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 [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18]

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Antho Mercer///
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Caractéristiques du Mage
Magie/Malédiction: Black Dust
Magie Secondaire:
Progression:
700/800  (700/800)
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MessageSujet: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Lun 23 Nov - 19:08







Antho Mercer




Nom : Mercer

Prénom : Antho

Âge : Va sur vingt-six ans

Sexe : Homme

Guilde (et poste souhaité) : Sky Stand | Major - parce que c'est raisonnable et classe !

Surnom : À voir in-RP


Un blond peut en cacher un autre

Un pseudo : Antho

Un âge : Dix-sept ans

Comment tu nous as connu ? En étant ici depuis le début /SBLA

Le code du réglement ? DISCOOOO [Siralidé]

Des commentaires ? Le rouge c'est beau

L'avatar que tu utilises ? Albert Wesker - Resident Evil
Celle qui tranche et déchiquette



Black Dust :


« Ô toi qui lis ces lignes exclusives à ta vision, toi qui m’entends dans tes pensées, qui a corrompu la poussière de ce monde pour en faire ton arme… Sache que tu peux utiliser cette dernière de deux manières différentes. L’une d’elles se trouve être une forme passive, vois cela comme de simples résidus aveuglant les yeux, irritant les gorges et prenant un effet contondant en masse.

La seconde, bien plus intéressante, se comporte comme des lamelles acérées qui fondent sur leur proie afin de délicieusement la déchiqueter. Celle-ci peut former des images simples et pouvant être animée, comme une épée en lévitation, par exemple. Toutefois, tu peux aussi solidifier cette dernière qui, au final, équivaut à unir chaque poussière ensemble afin de créer un tout extrêmement solide, aiguisé et mortel.

Comme la haine qui t’habite, tes sortilèges sont impossibles à défaire une fois créés, à ton plus grand désarroi. Finalement, tu risques fort d’entrer dans une rage incommensurable à force de contenir toute cette fureur. À cet instant, tes yeux brilleront de mille feux, ta rage sera visible de toutes les manières imaginables, tu ne seras plus qu’un démon sanguinaire voulant tout détruire sur son passage… Au diable la stratégie, la douleur et les alliés, tout devra périr.

Grâce à ton élément dont ton corps est composé, tu peux le reconstruire en générant des poussières noires. Je te mets néanmoins en garde, il faudra une heure à ton organisme pour s’habituer au moindre changement…

Mis à part tes capacités à devenir un tas de résidus noirs mobile ou non, te rendant imperméable à toute attaque physique, tangible, mais affaiblissant ta résistance contraire, je peux venir à ta rescousse. Il te suffira de me céder le contrôle de ton enveloppe, ainsi, suivant notre puissance, elle subira des modifications visuelles plus ou moins importantes.

Surtout, ça consiste à te rendre plus puissant et endurant physiquement et te donner un autre style de combat : le mien. De quoi troubler ton adversaire au plus haut point. Tout en restant dans le même sujet, ma voix mielleuse et harmonieuse… pourra être tienne afin de dissimuler ton identité comme un manteau de mon apparence que tu pourras revêtir à l’instar d’une aura.  

La Black Dust pourra te traverser, s’enrouler gracieusement autour de toi, sans te causer de dégâts.

Sinon, lorsque tu récupéreras les deux autres livres contenant une facette de mon être, il se pourrait que tu gagnes certaines capacités jusque là impossibles à deviner. Il te suffira de faire fusionner, en les désassemblant, à ce propre grimoire afin que les modifications opèrent et que tu puisses semer plus de chaos dans l’âme de tes ennemis malchanceux…
Jin Kiryoken – Livre Noir : Haine. »

Rudiment : Shadow Magic.
Celui qui trompe




Une silhouette parmi les ombres, où une faible lueur éclaire une chevelure dorée ternie par l’obscurité, coiffée impeccablement en arrière. Les pattes taillées de sa coiffure dévoilent des oreilles raffinées, inclinées vers l’intérieur, discrètes. Son front, droit, imperceptiblement fuyant, ne souffre d’aucune ride à l’instar d’un bloc de marbre parfait. Sa peau à la teinte neigeuse, voir blafarde selon la luminosité, n’a aucune irrégularité, nulle élevure cutanée, ni pilosité ne rendent disgracieux son épiderme aussi doux que la soie et froid comme la glace, à l'harmonie troublée par la marque blanche de sa guilde, se trouvant sur sa cuisse droite.

Deux sourcils fins décrivant presque un angle droit à leur extrémité surplombent ses yeux en amande. À leur centre demeure une petite pupille fendue, cerclée d’un iris rouge sang. Son regard, souvent dérangeant, affûté comme une lance, est plissé quasi constamment. Ses cils imperceptibles piquettent sa paupière inférieure à l’image d’un duvet invisible. Sous ces rubis scintillant au gré de son humeur, des joues harmonieuses coulent jusqu’à ses mâchoires pointues se terminant par un menton peu proéminent.

Au milieu de tout cela, un nez maigre aux étroites arêtes finissant par des narines incurvées traverse le centre de son visage aux traits nobles. En aval, deux lèvres rosées telles les fleurs d’un cerisier ondulent agréablement, laissant passer une voix aux mille tons et timbres s’adaptant à toute situation et souvent enjolivées d’un sourire mystérieux, troublant même à certain moment, rarement en moue, voir jamais. Cette expression immature ne sied guère à sa figure princière. Enfin, sa dentition irréprochable brille occasionnellement lors d’un fou rire factice ou d’une satisfaction lumineuse, mais horrifie lors d’une rage sans commune mesure.

Son cou raide et costaud descend sereinement jusqu’à ses épaules râblées aisément dissimulables avec un quelconque tissu. Il en découle un tronc bien bâti, découplé de ses pectoraux à ses abdominaux. Ses hanches solides sont surplombées de larges côtes semblables à des crocs de dragon incurvés. Ces dernières rejoignent son dos de forte carrure, déformé à chaque geste de plis témoignant de sa musculature herculéenne.

Coulant toujours plus bas, son bas ventre se voit être assemblé à une paire de jambes longues et épaisses. Toutefois, elles ne perdent pas leur agilité et leur grâce félines. Elles se meuvent similairement à tout le reste ; avec rapidité, précision, force… De ses cuisses fermes à ses mollets endurcis, eux aussi dépourvus de tout poil, à ses chevilles fondant dans ses pieds simples, rien n’échappe à la règle d’or ; la perfection, ce qui, en vérité, rend assurément leur entourage perplexe.

Tout est beaucoup trop idéal pour ne pas cacher une atrocité sans frontière.

Sa démarche sûre laisse transparaître une détermination ainsi qu’une rigidité absolues. À croire qu’il parade à chaque endroit où il se trouve. Fidèle compagnon, son démon le suit de son imposante carrure invisible. Tandis qu’il exécute des mouvements précis et calculés, cette masse sombre, elle, avance nonchalamment, en se pavanant au dessus de son hôte mesurant un mètre quatre-vingt-dix. La musculature de cette chose, massive et impressionnante, surclasse les pauvres quatre-vingt-dix kilos formant la masse musculaire d’Antho…

Il arrive parfois, sans crier gare, qu’une démangeaison atteigne l’extrémité basse de l’épaule gauche du possédé et qu’il se voie la gratter machinalement. Sans raison apparente, bien que ses réflexions diverses semblent les provoquer. Sinon, de temps à autre, dans les instants les plus inadéquats, à cause de sa peau illusoire lui donnant sans cesse l’impression de se dérober, le protée réajuste sans cesse ses atours dans un froissement des plus brefs ou un tintement métallique provenant de ses nombreuses lunettes.

Cela me fait penser à ses habits variés à la multitude de colories. Il choisit généralement ses vêtements avec soin, selon la personne qu’il côtoie ou le lieu qu’il fréquente. Des tissus frivoles au cuir ignifugé, de la longue veste noire à la blouse blanche, passant de verres transparents à la teinte la plus obscure… Il y en a pour tous les goûts et toutes les occasions. Même les plus farfelues… S’il doit être invité à une réception classieuse, nul doute qu’un ensemble orné de dorures et d’arabesques noires et blanches vienne recouvrir son corps harmonieux.

Voyons maintenant son expression non-verbale.

Sous leurs airs respectueux, chacun de ses traits faciaux se forment et se déforment dans une élégance presque royale. Un léger sourire posé se dessine parfois à sa bouche suivit quasiment aussitôt d’un plissement d’yeux encore plus imperceptible. Cette expression charmante se transforme rarement en mine pensive ou encore observatrice. En amont des clignements de ses paupières aussi présents que la neige en été, ses sourcils se froncent lorsqu’il prend son caractère le plus courant, à savoir une face sérieuse à la limite de la sévérité afin de conserver un certain égard de la part de son entourage…

Mais ce que personne – de vivant, tout du moins – ne sait, c’est que ce beau faciès puisse se transformer en une nébuleuse de rage, de haine et de colère. Des rides hargneuses sillonnent dans ces moments la quasi totalité de sa figure, ses dents se dévoilent en un rictus monstrueux, ses yeux s’illuminent de mille feux. Ses muscles se contractent à l’unisson dévoilant la bête insoupçonnée qui gît à l’intérieur de lui… Sa gestuelle devient bestiale, vive, irréfléchie ainsi que terriblement dangereuse et insouciante.


Psychologie




« La haine ne meure jamais… »


La devise D’Antho se résume à haïr tout ce qui bouge en premier lieu. Rien ni personne n’échappe à cela. C’est une règle immuable qui crée l’essence même de sa survie. C’est ainsi qu’il a appris à évoluer, à vivre dans ce monde peuplé de raisons de le détester. La beauté, la laideur, la nature, l’humanité, les animaux, les créatures, le bleu, le rouge… Il se nourrit de sa hargne innée provenant de tout cela afin de devenir plus fort, d’atteindre son but, sa destination…

Ishgar a lâché sur lui les foudres de la destinée qui se sont acharnées sur lui. Aujourd’hui, le possédé souhaite prendre sa revanche, défaire cette entité intangible. Pour y parvenir, il n’existe guère pléthore de possibilités… Il doit anéantir tous ceux l’ayant fait souffrir, tout ceux qui ne lui ont pas permis de vivre heureux cloîtré à l’abri, derrière ses montagnes, au sein d’un village débordant d’innocence et de bien-être…

Rägnan et ses chiens suivis de ses employeurs. Telles sont ses cibles. Tous jusqu’au dernier devront être exterminés, mourir sans somation, disparaître de la réalité elle-même. La fureur qu’il ressent envers eux est sans commune mesure, la seule vision d’un de ces individus le ferait entrer dans une rage folle. Une semblable à celle qu’il a ressentie lorsqu’il est entré en symbiose avec Jin Kiryoken, la seule… chose qu’il apprécie assez pour ne pas la haïr.

Il a beau être un démon, Antho le considère un peu comme son grand-frère, l’unique compagnon ayant survécu à sa rencontre. Seule lumière dans les ténèbres l’entourant. Une lumière noire, apaisante, rassurante… Pas comme celle qui éclaire, trop vive pour ses yeux, lui rappelant des souvenirs trop désagréables. Souvenirs que sa mémoire absolue se plaît à lui rappeler, voulant elle aussi lui faire mal.

Que ce soit dans la réalité, dans ses songes, ils le poursuivent tout le temps. Dans ses rêves, ils se mélangent aux images qu’il a vu la journée même, le troublant au plus profond de son être. Il redoute le sommeil autant que l’apparition d’un certain fantôme du passé, celui d’Etsu. Il surgit sans prévenir, furtivement, toujours avec son sourire triste, comme s’il s’excusait… Lorsqu’Antho le voit, il ne peut réprimer un rictus amer et une envie de pleurer toutes les larmes de son corps.

Tout cela à cause de bandits sans scrupule, de fous à lier ! Antho les hait tant… Il ne peut pas blairer l’existence de telles vermines. C’est pourquoi, il est enclin à choisir des quêtes se rapportant à l’annihilation de brigands. Mais lorsqu’il n’est pas en service, il n’est jamais contre un raid solitaire… bien qu’il reste toujours posé, sérieux en société… L’entier contraire de sa véritable personnalité.

Après tout, il est calculateur au possible, sait jouer maints rôles afin de tromper toute sorte de gens. Son intelligence essentiellement analytique tourne en permanence, ne lui laisse aucun répit. Ses yeux se meuvent fébrilement à droite, à gauche, en haut, en bas, sans laisser transparaître de méfiance, juste une impression de surveillance, de réflexion.  Ses neurones sont constamment sollicités, il ne peut prétendre vivre s’il ne réfléchit pas à quelque chose.

C’est pour cette raison qu’il lit et écrit énormément. Ce n’est pas une passion à proprement parler, c’est une activité qui lui permet de mettre de côté ses ruminations cyniques et pessimistes. Après tout, il est ainsi… Il voit le verre à moitié vide, ressent une hargne incommensurable envers lui-même. Il se hait autant qu’il hait les autres, même plus ! Cela explique aussi pourquoi il n’arrive pas à regarder son reflet, il le dégoûte, le répugne.

Il a survécu à l’Enfer, n’a eu dans le sillage de son passage que mort et désolation. Il n’a jamais pu protéger ceux qu’il aimait… Malgré tout l’amour qu’il avait à donner… Après tout, les êtres humains n’ont pas cela comme premier désir ? Aimer et se faire aimer. Aujourd’hui, il n’y a plus de place à cette quête naïve, l’amour n’est pas fait pour lui, il n’est qu’une bête sanguinaire prête à tout pour exécuter les ombres qui l’habitent…

Il crache sur les badauds heureux, sur les jeunes hommes au joli minois, aux dames les plus respectables… Aucun humain ne mérite de considération autre que celui qu’a un joueur pour un pion. Il fait parti d’un échiquier géant le mêlant à une histoire dont il se fiche complètement. L’avenir de Fiore ? Et puis quoi encore ! Ce pays est perdu, car à ses rênes ne se trouve qu’un fantoche à peine bon à inspirer la pitié, qui demande à des guildes de s’occuper de ses problèmes.

Le Pacte Écarlate ne vaut pas mieux, il suit aveuglément les pas du Mage Noir… Celui que Jin déteste au plus haut point. À ce qu’il paraît, il l’aurait scellé dans trois grimoires, donc, en trois parties. Antho n’en possède qu’une mais pas l’ouvrage étant avec. Pour devenir plus puissant, il aurait besoin de ces trois bouquins. Mais pour en revenir à ces fanatiques, il n’apprécie – quel grand mot – que Tartaros…

Pourquoi ? Car l’unique épaule sur laquelle il peut se poser appartient à un démon. Toute sa vie, il s’est attaché aux humains, les a détestés, les a perdus, a subi toutes les pires saloperies gisant au fond de leur âme pourrie. Au Front Bourbeux, il n’a pas pu réellement échanger avec ces êtres d’outre-tombe, il l’aurait souhaité. Néanmoins, ils restent juste au dessus de ses congénères, ce qui ne signifie trois fois rien en vérité.

Les plus hauts classés dans sa liste noire néanmoins, sont les mercenaires, les vieillards estropiés et tout ce qui lui rappelle son passé. Ainsi, il a une véritable aversion pour tout ce qui est plus ou moins lié au viol et n’hésite pas, quand sa réputation ne risque pas d’en souffrir, à massacrer les violeurs ainsi que leur victime. Cependant, il n’en résulte aucun plaisir, cela est interdit à Antho…

En effet, à part la colère, aucune émotion ou sentiment ne le traverse… Sauf la peine, la souffrance intérieure… Seule douleur à l’atteindre. Ce qui est vicieux avec ça, c’est qu’en ne ressentant juste ces deux choses, ça crée un cercle sans fin… Un serpent de tristesse qui mord sa queue de haine… et la douleur le traversant fait une boucle impossible à stopper. Toutefois, comme ce reptile rampant, tout est discret, quasi invisible aux yeux des autres…
« Le masque du démon… »

Pour ce qui est des masques D’Antho, une seule chose à savoir : il s’adapte tout en gardant une base.
 
Cette dernière est l’image d’un soldat « parfait ». Il exécute toutes les tâches qui lui sont confiées qu’importe la manière dont il devra opérer. Il ne laisse pas beaucoup de place à l’éthique, bien qu’il essaye de ne pas impliquer « d’innocents » dans ses missions. Leurs vies sont censées être précieuses…
 
Il revête aussi un côté protecteur, même s’il l’a toujours un peu eu. Il ne tolère aucune action censée l’aider d’une quelconque manière. Si dommage il doit y avoir, ce serait sur lui. La Mort et la douleur ne l’intimident pas, comme la chaleur ou le froid.
 
Hors des combats, il arbore une mine souriante et paraît honnête, trop honnête. Il en dit beaucoup sur sa façon de penser, d’être, de réfléchir… Il arrive que ce soit des mensonges, une vérité déformée ou non. Il se fond dans la masse tout en gardant cette particularité. Il raille de temps à autre certains de ses camarades, participe aux discussions… Comme un humain normal.
 
Cependant, il y a quelques sujets qui lui restent au travers de la gorge. Et bien qu’il maîtrise à peu près ses émotions, une certaine amertume transparaît dans ses paroles. Il s’agit de tout ce qui à un rapport avec le hasard, le destin et le viol. Il tente de rester au moins neutre et de garder un brin de chaleur dans sa voix… Mais sa hargne reste palpable.
 
En temps normal, ses phrases, accompagnées de gestes courtois, sont toujours polies. L’on croirait facilement qu’il vient d’une famille noble, tant ses manières y ressemblent. Ce qui l’aide à entretenir des relations amicales avec ses collègues. Surtout que, lorsqu’un problème d’ordre moral survient, il est l’un des premiers à être sollicité. Ainsi, il utilise au mieux ses connaissances pour éradiquer les maux de ses compagnons.
 
Quant à son avis sur la situation, au sein de l’Alliance Lumen… Il reste assez commun. Les démons doivent être éradiqués, tout comme leurs subalternes humains, etc.  Néanmoins, il fait comprendre que le roi actuel n’est pas en mesure de faire avancer la situation et que son ennemie jurée est Crimson Throne. Après tout, il pense représenter les règles et les lois, tandis que cette guilde du Pacte Ecarlate prône tout l’inverse.
 
C’est pourquoi il soutient Golden Reign ainsi que son jeune maître, plus ou moins explicitement. Il souhaite pouvoir utiliser ce dernier, d’une manière ou d’une autre, pour servir ses intérêts. Toutes les autres guildes, Destiny Flare mis à part, n’ont pour le moment aucun véritable intérêt pour lui. Et pourquoi les Paladins ? Car il sait que ses talents de tortionnaire pourraient lui ouvrir certaines portes.
 
Pour le moment, il se contente d’être un bon toutou à Sky Stand, tout en gardant une issue de secours… Les organisations neutres. 
« Lorsque la rage sait se dérober. »

Le coléreux gère les conflits de la manière la plus intelligente possible. Ses dires lui servent souvent d’arme de dissuasion assez efficace. Sinon, s’il le peut, il fait une démonstration de ses talents afin de calmer les ardeurs des bellicistes. Dans tous les cas, lorsqu’un affrontement n’est pas nécessaire et qu’un œil de son entourage le regarde, il cherchera toujours à l’éviter, quitte à se rabaisser, à perdre de sa fierté, bien qu’en vérité, il n’en n’a quasiment plus…

Par contre ! Sans compagnie familière, à l’abri des regards indiscrets… sa colère reprend le dessus d’une manière relativement subtile. Son visage se fend d’un trop grand sourire, dévoilant ses dents parfaites, effrayantes… Ses yeux rouge sang se mettent à légèrement briller et Antho se met à titiller l’importun, jusqu’à ce qu’il craque, qu’il envoie le premier coup. Il est essentiel que l’imprudent attaque d’abord, pour qu’il puisse montrer son style de combat, sa rapidité et sa précision.

Après cela, il ne reste au possédé qu’un jouet à démembrer, disloquer lentement, petit à petit… Comme pour se venger de la vie elle-même, il fait souffrir ceux qui le cherchent un peu trop. Le nombre ne lui fait pas peur, il reste le plus rationnel, dans toute situation. Ses iris font la navette entre un peu tout et n’importe quoi afin de connaître son environnement, ses adversaires, ses possibilités… Bien souvent, son sang-froid total perturbe ses ennemis et c’est justement pour ça qu’il est là.

Néanmoins, il adopte une posture plutôt confiante, pleine d’assurance avec un quelque chose d’imposant, lorsqu’il est accompagné d’un potentiel allié. Sa seule présence instaure une sensation agréable de sécurité mais aussi un peu anormale. Puisque le possédé reste étonnamment placide, il a presque l’air d’être une machine programmée pour n’être qu’un outil de dissuasion, de destruction ou de protection…

D’autant plus qu’il reste très secret sur son vécu, ne dévoilant que des bribes vagues de ce dernier. Ou alors, il ne sort que mensonges sur mensonges, plus ou moins convaincants, plus ou moins farfelus. Il s’amuse à semer le doute sur son existence, ses pensées… Par de petites phrases toute bête, accompagnées de son iconique sourire… Il sait qu’il ne doit pas être trop… parfait, la perfection inspire la méfiance, ce qu’il veut éviter à tout prix.

