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 You felt your sins crawling on your back... - [PV]

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Alabaster N. FeldgrauMammon's Rose
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MessageSujet: You felt your sins crawling on your back... - [PV] Ven 20 Mai - 22:10


... but you can't stop asking you what went wrong...

Il ne fait pas beau aujourd’hui, le soleil s’amuse à se cacher derrière les nuages qui, eux, crient et déversent leurs pleurs sur la terre des humains. Je m’ennuie, réellement. Rester là à lire des bouquins ou essayer de perfectionner ma magie me rend folle, j’ai envie de sortir. Je veux me balader, je veux voir le monde, je veux que le vent caresse mon visage de poupée de porcelaine. Je veux…

Je veux que Rainer vienne avec moi.

Mais il ne peut pas, Rainer est occupé, Rainer est en colère. Je sais quoi faire dans ce genre de situation, un panier de fruits le calmerait sûrement. Un panier de pommes, comme les aime Kieran. Ce fou, ce taré, je me demande encore comment il a fait pour convaincre Rainer. Lui qui semble aimer l’indépendance, il a déjà eut du mal avec moi. Mais maintenant il semble l’adorer. Du moins, c’est ce qui fait son charme. Un sourire se dessine sur mon visage, rien que de penser à mon bien aimé me rendait heureuse. Décidée, je me lèvre et rempli de fruits juteux et rouges le panier en osiers que j’ai confectionné il y a quelques heures. Un différent à chaque fois, puisque par moment il arrive que Rainer le détruise. Ou qu’il ne me plaise plus. Alors je le recycle.
Je monte, je passe devant l’étage de Kiseki Yurika, ma plus grande rivale. J’ai envie de gueuler aujourd’hui, mais je préfère faire comme si elle n’était pas là. Je monte pour Rainer, pour lui apporter ses fruits, pas pour crier. Je préserve mes cordes vocales déjà bien détendues par le temps et la solitude. Je toque trois fois à la porte, je patiente un peu, puis j’ouvre. Là, mon bel et fier amour se tient debout. Il était vraiment en colère aujourd’hui. Sans faire une seule remarque je m’avance dans la pièce, je dépose les pommes. Il s’approche. Je le regarde, il me rend la pareil. Je l’admire, je le contemple comme si c’était la dernière fois que je le voyais. Ma main retire les débris quelconques dans la chevelure délavée du mince homme, il fini par lui-même l’enlever en me balançant que je dois arrêter de réaliser mes fantasmes sur lui. Il n’a pas faux. Je dois arrêter. Mais je ne veux pas arrêter. Caresser ces fils de coton rêches me donne une raison de continuer mon boulot d’Avarice.
Rainer ne me demande pas où je vais, ni ce que je vais faire, mais je le préviens que je pars d’Astréas pour aller réaliser une mission à Ecarlatryon. Il ne dit rien, je sais qu’il ne s’inquiète pas pour moi, il sait que je ne vais pas mourir. Mais moi je crains. Je crains que Yurika profite de mon absence pour l’approcher, cette pimbêche était prête à tout pour me faire pousser une gueulante. A croire qu’elle n’a que ça à faire de la journée.

J’arrive à la ville, au centre-ville plus précisément, je cherche quoi faire. Je n’ai pas de mission en réalité, mais je veux partir un peu du château. Je dois partir. Même si je veux protéger Rainer, si je ne connais pas l’extérieur comment puis-je lui assurer une protection optimale ? Il faut que je découvre le monde dans sa totalité. Même en terrain ennemi. J’ai déjà été dans le sud du royaume, j’y ai frappé presque à mort un jeune homme, j’y ai même perdu trop de temps.

