses sbires. Je t’ai pardonné d’avoir gardé le secret, mais, Ô mon amour, c’est désormais à moi de te présenter mes excuses.
Car j’ai refusé de t’écouter. Car j’ai traqué sans relâche les hommes qui t’avaient fait ça.
J'ai commencé par Staban. Je l’ai trouvé. Je l’ai tué. J’ai ensuite mutilé Gary Oldweight, alias le Frisé, et pendu William Garrick alias le Tordu.

Yoan, mon chéri… Pardonne moi, s’il te plait. Mais je ne pouvais pas les laisser nous enlever notre bonheur et s’en tirer comme ceci.
Je te demande pardon, mais je n’arrêterais pas. Je continuerais sur cette voie, je retrouverais le Frisé pour lui ôter la vie, je trouverais le Macaque et le Titan et je les écraserais de mes propres mains.

Et jamais… jamais je ne cesserais de t’aimer. J’aurais moi aussi voulu avoir des enfants avec toi… J’aurais aimé voir le petit Nathan courir et jouer avec son père, s’amuser, rire… J’aurais aimé te voir t’occuper de la petite Eloise. Sans doute les aurais-je grondés, par moment, mais je les aurais aimé, au moins autant que je t’aime.

J’aurais voulu que tu m’embrasses passé soixante ans de mariage. J’aurais voulu que nos deux cœurs battent comme au premier jour. J’aurais tout donné pour voir, jusqu’au bout, tes yeux d’argent et sentir ton cœur de lion sous ta poitrine.

Yoan… Sais tu où je me trouve maintenant ? Je suis en Fiore, sur les traces des trois autres. Mais j’ai intégré une guilde. Je te vois venir… Je suis sûre que si tu étais là, tu me dirais que la compagnie peut me faire du bien, mais, mon cœur pleure chaque soir, chaque nuit. Je souffre sans toi et cette bande d’idiots qui travaille avec moi n’y changera jamais rien. Ils sont juste bons à me trouver mes cibles…

Ils m’appellent
The Huntress, la Chasseresse. Et ce surnom me colle à la peau. Mais Yoan… Pour toi, je serais toujours ta tigresse…

Je t’aime, de tout mon cœur. Je t’aime et je te vengerais jusqu’au bout…
Je t’aime.


Tes larmes coulaient sur tes joues, des tremblements arrivaient à tes mains, et tu éclatas en sanglots, répétant insatiablement « Je t’aime. », pendant que tu terminais de rédiger cette lettre. Tu étais détruite de l’intérieur et malgré ton tempérament et ta force, malgré ta puissance et ton rang, tu étais tout de même en train de te détruire.
Personne ne te parlait, mais tout le monde t’avait remarquée. Tu étais toujours dans un coin de la pièce principale, en train d’écrire ta lettre, et de te faire du mal pour soulager ton cœur. Car ta plus grande faiblesse, finalement, c’était Lui, cet homme, ce souvenir. Rien d’autre ne pouvait te faire du mal. La douleur physique, comme la douleur mentale, n’était rien comparée à la mort de celui que ton cœur aimait toujours autant. Tu aurais pu perdre un bras, que tu aurais trouvé cela moins douloureux que de le voir mourir, ou que de le voir à chaque fois que tu fermais les yeux.