Toutefois, il n’est pas mi-homme à chercher les emmerdes. Il y répond ou les esquives. Mais ça, c’est sans parler des ses excès de colère… Elles peuvent être causées par une accumulation excédant les capacités émotionnelles d’Antho ou à des moments précis, à cause de l’apparition d’un événement faisant exploser le volcan ambulant qu’est le possédé. Dans ces moments-là, mieux vaut ne pas se trouver dans les parages…

La notion d’ennemi ou d’allié disparaît totalement de son esprit. Tout. Doit. Être. Tué. Il ne fait aucune attention à la manière, si la chose existante souffre ou non, elle doit juste être annihilée. Comme la Faucheuse, il est équitable avec tous. Aucun traitement de faveur, ce qui peut amener à de très gros soucis. Sa couverture peut être compromise et ses plans peuvent tomber à l’eau ! Pour contrer cela, il lui arrive de laisser libre cours à sa colère, chez lui…

Parlons-en un peu, de chez lui. Le Manoir où il a rencontré Aroksa, Etsu, Arihito… Celui-ci est austère, abîmé, meublé par un mobilier usé, ancien… Son propriétaire ne se soucie guère du luxe, du confort. Ce sont des choses qui le dépassent. Ceci vaut aussi pour la nourriture et le reste, en général. Cependant, rien n’est sale, Antho a développé un genre de toc de nettoyage et de rangement. Tout est impeccablement bien agencé, rangé…

Rien de très attirant pour une demoiselle, en somme. D’ailleurs, quel type de relation entretient-il avec la gente féminine ? La réponse est évidente : il l’a hait autant que la gente masculine… mais quel paraître a-t-il en société ou lorsque une mission pourrait être faciliter grâce au physique olympien d’Antho ? En soi, avoir des ébats sexuels ne le rend pas plus impur qu’il ne l’est maintenant, néanmoins, le souvenir de sa mère déshonorée refait vite surface…

Fort heureusement ou non, ce n’est pas le seul souvenir qu’il garde de ses parents. Cette nuit macabre a eu un avant et un après… Ce qui rend ses pensées plus… tristes ? Il est assez exceptionnel qu’il pense à eux, peut-être parce qu’ils font partis de ses souvenirs les plus lointains et donc, avec la masse d’informations que stocke sa mémoire, il a du mal à les faire resurgir sans moments forts lui les rappelant… Ou encore, est-ce une sorte de mécanisme d’auto-défense, pour ne pas plus sombrer dans la peine ? Même pour Antho cela demeure une énigme.



Se souvient de deux crapauds.
Je parle.
Se souvient de trois roses - dont une Edenique.
Je pense.
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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Lun 23 Nov - 19:10


   

   


   
   


Partie 1 : Innocence Perdue.

   

   
x306 chapitre zéro : Où les démons habitent...

La Graine du Mal pousse depuis nombre de générations, devenant de plus en plus corrompue jusqu’à atteindre son apogée. Dans une cité recluse pergrandienne, dévastation et occultisme règnent en maîtres…

En ce jour maudit, l’enfant qui fit s’épanouir la Graine naquit. Sa génitrice, d’un sang impur, gisait nue sur une table, la poitrine incisée et dépossédée de son cœur. Elle regardait d’un air accusateur le bébé pleurant au creux des mains d’un homme aux yeux gris acier.

À sa droite, une étagère envahie d’instruments terrifiants, derrière lui, une foule d’ombres habillées de toge violacée et encapuchonnées. De tout âge, des deux sexes, elle récitait un cantique mystique dévoilant leur appartenance à une secte idolâtrant des êtres malveillants.

Des rubis sertissant une noire coupelle étincelaient à la lueur de flamme vacillante au sommet de cierge ; planté à l’intérieur de crâne fendu, émietté par les années. Le réceptacle fut gorgé du sang de la défunte puis délicatement amené aux fines lèvres du nouveau-né. Le jeune vampire, malgré lui, but à petites gorgées le contenu rougeâtre, ne laissant même une goutte en son fond…

Son porteur eut un rictus sournois avant de le soulever au dessus de toute l’assemblée, puis, baptisa son fils : Ethan Mercer. Fils du Commandeur Elthan, frère de nombreux garçons et filles, filleul et neveu de moult hommes et femmes…

. . .

Passé un temps… Ethan fut placé au sein d’une chapelle souterraine où trônaient des bureaux face à une estrade pierreuse, montée d’un autel noir cerclé de neuf statues, dont une plus imposante. Ici se déroulaient les cours, les sacrifices et les messes. L’enfant, toujours stoïque, était en âge de suivre les enseignements de ses oncles et tantes ainsi que de supplicier des esclaves pour ses sombres déités.

Bon dans ces domaines, meilleur que ses pairs, il attira vite l’attention sur lui. Son père, chef incontesté de la famille, travaillait sur des machinations visant ses ennemis : les Ufford et les Malster. Depuis des temps immémoriaux, inquisiteurs et scientifiques riaient au nez des militaires, sous prétexte qu’ils n’étaient que des abrutis.

Au quinzième anniversaire d'Ethan, Elthan somma à tous les élèves de le suivre jusqu’à une porte auparavant interdite. Une vapeur glauque se diffusait d’une maigre ouverture, créant une atmosphère malsaine. Le zélateur l’ouvrit puis descendit un escalier creusé en colimaçon. Celui-ci s’enfonçait dans le sol, emmenant ses visiteurs dans ses tréfonds.

Arrivés à la dernière marche, les adolescents découvrirent une large pièce meublée de chaises miteuses devant un fauteuil de pierre ; derrière lui, une cheminée à l’âtre habité de flammes verdâtres, voisinée d’un fer agrémenté d’une rune, siégeait.

Une salle construite par Spencer Mercer, le premier Commandeur. En ce lieu, il fallait être marqué de la rune, chauffée du feu vert, afin d’éveiller le potentiel magique. Les jouvenceaux et jouvencelles se firent brûler et des veinules noirâtres infestèrent leur marque ainsi que leur organisme.

Ethan fut appelé en dernier. Assis sur la roche, il attendit de pied ferme la douleur qui arriva incessamment. Les traits obscurs assaillirent sa peau puis l'intégralité de son corps. Le signe d’un immense pouvoir déclara le Commandeur...


. . .


Des frappes par dizaine accompagnées de bruits sourds témoignant de sortilèges divers se réverbéraient sur de hautes parois rocailleuses. Le dernier Mercer faisait virevolter ses cheveux bruns en combattant ses semblables. Sans peine, à l’aide de son enveloppe charnelle ou ses arcanes flamboyants, il les rétamait.

Lorsqu’il fut seul homme debout, il fit l’objet d’un combat contre son paternel. Leur escarmouche était l’ultime épreuve d’Elthan afin de savoir si son descendant était le maillon manquant à ses complots.

La magie ardente se faisait progressivement dévorer par la fumée violâtre du dirigeant… À mesure que la chaleur disparaissait, de noires veinules émergeaient de l’épiderme d’Ethan. Quand sa chair fut entièrement recouverte, ses chances de victoire regonflèrent autant que ses réserves. Son maître stoppa le combat, voyant ce retournement.

Il aurait pu perdre dans sa forme actuelle… Ainsi, il félicita le prodigue et le reste de sa progéniture. Devant eux, il nomma héritier leur petit frère puis s’en alla en ricanant.

Le concerné, impavide, fut adulé par ses pairs.

. . .

Quatre ans s’évaporèrent dans le ciel du temps.

L’impassible revenait de mission avec les siens. Les séides se prosternaient devant lui, comme un mortel le ferrait pour un Dieu. Ce n’était pas anodin. Le Commandeur avait répandu une rumeur édifiant son dernier fils au rang de prophète. Ses aptitudes exceptionnelles et son visage aussi expressif qu’une pierre – l’émotion en moins – avaient rapidement convaincu la populace inintelligente.

Récemment, un on-dit brouillait l’esprit des fanatiques. Elle osait élever au même titre qu’Ethan toute la famille Malster ! Ridicule, mais Elthan devait vite trouver une solution, sinon, les sectaires ralliés à sa cause repartiraient aussitôt. Et avec eux, une partie de son pouvoir décisionnel. Enragé, il ordonna à ses serviteurs d’amener son héritier sur-le-champ !

À peine rentrer dans la grotte des Mercer, l’insensible entendit son père vociférer. Il avança dans le dédale souterrain jusqu’à son bureau décoré de noir et d’or. Il referma les portes puis s’installa afin d’écouter les plaintes de son géniteur.

Cette fois-ci, c’était du sérieux. Un duel le concernant avait même été organisé. Lui contre les cinq fils de Septimus Malster, leur chef. Elthan l’entraîna la semaine des préparations. Même s’il n’y avait que peu de chances de perdre, le Commandeur était connu pour sa légère paranoïa qui lui avait sauvé la vie, à lui et ses confrères, une ribambelle de fois. Après tout, ces pseudo-scientifiques étaient faibles, néanmoins, ils connaissaient, grâce à leurs nombreux livres, des magies intéressantes.

Le jour tant attendu, tous les habitants se frayaient un chemin jusqu’à l’arène, au centre des ruines, dans le noir brouillard. Les carcasses de bâtisses laissées par le passé jonchaient la ville, seule l’arène avait été partiellement épargnée. Ovale, piteuse, aux tribunes s’étalant circulairement dont les plus prestigieuses se trouvaient en amont, dominant les autres à la manière de loges impériales.

Les opposants se firent face tout en se jaugeant entièrement. Clint Ufford, leur maître, avait été désigné comme arbitre. Suite à un silence de mort, il leva une de ses mains colorée puis envoya un éclair blanc zébrer la brume obscure.

Le signal !

Ethan regarda une seconde de trop le visage de Clint. Son regard s’était affûté, ses iris opales montraient une satisfaction extrême, son sourire carnassier également. Il comprit, emboîtant les événements jusqu’à former une histoire cohérente. L’inquisiteur était la source des rumeurs sur les Malster, et eux, avaient été obligés de répondre à ce combat perdu d’avance.

Un coup, puis deux, le ramenèrent sur Terre. Il se ressaisit puis contre-attaqua. Ses poings cognaient, à l’instar d’un marteau sur une enclume, le pauvre maigrichon. Pourtant, ses congénères l’appuyaient avec leur sorcellerie trop complexe, dépourvue de force. Tel un enfant s’amusant à torturer une fourmi, il, selon les directives d’Elthan, les brûlait à petit feu.

Leurs hurlements se répercutaient sur les enceintes de la lice. Ils moururent au bout d’inexorables minutes. La foule exaltée acclamait leur favori, tandis que Septimus explosa. Il se propulsa jusqu’au bourreau flamboyant, préparant un dangereux sortilège. Le Commandeur, seul homme ayant gardé son sang-froid, l’anéantit de son gaz mortel.

Les acclamations reprirent de plus belle, pour Elthan et son héritier. Un devint Héros, l’autre regagna son titre de prophète. Ethan, qui regardait l’inquisiteur de travers, dut partir avec les siens fêter leurs victoires. Une journée bien remplie, qui avait remonté la renommée des Mercer, un autre pas vers la suprématie, pourrait penser le zélateur…

Une poignée de jours plus tard, Clint, sa femme ainsi que quelques-uns de ses fidèles avaient disparus. Elthan, ravi de cela, feignait l’inquiétude en envoyant ses enfants chercher aux alentours. Son héritier s’était posté devant les ruines de l’entrée, là où, jadis, pléthore de badauds foulaient le sol de la cité embrumée.

Son instinct avait été de bon conseil, car bientôt, une silhouette se dessina à l’horizon. Le soleil couchant décrivait un halo orangé éblouissant au fur et à mesure qu'Ethan, un de ses frères et une de ses sœurs s’approchaient d’elle. Les atours ivoirins de l’inquisiteur, en lambeaux, sa peau anormalement obscure et ses fous rires déments les firent ralentir.

Soudain ! Il fit fuser vers eux un éclair noir. Ils l’esquivèrent et tentèrent de l’abattre. Sans succès.

Ils durent l’emmener dans la localité sectaire. Là, le Commandeur et le reste de leur famille les aideraient. Les autres Ufford virent leur maître en danger, et, instinctivement, vinrent le soutenir, qu’importait son aspect. Ce fut une hécatombe sanglante. Une extermination à sens unique. La dernière caste endiguée, Elthan était propulsé aux rênes de… Merceria !

Ethan alla contempler le cadavre de Clint, intrigué par cette soudaine montée en puissance. Il découvrit, serrés dans ses bras frêles, trois grimoires inquiétants. Il desserra l’étreinte des deux membres, puis, arquant un sourcil, s’empara des bouquins.

Un flash l’aveugla et les bras de Morphée s’en emparèrent…

. . .

Flottant sur une eau noire, Ethan fixait le ciel aux reflets nuancés de gris. Il se leva, et, constatant qu’il marchait sur le liquide, regarda tout autour de lui. Des pendus étaient accrochés par dizaine, ou plutôt des restes d’humains, sur des branches sans feuilles. Cet endroit étrange, sans couleur, le laissa de marbre. Il continua à progresser jusqu’à percevoir une silhouette lointaine, imposante. À quelques pas d’elle, il ouvrit ses yeux plus grands, la créature le regardait de ses petites fentes blanches. Soudain ! Elle hurla de toutes ses forces, animée d’une haine insondable, à en réveiller le dormeur.

. . .

L’héritier se réveilla en sursaut, manquant d’assommer les visages inquiets juste au dessus. Sa famille. Il les rassura rapidement, puis fut appelé par son géniteur. Il déambula jusqu’aux quartiers du Commandeur, saturés de bibliothèques croulant presque sous le poids de leurs livres. Quelques peintures enjolivées ce lieu, mais guère plus de nouveautés.

Elthan lui proposa de s’asseoir. À présent au sommet de la chaîne alimentaire, le vieillard s’esclaffa en le rappelant à son fils. Il l’applaudit, le félicita et remercia, car sans lui, rien de tout cela n’aurait été possible. Puis il se mit à s’inquiéter de son état, le questionna sur ce qui l’avait attaqué… Le mage ardent accusa la fatigue et les récents bouleversements.

Sans transition, il demanda et reçut l’autorisation d’examiner les grimoires de Clint, prétextant vouloir dénicher la cause de sa nouvelle force. Dans les corridors rocheux, une voix métallique martela son crâne, des cris et hurlements aussi. Il ne fit comme si de rien n’était et, de toute manière, ces anomalies cessèrent devant le trio de bouquins.

Là, il analysa les gravures sombres, représentant des visages et des démons se liguant contre un de leur congénère. Toutefois, une fois l’ouvrage ouvert, rien. Des pages vierges par centaine. Cela ne le menait à rien. Cependant, lorsqu’il s’éloignait des étranges objets, les sons sinistres accompagnés de maux de tête reprenaient de plus belle. Quelque chose – mais quoi ? – le poussait à ne pas le faire réfléchir sur cela, mais plutôt sur le fait de rester près d’eux.

Pendant ce temps, Elthan ayant les pleins pouvoirs, maltraitait les séides et les obligeait à vénérer leur famille comme leurs Dieux. Il avait toujours nourri une rancœur contre eux, ces cloportes inutiles, comme il disait. Le simili-prophète n’aimait pas ses agissements. De telles méthodes les rendraient hostiles et une rébellion verrait le jour, avertissant de leur présence par leur tumulte : les localités proches de Merceria, puis le gouvernement qui viendraient les annihiler.

Un avenir peu enviable.

Dans ces conditions, l’héritier devait remettre à sa place son maître. Plus facile à dire qu’à faire. Cette tête de mule ne voulait guère changer, malgré les nombreuses menaces d’Ethan. Ce dernier dut le défier dans un duel à mort, sentant pour la première fois son cœur le pincer. Les deux puissants militaires dégagèrent leur force et débutèrent une batailla sans merci, allant même jusqu’à réveiller leurs noires veinules.

Au bout du compte, son dernier fils le tua et prit sa place en tant que Commandeur.

. . .

Une demi-douzaine d’années rejoignit les cumulonimbus du temps.

Un lugubre mausolée avoisinait les bâtiments de la cité, quasiment réparés. Le nouveau dirigeant avait formé les fanatiques à la magie et les instruisait de sorte à ce qu’ils soient utiles à la reconstruction. Grâce à ses décisions, il avait pu entraîner des éclaireurs pour découvrir le monde autour d’eux, depuis trop longtemps craint. Il avait aussi permis aux esclaves de devenir libres s’ils juraient fidélité à leurs déités.

Ainsi, la paix planait sur l’agglomération restaurée. Jusqu’à ce fameux jour…

Alors qu’Ethan réglait des détails administratifs à la pointe de sa plume, un brouhaha de tous les diables émanait de l’extérieur. Un badaud s’introduisit dans son bureau, haletant, surexcité. Les éclaireurs étaient revenus et leurs nouvelles semblaient très importantes. S’arrêtant d’écrire, il rejoignit ses sujets dehors, impatient de découvrir ce qu’ils avaient dénichés.

La guerre avait été déclarée contre Pergrande ! Des légions démoniaques marchaient sur ce royaume destiné à être réduit en une terre stérile… L’armée de ce pays était prise au dépourvu, le Mage Noir les avait pris à revers.

Le grand Zeref !

L’écho de ce nom sembla fuser vers Ethan, le pénétrer douloureusement et arracher un grondement de fureur à la masse informe siégeant en lui. Il se tint le crâne de ses deux mains, cria de douleur puis s’en alla dans sa salle afin de s’y cloîtrer. Il y resta des jours durant à marmonner tout seul et croyant que son cerveau exploserait d’un instant à l’autre. Mais au fil du temps, il se sentait différent… Il réfléchissait sur certaine chose comme l’esclavage, les sacrifices...

Tout cela était-il humain ?

Non…

. . .

Une nuit d’encre, là où le voile nocturne n’était éclairé que par les étoiles, un bruit tonna au sous-sol. Ce chahut réveilla la grotte entière, une poignée de Mercer dévala jusqu’à la salle des esclaves. La table jonchée d’instruments à lame longue, droite, courbe, soutenait les trois grimoires d’Ethan qui chauffait le gros cadenas des cages.

Il sursauta lorsque ses pairs déboulèrent. Bredouillant mille paroles futiles. L’une de ses sœurs le gifla et vociféra à son frère de montrer sa marque. Il ricana, sûr de lui puis dévoila son épaule… vierge, paniqué, il dénuda l’autre… vide de surcroît.

Par instinct, le libérateur envoya une onde orangée, juste pour propulser les siens et bouscula, épaulés par les ilotes libérés, les séides confus. L’alarme retentissait derrière eux. Les fanatiques se mirent à se ruer dans leur direction !

Ils arrivèrent à une forêt environnante, pénétrèrent sa lisière avant de se réfugier à l’intérieur de ses profondeurs. Assis sur un tronc couché, des larmes perlaient de ses yeux inexpressifs jusqu’à ses joues. Les hommes et femmes avec qui ils s’étaient enfuis parlaient déjà de le tuer, lui, leur ancien tourmenteur. Ce n’était que justice… Une lame chapardée allait s’abattre sur lui, brisant ses malheurs…

Elle tardait à arriver.

Le cœur serré, le visage grimaçant, il se retourna. Une femme entravait la vengeance de ses compères. Elle insista à dire que sa présence était vitale. Sa force, son intelligence, sa capacité à diriger… Elle finit par les convaincre, mais ils durent vite partir !

Ainsi, pendant près d’une année, ils vagabondèrent à travers des sentiers battus, des chemins égarés, difficiles, afin de distancer leurs poursuivants. Ils combattirent démons et bêtes sauvages voulant leur mort autant que le climat impitoyable. Ils finirent par atteindre, non sans peine, un pays salvateur : Fiore. Ethan conduit ses camarades au sein de montagnes dites infranchissables puis découvrit un terrain adéquat pour la fondation d’un hameau… de Dusty’s Paradise.

x358 chapitre un : … Les humains fuient…

Vingt-six ans se déversèrent sur la terre du temps.

Cerclée de majestueux pics, une large prairie verdoyante accueillait fermes, cottages, enclos et un lac entouré de résinifères divers. En amont des cultures siégeait une bâtisse plus grande que les autres où, dans la cour pavée, des individus s’exerçaient à l’art du combat et de la magie sous la tutelle d’un jeune homme aux courts cheveux bruns et aux yeux bleu ciel.

À l’intérieur de la demeure, Ethan au bras emmêlé dans celui d’une femme, discutait à propos d’un enfant à l’esprit volatile. Il se plaignait qu’il n’était pas aussi concentré que son père ou lui-même. La dame à ses côtés semblait habituée à ses palabres, se contentant d’acquiescer, un timide sourire aux lèvres…

Zalia, la mère de ce dernier, le cherchait justement dans les rues du village… Des poussières blanchâtres chutaient des cieux à l’instar de petits flocons… Un petit blond aux iris clairs gambadait à travers, riant et sautillant. Son sourire illuminait autant son visage que la journée de ceux le croisant. Il parlait avec les habitants qui l’appréciaient comme la plupart des autres enfants.

Sa génitrice parvint à le retrouver, sourcils froncés, regard affûté ! Son fils se dirigeait vers une cabane miteuse où des plantations chétives poussaient ça et là. Un endroit qu’il fallait laisser en paix. Un vieil homme en sortit ignorant les autres… Il avait subi mille géhennes, jadis. Son corps en gardait les marques. La demoiselle cria son nom.

Antho Mercer !


. . .

En effet, ce bourg paisible fut engendré par le mage ardent… Devenu maître de ce lieu de par la gratitude des gens ayant survécus grâce à lui. Depuis des années, il vivait sereinement, ne souffrant d’aucun trouble important. Ethan s’était uni avec celle qui l’avait sauvée, avait eu un enfant formidable répondant au nom d’Alexander, qui lui-même eut un descendant…

Une milice surnommée Dusty’s Gardians étaient dirigée par Alex, aussi rigoureux que bienveillant, contrant les rares tentatives de pillage de bandits désespérés.

Nul argent ne souillait l’âme des villageois, tout le monde se rendait service, faisait vivre Dusty’s Paradise. Ethan avait inculqué une grande partie de son savoir aux badauds et leur faisait confiance pour le partager. Il ne savait toujours pas par quel miracle cette zone existait, cette enclave champêtre était presque mystique. Néanmoins, c’était un endroit facilement défendable, aux ressources abondantes ainsi qu’assez espacé pour y établir ce petit coin de paradis.

Tout était parfait, cet ancien prophète pouvait à présent couler des jours sereins, le méritant bien…

. . .

Cette année-là, Antho voulut s’investir dans ses études. Après tout, il avait pour professeurs son père et son grand-père, tous deux bénéficiant d’immenses connaissances. Au plus grand étonnement d’Ethan, qui n’avait plus espéré grand-chose de son petit-fils, celui-ci rattrapa bientôt leur niveau à son âge. Sa famille était fière, mais la destinée, elle, demeurait cruelle…

Une douzaine de mois infiltrèrent les nappes du temps.