*cling cling*

Mon regard se porte sur les clochettes que je lui ai dérobé lors du combat, je les aime bien, Babouche aussi les aime bien. Je lui en ait fait un collier avec l’une, j’ai gardé l’autre sur mon fidèle tuyau de fer. Il tient bien le temps, et c’est tant mieux.
Au final, je me balade dans la ville, je passe par les ruelles que j’ai fréquenté autrefois, là où avant je victimisais avec Rainer certaines personnes du coin qui d’ailleurs me reconnaissent sûrement. Des hommes et des femmes passent leur chemin en me voyant, c’est normal je suis membre de l’élite de la guilde qui demeure au château. Nous sommes tous connus, alors sentir ces regards incessants sur ma personne ne me dérange pas. Je n’ai pas à me soucier de s’ils regardent Rainer puisqu’il n’est pas avec moi. Mes pas me dirigent vers la sortie de la ville, je ne crains toujours rien tant que je ne suis pas trop loin. Mais avant de pouvoir réellement partir, un homme m’interpelle. Je le regarde, il semble essoufflé. Comme s’il avait courut sa vie pour moi. Je le questionne, je lui demande ce qu’il me veut. Il m’implore mon aide. Il n’a pas d’argent, il me dit, mais il a des bijoux en or. J’accepte. Je ne sais pas dans quoi je m’engage, mais j’accepte. J’aime l’or, les bijoux, je ne les porte pas cependant j’ai peur de me faire voler.
Je le suis, nous sortons de la ville, il me mène à Acedia. Tiens, c’est là où est mort Hadence. Il méritait sa mort même s’il était marrant à voir dans la salle d’entraînement, à se dandiner comme un poussin perdu. Je vois le bon côté des choses, c’est un rival de moins pour Rainer. Je continue de suivre mon commanditaire, il me désigne une maison tout aussi dégueulasse que la rivière qui coule à côté de la ville. J’y entre. Je vois une femme couchée, mourante et enceinte. Je ne comprends pas. Mais cela me rappelle ma mère. Cela me rappelle que j’ai été abandonnée à la naissance avec Alabaster. Alors peut-être que l’enfant de cette femme se retrouvera aussi dans un orphelinat ? Je me mets une claque mentale. Je devais faire la mission pour avoir les bijoux.
Je demande à l’homme ce que je dois faire. Il me révèle que la dame qui va accoucher est la femme d’un mage qui habite à Thaléia, que la femme est mariée à un Lumen. Je dois amener l’enfant à son père pour qu’il puisse vivre sa vie, ensuite je reviens pour prendre ma récompense. Cela me semble simple, je ne rechigne pas. J’attends que la sage-femme fasse sortir le bébé, puis, enveloppé dans un drap de fortune, elle me le tend. La mère est déjà morte mais la sage-femme me tend un … biberon comme elle l’appelle. Elle dit qu’il y a du lait maternel dedans, que je n’ai qu’à le donner à l’enfant. Elle me tend un sac avec d’autres biberons de lait. Je la remercie, elle me donne l’adresse d’arrivée, puis je m’éclipse. Par chance aujourd’hui je porte ma veste noire à capuche, je l’enfile, je cale l’enfant dans le creux entre ma poitrine et mon épaule pour qu’il reste au chaud. Je commence ma route.
Je ne peux pas prendre de cheval, l’enfant risque d’y passer. Alors je me tape tout le chemin à pieds, c’est le rêve. Néanmoins je peux revoir certains paysages que j’ai déjà croisé une fois comme la vallée du Cocyte. Je dois emmener l’enfant sain et sauf chez son daron. Je mets plusieurs jours à y parvenir, en comptant les pauses et les nuits à l’abri d’une pluie hasardeuse. Bientôt je n’ai plus de ressources, parfois je pique dans le lait du gosse quand j’ai soif, mais lui aussi bientôt n’a plus de quoi se nourrir. J’ai de la chance, je ne suis pas loin de Thaléia. Il fait chaud, le bébé pleure encore et ça m’énerve. Mais je ne peux pas tuer cet enfant il est…

il est important pour que je puisse avoir ma récompense.

Je prends mon mal en patience, je fini par rejoindre l’entrée de la ville. Je cherche le père. Je me rends à l’adresse indiquée. Je toque. Rien. Je toque une seconde fois. Rien. Aller, une troisième. Toujours rien.