Tu étais perdue. Tu avais la tête dans tes bras, et finalement, un membre de la guilde arriva en courant. Il fracassa alors l’ambiance morbide, tout en se dirigeant vers toi, alors que certains chuchotaient.
« Mais il est fou ! Faut pas l’approcher elle !
Mais d’ailleurs, c’est qui ? Je suis nouveau, j’ai intégré la guilde hier.
Ah ? Je me nomme Bastian, enchanté.
Moi c’est Ezio. Alors ?
Ah… Alors tu vois, cette femme là bas, c’est Sue Ly’Durahal… Elle est sans aucun doute l’une des plus dangereuse de la guilde. Même ces types la craignent.
»
Le fameux Bastian, un homme à la chevelure brune, et longue, descendant jusqu’à ses épaules, avec une balafre lui couvrant le visage, désigna un groupe de voleur assez mal réputés, qui restait le plus loin possible de ta table.
Il continua son récit au nouveau.
« C’est une tueuse, mais pas n’importe laquelle. C’est Huntress.
The Huntress ? Tu veux dire... comme dans La Chasseresse ? C'est elle ?
Tu la connais ?
Oui, ce nom se fait doucement connaître dans le milieu. Elle est celle qui pourchasse sans relâche les Quatre si je ne me trompe pas. Ceux là sont des membres plutôt connu du monde souterrain. Le Frisé, un homme mutilé, un bras en moins, qui dirige tout un réseau de drogues et de putes à travers le pays, le Macaque, l’un des plus grands tueurs à gages sévissant en Fiore, le Titan, parrain de la mafia Fiorienne, et le Tordu, esclavagiste et homme de science. Tu dis que c’est elle The Huntress ? Alors elle doit être sacrément forte, car c’est elle qui a tranché le bras du Frisé.
Et tu n’as pas toute l’histoire. Elle a pendu le Tordu.
Non ! Tu me fais marcher ?
Pas du tout. Après, ne te méprends pas. Elle est dangereuse, mais elle n'est pas encore si puissante que cela... Evite juste de lui parler de travers, elle pourrait t'empoisonner dans la nuit suivante.
»
Soudain, tu frappas la table avec force, éveillant la curiosité, une demi seconde, de Dorian, encore perché dans son nid de merde, avant de plier la lettre que tu avais écrite à ton amoureux, pour la ranger dans l'une de tes poches.
« Tu es sûr de toi ? » demandas tu à celui qui avait couru vers toi dès son entrée fracassante dans le hall.
« Oui Sue. Le Titan a été aperçu à Crocus.
Bien. »

Tu te hâtas de sortir de la guilde, passant devant ceux qui chuchotaient.
« Putain ! Tu avais raison ! Ça fait un peu peur du coup... T'as dit qu'elle était pas super puissante, t'es sûr que ça ira ? Je veux dire... Je ne voudrais pas là savoir morte.
T'inquietes pas... Il est possible qu’à son retour, le Titan ne soit plus... Et s'il survit, elle aussi. »
Tu eus un rictus effrayant. Tu avais entendu. Et tu lanças, avec une froideur impeccable, mélangée à un dédain certain : « Il ne sera plus ! »
Tu sortis de la guilde et utilisas ta magie pour soulever tes vêtements, afin de t’envoler vers la ville. C'était toujours la partie difficile de ta magie. Tu étais devenue plus forte, mais tu ne pouvais pas rester longtemps en lévitation... Tes cheveux devinrent alors blancs, tes restes de ton ancien entraînement à la magie de transformation te permettant au moins cela. Tu te hâtas d’aller à l’écurie avant de retrouver Saturn, le seul être au monde encore en vie qui arrivait, malgré toi, à t’arracher un sourire. Tu sortis de ton sac une carotte, douce gourmandise pour son appétit, avant de lui poser la selle sur le dos. Puis, alors que tu avais attrapé tes sabres, dans la guilde, sans les ajuster sur ton dos, tu enfilas, là, les fourreaux, avant de regarder tes deux armes. Sur la lame de la première, il y avais un D, comme "Death". C'était le nom que tu lui avais donné. Sur la lame de la seconde, il y avait un F comme "Fear". C'était également son nom... Fear et Death... La Peur et la Mort... Tu restas quelques secondes à les regarder. Tu fus sortis de ta concentration par le hennissement de Saturn, tu souris et tu rangeas tes armes dans leur fourreau respectif, avant de caresser la joue de ton fidèle destrier.
Tu le chevauchas alors, pour te diriger vers la sortie de la guilde.
« Saturn, mon petit, nous allons visiter Crocus. »

Et tu t’élanças au galop.