Tandis que le soleil se levait, éclairant le hameau comme à son habitude, il ne fit que dévoiler un village mourant. Des hurlements de panique, de douleur et de peine retentissaient. Les vieillards dépourvus de magie ainsi que les personnes déjà malades souffraient d’un mal obscur…

Ce qui ressemblait à une clinique, dirigée par un guérisseur, était bondé de toutes parts. Les parents de Zalia, tout comme Pénélope – la mère d’Alexander – étaient allongés sur des lits immaculés. Le chef du bourg essaya de savoir ce qu’était cette maladie. En vain. Même les pouvoirs curatifs du soigneur étaient inefficaces. Tous durent voir un ou plusieurs êtres chers perdre la vie peu à peu, supportant un martyre sans nom, impossible à estomper…

Antho n’avait pas vu ces images atroces, ses parents l’avaient épargné. Toutefois, il comprit que ses mamies et que l’un de ses papys n’étaient plus. Son moral en prit un coup, mais pas autant que celui du mage ardent. Lui s’était isolé dans sa chambre, refusant de communiquer ou même de manger plusieurs jours durant. L’atmosphère régnant à Dusty’s Paradise s’était soudain assombrie. Le manoir Mercer avait une ambiance lugubre, particulièrement silencieuse.

Toute la bourgade pleurait ses pertes, tandis qu’Alexander s’acharnait dans ses entraînements. Son fils et sa femme essayaient quant à eux de faire bouger Ethan, enfin, d’au moins le nourrir. Après une poignée de jours, il daigna se repaître de quelques aliments et après quelques semaines, demanda son fils.

Il se pointa en vitesse, heureux d’entendre une nouvelle positive. Une fois les portes fermées, il déchanta. Son paternel arborait une mine sombre, le timbre de sa voix était monotone, son ton, glacial. Il révéla son sinistre passé, sans ménagement, manquant de choquer son enfant. La menace de Merceria planait sur lui, Dusty’s Paradise et les trois grimoires à la cave…

Il clôtura la discussion en le chargeant de toutes les responsabilités. Il désirait retourner à la boue… Alex le gifla, serra les mâchoires et lui hurla de se ressaisir, qu’ici il y avait des personnes qui l’aimaient ! Le suicidaire revint sur Terre, s’excusa, les yeux larmoyants. Il prit son fils dans ses bras, le serra puis partit de sa chambre, rejoindre ceux qu’il adorait consciemment ou non.

. . .

Le treize août x360, le neuvième anniversaire d’Antho était fêté au bord du lac. Ce dernier jouait avec son géniteur, tentant de l’attraper pour découvrir ce qu’étaient ses cadeaux. Bien sûr, chopper cet homme à la vitesse et à l’agilité d’une panthère était impossible… Heureusement pour lui, sa mère mit fin à cette torture en les appelant pour manger un somptueux pique-nique.

Ethan arriva juste après, avec deux paquets emballés sous les bras. Le blondinet sautait dans tous les sens, désirant les ouvrir tout de suite. Mais Zalia demeura intransigeante, les hommes se mirent à rire avant de se mettre à dévorer ce repas merveilleux. Une fois les plats ingurgités, les adultes permirent au petit de déchirer le papier coloré au contenu distinguable.

Le premier, de forme sphérique, contenait une boule de cristal magnifiquement polie où trônaient des poussières blanches en train de léviter paisiblement. Antho regardait ces choses monter et descendre. Le second, d’un aspect allongé, renfermait une épée en bois noir. Sa garde à l’apparence d’une tête aux yeux blancs agrémentait une lame ondulée imitant le mouvement de la fumée.

Celui de son père ne saurait tarder, toutefois, une nouvelle se devait d’être dite. Alexander et Zalia gloussèrent avant de divulguer leur secret : un second enfant. Ethan les embrassa puis les félicita. Le préadolescent souriait, même si une plus ample explication avait dû être nécessaire. Finalement, le cadeau de son paternel fut annoncé : une journée à s’entraîner avec lui !

Sa lame en bois se fracassait puissamment sur l’arme émoussée du fils d’Ethan. Ensuite, ils firent des exercices musculaires ensemble. De la sueur commençait à poindre sur leur corps, irritant et humidifiant leur épiderme bouillant. Pendant des heures, ils faisaient de leur mieux, s’amusaient comme deux enfants en bas-âge.

La nuit tombée, Alex porta son fils exténué jusqu'à la maison. Le firmament se couvrait de cumulonimbus tournoyants. Des éclairs le zébraient avec fureur, illuminant de façon intermittente le petit hameau. Une averse diluvienne commença à tambouriner le sol, lorsque le chef des Gardiens franchit le seuil de son manoir, manquant de peu d’être trempés, lui et son enfant, jusqu’à la moelle.

La soirée s’annonçait mal…

Ils étaient rentrés, au sec et au chaud. Antho fut mis dans son lit puis bercé par sa mère qui resta avec lui afin de s’assurer qu’il ne se réveille pas à cause de l’intempérie. Le fringuant brun s’assit dans un fauteuil confortable, débuta une conversation à propos de l’orage avec son père. Un mauvais présage qui, pour une raison ou pour une autre, les rendait extrêmement nerveux.

x360 chapitre deux : … Et les ténèbres reviennent.

Leurs images se reflétaient dans la fenêtre donnant sur un des flancs de l’enclave. Leurs gestes trahissaient une crainte palpable. Puis, Alexander fit un tour d’horizon, regardant attentivement. Il se raidit… Une ligne courbe lézardait les montagnes, un trait verdâtre vacillant au gré du vent. Des torches, des cavaliers, des mercenaires, ils fondaient droit sur eux !

Le chef des Gardiens somma son père d’aller chercher sa femme ainsi que son fils et de se réfugier à la cave. Il sortit sous la pluie, hurla aux résidents de se diriger vers l’abri souterrain puis hâta ses subalternes de se mettre en rangs.

Une fois en place, Ils se ruèrent sur leurs assaillants, arcanes prêts à en découdre, épées brandies, boucliers levés, cris de guerre rugis !

Les bras et jambes d’Alex semblèrent se durcir ainsi que se noircir. Sa rapidité augmenta drastiquement, ses sauts étaient démesurés, sa puissance, décuplée. Il fut le premier à entrer au contact de la marée ennemie. Ses coups, vifs et forts, transpercèrent les carcasses des soldats de fortune.

Une bataille éclata sous le grondement du tonnerre. La vague humaine décroissait au fil des sortilèges lancés, souillant le sol de leurs entrailles, de leur sang… Tandis que les défenseurs soutenaient les charges répétées, tous se tenaient les coudes pour anéantir leurs adversaires.

Néanmoins, au bout de quelques minutes, la supériorité numérique leur faisait défaut. Un à un ils commençaient à tomber. Encerclé sans qu’il ne comprenne comment, Alexander, haletant faiblement, rétamait les fous qui osaient s’approcher. Quand une grande partie fut démembrée, disloquée, percée, la poignée de survivants s’écarta, dévoilant trois individus chevauchant des équidés aux crins noirs et aux iris rouges.

Un vieillard enveloppé d’une toge, un homme excentrique et une femme provocante. Avant même de pouvoir ciller, le vieux se trouva au sol, le loufoque leva un bras et un son tonitruant retentit. Quelque chose frappa le parterre du terrain, une petite troupe menée par un géant, à leur opposé, descendait sur les habitations sans défense...

Animé d’une nouvelle force, le brun fonça dans leur direction. Ils ne toucheront pas sa famille ! Il se pétrifia, bondit en arrière, esquivant un rayon noir ayant désintégré le tissu de ses habits. Il se retourna, faisant face au vieillard, se plia en deux, tint son estomac, cracha un filet d’hémoglobine… Ses membres redevinrent normaux. Un poing avait cogné son ventre d’une force surhumaine.

Le chef des gardiens tomba, sa tête glissa sur le côté… il s’aperçut qu’il était le dernier à vivre. Il tenta de ramper. Un nouveau coup ! Le néant...

. . .

Ligoté et bâillonné, Alex émergea de l’inconscience. Des doigts ridés décorés de moult bagues le tenaient au menton. Ses iris clairs voyaient un visage déformé d’un rictus sournois et d’un regard glacial. D’une voix effrayante, il lui susurra ce qu’il savait. Son nom, sa famille, son rang… Il savait tout. Repliant l’index, il fit sortir quelqu’un d‘un buisson vrombissant sous l’aquilon.

Le vieillard balafré ayant disparu lors de l’épidémie en sortit… Mais elle ne l’avait pas tué ? Riant dans sa barbe, il dévoila son sourire édenté ainsi que son ventre rabougri où une marque étrange en sortait le faisant grimacer de douleur. On lui expliqua d’une voix perverse, qu’il avait servit d’émetteur et que l’onde envoyée à travers lui les dirigeait vers cette bourgade.

Haineux, Alex gigota vainement pour lui sauter dessus et l’éviscérer sur place. Faisant claquer sa robe cérémonielle, l’être ténébreux dévoila son prénom : Elthan, et ria à gorge déployée. Il s’éloigna vers sa monture, ordonna à la demoiselle de surveiller leurs prisonniers puis s’en alla avec son autre fidèle vers le paradis poussiéreux…

. . .

Serrés comme des sardines, les paysans s’étaient recroquevillés dans un coin de la cave. Ethan, chargé de les protéger, entendit des sabots battre la terre non loin. Bientôt, une voix rauque et puissante vociféra des ordres consistant à forcer la porte du sous-sol. Le mage ardent devait vite faire un choix, il en valait de la sécurité de Zalia, d’Antho, de ses livres ainsi que celles des villageois…

Bam, bam !

Il gravit une marche, un souvenir d’enfance l’emporta.

Bam, bam ! Bam, bam !

Une deuxième, un moment d’adolescence resurgit.

Bam, bam ! Bam, bam ! Bam, bam !

Les dernières, tout le reste défila sous ses yeux.

L’ancien Commandeur enfonça la porte qui se referma aussitôt, enveloppé d’une substance orange. Des cris de lutte, des hurlements de douleur et grognements d’effort résonnèrent dans le souterrain. Puis, un bruit sourd suivi comme d’un son d’aspiration retentit. Le portail fut défoncé, quelque chose roulait dans les escaliers jusqu’à choir au sol pierreux.

La moitié du corps calciné d’Ethan… Des pleurs ainsi que des beuglements d’effroi se réverbéraient sur les parois lisses de la cavité.

Des pas massifs, faisant plier le bois des marches, se rapprochaient d’eux. Des ombres de la nuit, un visage tordu de démence fut illuminé par la lumière d’un éclair. Cheveux courts, blancs, yeux pâles, corps de buffle… Tout pour intimer les fermiers à ne pas résister. Ce qui semblaient être ses laquais se déployèrent derrière lui. Pendant d’interminables minutes, ils restèrent là, sans rien dire, menaçant rien que par leur présence.

Des hennissements firent pivoter la tête du chef. Sans doute l’individu qu’il attendait. Elthan, suivi de son sbire loufoque, descendit l’escalier, aperçut les restes de son dernier fils puis s’empressa de rejoindre Rägnan Korn. Il saisit le titan à la gorge comme s’il ne pesait rien, vociférant mille insultes et menaces, lui rappelant que ses directives étaient de ne tuer personne ! Les mercenaires déglutirent. L’amas de muscles, lui, ne pouvait rien faire, il sentait son souffle s’appauvrir, sa gorge chauffer et ses pensées partir.

Brusquement, le zélateur le lâcha, étirant un sourire ignoble sur son vieux visage. Il lança une œillade effrayante à Zalia, tout en se dirigeant vers une bibliothèque. Il la toucha, puis, par un maléfice obscur, l’annihila, dévoilant une pièce meublée d’un coffre ferreux. Il réitéra sa manœuvre puis s’empara du contenu du trésor : les trois grimoires d’Ethan. Alors qu’il se dirigeait vers son adepte, une douleur foudroyante traversa sa paume, le faisant jeter les livres.

Un chuta sur la tête d’Antho, le réveillant subitement. L’autre atterrit aux pieds du chef mercenaire tandis que le dernier tomba à l’écart. Crachant au sol, Elthan tempêta à son larbin de les ramasser, ce qu’il fit sans tarder. Le regard grisâtre de ce dernier croisa celui du blondinet… Il en fut pétrifié d’effroi. Il dissimula son visage larmoyant au creux du cou de sa mère en sanglotant.

Une ombre avait imperceptiblement fusait sur ceux touchés par les ouvrages… Personne, cependant, ne l’avait remarqué. Le Commandeur, d’un mouvement de main, commanda à l’excentrique de garder le troupeau humain tandis que Rägnan devait le suivre. Ensemble, ils discutèrent un moment avant que le vieillard ne s’en aille avec son fidèle, laissant les mercenaires à leur aise...

. . .

À peine le Commandeur fut parti, que d’un geste brusque, la montagne de muscles fit voler un établi. Celui-ci glissa en arrière, faisant désagréablement grincer ses pieds…

Antho sanglotait, la tête calée sous le cou de sa mère. Réveillé par la chute du livre noir et effrayé par le regard fou du vieillard… Le pauvre était presque traumatisé. Son corps tremblotait à cause du manque de sommeil et de la peur.

Le titan marcha en direction de la blonde, posant tout son poids sur ses jambes… Elle essayait d’occulter la situation en se concentrant sur son enfant et en le rassurant. Néanmoins. Le sauvage la saisie aux joues et ricana en voyant le blondinet chuter.

Ses yeux blanchâtres la dévisagèrent… Il gueula qu’il avait un cadeau pour ses chiens. Ils accoururent, excités comme des puces. Roulant ses yeux au plafond, Rägnan leur jeta Zalia. Il leur ordonna de bien s’amuser, mais surtout, de déguerpir en vitesse !

Les mercenaires partis, il put se tourner vers l’enfant en pleurs. Il devait sans doute se demander ce qu’ils allaient faire à sa mère… Il devait être horrifié par la simple vision du géant. Tout son être devait être frayeur. Amusé, Korn choppa une villageoise d’un mouvement sec et la plaqua brutalement contre l’atelier. Il prit des sangles et la ficela.

Elle était prise au piège…

Un faisceau lumineux trancha les pieds de la table afin qu’elle soit à la hauteur d’Antho. Le chef mercenaire l’envoya contre cette dernière et étala une flopée d’outils pris dans la cave. Le préadolescent interrogeait Rägnan du regard. Il resta planté là, à ne pas savoir quoi faire, détournant quelques fois ses yeux sur le visage larmoyant de l’attachée…

Soudain ! Il sentit sa main être guidée et empoigner un maillet. Un sourire dément s’était dessiné sur la face de Korn. Il asséna un violent coup à la cheville de la boulangère de Dusty’s Paradise. Elle hurla à en érailler sa voix auparavant mielleuse. Lui ayant montré l’exemple, le colosse relâcha son poignet. Antho trembla de plus belle, les yeux écarquillés. Cette femme qui a toujours été gentille avec… Il devait lui faire du mal.

Pour le faire paniquer, Rägnan tempêta moult menaces ! Ses pensés étaient bousculées. Hésitant, presque absent, il dressa de nouveau son instrument archaïque et l’abaissa. Un nouveau coup. Un nouveau cri. Comme un pantin désarticulé, il répétait ces mouvements de manière saccadée, en ayant toujours un soupçon d’hésitation avant de le faire chuter…

Couverte de blessures graves, la marchande soupirait sa souffrance, demandait à l’enfant d’arrêter… Mais cela n’était pas suffisant pour le chef mercenaire. Il arracha l’outil des mains d’Antho et lui donna un marteau accompagné de quelques clous… Il lui susurra odieusement à l’oreille qu’il devait rire… Car s’il ne le faisait pas, il lui ferait regretter le jour de sa naissance.

Nerveusement, l’enfant laissa, par ses lèvres tremblantes, échapper un ricanement discret.

Plus fort !

Il essaya d’imiter un fou rire. Guidé par les instructions du titan, il plantait un à un les clous dans la chair de la paysanne. Au fur et à mesure qu’elle se tordait de douleur, Antho se jugeait. Monstre, démon, diable…

Il imaginait ses parents, un, figure de justesse, l’autre, figure de tendresse… Ils étaient là, la face coléreuse, à le condamner pour ses crimes odieux ! Les insultes envahissaient son esprit enfantin dans un typhon de tourments…  Bientôt, il ne fit plus attention à l’état du corps de sa victime, il continuait juste, entraîné par ses rigolades factices. Cependant. Korn l’arrêta en attrapant fermement son poignet, puis envoya l’enveloppe sans vie à l’autre bout de la pièce…

La nuit fut alors une succession de géhennes infligées à tous les villageois qu’aimait le petit blond… Dès qu’il voyait du sang, il riait en vomissant pitoyablement… Le mercenaire sans cœur en profita pour rendre ses directives de plus en plus vicieuses. L’on parlait d’émasculation, d’arrachement de poitrine, de dépècement, de mutilation… L’enfant devait aussi briser chaque os des personnes qu’il adorait.

Au bout de quelques heures, les tortures prirent fin. Enfin, c’est ce qu’il croyait…

La cave était devenue un véritable charnier. Mais Rägnan lui réservait une dernière surprise. Après tout, n’était-ce pas son anniversaire ? Il siffla pour rameuter ses sbires. Malgré le tonnerre et les éclairs, ils l’entendirent et de la porte menant au sous-sol, lui balancèrent un monceau de tissus. Le mont de textiles recouvrait à peine une personne, ses entailles béantes dévoilaient : orifices, hématomes, cascades de sperme et d’urine...

Rägnan montra le visage de Zalia à Antho. Ce dernier n’arrivait juste pas à y croire. Les orbites écarquillées, le souffle irrégulier, le rire estompé, il la fixa et de nouvelles larmes commencèrent à couler. En se concentrant bien, il aurait pu percevoir les relents de pisse, de boue et de semence...

Brisé comme il l’était, il n’y fit guère attention.

Il tourna juste en regardant le chef mercenaire serrer brutalement le crâne de sa mère et l’attacher à l’établi maculé de sang, de tripes et d’innombrables fluides corporels. La pauvre Zalia contemplait le plafond de sa cave, les yeux vides…Des grognements rauques s’échappaient à intervalle irrégulier de sa gorge détruite… Ses jambes inondées et plus blanches que jamais étaient écartées, montrant à la vue de son enfant l’endroit d’où il venait, désormais souillé.

Rägnan engloba sa main d’un laser incolore pour y désintégrer les saletés… À la hauteur du garçonnet, une idée vint naître dans son esprit. Se parant d'un rictus ignoble, il se dégagea pour ne pas obstruée sa vision.… Un moment de calme. Une bosse agréable. Une sensation nouvelle. De chaudes pensées.

Les gros doigts du barbare se posèrent sur son épaule frêle. Un objet long vint le caresser entre ses cuisses. Le dos du couteau appartenant au titan… Le gonflement se développa un peu plus. La chaleur monta à la tête de l’enfant.

Va !

Il y alla, perturbé, juste devant les basses-lèvres de sa génitrice…

Son pantalon tomba. Rägnan lui avait enlevé. Antho regardait, la vision quelque peu floue, sa mère ainsi dénudée, déshonorée… Des perles de sueur gouttaient de son front, coulaient à ses joues jusqu’à son menton pour s’écraser au sol. Des idées dangereuses brûlaient dans sa tête. Il ne savait pas quoi penser, ni quoi faire. Il avait encore l’air d’un parfait imbécile.

L’aliéné riait dans ses dents. Il le poussa en avant en s’assurant qu’il était prêt. Surpris, le blondinet fit un bond, lâcha un petit cri muet ainsi qu’un couinement aigu. Un frisson de plaisir parcourut son échine. Un plaisir coupable. Un plaisir interdit. Zalia, perdue à moitié dans le néant, soupira et gémit quasi imperceptiblement.

Le géant fit exécuter des vas-et-viens jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin de l’aider. Si ses chiens étaient là, nul doute qu’ils se branleraient devant ce spectacle incestueux… C’est ce que Rägnan se mit à penser, l’air absent. Finalement, après une poignée de minutes, Antho sentit quelque chose jaillir de son sexe. Il couina une seconde fois à l’instar d’une fillette et s’affala sur le corps crasseux de sa maman.

Mais bien vite, la montagne de muscles l’extirpa de la braise qu’était sa mère, lui remit sèchement son pantalon – percutant son organe génital – et l’envoya dans l’atelier, juste devant les outils ensanglantés…

Venant à peine de sortir de cette expérience, serrant son entrejambe, il était déjà bousculé et rien qu’à la vue des instruments de torture… il comprit. Ses iris bleutés braquaient vers ceux de sa mère et le matériel de souffrance. Son cœur palpitait. Le sang battait ses tempes. Il tressaillit, manquant de tomber. Les images des derniers suppliciés, décortiqués comme des poulets, le firent vomir. Non ! Non ! Non ! Il ne voulait pas, ne pouvait pas faire ça…

Le regard abominable du soldat de fortune le fit déchanter. Sa voix, ô combien horrifiante l’obligea à prendre une lame rouge sang…

N’oublie pas de rire…

Il se remit à rire. Zalia tourna lentement vers lui son visage creusé par ses pleurs et ses douleurs, le regard empli d’une compassion et d’un amour indescriptibles.

La boucherie commença. La pauvre serrait ses mâchoires – autant qu’elle le pouvait – laissant échapper des geignements pénibles à peine audibles. De l’hémoglobine se mêlant aux autres fluides malpropres débordait de ses vastes plaies, tandis que ses veines se gonflaient tout autant que sa poitrine face aux serpents de douleur l’assaillant…

Marteau ! Tenaille ! Scie ! Pince ! Hache !

Chaque engin avait son utilisation spécifique – en tout cas, celle que lui avait inculquée Rägnan et elles étaient toutes plus horribles le unes que les autres…

À la fin, elle ressemblait à un amas de chairs informe. Korn aurait dû l’arrêter lorsqu’elle avait expiré son dernier soupir, mais, pourquoi stopper une scène aussi hilarante ? Il se marrait de plus en plus en voyant le petit continuer, inlassablement, à rire et torturer l’enveloppe vide. Il crut même voir un fœtus voltiger quelque part derrière Antho… Un petit frère ou une petite sœur ? La question était à se poser.

Finalement, lorsqu’il ne restait plus rien à charcuter, l’enfant s’effondra, le visage larmoyant, le corps tremblant, les yeux ouverts à leur maximum, les mains serrant son crâne… Sa mémoire ressassa tous les événements récents, même elle voulait faire souffrir Antho.

Il se recroquevilla au fil des images choquantes, cria si fort qu’aucun bruit ne sortit de sa gorge. Rägnan le laissa devenir fou – dans sa grande miséricorde – et visita distraitement la cave gorgée d’entrailles et de tripes. À ce moment, les iris bleus d’Antho virèrent progressivement au rouge, des susurres inintelligibles envahirent ses pensées… Le chef mercenaire aussi eut ce changement de couleur. Cependant. Les murmures ne l’atteignirent pas pour une raison obscure…

Lorsqu’il eut marre de tourner en rond, il s’approcha du gamin apeuré et l’assomma brutalement.
   