« Tournes-toi et ne bouge plus. »

J’ai oublié que je dois faire face à un Lumen, de plus je ne connais pas sa force ni sa magie. Alors j’obéis, je me tourne et le dévisage de mon habituel regard perçant. Le père est grand, le père est tout puissant. Le père ne semble pas content de voir une membre de Nether Impact devant sa porte.

« Que me veux-tu, pourriture ?
- Je… suis en mission. Ta femme… m’a chargé de… te donner ton enfant. »


Je sors l’enfant, il se méfie, il a peur que je le prenne pour un blaireau. C’est pas faux, c’est un blaireau. Je lui tend l’enfant, ce dernier est endormi. Le père n’y croit pas une seconde et me demande pourquoi je fais ce boulot et surtout pourquoi je n’ai pas tué l’enfant si je suis aussi monstrueuse que le prétend mon rang et mon surnom. La rose de Mammon, la rose du démon de l’avarice. Je lui dis que c’est que je tiens à une récompense en or et que sa mère était morte.

Un peu comme la mienne.

Il prend l’enfant, je le regarde un moment. Il se met à pleurer, il reconnaît enfin son enfant. Il me remercie malgré notre camp en conflit. Il se calme. Il me demande si je souhaite passer la nuit ici pour me reposer mais je lui lâche que je ne compte pas rester plus longtemps ici. Que je partais. Il garde le silence, je lance un dernier regard au bébé. Il me sourit. Presque gênée, je détourne les yeux. Pourquoi un être si innocent peut-il être si sincère avec une personne comme moi ? Il ne connaît encore rien de ce monde, il ne sait pas ce qu’est la douleur, le sang, la peur et la colère. Et l’avarice.
Il me rappelle moi étant gamine, d’après les soeurs j’étais aussi rayonnante que cet enfant. Je passe mon doigt sur la joue un peu sale du petit, il me l’attrape. Je lui souris enfin à mon tour. Cependant je m’impatiente et retire ce dernier, je perds mon rictus.

« La prochaine fois... qu’on se verra, ce sera pour... une guerre, pas pour un.. enfant.
- Attends. Comment s’appelle l’enfant ? »


Je n’ai aucune idée, je donne le premier nom qui me sort par la bouche.

« Tsurey. Il s’appelle Tsurey. »

En silence, je m’en vais. Je vole un cheval et me met en route en direction d’Acedia. A cause de cette mission, je me retrouve submergée par mes souvenirs d’enfant, je me souviens des jumeaux qui en pinçaient pour Alabaster. Comment dois-je la nommer à présent ? Au galop, je rejoins rapidement et en moins de temps qu’avec le bébé la ville poubelle. Je retourne dans la pièce où j’ai été plusieurs jours plus tôt, mais plus rien. Enfin, si. Des corps étendus, morts. Ma récompense tombe à l’eau. Je tourne les talons pour partir, mais un bruit attire mon attention. Un rire.

« Bonjour grande soeur. »


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MessageSujet: Re: You felt your sins crawling on your back... - [PV] Sam 28 Mai - 23:38


... so you tried to throw them far from you...


Je ne comprends pas, je reste bloquée. “Grande soeur”. Ma seule et unique soeur est morte de mes propres mains, du moins il me semble bien. Je me retourne pour voir une jeune fille assise d’une manière étrange sur une chaise en bois. La première chose qui me frappe à l’esprit est sa chevelure multicolore. Il y a du blond, du noir, du rouge, du vert et du bleu. Ensuite cet oeil luisant, rouge, bleu et métal. Son bras est recouvert de tatouages semblables à des pois de couleurs, elle ne revête qu’un bustier bicolore et des chaussures… dont des racines sortent pour s’enrouler à ses mollets. Elle me fixe comme si elle veut me manger, je me mets sur la défensive.