Le voyage jusqu’à Crocus dura dix huit heures et lorsque tu parvins dans la ville fleurie, capitale du royaume, tu fus tout simplement éblouie. Pas impressionnée, juste éblouie. La lumière du Soleil se reflétait sur le palais Mercurius, avant de revenir te titiller la pupille. Tu soupiras, cette ville était sécurisée, donc même si le Titan avait été aperçu, cela ne voulait pas nécessairement dire que tu avais une chance de le trouver. Tu vaquas en ville jusqu’à trouver une écurie pour ton fier destrier, avant d’entrer dans une taverne. Tu voulais voir à quoi elles ressemblaient par ici… Tu voulais savoir comment le peuple s’organisait à l’intérieur, pour déceler un éventuel informateur. Car toutes les villes avaient un informateur ou deux - arpentant souvent les tavernes - et toutes les institutions officieuses savaient comment les trouver. Tu commandas une pinte et tu restas, longuement, à observer…
Tu notas dans un coin de ta tête les différentes allées et venues, ainsi que les comportements des personnes les plus louches et ce, jusqu’à la nuit. Tu rentras alors à l’écurie, n’ayant pas envie de débourser un seul centime pour une chambre et tu te plaças aux côté de ton étalon, sur une botte de foin. Tu fermas alors les yeux, tout en voyant l’image de Yoan, pour t’adoucir le cœur…
Et tu t’endormis doucement.

Le matin suivant, en te réveillant, tu recommenças ta recherche d’informations, et tu finis par avoir un indice qui te déplut : le Titan était parti en direction de Paradeus… Il allait apparemment avoir une rencontre importante là bas…

Alors tu remontas en selle, et tu te lanças en direction de cette ville fortifiée…

Ta quête n’était pas terminée… Qui aurait pu savoir ce qui allait t’arriver ?

To be Continued...

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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Sam 27 Fév - 20:04

Fiche terminée ^__^
J'attends avec impatience votre évaluation :yaay:
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mar 8 Mar - 23:52

Bon attends, avant de faire mon intro dont on s’en fout, d’où les mineurs doivent s’abstenir ? Si c’est comme ça, nique, on t’évalue pas. :hap:

Mais bon, comme on est un peu rebelles dans l’âme, on va passer outre ta règle. De toute, comment te dire que…


Voilà, c’était le passage narcissique, noraj de mon dérapage. :jmlp:
Du coup, mettons entre parenthèses cette intro d’intro.

• • •


Bondour, on sera deux à s’occuper de toi parce que tu nous as pondu un PTN DE ROMAN. Du coup, voilà, on s’est repartis les tâches. On t’indiquera qui s’est occupé de quoi au fur et à mesure.
Comme c’est Sira qui t’écrit actuellement (cc je parle à la troisième personne parce que je pèse), je vais IMPOSER mon plan à Alab et procéder en commençant par le fond et en finissant par la forme. :hap:

COMMENÇONS !

Sur le fond :

Magie : Alors, Psychokinesis, oui c’est un synonyme… Alors pourquoi tu le mets ? ‘^’ On a mis Telekinesis dans le listing donc ça sera Telekinesis. Du coup, en lisant, je remarque que tu fais que définir la télékinésie au sens propre. En gros, tu ne parles pas réellement des possibilités de ta magie… Par exemple, tu peux créer des boucliers psychiques, lancer des projections de tes coups, te la jouer Jedi en étranglant les gens à distance, etc. De plus, elle sont où les limites de ta magie ? Bon, j’te donne la réponse : c’est ton champ de vision. Vref, précise-moi ça. v:
Ah et deux remarques :

- “tous les effets physiques et biologiques semblant se produire à partir du désir, conscient ou non d'un individu” ← Merci Wikipédia, mais Wikipédia est à bannir. Parce que Wikipédia, ce n’est pas toi. Et moi j’note pas Wikipédia. ♥️
- “Extrêmement puissant, il s'avère nocif pour son corps, si elle l'use trop excessivement. Des saignements de nez peuvent apparaître, des commotions peuvent s'avérer, et dans quelques cas extrêmes, la mort peut lui être plus douce que son prix. C'est une magie à double tranchant.” ← Bah euh… Non. Si tu l’utilises trop, tu vas tomber dans les pommes, comme pour n’importe quelle autre magie, parce que tu seras à court d’énergie. Inutile de mettre un contrecoup.