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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 9 Déc - 17:20


   

   


   
   


Partie 2 : Destinée Acharnée

   

x361 chapitre trois : Quand l'espoir nous quitte...

Un long voyage de sa terre natale au repaire de Korn fut entrepris. Il était étalé sur le fessier d’un équidé beige monté par un blond à l’épaule décorée d’un aigle. Cet homme avait écrit quelque chose, Antho s’était demandé quoi et, pour une raison inconnue, avait ressenti une chaleur intense dans sa poitrine, comme de la colère mais en plus fort puis s’était évanoui.

Réveillé quelque fois pour avaler des restes, il avait entraperçu des collines aux mille couleurs, des pitons dantesques, un rivage embrumé et avait fini dans un marécage nauséabond…

Les chevaux avaient pu se déplacer grâce à un sentier creusé par un laser de Rägnan, en ligne droite. Il menait à une sorte d’église dans un triste état. Peu de vitraux étaient encore debout, les murs ressemblaient à un gruyère en briquettes noires, le clocher sinistre s’élevait au dessus des arbres défeuillés et autour se trouvaient des tombes régurgitées du sol blanchâtre…

. . .

Une année coula dans le ruisseau du temps.

Antho était loin de tout ça en dessous du sol, dans une cage ferreuse, recroquevillé sur la pierre froide. Ses vêtements miteux en jute recouvraient à peine son corps devenu frêle. Une gamelle aux relents pestilentiels gisait près de son visage creusé par la faim. Ses yeux rougeâtres perdus dans le vide étaient comme sans vie…

Criiiii, une porte s’ouvrait laissant pénétrer quelques filets de lumières.

Des pas résonnaient d’une lenteur exagérée… Ils s’approchaient de lui, arrivaient devant sa cage. Un homme hideux, aux cheveux crasseux, à la dentition jaunasse et au regard pervers ouvrit sa prison… Son bras encrassé s’élançait vers l’enfant afin de l’attraper par sa tignasse blonde aux multiples nœuds et grasse comme du beurre. Il lâcha machinalement un faible grognement tout en étant traîné sur le sol et les escaliers pierreux.

Il émergea dans une salle aménagée pour eux… Antho et sa compagnie quotidienne. Elle était la seule pièce en parfait état ainsi que trop éclairée et décorée de miroirs à tout-va. Le reflet de l’adolescent se reflétait sur ses pupilles, montrant un être mort qui usurpait l’identité d’un vivant. Et comme à l’accoutumée, les laquais répugnants de Rägnan se dévêtaient en ricanant et murmurant des paroles aussi raffinées que leur apparence.

Là, commença sa journée…

Une main rugueuse alla se glisser dans son dos pour défaire les fils retenant son haut, tandis que des autres glissèrent de ses hanches à ses chevilles, retirant son bas. Les ricanements se transformèrent en petits rires sournois. Quelques corps étaient plaqués au sien, s’y frottés… Certains se mettaient dans un coin pour observer et apprécier la scène obscène alors que leurs camarades mettaient Antho de dos…

En tout, il y avait une trentaine de sbires et la quasi-totalité appréciait les charmes juvéniles… Pour quelques-uns, c’était une manière de profiter de la vie, après avoir survécu à l’assaut de Dusty’s Paradise. D’autres adoraient ses hurlements étouffés, son épiderme infesté de saleté, sa maigreur squelettique, sa nudité enfantine… Alors que les derniers étaient en manque. Aucune femme ou fille n'habitait dans la région et leur isolement ne leur permettait pas d’en chercher…

Telle la victime d’un groupe de scorpions, le petit Mercer subissait des attaques tranchant sa peau, ressentait des dards l’empêchant de crier, perforant son être à en déchirer sa chair… Les grognements se faisaient de plus en plus audibles à l’instar de ceux de porcs dans leurs enclos puants. Et bien vite, alors que les glaces renvoyaient son image souillée, comme sa mère il y a un an, comme lui l’avait déshonorée, ils relâchèrent leur poison…

Antho était leur poupée de chair, leur esclave…

La lumière continuait de lui piquer les yeux, tandis que pas loin de trois heures s’étaient écoulées. Maculé de sperme, il fut jeté dans un coin, nettoyé par de l’eau glacée projetée à partir d’un sceau pourri. Comme d’habitude, on lui jeta ses guenilles et Rägnan déboula, nez plissé, regard écœuré… Il lui vociféra des ordres parlant de nettoyer tel ou tel endroit, de servir de mannequin pour les entraînements de ses chiens, etc.

La routine…

Le même couloir ténébreux se tenait aux pieds des marches usées. Les mêmes cellules rouillées se dressaient à sa droite et à sa gauche. Le monde tanguait car le chef mercenaire était le seul à le porter plutôt que le traîner, le seul à ne quasiment pas le toucher… Mais Antho n’éprouvait rien, pas de sympathie, ni de colère, de tristesse ou de bonheur… Ses pensées étaient réduites au néant, ses espoirs, anéantis.

Il se retrouvait balancé dans sa cage puis entendait les pas lourds de Rägnan s’éloigner… Ses paupières pesant une tonne se fermèrent, l’envoyant à ses songes obscurs.

. . .

Un immense cube aux surfaces nuancées de gris. À l’intérieur une brume noirâtre s’était installée. L’adolescent déambulait à travers ces sombres contrées pendant ses nuits, ou ce qui y ressemblait. Sans but ni objectif, comme perdu dans les ténèbres. Il revêtait toujours son enveloppe chétive, en fait, mêmes dans le royaume de Morphée il ne pouvait échapper à la réalité, sa réalité…

Antho… Antho… Antho…

Ces murmures étaient arrivés récemment, lui parvenant aux oreilles sans qu’il n’y prête ou ne puisse y prêter attention. Peut-être pensait-il que cela était une bribe de son imagination ? Quelque chose de futile ? Cependant, aujourd’hui, ça allait changer car dans l’obscurité, une silhouette plus noire que les ombres s’avançait vers lui, dévoilant deux fentes blanches à mesure qu’elle approchait…

Le vide a été comblé… Je suis là, désormais…

Cette voix discordante résonnait presque agréablement dans les tympans du blondinet. Mais il ne comprenait pas un traître mot. Il se contenta de lever ses yeux rouges vitreux ne recelant aucune émotion particulière.

Cette année ne t’a pas épargnée, c’est vrai… Je suis Jin Kiryoken. Un démon. Je suis navré, Antho, j’ai dû puiser dans tes forces pour pouvoir ne serait-ce t’apparaître ici.

L’enfant ne cilla guère, le sens des phrases du démon lui échappait. Puis, soudain, un flash l’aveugla ! Une plaine verdoyante cerclée de montagnes majestueuses s’étalait à ses yeux au lieu de son monde incolore. Ses yeux s’écarquillèrent, ses souvenirs aussi limpides que de l’eau de roche assaillirent son esprit. Jin se tenait toujours devant lui.
Je… je me… souviens… de tout…

C’est difficile, je le sais. Regagner ses sentiments et émotions d’un coup, voir son passé comme si on le revivait…

Aaaaaaaaaaaaaaa…

Une patte griffue se posa sur sa bouche.

Je sais… Mais sois fort ! Je… t’ai… choisi.

Il prononça ses mots de sorte à marquer leur importance.

Sois fort…

Antho hocha légèrement la tête, la patte se déroba.

Qu’est-ce que vous…

Je t’ai choisi car… Tu étais le seul à avoir le potentiel, la force de résister à ma présence, Mercer. Tout comme ton grand-père… tu as sa force d’esprit dans le sang. Mais aussi… autre chose…

Des poussières blanches se mirent à tomber du ciel, certaines se posèrent sur la paume de Kiryoken.

Ça. Je ressens des traces de ça en toi…

Il serra sa patte, une fumée noirâtre coula de sa paume. Puis la mit en arrière, la rouvrit et l’envoya puissamment sur la poitrine d’Antho. Toutefois, il ne sentit aucune douleur, juste une étrange substance pénétrer dans son organisme, froide et dure, chaude et douce…

Je t’apprendrai la Poussière Noire et un jour… tu pourras être libre, déjouer ce destin impur…

La liberté… ça ne faisait qu’un an qu’il était asservi, maintenant, ça lui paraissait être une éternité. Une colère commençait à embrumer ses pensées, à enflammer son cœur, son corps, à faire bouillir le sang dans ses veines. Un rictus se dessina d’abord timidement, puis franchement sur son visage creux. La haine commençait à le submerger...

Commençons, tout de suite, alors.

Antho cligna deux fois des yeux puis regarda le démon.

Qu…

Ton apprentissage…

L’univers les entourant redevint sombre et austère. Jusqu’à ce que la faim ou un mercenaire le réveille, il devait retenir chaque mot prononcé par Jin, chaque geste exécuté et notion inculquée… Visualiser des grains de poussière noire dessiner des formes, diffuser des vagues ondulées, faire fuser des sphères semblables à des météores… Et d’innombrables autres choses plus ou moins complexes, simples, grandes ou petites…

. . .

Deux ans s’écoulèrent jusqu’à la rivière du temps.

Des hurlements coléreux résonnaient, tout autant que des impacts de coup. Antho se démenait pour échapper à l’emprise de ses bourreaux, comme d’habitude depuis cette fameuse nuit. Bien qu’il ait la peau sur les os, sa hargne lui donnait assez de forces pour les gêner. Et comme c’était le cas depuis deux années, il finit par perde son énergie sous leurs frappes impitoyables.

Afin de faire un exemple, à l’instar de tous les autres jours, il fut attaché et lié sur une table poisseuse où sang et lambeaux de chair gisaient. Bien sûr dénudé, il faisait la navette entre les lames étincelantes et les visages rebutants des larbins de Korn. Il savait ce qu’ils allaient faire. Il s’était presque habitué à être déchiqueté, tailladé, percé… Mais la peur de la souffrance demeurait, une boule tordait ses boyaux et ses membres tremblaient comme des feuilles.

Une pointe métallique lui arracha un cri étouffé. Une poignée de gouttes écarlates perla de son torse tandis que le métal tracé un sillon jusqu’à son abdomen. Les mâchoires d’Antho étaient compressées entre elles, il serrait les poings à en blanchir ses articulations… Et cette lumière, trop vive lui brûlait les rétines…  Satanée lumière ! Satanée torture ! Satanés mercenaires ! Voilà ce qu’il aurait voulu crier, mais il en était incapable.

Soudain, ses yeux s’écarquillèrent, une petite lame se dirigeait vers ses organes génitaux. Il s’apprêtait à hurler de toutes ses forces avec l’aide de sa haine insondable, mais un poing le heurta au visage, cassant son nez où du sang ruissela en faibles flots. L’os fendu l’élançait, des larmes de douleur coulèrent à ses joues balafrées. Ces sauvages n’aimaient vraiment pas qu’on leur résiste…

. . .

L’adolescent calait sa tête dans ses genoux, criait si fort que son cri resta silencieux. Son âme pleurait, ses pensées tourbillonnaient, sa haine grandissait. Sa chair était bouillante comme son désir de vengeance, comme ses récentes plaies béantes… À cause de ces conneries de désir répugnant, il ne pouvait plus s’asseoir sans souffrir atrocement… Ses journées se résumaient à trembler, à avoir mal, à exécuter des tâches ingrates…

Heureusement que ses nuits étaient là, que Jin le soutenait comme un frère le ferait… Il disait que bientôt sa libération serait possible… bientôt… Mais pas tout de suite, la porte grinçait de nouveau. Ces redoutables langues jaunâtres glissaient le long de la paroi de l’escalier pour faiblement illuminer l’insalubrité des geôles, la misérable condition de leur prisonnier…

Il n’avait plus la force de se débattre à cette heure, normalement, il devait être en train de dormir… Ainsi, somnolent, il était porté jusqu’à une pièce éclairait par des boules éblouissantes et littéralement recouverte de miroirs. Rägnan avait une expression impassible, lui pourtant qui avait éclaté de rire quand Antho charcutait ses amis, sa mère…

C’est ton troisième anniversaire. Trois ans que t’es avec nous. Les gars ont décidés de fêter ça…

Trois années, déjà ? Ou plutôt, seulement ? Alors, cette journée au lac à pique-niquer avec sa famille n’était pas si lointaine… La douce voix de sa génitrice, l’énergie de son géniteur et le timide sourire de son aïeul ressurgirent dans sa tête. Ses cadeaux aussi. La visualisation d’un petit frère ou d‘une petite sœur à ses côtés…  Il aurait fait un bon aîné se disait-il à ce moment-là… Au lieu de ça, il l’avait tué avant même sa naissance, quel grand-frère…

Sa pommette ainsi que sa paupière droite tremblotaient fébrilement. Le géant le jeta à ses sbires puis ferma la porte dans un claquement sinistre. Des mains crasseuses molestaient déjà son corps… Pourtant, le sentiment de malaise habituel n’était guère présent. Seuls ses souvenirs subsistaient dans son esprit. Et à mesure qu’il se souvenait, une rage incommensurable montait dans sa poitrine, serrait son cœur, ses intestins et ses mâchoires.

Il se faisait abuser, mais, était-ce important ? Était-ce nouveau ? Non… Il fermait juste les yeux et se sentait tiré d’un côté, de l’autre, peut-être d’un mercenaire à un autre, quelle importance ? Il était fatigué. Il était à bout… C’est alors que la douce chaleur de la colère enveloppa l’entièreté de son être. Que ses paupières s’ouvrirent subitement. Qu’à son épaule se tenait une patte griffue…

C’est le moment…

Il mordit le cylindre de chair dans sa bouche ce qui arracha un hurlement à son détenteur puis s’extirpa de l’emprise des soldats de fortune. Chacun son tour…

Dust

Chuchota-il.

Torments !

Hurla-t-il.

Il fit jaillir de lui un genre d’ouragan noirâtre composé de grains de poussière de la même teinte. Chaque résidu arrachait un morceau de peau à ces pourceaux… Le cyclone grandit lorsqu’Antho leva les bras et aboya comme un chien enragé. Des parcelles de leur enveloppe charnelle dansaient en chœur avec leur hémoglobine et les vents tournoyants. Et tout à coup, il disparut comme il avait apparu.

Le possédé, lui, s’était volatilisé laissant dans son sillage des mercenaires nus, partiellement déchiquetés… Après avoir sauté hors d’un trou aérant une partie de l’église, il entendit Rägnan vociférer des insultes et faire tonner sa voix. Cette même voix qui l’avait pétrifiée lors de cette soirée macabre… Néanmoins, il lui fallait courir sans se retourner ni même réfléchir ! Il puisa dans ses maigres réserves, cracha ses poumons et sentit ses jambes cuire sous l’effort.

Il s’en fichait, il devait fuir, et vite !

Ses pieds nus battaient la terre dure du chemin créé par Rägnan. Sa tunique et son pantalon de jute flottaient tant son corps était chétif. De sa nuque, son front, son dos, la sueur suintait … Il empestait presque autant que les marais environnants, mais ce devait de les remercier. L’épaisse couche des branchages recouvrait le ciel et ainsi, la lumière du soleil. Il n’aura pas les yeux irrités, et c’est à eux qu’il le devait.

Un cri d’aigle résonna des cieux. Le scribe… d’ailleurs, il ne savait toujours pas ce qu’il écrivait. Lui, qui était toujours non loin de lui, à tout instant. Près de la porte menant au sous-sol, derrière les murs qui accueillaient ses viols et ses géhennes. Il n’arrêtait jamais de gratter sa plume sur son parchemin, puis, de temps à autre, son rapace devait envoyer les écrits quelque part, mais où ?

Sa réflexion fut stoppée nette par une sphère violette qui explosa tout près, l’envoyant valser sur un côté. Son dos racla le sol jusqu’à sortir du sentier pour l’herbe humide et la boue visqueuse. Il se releva avec peine, regarda sur sa gauche découvrant de hautes montagnes où aux cimes de celles-ci demeurait une brume opaque.

Il ne l’admira pas plus que nécessaire puis y alla en déambulant péniblement.

Les ronces qui parsemaient l’endroit avaient réussi à couper sa chair déjà bien balafrée, alors qu’il sortait des marécages méphitiques. Horreur ! Devant lui se dressait une pente abrupte impossible à escalader… Il se retourna et vit avec peine un horrible monstre s’approcher. Il était à contre-jour et les yeux d’Antho pleuraient déjà à cause de la luminosité ainsi que de la peur de mourir.

Sa jeune enveloppe tremblotait, le sortilège qu’il avait lancé et sa course désespérée pour la liberté l’avaient vidé… Ses genoux flageolèrent et chutèrent lourdement au sol. Il tenta vainement d’au moins rester ainsi, cependant, il s’étala sur le ventre. C’en était fini. Il avait enduré ça pour… rien. Avait souffert pour aucune raison. On lui avait souvent parlé du destin, eh bien, en ce jour, il le maudissait du plus profond de son être !

Un voile sombre troubla sa vision et un bourdonnement incessant brouilla les sons alentours. Il crut entendre des bruits de lutte l’espace d’une seconde, mais l’instant d’après, le néant l’accueillit dans ses ténèbres glaciales.
x364 Chapitre quatre : … Une lueur luit…

Sa vision redevenait peu à peu claire… Il entendait quelqu’un chuchoter à ses oreilles. Jin ? Rägnan ? Il ne savait pas. Mais la célérité des paroles et la singularité de leur débit laissaient entendre que c’était un autre personnage…

Des cliquetis claquaient dans un orchestre étranger à la mémoire d’Antho. Un mélange d’outils pointus, arrondis et d’instruments qu’il n’avait jamais entendu. Était-ce l’écrivain ? Après tout, il ne l’avait jamais écouté parler… Il l’avait épargné pour le torturer lui-même avant son trépas. Quelle fin misérable…

Instinctivement, il tortilla son corps en sentant des choses se poser dessus, se coller, s’enrouler… Des substances gélatineuses, gluantes, s’étalaient sur certaines de ses plaies, de ses hématomes. Sa bouche s’ouvrit et un pétale y fut placé, machinalement, Antho le mâcha et l’avala. Il ressentit quelques-unes de ses blessures se refermer et meurtrissures s’évaporer.
L’ironie était que c’était son meilleur repas depuis trois ans…

Petit à petit, sa poitrine se gonflait avec régularité et ses idées étaient remises en place. Il était allongé sur un matelas immaculé à l’intérieur d’une salle, propre. Ses paupières s’ouvrirent et à ses yeux, un étrange individu à la chevelure grise traversée horizontalement d’une vis géante lui souriait. Sa blouse blanche et son gilet violet pâle et sombre étaient recousus gauchement, comme la peau de son visage… un côté clair, presque blafard, puis un autre, légèrement plus foncé.
L’inconscient est réveillé. Je dois me présenter. Je suis Aroksa Chomnean. Brillant démonologue et médecin. À mes heures perdues. Qui es-tu ?

Je…je…

Il est inquiet. Tu n’as pas à l’être. Tu es en sécurité. Alors ?

Antho… Mercer…

Parfait ! Antho. Quel joli prénom. Il est étonné. Tu n’as pas à l’être. Je t’ai réparé. Guéri. Comme j’ai pu. Malheureusement, il reste beaucoup de dégâts. Désolé. Il s’en fiche. C’est bien.

Hébété, l’adolescent examina l’environnement alentour et fut mis à terre avec précaution. Le docteur lui dit qu’il devait être plus présentable pour ses invités. Il alla donc s’occuper de ce détail. Sur le chemin, Jin semblait lui aussi émerger des ombres et intervint sur les professions de leur hôte. Se pourrait-il qu’il sache ? Il n’en donnait pas l’impression… Mais l’humeur qu’arborait le scientifique lui était quasi inconnue, du bonheur, de la satisfaction, autre chose ? 
Mystère…

Un ensemble céruléen dissimulant la plupart de ses cicatrices enveloppait fièrement son corps ignoble. Ses cheveux, coupés courts, étaient peignés en arrière redonnant une certaine élégance à sa figure bandée, suturée, creusée. Antho tremblait toujours un peu, ses mains caressaient nerveusement ses triceps imperceptibles. Ses yeux fébriles lançaient des regards inquiets ça et là… Toutefois, une main se voulant paternelle était posée sur une de ses épaules et le rictus d’Aroksa s’étira.

Un jeune homme pas très épais, aux cheveux dorés, se tenait au sol, bras tendus et jambes étirées. Il se levait et descendait difficilement, de la sueur perlait sur son front tandis qu’une dame au tablier taché de sauces et d’aliments divers lui répétait que ce n’était guère bon pour lui. Soudain, lorsque Chomnean se racla la gorge, un silence dérangeant s’installa.

Antho était une bête de foire pour eux, un monstre anorexique, un démon balafré, un…
Bienvenu ! Déclara-t-il en le serrant dans ses bras.

Il s’était levé, paré d’un franc sourire et… l’enlaçait ? L’adolescent était partagé entre l’envie de le repousser tant son geste enflammait ses blessures et celle de le serrer dans ses propres membres… Cette action le propulsa dans le passé. Il revoyait son père l’étreindre avec amour, sa mère ensoleiller sa journée de son radieux visage… Ses larmes coulèrent d’elles-mêmes mettant la femme et son fils mal à l’aise. Finalement, il resta planté comme un imbécile, son talent particulier.

Les présentations suivirent. Etsu et Arihito Nenbu, tel était leur nom. Après avoir fait une mauvaise rencontre dans le Massif de l‘Arche, eux aussi furent sauvés par le docteur. Ce dernier ne révéla pas pourquoi le père du garçon n’était pas présent… Kiryoken, lui, se doutait de la raison de son absence, mais se tut, profitant de voir son hôte dans un semblant de bonheur.

Puis, quelques instants plus tard, le démonologue emprunta Antho aux Nenbu afin de lui parler dans son laboratoire. Là où des livres par centaine étaient empilés soigneusement au sol en mont régulier. Son bureau supportait le poids d’alambics, de fioles, de bocaux et moult ingrédients bizarres. Cet endroit fascinait le possédé et amusait son démon, jusqu’à ce qu’ils arrivent à une chaise… Antho la dévisagea et dit qu’il préfère être debout.