« Nuance Feldgrau n’est-il pas ? Enfin, maintenant tu es Alabaster. Maman a du voir dans l’avenir et c’est pour ça qu’elle t’a abandonné.
- Comment…
- A force de traîner dans la merde on fini par la connaître par coeur. En l'occurrence, papa et maman m’ont…
- TU N’ES PAS MA SOEUR, JE N’AI PAS DE SOEUR. »


Je panique. Je fuis. Je n’ai rien de mieux à faire. Je pense être sortie d’affaire, mais ma main s’est faite attraper. Je tourne simplement le visage, encore cette folle. Mais de plus près. Elle est flippante. Je retire mon bras d’un geste brusque mais j’ai senti ses ongles me griffer la chair. Je n’en tiens pas compte, je détale jusqu’à Astréas. Une fois là-bas, essoufflée même si par chance les chevaux existent, je regarde mon avant-bras. Le gauche. Cette saleté… Elle me l’a bien amoché. Dans ma peau est inscrit désormais le passage de cet arc-en-ciel de mauvaise augure. Ça picote. Je vais dans ma suite et je me soigne dans le calme le plus absolu, si on retire le fait qu’en bas la chair à pâté s’agite. Ma blessure bandée je retourne faire un tour chez Rainer pour lui prévenir de mon arrivée. Toujours avec mon panier de pommes.
Je le dépose simplement et je repars. Il est sans doute occupé encore une fois. De nouveau dans ma suite je me déshabille complètement devant un grand miroir. Je me regarde. Mon corps aussi blanc que mes cheveux est terni par des cicatrices ça et là. La plus grande marque visible est autour de mon cou, que de bons souvenirs quand je ne connaissais pas encore la salle d’entraînement par coeur. Je me fixe un moment, je regarde mes formes. J’ai l’impression que je maigris, je vois mes côtes un peu plus qu’il y a une semaine.

« Bref… »

Je rempli ma bassine d’eau glacée et commence à me laver les mains dedans pour m’habituer à la température, puis peu à peu je fais glisser l’eau sur mon corps de porcelaine brisée. C’est froid, ça revigore. Après un temps, je suis toute propre, j’enfile une robe simple, celle que j’utilise aussi souvent que ma jupe et mon haut.

« Je vais devoir me trouver des manches longues. » Dis-je avant de soupirer.

Je m’allonge sur mon lit, le temps passe vite. Je ferme les yeux, petit à petit je sombre dans un monde noir et profond. Je m’y noie, je n’en ressors pas. Mais soudainement quelques lumières jaillissent de nul part pour éclairer mon chemin. Au même moment quelques douleurs me tiraillent au bras, je n’en tiens pas compte. Je continue mon chemin vers la lumière, j’y suis presque.
M’y voilà. Je rêve enfin, Morphée a été gentil aujourd’hui. Dans mon rêve, Rainer. Je sais que c’est lui même si je ne vois pas son visage. Je sens Rainer, je comprends Rainer. Je le devine. Je souris. Je lui parle, bizarrement je ne sais pas ce qu’on échange comme dialogue, je sais juste qu’il sourit, que je souris. Puis…

Il fond en larmes.

Comment ? Ce n’est pas le Rainer que je connais. Je regarde autour de moi à la recherche du vrai, mais je ne trouve qu’une jeune fille me tournant le dos. Instinctivement je l’attaque mais mon corps ne bouge pas. La fille se retourne. Ces couleurs, cette taille, cette attitude… C’était la fille de tout à l’heure. Elle disparaît, je me retourne vers Rainer. Mais elle est derrière lui, elle le tient fort, elle lui griffe le cou et le visage. J’entends des cris. C’est un véritable cauchemar. Elle me le jette dessus, Rainer me frappe. Au moins j’ai l’impression que ses coups n’ont pas changé du vrai. Il m’attrape le bras où j’ai mal, je sens ma douleur s’accentuer. Il plante son pouce dans la plaie non recouverte, il le fait glisser vers mon coude pour déchirer mon tissu corporel. Je veux crier mais je n’y arrive pas.

« A…. »

Je pleure, j’ai mal. Mon bras me fait souffrir.

« Ala… »

Je n’arrive plus à bouger, je regarde ce que fait Rainer, je regarde ce qu’il est. Mais à la place de sa tête surgit celle de la peste multicolore.