A préciser du coup. v:


Physique : Plutôt pas mal, je pense qu’il y a du bon là dis donc ! Et oui c’est moi Alab. aa uhm. Et la petite intro du physique c’pas mal non plus, mais pauvre vieux, à attendre trente minutes à sa fenêtre. :rip:

« de ce fait que cette chevelure pouvait aussi bien apparaître noire que blanche. » - I’M BLACK THEN I’M WHITE. Uhm.



Psychologie : Hum… Bah, putain. C’est bien, franchement. C’est très, très complet. Si bien que là, en sortant de la lecture, je ne vois que deux trucs manquants : peurs et goûts “triviaux” (type “j’adore le soleil et je déteste les chiens”)... °° Voilà, congratyouleysheunz. °°
Bon, du coup, quelques remarques (surtout pour un truc qui m’a franchement saoulé) :

- “ses trop grandes et variées connaissances”, “Intelligente, trop d’après certains”, “vous ne parviendrez qu’à racler sur la surface de sa personnalité… “ ← OSKOUR :jmlp: Il faut arrêter de se masturber ptn. L’EGO (et non Légo, petite demoiselle). La première partie de ta psychologie dégouline de prétention. Ton personnage est comme tout le monde, il n’est pas infaillible. Il tombera forcément sur des gens plus intelligents que lui qui vont le cerner sans problème. °^° De toute façon, pour ce genre de trucs, seules ses actions inRP décideront de ça. Ca n’a strictement aucun intérêt de préciser ça parce que, si jamais tu joues mal un tel perso… Bah tout le monde va le capter. v:

- “Elle possède la capacité d’allier des synapses de son cerveau mieux que la moyenne des gens, et est capable d’une logique « illogique » pour les simplets que nous sommes. “ ← L’égo, encore et toujours. J’vais t’envoyer en stage à Vostok pour te refroidir wsh, tu vas rencontrer mes potes les ours polaires. :nomad:
Vref et du coup, c’est quoi cette logique spéciale ? Parce que bon, ok, si elle pense de manière originale, ça peut être cool, mais faut dire à quoi ça correspond. °°

- "pacte Lumen"←  Alliance Lumen* (et Pacte Ecarlate, t’inverses en parlant de GR plus tard)

Bon, voilà. Même si ton orgueil m’a paru juste infect au début, ça reste très, très bieng. Et pour une psycho, c’est rare que je sois réellement aussi positif. o:


Histoire :

Bien mais un peu trop long. J’aime bien les histoires bien développées, mais, là, t’en as fait trop à mon avis. Bref, certains passages ne mériteraient pas autant de détails que tu leur accordes à mon sens. Et y a aussi trop de dialogues, à mon avis. Sinon, l’histoire en elle-même se lit bien, c’est assez intéressant. Ah et, bonus, j’ai particulièrement apprécié l’inventivité pour étouffer William. :v

- Evite de parler de “nègres”. Ce mot a été inventé dans notre monde, où, dans pas mal de sociétés, les Noirs étaient considérés comme inférieurs (fin genre c’était une grosse théorie pseudo-scientifique). Là, sur Ishgar, rien n’atteste de cette opinion. Ton perso a été discriminé mais rien ne nous dit que c’était pareil ailleurs, même au sein de Bosco seulement. Considère une société globalement “neutre” avec des écarts par-ci par-là comme ceux que ton perso a rencontrés.