S’en suivit une discussion sérieuse. De son ton particulier, Aroksa dévoila qu’avec l’expérience, il savait déceler les présences… particulières. Tout comme certains traumatismes, physiques ou autres. Il approcha son visage aux deux colories, le jeune blond recula instinctivement, puis il lui annonça qu’il pouvait l’écouter s’il voulait parler, qu’il lui offrirait la montagne de bouquins qu’il possédait là et dans sa bibliothèque. Tout simplement, il désirait le rendre fort et intelligent…

La nuit tombée, Antho fut dirigé vers sa chambre avec Etsu. Celui-ci était à peine moins âgé que lui, s’entraînait tout le temps et possédait une énergie exceptionnelle. Ses réflexions quelque peu désinvoltes avaient le don de faire ricaner Jin, de faire esquisser un début de sourire à l’enfant aux yeux rouges. Puis, après s’être prudemment installé dans son lit, un vrai lit, il entendait son compagnon chuchoter sans cesse.
Ça lui faisait du bien de l’écouter jacasser… ça lui permettait de réaliser qu’il n’était plus dans cette geôle infâme… qu’il pouvait sereinement fermer ses paupières et revoir son grand-frère…
. . .

Deux années ruisselèrent dans le fleuve du temps.

Le frêle prisonnier s’était métamorphosé à l’instar d’une chenille devenue papillon. Malgré les cicatrices qui parsemaient encore son corps, ce dernier était plus massif, musclé. Ses traits faciaux affichaient une élégance sauvage entrecoupée par la multitude de cicatrices y restant. Sa peau pâle témoignait malheureusement de sa peur de sentir ses yeux piquer sous une vive lumière, ce qui raviverait des souvenirs désagréables…

Son savoir s’était élargi comme une fleur épanouie. Du regard et du doigt, il avait dévoré l’entièreté des grimoires d’Aroksa. En parlant de lui, Antho s’y était grandement attaché. Au cours de ces derniers ans, ils avaient noués comme un lien familial. Le blondin avait même pris certains de ses tocs, comme tout ranger méticuleusement, penser à l’état de son interlocuteur... Il s’était confié à cet homme, avait soulagé ce lourd fardeau pesant sur ses épaules…

Maintenant, il s’endurcissait quotidiennement avec son « petit-frère », Etsu. Ce dernier lui avait parlé de la raison de la présence de sa génitrice ainsi que la sienne : la mort de son père. La famille se dirigeait vers Strysfed pour quitter Fiore… en chemin, alors que le crépuscule pointait à l’horizon, une grande créature ailée les prit en chasse. Elle réussi à les acculer, puis, courageusement, usant de sa magie, son père retint son attention pour qu’eux puissent s’en aller jusqu’à tomber sur Aroksa.

Depuis ce jour, il s’est promis d’être un homme fort pour pouvoir protéger sa mère et être digne du sacrifice de son paternel. Juste un peu avant cet événement, celui-ci lui avait appris les rudiments de sa magie de braise puis Chomnean l’avait aidé afin qu’il puisse plus tard s’entraîner seul. Antho aussi voyait au fil des jours sa malédiction, comme l’appelait le scientifique, devenir plus puissante. Ce qui donnait lieu, parfois, à des combats un peu plus féroces, car portés par l’exaltation de la bataille, les deux blondins allaient jusqu’à endommager le manoir d’Aroksa… qui en était relativement contrarié.

Par contre, le possédé avait peur d’Arihito, pour une raison inconnue, elle lui rappelait sa génitrice, pourtant elle ne lui ressemblait en aucun cas. Son esprit lui jouait des tours, sa mémoire s’entremêlait avec la réalité… Depuis peu, afin de remédier à ce problème, le démonologue avait proposé à Antho d’apprendre à chasser. Pour ce qui était de la théorie, ce dernier savait déjà tirer un trait sur un chevreuil à quelques dizaines de mètres, mais il accepta, quitte à sortir dans la froideur du Massif de l’Arche.
Lui changer les idées semblait être nécessaire.

Se détacher de l’imposante demeure grise ainsi que de son petit-frère avait été plus compliqué que prévu… La température glaciale, le vent cinglant et les flocons blancs, dire que tout ça ne le rebutait nullement. Toutefois, plus il s’éloignait de sa maison, plus un sentiment de malaise grandissait au creux de son estomac. Heureusement qu’Aroksa était là… Il dialoguait toujours avec son intonation étrange, sa rapidité extraordinaire et ses manières… loufoques ? Enfin, s’il ne parlerait pas d’un sujet plutôt sensible : la vengeance.

Antho essayait de ne pas y penser, il était bien ici, à vivre une vie paisible, agréable. Pourquoi courir après son passé et retrouver un malheur perdu ? N’était-ce pas le meilleur choix, que de rester avec ceux qu’on aimait ? Il s’en était persuadé, mais une chaleur bouillonnante enflammait son ventre et sa poitrine à chaque fois qu’il se souvenait… des cris de douleur, d’indignation… des visages répugnants, de ceux de ses amis, ceux de sa famille… 
Finalement, pourquoi pas, un jour, pas maintenant, envoyer ces êtres malfaisants dans les tréfonds ?

Aroksa, pour sa part, était prêt à lui donner, lorsqu’il en sera digne, une clé inquiétante. Ancienne, noire, singulièrement simple. Elle ouvrait une salle d’entraînement draconien, aux multiples appareils trop dangereux pour un adolescent… Pour quelle raison était-il en possession d’une telle chose s’enquit Jin, son hôte s’en contrefichait, il était fasciné par le morceau de métal sombre. Le scientifique souriait, comme satisfait… puis Antho relâcha la corde de son arc, la flèche alla se ficher dans le cœur d’une bête.
x367 chapitre cinq : … Et les lumières s’éteignent.

Un an plongea dans la mer du temps.

Le domaine du docteur gagnait progressivement une atmosphère dérangeante. Son propriétaire demeurait isolé dans son laboratoire, même le garçon qu’il considérait comme son fils ne pouvait l’y rejoindre. Un grattement de papier incessant résonnait derrière la porte d’acier menant à sa pièce. Peut-être voulait-il être en paix pour rédiger un livre sur ses recherches et sur les révélations d’Antho, lui qui avait à sa solde un véritable démon, qui habitait dans le même corps physique…

Mais des grognements inhumains en émanaient de temps à autre… Alors, il faisait des expériences possiblement dangereuses et ne voulait pas mettre en péril ses invités. Le possédé essayait de s’en persuader. Après tout, que pouvait-il arriver à ce vieux fou ? D’après ce qui lui avait dit, il avait chassé des démons par centaine dans sa jeunesse, avait été un fier soldat d’un pays reculé puis avait bravé un milliard de dangers… Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, aucune…

Du fait de l’absence d’Aroksa, il tentait vainement de se rapprocher d’Arihito. Néanmoins, à chaque pas qu’elle faisait vers lui, il reculait inconsciemment. Les images affreuses de cette macabre nuit l’assaillaient comme pour lui interdire de s’en approcher. Il se contentait donc de rester avec son fils, d’exécuter les mêmes enchaînements, de répéter les mêmes combats… Même si, peu à peu, sa force brute laissait place à une agilité démoniaque, sa lenteur pataude à une vitesse maléfique au détriment d’Etsu qui ne progressait pas aussi vite.
. . .

L’astre lunaire était haut dans la voûte céleste.

Derrière une grande fenêtre recouverte de buée et piquetée de neige, Antho le regardait et voyait la teinte de ses iris maculer cette grosse pierre stellaire. Que voulait-elle lui dire ? La couleur du sang n’annonçait rien de bon, que des malheurs. Il était nerveux cette soirée-là, n’arrivait pas à dormir tout comme son compagnon de chambre. La demeure était pourtant plongée dans un silence de mort, seul le vent sifflait à travers quelques jointures usées… annonçant peut-être lui aussi un désastre à venir.
Soudain ! Un bruit sourd résonna en bas.

Le possédé, Etsu et sa mère déboulèrent dans le grand corridor menant aux escaliers, les descendirent en trombe… Baoum, baoum ! Les sons devenaient de plus en plus audibles, de plus en plus répétés, puissants. Les gonds de la porte ferreuse sautaient dans des cliquetis menaçant une chute grinçante… Baoum, baoum ! Baoum, baoum ! Les jeunes blonds chargeaient leurs arcanes et se préparaient à combattre un monstre ayant échappé au contrôle de leur hébergeur… puis la plaque en acier tomba, diffusant une épaisse vague poussiéreuse.

Les résidus s’éparpillèrent en dévoilant un diable.

Un tissu blanc, déchiré, gisait sur son enveloppe violâtre parsemée d’écailles et de cornes foncées… Sa taille était phénoménale, sa musculature, inhumaine. Des restes de montures noires étaient restés près des pattes de sa coiffure ressemblant à un enchevêtrement de longs crins noirs. Son regard fou aux deux iris vert pâle énormes faisait la navette entre les personnes devant lui… Ses crocs dégoulinant de bave étaient aussi pointus que l’extrémité d’une lance.
Aroksa… Non…

Son chuchotement s’était perdu dans les râles de cette créature cauchemardesque. Il avança, imprudemment, et écrasa un morceau de ferraille cassé en deux. Un grognement, une pétrification. L’air se troublait, plus ou moins sombre, plus ou moins translucide, autour de lui. L’incolore onde traversa le couloir, écharpant le vieux parquet, entre les deux adolescents… Dans son élancement, elle happa violemment Arihito dans un craquement et hoquet de surprise sinistres.

Crac ! Pouf ! Elle était morte, disloquée…

Le possédé eut la force de tourner son visage, de regarder le cadavre démembré et se mit à trembler. Subitement, un éclair de réflexion courut dans son esprit. Il se mit à fixer Etsu qui voulait rassembler le même courage qu’Antho… Ce dernier se mit à foncer et à le saisir à la volée, les faisant tout deux traverser une cloison en bois. À peine frappèrent-ils au sol, qu’Aroksa déboulait là où ils étaient à l‘instant, piétinant la carcasse de la défunte réduite à une flaque de sang.

Passant son bras sous l’aisselle de son petit frère jusqu’au long de son dos et le mêlant sous son épaule opposée, il se releva avec lui puis se dirigea dans le labyrinthe de galeries. L’animal les talonnait. Bientôt, ils durent se rabattre dans les corridors plus étroits afin de gagner du terrain ou en tout cas, éviter d’en perdre plus. Leurs semelles battaient les planches usées aux veinules noirâtres, la lueur rousse de la lune s’étalait à leurs pieds d’une fenêtre donnant sur l’avant du manoir.

Trimbalant son cadet comparable à une loque humaine, il libéra une de ses mains et lança une boule de poussières noires sur la vitre explosant à son impact. Ensemble, ils sautèrent dans la couche de poudreuse en roulant sur ce manteau blanc enlaidie par les traces irrégulières de leur passage. Le dos d’Antho ainsi que le ventre d’Etsu heurtèrent l’eau de la rivière gelée passant sous le ponceau reliant une pente à la porte d’entrée de l’habitation.

Après avoir brutalement craché de l’air en une expiration forcée, le possédé se rendit compte de son erreur… La rapidité de la créature qu’était devenue le scientifique n’avait guère représentée un grand danger à l’intérieur, mais ici, dans cette vaste étendue immaculée, elle allait s’avérer mortelle. S’il voulait survivre à cette nouvelle épreuve du destin sadique, lui et son camarade allaient devoir combattre. Faisant preuve d’autant de tact que de rigueur, il secoua son petit frère et raviva une faible partie de la flamme l’animant.

Aroksa se dirigeait de ses pas massifs vers eux, à grande vitesse. Les deux blonds essayèrent de se mettre dans une posture correcte puis commencèrent à leur tour à se ruer vers lui, braises et poussières noires prêtes à être envoyées.

Un choc macabre retentit dans le Massif de l’Arche…
. . .

Les deux jeunes hommes marchaient péniblement à travers la froideur et les bourrasques impitoyables. Ils descendaient les montagnes avec peine, Etsu réfugiait sur l’épaule de son aîné, en pleur, devant eux, des étoiles au sol scintillaient à travers des bâtiments minuscules. Les reflets rougeâtres intensifiaient les marques sanguines qui coulaient sur leurs habits sales, laissant sur eux une impression sauvage, barbare, loin d’être innocente.

Suite à quelques jours de voyage, éprouvant au possible, emmêlant chasse laborieuse, cueillette dérisoire, campement rudimentaire et ambiance lugubre… Ils sortirent peu à peu des terres enneigées pour faire face à l’impitoyable nature que recelait le Massif de l’Arche. Cette épreuve fut bien éreintante pour leurs corps tremblants ainsi que leurs esprits affaiblis. Mais au bout de leur marche, une ville abracadabrante se dressa devant eux.

Arbres ou maisons, en tout cas, tout était recouvert d’horloges aux diverses apparences… Le bruit incessant qui émanait d’elles donnait déjà une migraine aux deux blonds et les regards inquisiteurs des habitants les mettaient de plus en plus mal à l’aise. Des phénomènes de foire qui déambulaient à travers une foule folle, résidant dans une cité aliénée, voilà ce qu’ils pensaient, ce qui était légitime pour de jeunes gens n’étant pas sortis de leur cocon depuis un moment…

Les deux mages s’étaient convaincus de devenir des solitaires exécutant des missions et quêtes pour survivre… Leur talent en la matière était sujet à discussion, mais pour l’heure, il n’avait pas d’autre choix. Antho priait pour que ses cicatrices lui donnent du crédit plutôt que l’effet contraire. Après tout, l’on pourrait très bien imaginer qu’il les a reçues après une ribambelle de boulots. Un petit mensonge ne fait jamais de mal…

Toutes les portes se fermaient à leur nez dans cet environnement austère et ce n’était qu’au détour d’une rue sinueuse, qu’un vieil estropié les interpella. Son sourire édenté n’inspirait rien de bon à Jin, qui en fit part à son hôte. Toutefois, il était bien le seul à les avoir accosté… Le vieillard parla d’un objet rare à récupérer d’un bandit sanguinaire, il leur donna même un bout de papier ressemblant à si méprendre à une carte mal dessinée.
Très bien, nous acceptons.

Parfait, mes garçons… et lorsque vous aurez terminés, je vous donnerais votre récompense !

L’endroit faisait froid dans le dos. Une demeure parfaite pour la pire des racailles de Fiore ! Un portail grinçant à moitié rouillé et cabossé s’ouvrait et se fermait à cause du vent. Les rafales s’infiltraient dans les fissures, les fentes des ardoises craquelées de la toiture et mauvaises jointures afin de jouer une symphonie tétanisante… Et des tintements de métal résonnaient à l’arrière, peut-être dans une cour tout aussi sinistre…

En se baissant et se calant contre un mur, le possédé sentait ses balafres l’élancer. Serrant ses mâchoires pour atténuer la douleur, il fit signe à son petit frère de le suivre discrètement jusqu’à l’arrière de l’habitation. Là-bas, un solide gaillard aux longs cheveux noirs paraissait s’entraîner et s’extasier devant ses deux lames violacées. L’ancêtre n’avait précisé s’il les avait volées, mais dans l’esprit d’Antho aucun doute ne subsistait, s’il était un brigand, ça coulait de source.

Ainsi, avec toutes les difficultés du monde, le duo de magiciens s’occupa de ce grand homme à l’aide de poussières et de braises finement lancées. Un dernier sort. Un dernier cri. Ce n’était pas le premier meurtre du garçon aux yeux rouges, mais bel et bien celui d’Etsu. Son aîné devait s’occuper de lui et éviter qu’il ne sombre comme leur victime. Néanmoins, le temps n’était pas au repos, car des ténèbres, surgit leur employeur hideux.

Ce vieux fou leur dévoila qu’il n’était pas assez fort pour chaparder les biens du défunt, mais qu’il l’était assez pour terminer deux adolescents exténués. Ainsi, il voulait leur accorder leur récompense… leur éternelle récompense. Antho sentait son sang bouillir, ses pensées tournoyer, ses poings se serrer. Étrangement, la haine qu’il éprouvait semblait lui donner plus de contrôle sur ses résidus noirâtres. Il en profita pour charcuter le sénile et s’effondra juste après.



Se souvient de deux crapauds.
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Je pense.
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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Sam 2 Jan - 15:55










Partie 3 : Bonheur Éphémère




x371 chapitre six : Quand la vie divise…

Quatre années nagèrent vers l’océan du temps.

Sans être découragés par l’incident d’il y a quatre ans, les deux blondins continuèrent dans la voie qu’ils avaient prématurément choisie. Ainsi, à coup de poussières coupantes et de braises brûlantes, ils gagnaient avec peine de quoi vivre correctement. Les travaux pour les mages solitaires ne couraient pas les rues et encore moins vers eux ! Mais armés d’une grande volonté ainsi que d’une endurance à toute épreuve, ils réussissaient déjà à manger tous les jours…

Ce ne fut pas toujours le cas…

Dans leurs premières quêtes, leurs employeurs n’hésitaient pas à les arnaquer en diminuant la récompense de par leur potentiel manque d’expérience et leur âge. Il était simple de profiter de la naïveté et l’épuisement, autant physique que moral, de ces deux adolescents… Mais un beau jour, Antho, énervé, découvrit à quel point son visage déformé par ce sentiment pouvait être dissuasif. Voir des cicatrices se plier et déplier à l’unisson sous et dessus des sourcils froncés à l’extrême forçait le respect des commanditaires.

D’autant plus qu’au fil des missions, ce dernier en récoltait toujours plus. Face à une troupe de brigands, une estafilade allant de son épaule droite à son poignet. Devant une meute enragée, crocs et griffes s’étaient plantés un peu partout dans sa chair… Lorsqu’ils durent arrêter un autre mage, des brûlures ainsi que d’autres dommages plus ou moins handicapants lézardaient sa peau et ses muscles, partout. Déjà qu’il n’était pas loin d’être un monstre, là, il l’était réellement devenu…

Au centre de ses meurtrissures : Etsu. Il était la cause et le cœur de celles-ci… Mais pour d’honnêtes et belles raisons. Le possédé, lui qui imaginait tous les plans d’action, se mettait toujours en ligne de front tandis que son petit-frère devait le couvrir. Il était son rempart, sa muraille inébranlable ! Qu’étaient les coups ? Qu’étaient les frappes ? Contre l’amour qu’il ressentait envers le mage de braises ? Ce n’était rien de plus que des douleurs passagères, anodines.

Toujours en binôme, ils vagabondaient dans toutes les grandes villes du pays, jusqu’aux hameaux les plus isolés en passant par les villages importants et sentiers plus ou moins perdus, plus ou moins empruntés… Un rituel étrange avait germé durant tout ce temps et tous ces voyages… L’un passait ses premières heures dans la bibliothèque des lieux si bibliothèque il y avait, tandis que l’autre se plaisait à regarder gardes et soldats s’entraîner.

Lorsqu’ils en avaient les moyens, ils se payaient une chambre à la taverne, dans un gîte… ou sinon, ils dormaient à la belle étoile, ce qui était généralement le cas. Une existence assez rude qui avait aidé à endurcir ces deux gaillards, aussi bien corporellement que psychologiquement. Toutefois, ces derniers jours, bien qu’ayant expliqué ses raisons moult fois, Antho perdait la confiance de son acolyte à cause de ses actions trop… protectrices.

Le mage de braise ne ressentait plus de joie coupable en voyant son grand-frère endurer les maux qui lui étaient destinés… Il voulait rendre la pareille, le protéger à son tour ! Ses bras étaient plus puissants, ses sorts mieux maîtrisés, son sens tactique plus aiguisé… Pourquoi ne pouvait-il pas supporter un tant soit peu de douleur ? De retirer une partie, aussi infime soit-elle, du fardeau qu’avait à porter son aîné ?

Tant de questions, toujours les mêmes réponses…

La goutte qui fit déborder le vase se trouva aux environs de Kaenrish, lors d’une quête consistant à nettoyer une partie de la jungle de faibles créatures… Une mission d’apparence facile, juste là pour se faire de l’argent facile se disait Antho, quelle erreur. Dans la profondeur luxuriante, où le vert des feuilles et les vives couleurs des fruits encerclées les deux blonds, une bête féroce surgit de nulle part puis s’attaqua au duo.

La créature aux poils fins, bruns, grande, imposante, se rua de front sur le binôme aux cheveux dorés. Malgré la force de leurs sortilèges et leur ruse, elle réussit à s’approcher davantage. Etsu trouva là une situation parfaite pour montrer qu’il était capable d’encaisser quelques coups… Mais, bien entendu, l’instinct protecteur d’Antho resurgit lorsque le monstre arriva près du mage de braise. Ses bras devinrent noirs et après avoir poussé son cadet, ils tambourinèrent la chose sauvage.

Soudain ! Une patte légèrement velue souleva le corps du possédé sans effort et ses griffes, aiguisées, tombèrent en chaîne, faisant virevolter des lambeaux de chair, faisant jaillir des jets de sang et s’élever des hurlements étouffés. Antho sombra dans une semi-inconscience, se sentait être traîné, entendait plusieurs voix tonner, des lames fendre l’air et peut-être la bête sanguinaire… Tout était flou, son bras gauche l’élançait, ses pensées s’évaporaient…

Quelques minutes, heures, peut-être jours passèrent.

Le dormeur se réveilla, étrangement, son bras ne lui faisait plus mal, il n’était plus présent… Toutefois, il était seul, seul avec son démon et le bois de la cabane. Une paillasse maculée de sang brunâtre lui avait servi de lit, puis, plus loin, sur une table rudimentaire, un morceau de papier soigneusement plié était laissé bien en évidence, sans doute un message à son attention.

« Antho, cela ne peut plus continuer. Je sais bien que tu veux me protéger, mais ça n’implique pas que tu doives souffrir pour que moi je n’ai aucune douleur. Nous avons fais, ensemble, le choix de notre vie et avons acceptés le fait que nous allions possiblement être marqués par nos quêtes et aventures. Désolé, mais ce que je voie, c’est que ta vie est plus en danger à côté de moi plutôt que loin de moi. Ton bras amputé… c’était une horreur à voir et c’est moi qui ai subi ça ! Cette lettre, d’au revoir ou d’adieu, je ne sais pas encore… je l’espère, te fera réfléchir.
Etsu, ton petit-frère qui ne veut plus être la cause de tes maux. »

Il avait poussé les limites du magicien ardent à leur paroxysme… Ses lèvres tremblotaient, ses yeux s’humidifiaient… Encore cette bonne vielle tristesse, cette émotion qui transperce le cœur de n’importe qui, aussi solide ou atrophié soit-il. Bien, s’il en était ainsi, c’est qu’il devait changer pour Etsu, penser autrement et ne pas lui courir après. On ne change pas en quelques heures, c’était une épreuve à relever, ou un raison de perdre toute volonté...
. . .