« Alabaster ! »

J’ouvre soudainement les yeux et me redresse d’un coup, sous le choc. Je regarde autour de moi. Personne. J’ai pourtant l’impression qu’il y avait quelqu’un qui m’appelait. Je me rallonge pour reprendre mon souffle, puis je regarde mon bras. Le bandage a viré au rouge et ma blessure s’est étendue. Tiens, ça va très vite. Mais qu’est-ce que c’est ? Peut-être que j’hallucine. Je change mon bandage et reste en chandelle sur mon lit. Pourquoi me hante-t-elle comme ça ? Ce n’est pas si grave, peut-être juste un mauvais rêve.

Je sors d’Astréas sans prévenir qui que ce soit, j’ai besoin de prendre l’air. Je descends jusqu’à la sortie de la ville qui mène vers le Pandémonium. Je meurs d’envie d’y aller mais je sais particulièrement bien que je ne survivrais pas. Au moins je sais comment je peux finir mes jours si l’envie m’en prend. Je m’assois contre un rocher et patiente, je fais agir Rust pour qu’elle joue avec Babouche. Je ne me souviens plus pourquoi je l’ai appelé comme ça. Rust. Rouille. Les barreaux de certaines fenêtres de l’orphelinat Parade sûrement, ou quand les volets étaient fermés. Le fer sur le bois prenait trop l’eau de la pluie. Mais ça peut aussi venir du fait que moi, j’étais rouillée. A force de rester dans ma chambre je suis devenue une autre personne. Mon ancien moi est mort rongé par la rouille.

Je me lève, j’emporte ma compagnie avec moi. Celle qui prétend être ma petite soeur doit se trouver à Acedia encore et je ne me réjouis pas de risquer de la croiser de nouveau. Je remonte au château, je prend ma veste noire et je mets mes fausses lunettes. Je rabats ma capuche sur ma tête et je pars à pied vers Acedia. J’ai pris de quoi manger et boire pour le trajet, j’ai de quoi tenir facilement un aller-retour. Je mange, je nourris Rust et Babouche. Et ma peau me fait mal. Après près d’une heure de marche je m’assois sur un rocher et j’examine mon bras. J’écarquille les yeux et détourne la tête pour que mon repas de ce matin fasse sens inverse dans mon corps. J’ai vomis. J’essuie ma bouche et je regarde de nouveau mon bras.

« On dirait que je... me suis brûlée… »

Ma peau est trouée de part et d’autres de l’emplacement de la blessure, comme si des cigares géants s’étaient écrasés sur celle-ci. Cependant les trous ne s’arrêtent pas là. Ils remontent même jusqu’à la moitié de mon bras. Je remets vite ma manche et je pars avec précipitation vers la ville poubelle. Maintenant je dois me dépêcher de retrouver cette pimbêche, elle a sûrement un remède à ça. C’est une blessure à progression étonnamment rapide dont la cause n’est pas seulement externe. De simples ongles ne peuvent pas me provoquer cela.
Plus j’avance, plus mon bras me brûle, les larmes me viennent aux yeux. Je n’en peux plus, pourquoi le sors s’acharne-t-il sur moi comme ça ? Peut-être une punition pour ce que j’ai fais à de pauvres innocents.


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MessageSujet: Re: You felt your sins crawling on your back... - [PV] Lun 4 Juil - 18:58


... but they're still stucked on your skin.

Enfin j’atteins mon objectif premier : Acedia. Je suis faible, je tremble et me sens fiévreuse, j’arrive avec peine à me tenir sur mes deux jambes correctement. Mes joues et mes yeux sont rougis par les larmes qui ont coulé suite à cette douleur interminable sur mon bras. Certains passants me regardent de travers, j’ai beau être une proie facile je leur lance des éclairs dans les yeux. Je me pose dans une ruelle très étroite et peu fréquentée, je regarde mon bras de nouveau.