- Un six coups ? Tu m’aurais dit un mousquet, j’veux bien, mais c’est très risqué les armes à feu dans notre contexte. Même dans l’oeuvre originale, y en a très peu. Je laisse couler car tu n’as pas précisé réellement son apparence mais bon, ça me gêne quand même.

- Par contre, la blouse blanche et les gélules, non, non, non. Oo Des herbes médicinales et une robe spécifique à la rigueur mais voilà. Oo

- Quand Sue tue Alphonse… En gros, elle poignarde le fils dans le bras… Et le mec peut plus rien faire le temps qu’elle étrangle son père. °° Ca me paraît abusé. Un étranglement, ça prend du temps et c’est pas un bras blessé qui va empêcher le fils de tenter un truc.

- “Caisse de bois, elle était ce que les boîtes en cartons seraient plus tard, dans le futur.” ← Evite de parler du futur, d’autant plus que je crois même pas qu’on ait déjà vu du cartong dans FT.

- Atta, Yoan rattrape Sue alors qu’elle chute d’un toit… Par le poignet ? oO J’suis pas d’accord, là. xD Même si Yoan est sur un des balcons, avec la vitesse de ta chute, ton poignet est démonté, si tant est que le mec réussisse l’exploit de t’attraper au vol et de ne pas céder. S’il est au sol, bon. Il va tenir ton poignet, très bien. Mais toi, tu vas t’écraser comme une merde quand même. :rip:

- « Take Over : Beast » ← Beast Soul*

- Evite les cigarettes. Là on est plus dans le délire fumeries et pipes.

- “tu étais majeure, tu allais enfin avoir légalement droit au vin.” ← On en sait rien de la législation à Numa, surtout 400 ans avant le manga. Que ça paraisse logique, oui… Mais ne parle pas de “légalité”.

- Attention aux clichés. Je fais référence à la scène érotique, qui est, ma foi, bien écrite (si on excepte une phrase citée plus tard qui m’a fait tiquer). Le coup du “c… c’est gros”... Booon… Yamete ? :rip: ‘fin voilà, surtout que tu répètes sans arrêt que le mec est parfait, que ton perso est magnifique… Ca va deux minutes, quoi. Vref, ça sonne trop parfait pour moi. La scène est réussie, mais pas “unique”, à mon sens. Ca vaut aussi pour l’histoire d’amour en général et sa fin tragique avec demande en mariage, toussa...

- "la table non pas comme un skate board” ← Un skate dans FT, en x377 ? Non

- Fais attention avec ta télékinésie. Tu parles souvent de léviter pour passer par-dessus des obstacles, mais tu racontes ça comme si c’était super facile. Or c’est le genre de truc qui nécessite beaucoup de concentration, donc ça devrait être bien plus lent. Pour des objets et d’autres personnes, je veux bien que ça soit rapide, mais pas pour ton propre corps (si tu tiens à l’intégrité de celui-ci). Si tu pouvais modifier ça, ça serait bien.
Je serais aussi tenté de dire ça pour la plupart de tes combats. Sue défonce souvent tout le monde sans trop de problème, c’est GB parfois (genre contre 5 personnes à Acedia)

- “Ta magie fit alors bouger les loquets, comme si la clef y était et tu pénétras dans cette batisse.” ← Non. Tu ne vois pas les mécanismes, tu ne peux pas les actionner. Ta magie est limitée par ton champ de vision.

- Garrick ne peut pas diriger la Citadelle Empirique. C’est un lieu du forum qui pourrait nous servir alors évite de te l’approprier dans ton histoire. Contente-toi d’en faire un haut-placé, mais pas le dirigeant.

- “Ta magie accélérant et amplifiant la puissance de ton coup, tu parvins à le toucher avec une telle force au ventre, que le mur derrière lui, peu solide, céda. Et le Tordu fut éjecté, avant de finir pendu par les chaines.” ← Nope, la télékinésie permet la projection de tes coups, par leur amplification.