Pendant un certain temps, il demeura à la ville la plus proche : Kaenrish. Il ruminait les ténèbres qui envahissaient progressivement son être. Les peines et angoisses de la solitude. Il ne savait pas quoi faire, il était perdu… Il avait toujours rêvé de vengeance, cependant, il ne se sentait pas prêt. Sa puissance était dérisoire face à celle du monstre que représentait Rägnan, sans parler de l’inhumain ayant pu le soulever sans une once d’efforts…

Il était trop faible.

À force de réfléchir à sa vie, son passé et le désespoir qui l’habitait, il se laissait périr pitoyablement… C’était sans compter sur Kiryoken. Son ton autoritaire et tonitruant résonnait dans le crâne du possédé. Il lui disait de se remuer, de faire quelque chose, n’importe quoi, tant qu’il se maintenait vivant. L’argument qui le fit se remuer fut en rapport avec son vécu, que s’il se laissait aller, il n’aurait souffert pour rien, ce qui était inacceptable !

Alors, il commença par sortir de sa chambre piteuse, alla déambuler dans les rues de la ville antique. Dans sa poche se trouvait une sorte de calepin qu’il utilisait lors des missions afin de noter tous les potentiels indices pouvant l’aider dans l’élaboration de ses stratagèmes. De ses doigts fins, presque crochus, un petit bâton noir apparut et Antho se mit à écrire des signes incompréhensibles pour le monde l’entourant, mais pas pour lui…

Le possédé, à force d’écrire, ne pensait plus aux sujets qui le minaient de l’intérieur. Son attention était entièrement focalisée sur ses écrits, aussi futiles soient-ils. Pour ces raisons, Jin le poussa à transcrire toutes ses idées et observations dessus, concernant la cité, ses habitants, les bâtiments, etc. Lors de ses tours de ronde, suivant fébrilement du regard toute personne alentour, seuls deux individus à l’air sauvage accompagnés d’un lion attirèrent son attention ainsi qu’une ribambelle de questions…

C’en était presque exaltant d’espionner tout et n’importe quoi, de vouloir donner une raison logique à la moindre petite chose anormale, excentrique… En réfléchissant à cela, il sut ce qu’il voulait faire. En route sur les chemins de Fiore, il allait répéter ce qu’il avait déjà fait à Kaenrish.
La première dans sa ligne de mire était Asvan-sur-mer, ville maritime intimement liée à Caelum, où le savoir débordé des murs ainsi que l’impitoyable sens des affaires des citoyens. Il prit quelques repères, écrivit l’emplacement ainsi que l’utilité de tel bâtiment des jours durant.

Pour un homme de sa carrure, bien que mutilé, les petits travaux ne manquaient pas et c’était grâce à eux qu’il pouvait se nourrir en temps et en heure. Après avoir littéralement englouti les phrases délicieuses des livres abritant cette ville, envahi de mots décrivant la cité une poignée de cahiers, il plia bagage puis s’en alla vers la capitale du pays qui était, selon les Asvanais, le lieu civilisé le plus proche.

Ce manège dura quelques mois, Antho demeurait anonyme mais le souvenir d’un monstre tel que lui allait sans doute s’inscrire dans pas mal de mémoires. Sur toutes les routes qu’il avait empruntées, il avait pris grand soin d’éviter les monstres, créatures, bêtes sauvages régnant dans les diverses régions qu’il avait traversées. Ses écrits, aujourd’hui, aux portes de Thaléia, transformés en noires poussières s’entassaient dans une sacoche, des poches, là où ils pouvaient être, puis une feuille vierge se tenait sur un nuage de résidus, alors que le manchot balafré écrivait…

« Une étrange impression se ressent devant le crâne ainsi que les autres restes du dragon surplombant la ville. Au creux du cou draconique s’élèvent plusieurs bâtiments de pierre rejoignant une rivière. D’après les rumeurs, ce serait un repaire d’artistes en tout genre, je verrais bien. Les portes de cette cité s’ouvrent tandis que je la pénètre, les regards se tournent déjà vers mon corps répugnant. Tout cela ne me fait plus rien désormais… »

x372 Chapitre sept : … Que la mort frappe…

« Cela fait trois bonnes semaines que j’habite tant bien que mal à Thaléia, ou plutôt dans ses rues ma foi assez propres. L’hiver s’est installé il y a peu, car nous entrons dans une nouvelle année… Qu’importe, le froid ne m’a jamais rien fait. Pas depuis cette nuit… ni l’autre… ni même plus tard… Je continue de faire des boulots sans importance, comme couper du bois, miner un peu ou encore chasser, ce qui me permet, à défaut d’avoir un toit, de la nourriture ainsi que de l’eau potable.

Par mélancolie, peut-être, je passe régulièrement à la taverne et regarde le tableau de quêtes plutôt pauvre, ce qui souligne le fait qu’aucune véritable guilde ne gît dans les environs… Récemment, une mission à attirer mon attention, ce qui est très rare. Il s’agit d’un sauvetage, ou plutôt d’une défense de village contre quelques maraudeurs qui terrorisent ce dernier. Etsu plongerait sur l’occasion… Tiens, c’est peut-être ce qu’il a fait, quelque part dans le royaume… Ça vaut la peine d’essayer. »

. . .

Pour le voyage qui l’attendait, Antho avait acheté un sac et y avait placé nombre de vivres et d’objets divers utiles à la survie. Ses économies s’étaient volatilisées, mais au moins, cette longue route pouvait être traversée sans trop d’encombres. Comme toujours, le possédé faisait attention à n’alerter aucun animal, bandit de grand chemin ou monstre quelconque… À force de déambuler sur les chemins de Fiore, il avait apprit à se faire discret ainsi qu’à éviter toute sorte d’ennui.

Il lui fallut deux jours pour arriver aux Cramoisies, cette chaîne de montagnes volcaniques qui assombrissaient les cieux d’une lueur rougeâtre. C’était mieux ainsi, la lumière trop vive lui déplaisait grandement… Quelque part dans cette région se dressait une ville terrifiante n’abritant que des fous ou les victimes de ceux-ci. Bien que la peur n’existe plus au sein du blondin, il avait reconnu s’être senti oppressé par cette cité régie par le sang.

Toutefois, ce souvenir appartenait au passé, pour l’heure, il lui fallait retrouver ce satané village perdu au milieu de nulle part !

Après avoir grimpé à ses risques et périls trois ou quatre volcans, traversé la flore improbable de l’endroit, monté sur le sommet d’une colline, il aperçut une colonne de fumée tournoyait dans le lointain. Trop tard ? Peut-être pas, il lui semblait ouïr des cris de lutte étouffés par le vacarme des bâtiments s’affaissant, des villageois terrorisés… Un beau désastre, s’il devait s’y attarder, mais il n’arrivait pas à la cheville de Dusty’s Paradise…

Une poignée de secondes s’écoulèrent, son souffle était reprit, ses jambes ne lui cuisaient presque plus. Tout en s’avançant rapidement vers cette piètre parodie de l’enfer, le blond analysait ce qui pouvait l’être et demandait à son démon de faire de même. Deux têtes valent mieux qu’une...

Finalement, il trouva un coin assez déblayé pour y faire une entrée discrète. Ainsi, il pénétra le bourg enflammé et fit se tétaniser des habitants qui s’étaient cachés. Comment leur en vouloir ? Lui et son apparence de monstre… Il n’était sans doute pas le héros qu’ils attendaient. Qu’importait, il leur fit un signe pour les prévenir qu’ils n’avaient rien à craindre et que derrière lui, aucun malfrat ne souillait le paysage de sa présence.

Soudain ! Des rires tonitruants retentirent… À peu près les mêmes que cette nuit-là… Néanmoins, ce n’était pas les chiens de Rägnan et encore moins ce dernier. Juste des cinglés voulant assouvir leurs plus bas instincts avec une des femmes du village, et pas spécialement jolie avec ça… Cette vision le révulsa, l’énerva… Ses yeux se mirent à briller plus intensément que les flammes l’entourant puis ses poings se préparèrent à briser des corps.

Après tout… Sa mère n’avait pas été dans la même situation qu’elle ? Antho aurait tellement souhaité qu’un justicier inconnu vienne la secourir et faire souffrir les bêtes l’ayant déshonorée. Il n’est pas trop tard. Malgré la chaleur intense, il bondit vers les deux brutes en rut. Avec son seul bras, il faisait un sauveur pathétique… Même les violeurs se marrèrent en le voyant débouler de nulle part. Une erreur fatale, létale, comme la vitesse du possédé, sa force et ses techniques aussi vives que le vent et mortelles tel le tranchant d’une lame !

Une fois les énergumènes au tapis, il tonna à la demoiselle de s’en aller puis courut plus profondément dans le village. À plusieurs mètres de là, une vieil homme rampait, murmurait dans un triste état. Avait-il des choses intéressantes à dire, malgré le choc émotionnel qu’il endurait ? Antho s’approcha afin d’en être sûr… À mesure qu’il avançait, les paroles devenaient plus claires, plus audibles.

Ce vieillard faisait allusion à un jeune mage courageux lui ayant sauvé la vie… Un blond aux yeux vert pomme. Il agrippa le pan de son bas, leva ses iris affolés vers les siens puis lui lâcha dans un soupir sinistre que les assaillants étaient trop nombreux… Que de longues minutes s’étaient écoulées depuis que le sorcier avait été submergé par les brigands.

Le sang du possédé ne fit qu’un tour ! Ses pupilles rétrécirent en deux minuscules points et ses mâchoires se crispèrent. En un battement de cils, il se mit à détaler comme une flèche à travers les rues bordées par le feu et les débris. Jamais il n’avait été aussi rapide. Pas même en essayant d’attraper son père, pas même en s’enfuyant de l’église des mercenaires, pas même en courant hors du manoir d’Aroksa…

Les crépitements incandescents ainsi que la chute de certains détritus l’accompagnés jusqu’à une grande place où en son centre gisait un puits effondré sur lui-même et un corps sur une surface de fortune. Une demi-douzaine de malandrins se tenaient autour en ricanant et faisant balancer des lames diverses dans la chair de l’allongé. Aussi près, Antho put reconnaître la voix de son petit-frère… déformée par la douleur que ces fous lui infligeaient.

L’expression de son visage se figea, puis, progressivement, fut gagnée par une rage sans commune mesure. Son poing se serra à en blanchir ses articulations, ses jambes se fléchirent, prêtes à bondir sur ces barbares ! Lorsqu’ils jetèrent un coup d’œil au nouvel arrivant, celui-ci déployait déjà ses noires poussières et les déchaîna sur eux, arracha leur peau, perça leurs globes oculaires et les déchiqueta de l’intérieur.

Il ne laissa aucune chance à ces scélérats, bien que leurs armes purent peut-être rajouter telle ou telle estafilade sur son corps déjà bien meurtri… Ce n’était rien face à la haine qu’il ressentait. Il tremblait de colère, faisait grincer ses dents, sentait des crampes surgir de ses muscles beaucoup trop contractés. Son cœur battait si fort qu’il pouvait à n’importe quel instant craquer sa cage thoracique pour gésir au sol poussiéreux…

Puis, lorsque ses hurlements haineux s’estompèrent, que chaque bandit était mort de la façon la plus brutale possible, il se retourna vers le mage de braise et le rejoignit en trombe.

Ses traits se déformèrent de tristesse, des larmes douloureuses perlaient sous ses iris écarlates. Ces sauvages avaient réussi à le mettre en pire état que lui… Son sang maculait ses vêtements ainsi que la plupart de ses membres. Ce dernier sortait de ses plaies béantes donnant sur sa chair et parfois même, sur ses os, pour les plus profondes. Sur une bonne moitié de son enveloppe méconnaissable lézardaient des marques récentes de brûlures…

An…tho…?

Sa voix était réduite à un soufflement pénible.

Ou..oui. C’est moi.

Ses larmes commencèrent à ruisseler dans ses balafres jusqu’à s’écraser sur Etsu.

Dé…solé po…

Ne… t’excuse pas… C’est… de ma faute, mais arrête de parler, tu vas aggraver ton…

Ça… ça fait mal… très mal… trop… mal…

Je… je sais. Toutefois, tu peux encore t’en sortir !

Quel beau mensonge…

J’aurai… voulu… te dire… des milliers... de choses… Te montrer… que je… pouvais… me montrer à la hauteur…

Tu l’as toujours été ! C’est de ma faute… J’ai toujours crû… que je devais me prendre les coups… te protéger… je n’ai jamais réussi à protéger qui que ce soit…

Sa vision se résumait à des couleurs troubles tant le liquide salé de ses yeux embrumé sa vue.

Grand… frère… C’est trop… douloureux…

Un petit silence lourd de sens plana au dessus d’eux… Le possédé comprenait ce qu’il voulait dire. Il n’avait pas besoin d’en rajouter. Néanmoins… Il niait en boucle l’évidence dans ses pensées. Ses lèvres vibraient trop pour qu’il puisse prononcer un seul mot. Sa poitrine lui faisait un mal de chien. Son estomac était comme transpercé par une lance de chagrin et d’amertume.

Pendant trop longtemps ils s’étaient séparés. Antho avait crû que le bonheur à ses côtés n’était pas trop demandé. De vivre une vie simple, vagabonde mais heureuse semblait être réalisable… Pourquoi être obligé d’haïr ? Pourquoi autant souffrir durant cette existence humaine éphémère ? Aujourd’hui, la destinée avait démontrée sa puissance, son immuabilité, sa fatalité…

Une petite lame noire se forma au creux de la main du mutilé. Ses doigts se crispèrent sur la pseudo-poignée, si puissamment qu’il entendait sa poussière noire se craqueler. Le visage de son petit-frère se tourna péniblement vers le sien, un sourire désolé se dessina avec difficulté… Lui aussi pleurait, de douleur, de peine, des deux ? Comment savoir ? Antho leva son bras…

Je t’ai toujours aimé… grand-frère…

M..moi… aussi… petit-frère…

Zsssloupp

Son cœur venait d’être transpercé par l’arme d’Antho. Un imperceptible grognement sortit de sa bouche ensanglantée… Il mêlait peut-être douleur et soulagement fugaces… Le possédé lui ferma délicatement les yeux puis le serra contre lui, de toutes ses forces et hurla de désespoir. Le sol donnait l’impression de trembler comme si un séisme de tristesse l'ébranlait.

Puis la peine laissa place à la haine.

Qui était ces bandits pour faire ça à Etsu ? Qui étaient-ils pour rendre aussi malheureux Antho ? Et par-dessus tout, qui étaient-ils pour l’obliger à tuer l’une des seules personnes qu’il aimait dans ce monde ?

Rien !

Un brasier de tous les diables explosa dans sa poitrine, se propagea à son visage, son ventre, ses bras, ses doigts, ses jambes et ses pieds. Il ne criait plus de tristesse, mais de colère, de rage, de haine. Il n’avait plus de souffle, toutefois, le son de son hurlement ne voulait se stopper. Il ne s’en rendait pas compte, cependant, tout autour de lui devenait poussière noire puis commençait à tourbillonner. Lui-même paraissait se désassembler, Etsu aussi. Tout.

Finalement, après que chacun de ses membres se soient volatilisés et aient rejoints la tornade noirâtre, son corps se reconstruisit poussière par poussière. Ses deux poings se serraient à en faire saigner ses paumes. Les traits de son visage, dépourvus de toute cicatrice, affichaient une expression de haine pure. Ses yeux rouges brillaient de mille feux et le monde entier devait disparaître, chaque humain, chaque étincelle de vie…

Ça tombait bien. Des hommes laids l’encerclaient et miraient sans doute leurs camarades au sol, en train de se vider de leur sang. Ils étaient tétanisés, peut-être par le regard noir d’Antho. Celui-ci ne bougeait pas. Son regard restait dans le vague, comme s’il traitait une masse d’informations.

Puis le massacre commença.

Il disparut dans un nuage sombre et réapparut face à individu sans importance. Son poing comparable à un météore de colère le cogna à la tête. Celle-ci percuta violemment un mur en ruine, une pierre taillée et éclata sous la puissance du choc. Toutefois, Antho ne s’arrêta pas là. Une averse de frappes haineuses
s’abattit sur l’enveloppe déjà vide qui descendait lentement vers les os de Gaïa.

À force, le coléreux ne touchait plus que la roche et la fissurait jusqu’à la faire exploser. Ses phalanges étaient en sang. Ce n’était rien. Rien qu’une douleur anodine. Les autres avaient fini par se ressaisir et à s’approcher. Ils étaient tous en cercle et s’apprêtaient à lui sauter dessus comme des débiles enragés. Qu’ils viennent… tous ! La Haine incarnée allait les accueillir dans ses bras meurtriers !

Mais le possédé se déroba encore une fois. Dans un bruit similaire au tonnerre, il s’évaporait et se ré-assemblait devant, derrière, sur les côtés des brigands. Un vit ses mâchoires s’ouvrirent jusqu’à ce que sa tête se divise en deux morceaux, dévoilant un œsophage, une rangée de dents inférieure et une langue tandis que le reste fut lancé au loin. Un autre sentit les mains d’Antho lui englobait le crâne puis plus rien, ce dernier fut arraché au restant de son corps.

Des aiguilles obscures allèrent se planter dans les yeux de ces barbares, certaines de leurs veines ainsi qu’artères quittèrent leur organisme. Ses crocs immaculés dévorèrent leur peau crasseuse ou s’occupèrent de les étriper comme les misérables porcs qu’ils étaient. Le sang, la graisse et d’autres choses jaillissaient en gros bouillon d’un peu partout… Une odeur pestilentielle s’emparait des alentours… du terrain de chasse d’Antho…

Son épiderme aussi blanc que celui d’un mort se voyait être tailladé par des épées de mauvaise facture et des lances mal entretenues… Des résidus venant du néant, noirs, comparables aux plus insondables ténèbres, s’installèrent dans les plaies et se mélangèrent au corps du possédé. Ses cris toujours plus forts et haineux se propagèrent dans tout le hameau, alors que les derniers malfrats furent purgés…

Ce n’était pas suffisant… Des êtres se mouvant près de flammes infernales attirèrent son attention… Plus de morts… Aucun ne devait survivre ! Tout ce qui était vivant était son ennemi. S’il le pouvait, il anéantirait la vie elle-même ! Mais ce fut plus les paysans survivants qui s’en allèrent de ce monde, de la façon la plus prématurée, sanguinaire possible… Et lorsque le dernier villageois mourut entre ses mains tâchées d’hémoglobine et d’autres fluides ou saletés corporelles…

Le noir total.

x375 chapitre huit : … Seule la vengeance subsiste.


Trois ans sombrèrent dans les abysses du temps.

Tout de noir vêtu, une ombre imposante se mouvait avec agilité à travers une forêt de pics, entre chaque goutte mortelle d’une averse de flèches tout en encaissant l’impact de barre de bois d’un bras, de l’autre, d’une épaule, du dos…

L’obscurité dansait avec elle, alliant grâce et efficacité dans des mouvements parfaits. Ses cheveux blonds pâles étaient impeccablement coiffés en arrière, plaqués à son crâne comme une sangsue l’était à la peau. Son teint blême contrasté avec ses atours sombres, tandis que ses iris rougeoyants, qui cerclés une pupille fendue, donnait un air souverain à son regard toisant la salle.
Dire que cette pièce lui avait été cachée par ce vieux fou d’Aroksa… Pendant trois années seulement il s’était entraîné ici, à combattre le feu, la foudre, la glace, l’acier et le bois pour devenir le guerrier ultime. Nombre de fois il avait tombé dans la réconfortante inconscience à cause de ses efforts, là où, désormais, ses souvenirs se mariaient avec la réalité pour donner une image troublante, des rêves abracadabrantesques…

Jin n’y était plus, il n’était là qu’à ses réveils, près de lui depuis ce fameux jour… Etsu le hantait, apparaissait comme un fantôme, toujours souriant, prêt à fendre son cœur depuis cette sinistre journée…

Toutefois, son corps ne fut pas la seule chose d’améliorée. Grâce aux livres secrets du démonologue, Antho avait pu en apprendre énormément sur la façon de penser de l’être humain. De comment arriver à ses fins en usant de manipulation, d’intimidation et de machination en tout genre.

Il n’était pas encore assez puissant pour vaincre ses anciens tourmenteurs, pour abattre le glaive de SA justice sur le destin lui-même… Il aurait besoin d’alliés, de connaissances encore plus approfondies de l’univers l’entourant. Aussi, deux parties de Jin manquaient à son esprit, ce qui signifiait qu’il existait deux personnes possédées par la même entité… mais différente.

Les informations lui manquaient. Cependant, il maîtrisait sa malédiction à merveille, connaissait tout d’elle. Il avait expérimenté mille et une façons de l’utiliser, de façonner des sortilèges plus ou moins diverse. Assez rarement, il descendait de ses montagnes pour connaître la situation du monde, d’Ishgar… à mesure qu’il découvrait des choses, il écrivait toute sorte de stratagèmes pour dénicher ce dont il avait besoin.

Et la guerre contre Zeref approchait à grands pas… Il était temps pour lui de sortir de son trou et de se dévoiler à Caelum… Ce royaume plus organisé que le sien, où l’armée était réputée pour ses tactiques ingénieuses, ses entraînements efficaces ainsi que sa discipline inébranlable. Le tout était de pouvoir pénétrer le territoire Caelumien, pour cela, il s’était créé une couverture le faisant passer pour un genre de médecin aux qualités physiques et cognitives très recherchées.