Mes larmes affluent davantage lorsque je vois que mon bras est pire qu’un champ de bataille. J’y vois presque mes os, ma chair est détruite, je ne sens même plus réellement mon bras. Lorsque je le bouge j’ai l’impression qu’il peut tomber à tout moment. Je ne fais pas attention aux pas près de moi, je ne suis pas la seule à venir ici. Un cri strident déchire le silence de la ruelle. C’est moi. Enfin, j’ai crié. Quelqu’un m’a attrapé par le bras et m’a soulevé, la douleur a parcouru mon corps entier. Je me sens désormais plus frêle et merdique qu’un cochon.

« Héhé, alors comme ça on reviens voir sa soeurette hm ?
- Tu… Tu n’es pas… ma soeur… saleté…
- Oh, vilain mot ! »


Elle me donne un violent coup dans les côtes, ce qui m’envoie assez loin d’elle. Et aussi, qui me fait presque oublier la douleur de m’être faite arraché un bras. Le sang qui coule de mon épaule se mêle aux très petits ruissellement d’eau sale qui circulent près de moi, ma main tente d’arrêter le sang de couler mais en vain. Par chance, Rust prend la relève et s’accroche à mon épaule, c’est douloureux, mais l’avantage est qu’elle soigne mon bras en même temps que je peux me relever.

« Oups, hihi, j’ai arraché ton bras. ~ Tu n’en as pas besoin après tout. Au contraire ! Cela va peut-être te résigner à tuer les pauvres innocents ? hm ? Comme Alabaster !
- Je… Je te hais… haha… mais… je suis en… avantage ici…
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Lorsque l’eau… stagne… ou coule longtemps… sur une même surface… des algues se déposent…
- Et donc ?
- Je peux… les utiliser ! »


Au même moment, des murs et du sol jaillissent des algues épaisses pour former un mur épais et gluant. J’en profite et m’échappe de cet endroit, je cours au hasard pour semer cette folle. A l’intersection d’une rue je me heurte à quelque chose et tombe encore. Je lève les yeux. C’est encore elle.

« Tu as cru être la seule de la famille à contrôler la végétation ? Tu es bête ! »

Elle me transperce les épaules et les jambes avec sa magie, je hurle une fois de plus. Pour une fois que je suis la victime, je sais ce que cela fait, mais je ne compatis pas pour autant pour ce que j’ai fais aux autres. Je regarde cette tarée avec des yeux humides, j’ai trop pleuré, mais mes yeux se baissent vers les racines de ses mollets. Je souris. Malgré la douleur omniprésente je fais soudainement grossir la végétation sous sa peau jusqu’à déchirer cette dernière. Elle souffre, et part en arrière. Elle fuit.

« Pas de chance pour toi j’ai … une amie qui peut me soigner ! Héhé, crève maintenant. »

Elle disparait. Je reste au sol, mais les racines qui m’ont traversé ne sont plus là. Rust fait de son mieux pour me soigner, j’utilise ce que je peux aussi, il ne me reste plus autant d’énergie. Mes jambes sont presque rétablies, je patiente encore. Je sais que je ne vais pas pouvoir bouger pendant un moment, mais il me faut de quoi manger. J’ai par chance encore ma sacoche avec moi, je mange autant que possible quitte à ne plus pouvoir me nourrir pour le retour à Astréas.
En quelques sortes, cela me revigore et me donne un peu plus d’énergie. Quelques habitants ont eut pitié de moi finalement, et m’ont emmené chez eux. Je n’ai rien à leur donner, je ne vais pas les remercier. Mais je profite de pouvoir me reposer un petit peu.



Le lendemain, je me réveille. Personne n’est encore debout, je profite. Mon bras étant maintenant soigné, même si je ne peux plus le faire repousser, je demande à Rust de m’amener vers l’extérieur. Dans une sorte de grange serrée entre plusieurs maisons et menaçant de s’effondrer, j’y trouve un cheval. Il faut croire que j’ai vraiment beaucoup de chance. Comme toute Alabaster qui se respecte, je vole ce cheval et m’enfuit avec direction le château. Une fois là-bas, je laisse l’animal dans l’écurie et pars prendre une bonne douche. Je l’ai bien mérité ça au moins.
[CLOSED]


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