- “Fioriens” ← Fioréens*

- GB de fin quand les mecs de CF disent ô combien Sue est puissante, connue, redoutée, *insérer superlatif*... Ca, tu n’en sais rien avant la fin de ton éval. Reste humble, par pitié.




Sur la forme :


Franchement, je trouve ça  bien, même si certaines de tes phrases sont lourdes stylistiquement parlant, notamment à cause de virgules qui, à mon sens, sont mal placées. Mais j’ai pas trop trop notifié ça, étant donné que c’est subjectif la plupart du temps. Sinon, tu as du style, c’est assez racé, et tu réussis à bien maîtriser l’écriture à la deuxième personne, souvent délicate. J’ai beaucoup aimé certaines effets, notamment, l’histoire des sens lors de la scène du restaurant.
Bon, par contre, sérieux, mets des couleurs visibles pour les dialogues. J’ai dû mettre en surbrillance pour lire, souvent. -.-
Btw, j’ai pas notifié toutes les fautes, surtout que j’ai vu une petite poignée d’erreurs que je juge être d’inattention.


Logique/Grammaire/Style/Divers :

- "elle peut soulever une table, ou alors voir-même un être humain. “ ← Cc le mot en trop qu’on a oublié d’effacer + voire même*
- “Les ombres qu’elle traverse, qu’elle habite chaque jour, et qui lui ont envahi” ← envahies*
- “son égocentrisme est à la fois rare et commun” ← Et moi je comprends et je comprends pas. :nomad:
- “mais qui apportent leurs fruits” ← portent leurs fruits*
- “Sue voit les humains comme des pions, d’un jeu…” ← “comme les pions d’un jeu…”*
- “malgré que leur allégeance à Zeref, un humain, la dérange.” ← Crève. Crève avant que je me suicide. :suicide: “malgré QUE” c’est une hérésie omg efezoifgnzoignoueineoujhjhoketh Ah et puis en fait ta phrase veut rien dire. Faudrait “Malgré l’allégeance que vouent certains humains à Zeref, ces derniers la dérangent quand même”, un truc comme ça
- “La mort de son amant fut trop explosive pour son esprit, et Sue elle devint cette folle égocentrique, intelligente et sadique que l’on connaît aujourd’hui.” ← parce qu’avant sa mort elle était conne ? :v Vref, c’est maladroit.
- “La lumière faiblit, les ténèbres augmentent” ← grandissent* plutôt
- “ Le matin, la Nuit, le Soir ou l’Après midi” ← Pourquoi des majuscules ? °°
- “tu approchais les étables, sous ta caisse, te cachant, avant de réussir à « choper » une gourmandise et ainsi survivre.” ← les étals* xDDD J’ai rencontré plusieurs fois la confusion
- “Aujourd’hui, tu avais seize ans et tu arpentais les allées avec tant de grâce, mêlée à tant d’agilité.” ← Moche. “tant de grâce ET tant d’agilité”* Plus simple et plus digeste.
- “tandis que son doigt était logé sur la raie de ton cul.” Mouais… Tu décris l’acte avec une certaine délicatesse, là, ça, ça brise tout. ‘^’


Ponctuation

J’ai souvent croisé des virgules que j’estime surnuméraire, qui me semblent “bloquer” la lecture mais c’est souvent (pas tout le temps) subjectif (genre après les “et”, ça passe mal chez moi, des fois). Bref, sinon :