Quand il se sentit prêt, il enfila une blouse immaculée, attrapa une paire de lunettes et partit en direction d’Asvan-sur-mer. Il n’était qu’à quelques heures de voyage. Après tout, maintenant qu’il pouvait désassembler son corps en poudre noire, la descente du Massif de l’Arche devenait presque un jeu… presque. Plus rien ne pouvait l’être pour cette âme maltraitée… le plaisir ne lui était plus destiné, sur toutes les formes possibles…

Néanmoins, lorsqu’il arriva à la cité permettant d’atteindre sa « terre promise », il dut remplir une tonne de paperasses et passer pléthore de tests, d’une pour prouver qu’il n’appartenait pas à l’ennemi et de deux, montrer de quoi il était capable. Rien de bien compliqué, une nécessité consistant à laisser Caelum se complaire dans une impression de contrôle et de sécurité… Une illusion si naïve qu’elle ferait presque sourire le possédé, presque…

Sa traversée se passa sans problème majeur, les autres gens n’osaient pas lui adresser la parole, lui qui s’entraînait, écrivait ou lisait sans cesse. Une manière de faire savoir qu’il n’était pas là pour se faire des connaissances… Enfin… pas dans ce navire, tout du moins.

Une fois qu’il mit pied à terre, il se dirigea vers la capitale de ce nouveau pays. Masse blanche se déplaçant sur des routes propres, impassible dans sa marche quasi solennelle vers Stratoven. Au bout d’une poignée de jours, il aperçut la belle ville s’élever, faisant luire la multitude de couleurs l’enjolivant, où le décor édénique laissait planer une atmosphère douce et agréable…. C’en était presque révulsant, horrible, à en faire vomir Antho…  

Il arriva non loin d’une forteresse impressionnante, démontrant tout le génie architectural Caelumien… Mais cet amas de roches superposées ne l’intéressait guère… non. L’académie militaire, par contre, c’était une autre histoire. Droit comme un piquet et sérieux comme un mort, il arriva à l’immense portail, là où étaient postées quelques sentinelles.

Le possédé se nomma et déclara qu’il voulait faire parti de l’armée caelumienne. Encore une fois, on lui demanda d’exécuter une flopée d’exercices ainsi que remplir une ribambelle de feuilles administratives. Fort heureusement, à ce même moment, une femme au teint hâlé fit irruption en pleine démonstration d’Antho. Elle avait l’air d’être importante, peut-être même bien gradée…

Cette dame permit au possédé d’éviter le reste de la paperasse, ses aptitudes étaient assez exceptionnelles pour passer ces formalités ridicules. Ainsi, la nouvelle recrue fut emmenée à ses quartiers, à l’intérieur d’une caserne plutôt organisées. Au vu de ses motivations, qui étaient de devenir médecin de guerre en plus d’être soldat, il était seul dans sa chambre. Le strict minimum la meublait, bien assez pour le blondin
. . .

Une année rejoignit les cumulus du temps.

Au milieu de ses études, des séances d’endurcissement se répétaient avec quelques-uns de ses camarades. Un en particulier : Maximilian Beiritär, un homme fort intéressant qui s’était lié d’amitié avec le possédé. La plupart du temps, les entraînements sollicitaient une tenue plus adaptée qu’une simple blouse, alors, Antho se procura un uniforme noir comme la nuit qu’il portait quasi-constamment.

La recrue avait appris énormément de choses sur la gestion d’unités, sur la médecine de terrain ainsi que sur les stratégies militaires de ce royaume. Elle n’avait pas regretté son premier choix. Venir ici avait été une idée brillante, bien plus que s’il aurait intégré l’armée de Fiore, commandée par un roi obsolète, ne servant que de figure de proue infâme…

Néanmoins, les troupes caelumiennes étaient progressivement envoyées à Fiore… Zeref et ses légions démoniaques attaqués ! Jin ne cessait de lui causer des maux de tête à l’entente de ce nom. Tout le monde à ses ennemis, même les démons ont des raisons d’haïr… Pour en revenir à cette situation de crise, on ne prit pas le temps d'affecter les étudiants à un quelconque grade, tous devaient se rendre en vitesse au Front Bourbeux.

Au plus bas de la hiérarchie militaire, le possédé marchait en compagnie d’un régiment complet vers le champ de bataille. Des embarcations prévues pour le transport des troupes étaient amarrées en belle formation, prouvant que ce pays savait garder son sang-froid, parfaitement gérer ses hommes dans n’importe quelle situation… Même si au cœur des régiments, la détermination s’entremêlait avec le doute, l’incertitude et la peur de combattre un ennemi plus fort que soit…

Les jours passèrent rapidement tandis qu’ils faisaient marche vers Bosco, véritable marée humaine disposée en rangs rectilignes… Antho était perdu quelque part dans la masse, à côté de Maximilian, en train de supporter l’enthousiasme exagéré de ce brave gars. Lui aussi en avait vu des vertes et des pas mûres… Pourtant, il essayait de changer sa vision du monde, d’être le plus jovial et motivé possible… Que cela est inutile, le naturel reprend toujours le dessus…

Enfin ! Le Front Bourbeux se dressait devant eux, ramenant avec lui les bruits de la guerre. Même Antho se surprit à sourciller face à ce spectacle étonnant. Des silhouettes en uniforme, habillée normalement ou encore partiellement dévêtues à cause d’arcanes lancés se frottaient à des monstres à la peau violacée, aux armatures dorées, aux bras disproportionnés… Dans le tas, certains combattants des deux camps se distinguaient de part leur puissance évidente, des individus à éviter de surcroît !

Finalement, l’heure de la charge sonna et tels des béliers abrutis, les troupes caelumiennes foncèrent tête baissée vers les engeances du Mage Noir. Le soutien immédiat de cette action fit du bien à l’armée déjà présente. La recrue, tout de noir vêtue, entra dans la mêlée dans un vacarme de tous les diables. Sa noire poussière tourbillonnait autour de ses poings qui frappaient les démons d’une force quasiment tranquille.

Ses gestes d’esquive lui donnaient l’impression d’être intangible, de se dérober des coups de lance adversaire, des lames acérées de hache massive. Puis, bien vite, la confusion prit le pas… Rien qu’une petite erreur de mouvement, un de ses compagnons un peu trop près… Il lui refusa un bond, ce qui abouti à un coup au crâne. Les sons environnants se transformèrent en vrombissements sourds… Pestant contre sa faiblesse, il se faufila à travers l’acier et les muscles violets.

Le travail d’équipe n’était finalement pas sa tasse de thé… Il décida de passer à la vitesse supérieure en se faufilant à travers les légions de Zeref afin d'être hors de la vision de ses alliés. Une fois assez éloigné de ses « frères d’arme », ses traits avaient drastiquement changés. Plus froids, plus calculateurs, plus… naturels.

Il se déchaîna méthodiquement sur chaque monstre du Mage Noir à sa portée. Aussi impassible qu’une pierre. Là où il était, aucun militaire de Caelum ne pouvait le voir… Dans une telle bataille, la stratégie n’était pas à établir en pleine mêlée. Ses yeux scintillèrent, sa peau se mit à noircir et ses muscles à grossir… Une voix d’outre-tombe s’empara de la sienne qui hurlait en enchaînant des crochets anormalement puissants.

Lorsque ses réserves faiblirent, Antho redevint comme avant, l’uniforme en lambeaux lui servant de bandage de fortune. Bien des blessures parsemaient son corps. Tout en rampant, il réussit à rejoindre l’un des camps de l’armée. Il fut rapidement traité et allongé sur une civière maculée du sang d’autrui. Bien entendu, ses coupures étaient déjà pansées, seuls des hématomes plus ou moins sérieux demeuraient… de la chair noirâtre aurait pu rendre méfiant les médecins…

Une fois remis sur pieds, son aide fut demandée pour soigner les blessés et, si besoin, voir s’ils étaient en état de choc. Ses compétences paraissaient avoir faites le tour du corps médical… Ce n’était pas si mal, le front ne lui permettait pas de briller, en tout cas, pas en présence d’autres soldats. Ainsi, il s’occupa de ses compagnons, de les bander, de les amputer, de leur parler, qu’ils soient de Caelum, de l’armée fioréenne ou
encore de guildes diverses…

Quelques journées passèrent sous les assauts répétés des deux camps… jusqu’à l’arrivée d’un certain Mard Geer. Ce fut une hécatombe doublée d’une déroute sans précédent. Ces braves patriotes fioréens repartaient la queue entre les jambes… Le moins drôle, c’était qu’Antho fut sommé de faire la même chose. Il était avec un escadron presque au complet, bousculement, panique, effroi, hâte… tout s’entremêlait, ce qui n’empêchait pas les ennemis de les rattraper.

Le possédé prit alors une décision, elle aiderait à gagner la confiance de chacun des pays en plus de possiblement le faire vite monter en galon. Suite au temps passé dans les camps, à aller de tente en tente aussi misérable soit-elle… Il avait regagné l’intégralité de ses réserves et fonçait dorénavant sur les soldats du Mage Noir. Sa main droite concentrait une certaine masse d’énergie, puis arrivé face à quelques démons, elle relâcha tout en un grand mur de poussières noires.

Les résidus montaient et redescendaient dans une boucle infinie, repoussant les fous voulant le traverser. Aucun de ses camarades ne s’était rendu compte de son acte de… bravoure ? Qu’importait ! Ils devaient parvenir à leur échapper… il le fallait, pour ses plans, pour sa vengeance ! Tout en pensant à cela, sa muraille commençait à faiblir, à céder face au nombre d’opposants…          

Puis il disparut, tout simplement.

Essoufflé, Antho dévisagea les engeances de Zeref, les bras pendant vers le sol, le dos légèrement courbé. Et avant même qu’une flèche ne lui traverse la gorge, une force vint le tirer en arrière, le remettre dans la bonne direction avant que le possesseur de ladite force ne lui hurle de déguerpir avec lui. Ce qu’il fit, un goût amer dans la bouche… regardant par intervalle irrégulier le champ de bataille s’éloigner…



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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Lun 4 Jan - 11:20









Partie 4 : Présent




x377 chapitre neuf : Le jeu de la vérité et du mensonge.

Au sein de son manoir, perdu dans les plus hautes montagnes de Fiore… Le possédé finalisait un portail directement relié à un de ses gants. Quelle merveille de praticité. Ici, nul individu ne pouvait troubler ses réflexions incessantes, plus d’un plan s’était échafaudés dans ces pièces sombres en piteux état. Néanmoins, il était temps de toiser ce pitoyable pays, dirigé par un roi fantoche, de tromper le monde pour assouvir ses desseins…

Il n’y avait ni bien, ni mal… Juste lui, lui et ses ennemis. C’est pourquoi il allait devoir se faire des alliés, avoir sous le bras de puissants guerriers, des informations en tout genre… Le jeu pariant sa propre vie était sur le point de commencer. Pour la énième fois, il descendait du Massif de l’Arche, pour la énième fois, il allait rejoindre Sky Stand, sa première étape…

Prends garde Ishgar, le Capitaine Mercer arrive !



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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mar 12 Jan - 20:21

Yo ! o/
Avant toute chose : t’es un vrai tortionnaire ptn.
Du coup, je t’explique. Au vu de ton monument, on a divisé le boulot en deux. Sira’ s’est occupé des descriptions en détails, Sae’ de l’histoire en détails. Et chacun d’entre nous a lu plus ou moins en survolant ce sur quoi il ne s’est pas penché.
Bon, allez, go pour l’éval !


Sur le fond :

Magie :

Sira’ :

« Celle-ci peut former des images relativement simples et mouvantes. » Gné ? C’est-à-dire ? C’est bien d’utiliser des jolis mots mais faut que ça soit clair. ><
Bon, sinon.
On en a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé. Et j’tiens à te prévenir, y a des trucs pour lesquels j’avais donné des réponses évasives et sur lesquels je risque de revenir. Bref, ça va être le sujet qui fâche, et on le savait tous. Bon alors, sinon, c’est super détaillé, ça a le mérite d’être plutôt direct (si on oublie les tournures nébuleuses) et de pas trop laisser de doute sur ce que tu expliques.
Alors, histoire de m’amuser, j’ai listé les possibilités offertes par ta malédiction, histoire que tout soit bien clair :

- Contondant : volatil et compressible ← Ok
- Irritation/étouffement ← Ok
- Tranchant : volatil et compressible ← Ok
- Détection de tout ce qu’il se passe une fois la poussière semée ← Lolnope. GB
- Mémoire absolue ← Pas en conséquence de la malédiction. C’est de la poussière que t’as, pas des nanobots
- Sorts impossible à annuler une fois lancés ← On en aurait pas parlé sur la convo staff ?
- Maîtrise absolue du sentiment de colère (WTF ?! C’est limite amené comme une magie) qui atténue la douleur (mouaaaaaaiiiis, comme n’importe qui, quand t’es pas concentré sur la douleur) ← Lolnope.
- Régénération lente via poussière ← Ok
- Décomposition en nuage de poussière : voyage + statisme ← Ok, mais uniquement hors combat alors.
- Prise de contrôle du démon, changement d’apparence : capacités physiques augmentées ← Euh « beaucoup plus puissant », non, juste un léger boost dû uniquement à l’apparence du démon. Avec ça, ok.
- Désassemblement d’objets sous forme de poussière puis reprise de forme originelle à volonté ← Après réflexion, discussion, ça va être impossible à gérer.
- Division de masse (donc gain de vitesse) et de puissance à l’infini ← Pareil.
- MOAR ? Il va y en avoir encore plus ? Sérieux, mec ? pzejfzoeifhjz_gàfj J’étais prévenu, mais je me représentais pas tout ce que ça faisait. Explique ce en quoi ça consiste, précisément. Mais, vraiment, ça a intérêt à être plus que léger.

+ Après lecture de l’histoire, j’ai repéré un truc qui n’est pas mentionné. Des bras qui deviennent noirs et qui garantissent un boost physique au point de taper une bestiole chelou près de Kaenrish. J’imagine que c’est en rapport avec les histoires de prise de contrôle du démon mais… Même en admettant ça, depuis quand c’est partiel ?_?
+ A certains endroits de l'histoire, la régénération est quasi instantanée. Ca devrait pas prendre énormément de temps ? .-.



Physique :

Sira’ :

Bon, c’est complet, très complet. Trop complet ? Peut-être. Quoi qu’il en soit… Allège, quoi. Toutes les infos y sont mais j’suis sûr qu’il y a bien 150-200 mots qui sont là que pour faire joli. °°
Quelques remarques en vrac :

- « larges côtes semblables à des crocs de dragon incurvés » ← Ok, le mec déconne pas. T’exagères pas un touuut petit peu, là ? %D

- « rien n’échappe à la règle d’or ; la perfection, ce qui, en vérité, rend assurément leur entourage perplexe. » ← Tellement que même moi j’en suis perplexe. Attention à l’idéal du mec parfait, la projection de soi-même, toussa toussa… J’vois que tu veux jouer sur le contraste, mais ça me fait toujours tiquer, ce genre de trucs.

- Pour la transition descri d’Antho → descri du Démon, ce serait bien de le citer explicitement plutôt que de l’appeler simplement « ombre ».

- « Ephèbe ». Un mec de 90kg, un éphèbe ? Non xD Il entre plus dans la catégorie « gros baraqué ». Un éphèbe, ça garde une connotation « sortie de l’adolescence ». En somme, un bg mais plutôt précieux.


Sae’ :

- «  Son regard, souvent dérangeant, affûté comme une lance, est plissé quasi constamment. » => Un regard plissé ?.?
- « Enfin, sa dentition irréprochable brille occasionnellement » => Et elle éclaire loin ?
- « à ses chevilles fondant dans ses pieds » => Ca fait mal non ?
- « et se déforment dans une élégance presque royale. » => Des traits déformés avec élégance, alors là je suis perplexe.

Bon je ne vais pas continuer l’ironie sur les termes. Alors certes mes remarques sont un peu poussées, mais c’est surtout pour te faire comprendre une chose. Il ne faut pas abuser des procédés stylistiques du style. Les mots ont un sens, il faut les utiliser pour ce qu’ils veulent dire. De tels procédés peuvent bien évidemment être utilisés, mais avec parcimonie. L’abus rend ton texte incroyablement lourd et certaines phrases perdent pour moi leur sens.

- « Ses cils imperceptibles piquettent sa paupière inférieure à l’image d’un duvet invisible. » => En gros ton personnage a des cils comme tout le monde. Pas forcément super utile à préciser.

Après, tu énonces beaucoup d’évidences. Lorsqu’il n’y  a rien à dire, ne le dit pas. On demande souvent de détailler, toi, se serait plutôt l’inverse. Concentre les détails sur les choses utiles ou inhabituelles.



Psychologie :

Sira’ :

Alors, au début de ma lecture, ça allait, je pigeais à peu près, c’était plus clair et compréhensible que le reste.
Et puis après, tu m’as perdu. C’est bien, hein, dans le fond. C’est super détaillé, on peut pas te l’enlever. Par contre, on y comprend vite plus rien entre Antho, pas Antho, rage d’Antho, masque 1 d’Antho, masque 2 d’Antho… Du coup euh… Pfiou. La galère. Après, c’est peut-être encore et toujours ta tendance à vider des océans d’emphase sur tes textes qui donne cet effet. Sérieux, je vais en reparler dans la partie « forme » mais c’est vraiment le gros, gros point noir de la prez.


Sae' :

Une psychologie qui commence bien mais qui dérive rapidement. Il n’est pas utile de décrire tout tes masques aussi précisément. Ca nous perd plus qu’autre chose. Alors qu’en fait la seule chose qui en ressort, c’est que ton personnage s’adapte à la situation présente. Tu ajoutes ensuite quelques exemples concrets et c’est largement suffisant. Attention également à la découpe de tes paragraphes pas toujours judicieuse à mes yeux. Attention également à ne pas tomber dans les stéréotypes ou dans l’omniscience.


Histoire :

Sae’ :

- Transitions parfois maladroites entre les différentes époques.
- Bien que l’on ne connaisse pas forcément le niveau de tous les intervenants de ton histoire, ça sent quand même bien le GB à certains endroits, attention à ça en RP.
- GB complet lors de sa libération après les trois ans de captivité. Corps affaiblit jusqu’à ses limites et pourtant super ouragan qui tue tout le monde. Et trouve encore la force de fuir et aussi rapidement qu’une flèche qui plus est.
-  « Sa main droite concentrait une masse plutôt exceptionnelle d’énergie, puis arrivé face à la marée de démons, elle relâcha tout en un immense mur de poussières noires.

Les résidus montaient et redescendaient dans une boucle infinie, réduisant en état de charpie les fous voulant le traverser. Aucun de ses camarades ne s’était rendu compte de son acte de… bravoure ? Qu’importait ! Ils devaient parvenir à leur échapper… il le fallait, pour ses plans, pour sa vengeance ! Tout en pensant à cela, sa muraille commençait à faiblir, à céder face au nombre d’opposants…

Puis elle disparut, tout simplement.

Essoufflé, Antho dévisagea les engeances de Zeref, les bras pendant vers le sol (…) » => GB GB GB GB GB GBBBBBBBBBBBB 404 ERROR


Sira’ :

De mon côté, j’ai pas grand-chose à ajouter. Le fond de l’histoire est sûrement sympathique… Mais t’es trop dans la surenchère. Drama sur drama, ça devient lourd à force. J’t’explique. Si tu veux faire ça, si tu veux rendre un bel effet, faut que tu te reposes sur deux trois événements, pas plus. Sinon, le public devient blasé, quoi. Au début, j’ai trouvé ça intéressant, le fait qu’Antho se fasse violer comme la dernière des salopes. Pour être osé, c’est osé ! x) Après, bon. Des tripes, du sang, du cul… Ca en devient ennuyant.

Sinon, globalement, j’ai eu franchement du mal à comprendre, surtout au début. Y a 52654867465 personnages qui apparaissent, là, comme ça, d’un coup, sans être introduits. T’as voulu « raccourcir », mais tu l’as pas fait au bon endroit. Genre, par exemple, le combat d’Ethan contre… *va vérifier*… Clint. Oui, voilà. Ca ,euh… Osef ? Oui, osef. « Ethan affronta Clint, le dirigeant du clan XXX ce qui eut comme conséquence de YYY et de ZZZ ». Hop là, au moins 8 paragraphes en moins ! /o/ Par contre, en cinq lignes, t’aurais pu nous dire plus de trucs sur l’organisation de l’espèce de communauté dans laquelle ils vivent.
Donc voilà, c’est maladroit.
Sinon, tu te reposes parfois sur des poncifs. Genre les chevaux des méchants sont très méchants eux aussi. Comme ça, on montre bien que les méchants qui montent sur les chevaux méchants sont encore plus méchants que les autres méchants. Donc les canassons, ils sont tout noirs. Parce que le noir, c’est pour les méchants. Et au cas où leur d4rkitude ne serait pas comprise, ils ont les yeux rouges komlesang.
Voilà, voilà. v:

Pour les passages GB, Sae’ en a déjà parlé.




Sur la forme :


Sira’ :

Alors, le truc cool, c’est que tu fais pas tant de fautes d’orthographe que ça. Toi, tes problèmes, c’est syntaxique ou stylistique.

Comme d’hab’, un problème de lourdeur : « L’une d’elles se trouve être une forme passive, vois cela comme de simples résidus aveuglant les yeux, irritant les gorges et prenant un effet contondant en masse »
Tu pourrais grandement simplifier. « Grâce à la première, tu peux utiliser la poussière en tant que telle, avec ses effets irritants et pouvant être compressée pour occasionner plus de dégâts ».
Tu emploies un vocabulaire varié, riche, alambiqué mais… Trop, c’est trop. Cherche pas à faire trop compliqué. J’préfère un texte simple qui va droit au but que quelque chose de bordélique avec des mots n’étant plus utilisés depuis le XVIIème siècle. ^^’

D’autant plus que, des fois, tu choisis mal tes expressions, usant de termes peu adaptés à ce que tu veux exprimer (même s’ils ont un rapport plus ou moins éloigné avec). Genre : « Coulant toujours plus bas, son bas ventre se voit être assemblé à une paire de jambes ». « Se voit assemblé ». Comme si c'était surprenant d’avoir des jambes, quoi. xD
« élevure cutanée » → sinon on peut dire « pustule plein de pus » ou, plus sobrement, « imperfection »

Bref, il faut vraiment alléger ton style. Y a des fois j’pige plus rien tellement tu réussis à me paumer en faisant 5000 détours. :rip: Petit conseil pour ça, évite d’abuser des adverbes. Ca alourdit très vite un texte (genre les « similairement »… mets « comme » voire « ainsi que », si tu veux faire plus noble).