- “Par la force de son esprit, de ses pensées ou de ses désirs – Sue peut contrôler.” ← dafuq ? En gros, euh… Le tiret, c’est comme mettre ce qui suit entre parenthèses. Doooonc, ça ne veut rien dire. o/
- "Sue, n’est qu’une image, n’est qu’une illusion.“ ← No no, no no no no, no no no no, no no there's no coma! Vref, pas de virgule derrière “Sue”.
- “Sa chevelure, blonde, proche du blanc glacial, te faisait frissonner, à chaque fois que tu posais les yeux dessus, ou que tu la caressais, la touchais…” ← Virgules inutiles après “frissonner” et “dessus”
- “Tu sentais les mains, chaudes, comme toujours, qui tenaient habituellement autre chose qu’une aussi magnifique créature que tu l’étais en ce moment, de Yoan et ce frisson persista dans toute la longueur de ton bras, remontant aux épaules, pour s’arrêter à partir de ton cou, comme si tu attendais que ses lèvres viennent compléter la ligne. “ ← La phrase un peu beaucoup longue.
- “Tu le revoyais, t’embrasser, te caresser “ ← première virgule inutile
« Ceci était un chef d’œuvre » -  l’oubli des traits d’union, on l’a souvent remarqué mais je vais pas tout mettre :rip:


Orthographe pure

“Ishtar” ← “Ishgar”
- “Cependant,  se faisant, elle gagnera” ← ce faisant*
- "Phoenix Ashes est dans le tord”  ← KOUA ? Phoenix Ashes est tordue, ok. Akio il va te démonter la margoulette. :nomad: Vref, tort*
- “vont généralement de pair” ← de paire*
- “étique” ← éthique*
- “ il te lâchait du leste “ ← lest* sinon ça veut dire genre “agile”
- “nuits et jours” ← “nuit et jour”, l’expression est invariable
- “savoir en tirer partie” ← parti*
- “quelque soit le pays” ← quel que*

Ah et t’es fâchée avec les “î”, genre pour “entraîner”, “chaîne”... #JeSuisCirconflexe


Conjugaison

- « il aurait supprimer l'essence même de cette existence » - Huhu supprimé* !
- “Alors comment a-t-elle dégénérée ?” ← é*
- “Fermé à toutes nouvelles formes de ce sentiment,” ← fermée*
- “tu fus sortie de ton état de sommeil “ ← pourquoi la voix passive ? °° Tu sortis* c’est moins lourd
- “après avoir exécuter” ← han, l’innatentiong
- “le Macaque, le Frisé, le Titan et le Tordu avaient disparus“ ← disparu* attention, tu te relâches par endroits


Bilan :

La présentation est plutôt complète, niveau critères presque tout est rempli mais il y a le soucis de l’égo qui reviens. #ClocloSiTuM’entends. Des dérapages par-ci et là, quelques mots en trop et des lettres qui partent, les incohérences liées à l'univers et l'époque. :rip: Ce qui est cool c’est que malgré tout cela on arrive à comprendre ce que tu veux dire, au moins.

On attend les modifications (de forme et de fond) pour te donner ton rang et tes EP !

PS : Ton surnom, “Huntress” ou “The Huntress” ? “Chasseresse” ou “La Chasseresse” ? :v




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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mer 9 Mar - 13:19

Bonjour *__*

Merci à vous deux. Alors j'ai tout corrigé *__*

sur le fond

magie : j'ai remis le nom « Telekinesis », j'ai ajouté les effets que ma magie me permet, et ma limite. J'ai enlevé le contre coup ^__^
Bref j'ai tout corrigé ^__^ (le coup du Wikipedia c'était pour m'aider mais je l'ai modifié ^w^)

physique : merci ^__^. Et oui, Sue peut avoir les cheveux blancs ou noirs. Ça dépend. Son rudiment en magie le lui permet.

psycho : moins d'ego, rajout des peurs et goûts. Et correction de "pacte lumen" et "alliance écarlate" en "alliance lumen" et "pacte écarlate"

histoire : tout corrigé ^w^ j'ai enleve le mot "nègres", j'ai mis une robe au medecin, j'ai remplacé les gélules par des racines médicinales, j'ai modifié l'exécution d'Alphonse en immobilisant William avec un bon coup sur la tête, j'ai enlevé l'allusion au futur (bien que je pense que les boîtes en certains doivent exister sur FT, j'ai modifié le mot "six-coups" en "mousquet", j'ai éclairci le sauvetage de Sue par Yoan (elle tombait pas vraiment dans ma tete, elle allait tomber, et Yoan la rattrapait in extremis. En gros, elle est pas réellement tombée. Enfin j'ai tout corrigé ^^)
J'ai aussi enleve les cigarettes pour mettre "pipe" à la place (Sue aussi elle fait des pipes /dead)
Sinon, j'ai remplacé le "légalement" par "logiquement" pour le vin. J'ai rajouté le "Soul" au nom de la magie de Yoan.

Pour le cliché, pardon, mais j'ai pas modifié ça. Je sais que ça fait un peu cliché, mais je suis une romantique dans le fond >.>
J'ai en revanche retiré le mot "skateboard" (je savais qu'il n'y en avait pas, c'était pour l'image mais j'ai trouvé autre chose), j'ai rajouté les difficultés qu'elle a à se faire leviter, j'ai également rajouté différents détails à la bataille contre les cinq pour que ça paraisse plus plausible et moins GB.
J'ai modifié l'entrée dans la demeure du seigneur (je défonce la porte >.>), et William n'était pas le chef de la ville dans ma tete, désolée >.> du coup j'ai rajouté qu'il ne commandait pas, mais qu'il avait de l'influence (piur le côté "haut-placé"). J'ai aussi modifié la façon que Sue a de casser le mur pour pendre William pour que ça concorde avec sa magie.
J'ai aussi remplacé "Fioriens" par "Fioréens"

Et à la fin, c'était censé être l'épilogue, donc je m'étais lâchée un peu xD. J'ai rajouté des détails pour enlever le côté GB.

sur la forme

logique/grammaire/style/divers : azy j'ai tout modifié >.> (et le "malgré que" m'a choqué, je ne fais jamais cette faute >.> j'ai eu envie de me suicider :/)
J'ai aussi expliqué le truc de l'égocentrisme.
Bref tout corrigé *__*

ponctuation : tout corrigé (et j'ai coupé la phrase trop longue)

orthographe pure : Ouais, les Phoenix Ashes sont des tordus. Problem ? /dead
J'ai tout corrigé (mais je battrais Akio :/ à compter de ce jour, il devient mon nouveau rival et... hum)

conjugaison : plutot que "tu subissais" qui est moche, dans le reste de la phrase, j'ai mis "tu avais subi". C'est mieux.
Pour la forme passive, c'était parce qu'on la reveille. Elle ne se reveille pas naturellement si tôt. Mais j'ai mis "tu fus réveillée" pour faire moins lourd.
Bref tout corrigé.

bilan
Merci ^__^ je ne pense pas réellement bien maîtrisé la forme à la deuxième personne, mais je m'entraîne. Je ne serais sans doute jamais satisfaite de moi même xD
Et merci d'être passés.
(J'aime les présentations longues et complètes)
Et désolée pour les couleurs de dialogues xD
Et le surnom c'est "The Huntress" en fait... C'est plus classe.

BREF, j'ai touuuuuuuut corrigé, j'attends votre nouveau passage avec impatience Razz
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Sirael AshtareosThe Golden King
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir Mer 9 Mar - 14:33

Bon, tout nous va, t'as modifié ce qui était impératif ! o/ M'enfin, il reste encore pas mal de prétention... Tant pis pour toi, au final. v:

Du coup, je te valide en tant que mage de rang B de Crow Feather à 2 700 EP ! o/
Je t'invite maintenant à faire ta Fiche Technique. Enjoy !



Trois crapauds me tiennent compagnie, huit roses parfument mon or.

Un dialogue devenu légende :
 
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MessageSujet: Re: Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir

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Sue, the Huntress - The lie of your life does not exist anymore ♥ terminée : 100 % - ATTENTION : contient des scènes hot et/ou trash, mineurs, s'abstenir
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