Virgules, virgules : « Elle est le carburant de ta malédiction, ainsi, tu peux l’exalter, l’amoindrir, l’exploser et presque la détruire. Ton esprit emmagasine aussi plus de cette émotion que n’importe quel humain, de ce fait, tu peux tromper ton monde beaucoup plus simplement. »
Les deux phrases devraient en donner quatre (et quelques fautes de vocabulaire, cf. plus haut) : « Elle est le carburant de ta malédiction. Ainsi, tu peux l’exalter, l’amoindrir, la faire exploser et presque l’étouffer. Ton esprit emmagasine aussi plus de cette émotion que n’importe quel humain. De ce fait, tu peux tromper ton monde beaucoup plus simplement. »

« Sa peau à la teinte neigeuse, voir blafarde selon la luminosité » → voire. J’ai croisé systématiquement la faute. Donc ne confonds pas le verbe « voir » avec la conjonction « voire » qui introduit une éventualité plus importante, un élément de gradation.


Sae’ :

Une forme en nette amélioration depuis la dernière fois que je t’ai lu, mais tellement complexe, ampoulée même. Des découpes de phrases à revoir, des points à ajouter. En bref, allège le tout et ça gagnera énormément en qualité. Ca sera bien plus agréable à lire et on ne ressortira pas avec un mal de crâne.

- « Sa peau à la teinte neigeuse, voir blafarde selon la luminosité, n’a aucune irrégularité, nulle élevure cutanée, ni pilosité ne rendent disgracieux son épiderme aussi doux que la soie et froid comme la glace, à l'harmonie troublée par la marque blanche de sa guilde, se trouvant sur sa cuisse droite. » => :suicide:
- « En aval, deux lèvres rosées telles les fleurs d’un cerisier ondulent agréablement, laissant passer une voix aux mille tons et timbres s’adaptant à toute situation et souvent enjolivées d’un sourire mystérieux, troublant même à certain moment, rarement en moue, voir jamais. » => :suicide:
- « Arrivés à la dernière marche, les adolescents découvrirent une large pièce meublée de chaises miteuses devant un fauteuil de pierre ; derrière lui, une cheminée à l’âtre habité de flammes verdâtres, voisinée d’un fer agrémenté d’une rune, siégeait. » => :suicide:

Les points sont tes amis (et oui c’est moi qui dit ça…). Sincèrement on se perd entre le début de ta phrase et sa fin.

- «  Passant son bras sous l’aisselle de son petit frère jusqu’au long de son dos et le mêlant sous son épaule opposée » => gnéééééééé

- « il n’existe guère pléthore de possibilités » => Tu dirais « il existe guère beaucoup de possibilités » toi ? Pas parce que tu mets un synonyme complexe que ça change quelque chose.
-  « Il se rigidifia subitement » => Il se raidit
- « une noire coupelle » => Petit coup de gueule personnelle, ce genre d’inversion ne rend en aucun cas un texte meilleur… (je cite la première, mais ça se reproduit à de nombreuses reprises.)
- « Au quinzième anniversaire de l’inexpressif (…) » => Une simple remarque, ce genre de surnom pour éviter les répétitions nécessite que l’on connaisse un minimum le personnage à qui ça se rapporte.
Sira’ : J’approuve et je réapprouve.

- « Elthan, ravi de cela, feintait l’inquiétude en envoyant » => Tu confonds le verbe feindre avec feinter.
- « Le simili-prophète n’aimait pas ses agissements. De telles méthodes les rendront hostiles et une rébellion verra le jour avertissant de leur présence par leur tumulte : les localités proches de Merceria, puis le gouvernement qui viendront les annihiler. » => rendraient, verrait et viendraient.
- « Un lugubre mausolée avoisiné les bâtiments de la cité, quasiment réparés. » => Confusion infinitif/imparfait
- « Le nouveau dirigeant avait formé les fanatiques à la magie et les instruisit de sorte à » => instruisait
- « Ils arrivaient à une forêt environnante, pénétraient sa lisière avant de se réfugier à l’intérieur de ses profondeurs.» => Arrivèrent et pénétrèrent.



Bilan :

Bon, alors, au final, on s’accorde sur à peu près tout. La prez en soi est pas mauvaise. Elle est même d’un bon niveau. Tu t’améliores niveau orthographe mais… ‘tain, que c’est lourd !
Niveau fond, par contre, c’est super. Enfin, niveau détails, j’entends. Ca, on peut pas te l’enlever, t’es plus que rigoureux là-dessus. Néanmoins, pas mal de GB, surtout sur la Malédiction. Alors, oui, j’connais ton point de vue sur ça. T’as créé ce truc, tu l’as peaufiné pendant 42457467 ans et tout mais… Si c’est non, c’est non. Woualà.

Bref ! Du coup, tu nous excuseras pour l’éval qui doit faire un peu fouillis mais on a fait comme on a pu. En attente de tes modifications (et ta bonne foi) pour te donner ton rang.



Trois crapauds me tiennent compagnie, huit roses parfument mon or.

Un dialogue devenu légende :
 
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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 1:23

Sira' a écrit:
Yo ! o/
Avant toute chose : t’es un vrai tortionnaire ptn.

Ouais, 'vaut mieux ne pas m'avoir en ennemi IRL. Trêve de plaisanteries, et attaquons ou plutôt subissons mes erreurs. 

Avant toute chose, je vais tenter d'expliquer les choses de l'histoire, malentendu ou autre. C'pas que j'y ai passé plusieurs mois, mais si.

Sira' a écrit:
+ Après lecture de l’histoire, j’ai repéré un truc qui n’est pas mentionné. Des bras qui deviennent noirs et qui garantissent un boost physique au point de taper une bestiole chelou près de Kaenrish. J’imagine que c’est en rapport avec les histoires de prise de contrôle du démon mais… Même en admettant ça, depuis quand c’est partiel ?_?
+ A certains endroits de l'histoire, la régénération est quasi instantanée. Ca devrait pas prendre énormément de temps ? 

1) Non. Pas de prise contrôle, c'est un bête sort qui entoure un bras de poussières noires, point.

2) En apparence, non. Mais Antho ne ressent plus rien à ce niveau. Exemple concret : Antho perd un bras, il le reforme avec sa poussière = pendant une heure il ne peut pas l'utiliser, il pend, c'est tout. Pareil pour les blessures ou autre. Elles le recouvrent, mais il ne sent plus rien à tel ou tel endroit.

Sae' a écrit:
- Bien que l’on ne connaisse pas forcément le niveau de tous les intervenants de ton histoire, ça sent quand même bien le GB à certains endroits, attention à ça en RP. 

Je ferrais attention, bien que la plupart se battent entre-eux, et donc, aucune comparaison n'est vraiment possible, sauf moi qui ai leur rang approximatif en tête. Soit, par ruse, force brute, etc, un perso a gagné, mais il y a toujours une raison plus ou moins cohérente derrière.


Sae' a écrit:

- GB complet lors de sa libération après les trois ans de captivité. Corps affaiblit jusqu’à ses limites et pourtant super ouragan qui tue tout le monde. Et trouve encore la force de fuir et aussi rapidement qu’une flèche qui plus est.

Ouragan = malédiction = aucun lien avec la force physique. De plus, il ne tue pas, mais déchire la chair de gars à poil qui ne s'attendaient pas à ça, ne déforme ce que j'écris, s'il te plaît. Pour ce qui est de sa course aussi rapide qu'une flèche, j'ai changé en disant qu'il déambule péniblement. ça change trois fois rien, j'imagine, mais voilà. Pour l'autre acte GB, j'ai tellement voulu torcher la fin que oui, ça fait très GB. J'ai assumé que je pouvais au moins être rang B, et donc avoir un sort rang A du gabarit d'une muraille, m'enfin, j'ai changé en diminuant les effets du sortilège.

Passage en question a écrit:
Sa main droite concentrait une certaine masse d’énergie, puis arrivé face à quelques démons, elle relâcha tout en un immense mur de poussières noires.

Les résidus montaient et redescendaient dans une boucle infinie, repoussant les fous voulant le traverser. Aucun de ses camarades ne s’était rendu compte de son acte de… bravoure ? Qu’importait ! Ils devaient parvenir à leur échapper… il le fallait, pour ses plans, pour sa vengeance ! Tout en pensant à cela, sa muraille commençait à faiblir, à céder face au nombre d’opposants…           

Puis elle disparut, tout simplement.

Sira' a écrit:
De mon côté, j’ai pas grand-chose à ajouter. Le fond de l’histoire est sûrement sympathique… Mais t’es trop dans la surenchère. Drama sur drama, ça devient lourd à force. J’t’explique. Si tu veux faire ça, si tu veux rendre un bel effet, faut que tu te reposes sur deux trois événements, pas plus. Sinon, le public devient blasé, quoi. Au début, j’ai trouvé ça intéressant, le fait qu’Antho se fasse violer comme la dernière des salopes. Pour être osé, c’est osé ! x) Après, bon. Des tripes, du sang, du cul… Ca en devient ennuyant.

C'sans doute dû à ma manie de vouloir tout expliquer. Je ne promets rien, je suis comme ça. Mais je tenterai d'arranger ça, sinon, tant pis pour mes futures notations. Sinon, c'est cool que ça en devient ennuyant, mais je ne pense pas que ça l'a été autant que pour moi à tout réécrire une bonne dizaine de fois. Bien que ce passage, j'ai juste dû le refaire trois ou quatre fois. Et comme déjà dit via Skype, ma manière de "narrer" ne convient pas à l'écriture d'une histoire, m'enfin, un jour je trouverai peut-être la bonne manière.

Sira' a écrit:
Sinon, globalement, j’ai eu franchement du mal à comprendre, surtout au début. Y a 52654867465 personnages qui apparaissent, là, comme ça, d’un coup, sans être introduits. T’as voulu « raccourcir », mais tu l’as pas fait au bon endroit. Genre, par exemple, le combat d’Ethan contre… *va vérifier*… Clint. Oui, voilà. Ca ,euh… Osef ? Oui, osef. « Ethan affronta Clint, le dirigeant du clan XXX ce qui eut comme conséquence de YYY et de ZZZ ». Hop là, au moins 8 paragraphes en moins ! /o/ Par contre, en cinq lignes, t’aurais pu nous dire plus de trucs sur l’organisation de l’espèce de communauté dans laquelle ils vivent.

J'ai essayé, beaucoup de fois, mais ça en venait toujours au même problème : trop de mots. J'ai donné ce qui était suffisant, pour l'instant. La suite arrivera sans doute via flashback et/ou avec les RPs du scénario d'Antho. Car oui, j'ai aussi développé tout le background derrière, plus ou moins bien ou non, rien à battre, mais je l'ai fait. Tout ça pour dire que ceux qui s'intéresseront à ça - ils ne seront pas nombreux, j'imagine, voir inexistant - pourront satisfaire leur pseudo curiosité un jour ou l'autre. Pour les chevaux méchants, plus méchants que les autres, etc, moi j'aime bien certains clichés, point. C'est con, mais j'assume entièrement.



Et, pour finir 'vec ça :


Sae' a écrit:
« une noire coupelle » => Petit coup de gueule personnelle, ce genre d’inversion ne rend en aucun cas un texte meilleur… (je cite la première, mais ça se reproduit à de nombreuses reprises.)

C'est complètement subjectif, à mon avis, donc rien à faire là. Moi j'aime bien et tant pis pour les autres. ça fait incroyablement gamin, mais, après tout, on fait du RP en premier lieu pour soi, non ?


Bref, je ne vais pas m'éterniser, pour ce qui est des fautes, j'ai pas cherché plus loin que celles énoncées, sur la conjugaison. Sur la psycho, j'vais rien changer, mais si c'est "trop" détaillé, estimez-vous heureux, elle est bâclée - faute de temps et de motivation. Mais, de ce que j'ai compris "L'obsédé de la cohérence, c'est Antho a.k.a. le mec qui meuble mieux que personne.", n'est pas là pour rien. Mais, dans l'ensemble, j'ai pigé mon défaut, mais encore une fois, je ne promets rien. J'essayerai, on verra les résultats.

Pour le physique, j'ai tenté d'faire un truc beau, ouais... J'ai tenté. Après, certaines choses peuvent paraître exagérées, mais c'comme dans des poèmes ou autre - je ne dis pas que j'ai fais ça, mais on m'comprend, logiquement, si non, j'sais vraiment pas m'exprimer -, c'est fait exprès. Si c'est bien ou mal, tant pis, ça restera ainsi. J'ai modifié "éphèbe" par "protée", qui veut dire : "Personne qui change facilement d'aspect, d'humeur, d'opinion, qui joue toutes sortes de personnages." merci, Larousse. J'pense que ça convient à peu près. J'ai mis démon au lieu "d'ombre", aussi. Pour l'histoire de la perfection, c'est vrai que c'est subjectif, y tout. Mais un gars grand, musclé, aux traits fins, etc, voilà, ça peut être compté comme un "idéal", parmi tant d'autres.

Et pour tes remarques, Sae', OK, je ferrai plus gaffe. Et sinon, des traits faciaux peuvent être "déformés" par un sourire charmeur, un haussement de sourcils innocent, enfin, j'ai pensé à ça en écrivant ça - et tant pis pour la répétition dégueulasse. Enfin, pour "voire", je serai plus attentif à l'avenir, c'vrai que je n'y ai juste pas pensé. Si t'as une astuce toute bête à m'apprendre, une habitude à avoir quand on l'écrit, vite fais, je suis preneur, c'comme ça que je retiens mieux. Et je modifierai peut-être un jour, là, pour un bon moment, je ne toucherai plus cette présentation.

Ah et pour tes premières remarques sur la malédiction !

Première :

Passage en question a écrit:
Celle-ci peut former des images simples et pouvant être animée, comme une épée en lévitation, par exemple. 

Sixième :

Pour les sortilèges, il n'est pas question de ne pas pouvoir les annuler après les avoir lancés, juste, s'il les crée, il ne peut pas les annuler et, en prime, ils sont à pleine puissance.

Neuvième :

Sira' a écrit:
- Décomposition en nuage de poussière : voyage + statisme ← Ok, mais uniquement hors combat alors.

Soit, bien que je ne vois pas pourquoi en combat il ne pourrait pas avoir la possibilité de faire des minis trajets. *mais ça le saoul tellement qu'il va pas chercher à discuter, 'juste, n'a pas noté ce changement mais l'appliquera* 

Treizième :

Sira' a écrit:
- MOAR ? Il va y en avoir encore plus ? Sérieux, mec ? pzejfzoeifhjz_gàfj J’étais prévenu, mais je me représentais pas tout ce que ça faisait. Explique ce en quoi ça consiste, précisément. Mais, vraiment, ça a intérêt à être plus que léger.

Une "onde" qui, au contact - suivant le rang du sort, etc - transforme les choses en poussières noires. 'Sorte de force brute tout bête. Uniquement offensive et défensive. Seconde capacité : possibilité de changer un membre en arme, par exemple. Je pense que ce n'est rien de transcendant, mais sinon, tant pis, j'me ferai une raison.

Sinon, désolé si j'peux paraître désagréable, c'pas contre vous, je suis conscient de mes défauts et tout c'qui s'en suit, aucun problème. J'suis juste blasé et fatigué - parce qu'il est tard, mais j'voulais répondre au plus vite, j'suis comme ça. Sur ce, si j'ai oublié quelque chose, prenez plaisir à me le foutre sur l'coin d'la gueule !



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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 13:40

Remarques de Sira’ :

Le bras entouré de poussière, ok, donc comme une armure. Pour son soin, je veux bien qu'il reforme des membres inutilisables mais pour les blessures autres "il ne sent plus rien à tel ou tel endroit", nan. Parce que, si c'est recouvert, ça enraye directement toute hémorragie.


Citation :
"Sinon, c'est cool que ça en devient ennuyant, mais je ne pense pas que ça l'a été autant que pour moi à tout réécrire une bonne dizaine de fois. Bien que ce passage, j'ai juste dû le refaire trois ou quatre fois."

Bah non, c'est pas cool. :v Stop de faire le martyr, tu peux t'en prendre qu'à toi.


Citation :
"J'ai essayé, beaucoup de fois, mais ça en venait toujours au même problème : trop de mots. J'ai donné ce qui était suffisant, pour l'instant. La suite arrivera sans doute via flashback et/ou avec les RPs du scénario d'Antho. Car oui, j'ai aussi développé tout le background derrière, plus ou moins bien ou non, rien à battre, mais je l'ai fait. Tout ça pour dire que ceux qui s'intéresseront à ça - ils ne seront pas nombreux, j'imagine, voir inexistant - pourront satisfaire leur pseudo curiosité un jour ou l'autre. Pour les chevaux méchants, plus méchants que les autres, etc, moi j'aime bien certains clichés, point. C'est con, mais j'assume entièrement."

Très bien, tu assumeras aussi les critiques quant à ça, donc.


Pour voir/voire, l'astuce ben... Y en a pas. Dis-toi que sans "e", c'est toujours le verbe (donc ça n'a aucun sens)


Pour la malédiction :
1ère remarque : Ok, merci.
6ème : Ok, soit
13ème : L'onde je la vois plus à valeur défensive. De manière offensive, ça me rappelle plus un pouvoir sur le temps. Et changer un membre en arme... Bah, si tu veux. En gros, tu passes de simples gaines défensives à des formes plus précises.


Mes remarques:

Citation :
Sae' a écrit:

- GB complet lors de sa libération après les trois ans de captivité. Corps affaiblit jusqu’à ses limites et pourtant super ouragan qui tue tout le monde. Et trouve encore la force de fuir et aussi rapidement qu’une flèche qui plus est.

Ouragan = malédiction = aucun lien avec la force physique. De plus, il ne tue pas, mais déchire la chair de gars à poil qui ne s'attendaient pas à ça, ne déforme ce que j'écris, s'il te plaît. Pour ce qui est de sa course aussi rapide qu'une flèche, j'ai changé en disant qu'il déambule péniblement. ça change trois fois rien, j'imagine, mais voilà. Pour l'autre acte GB, j'ai tellement voulu torcher la fin que oui, ça fait très GB. J'ai assumé que je pouvais au moins être rang B, et donc avoir un sort rang A du gabarit d'une muraille, m'enfin, j'ai changé en diminuant les effets du sortilège.


- C’est vrai qu’après une lecture de quinze plombes à se péter la tête pour comprendre des phrases, je n’ai que ça à faire de déformer tes propos. De plus, la force physique influence la puissance de tes attaques magiques. Un mec à moitié mort ne peut pas lancer une technique HL. Et surtout, un mec à moitié mort ne pourra pas résister au contre coup. C’est tout. Et je cite « Le possédé, lui, s’était volatilisé laissant dans son sillage des mercenaires nus, déchiqueté… ». Des mercenaires mis en pièces, c’est rarement en vie chez moi. « Partiellement déchiquetés », « En partie déchiquetés », oui, là on comprend qu’ils ne sont pas forcément morts. Donc à la place de porter des accusations, commence par te relire.

En ce qui concerne la modification pour l’autre GB : pour un sort de rang A, une « immense muraille » c'est toujours trop.


Citation :
Sae' a écrit:
- « une noire coupelle » => Petit coup de gueule personnelle, ce genre d’inversion ne rend en aucun cas un texte meilleur… (je cite la première, mais ça se reproduit à de nombreuses reprises.)

C'est complètement subjectif, à mon avis, donc rien à faire là. Moi j'aime bien et tant pis pour les autres. ça fait incroyablement gamin, mais, après tout, on fait du RP en premier lieu pour soi, non ?

- Le principe d’un coup de gueule personnelle, c’est la subjectivité. Encore une fois, c’est ici principalement pour t’aider à rendre ton texte moins lourd, moins indigeste. Donc tu le prends en compte ou pas, peu importe, c’est un conseil. On RP en partie pour soi, mais le principe c’est aussi d’avoir des partenaires... Et oui, je confirme, ta réaction fait incroyablement gamin.


Citation :
« Sur la psycho, j'vais rien changer, mais si c'est "trop" détaillé, estimez-vous heureux, elle est bâclée - faute de temps et de motivation. »

Et bien si justement, tu dois la changer, peu importe ton manque de temps et de motivation. Ta psychologie doit être compréhensible et claire. En plus, on ne te demande pas de tout réécrire, mais d’éclaircir la partie sur les masques. Pour finir, on ne va pas s’estimer heureux de lire quelque chose de bâclé. Au contraire, plutôt malheureux de voir que tu considères que l’on n’a rien de mieux à faire que de corriger de tels textes.


Citation :
« Pour le physique, j'ai tenté d'faire un truc beau, ouais... J'ai tenté. Après, certaines choses peuvent paraître exagérées, mais c'comme dans des poèmes ou autre - je ne dis pas que j'ai fais ça, mais on m'comprend, logiquement, si non, j'sais vraiment pas m'exprimer -, c'est fait exprès. Si c'est bien ou mal, tant pis, ça restera ainsi. »

Encore une fois, cesse de prendre les remarques au premier degré. On te reproche principalement la lourdeur de ce que tu écris. Alors, prends un minimum en compte les conseils qu’on te donne pour contrer cette tendance.


Citation :
« Sinon, désolé si j'peux paraître désagréable, c'pas contre vous, je suis conscient de mes défauts et tout c'qui s'en suit, aucun problème. J'suis juste blasé et fatigué - parce qu'il est tard, mais j'voulais répondre au plus vite, j'suis comme ça. »

Ne t’excuse pas de paraître désagréable, arrange toi pour ne pas l’être. Si tu es blasé et fatigué, va dormir et réponds calmement le lendemain.


Toujours en attente des modifications pour te donner ton rang…


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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 15:15

Sira' a écrit:
Et bien si justement, tu dois la changer, peu importe ton manque de temps et de motivation. Ta psychologie doit être compréhensible et claire. En plus, on ne te demande pas de tout réécrire, mais d’éclaircir la partie sur les masques. Pour finir, on ne va pas s’estimer heureux de lire quelque chose de bâclé. Au contraire, plutôt malheureux de voir que tu considères que l’on n’a rien de mieux à faire que de corriger de tels textes.

Bien, je me demande si ce qui va suivre sera mieux que le texte sous "Le masque du démon" :

"Pour ce qui est des masques D’Antho, une seule chose à savoir : il s’adapte tout en gardant une base.

Cette dernière est l’image d’un soldat « parfait ». Il exécute toutes les tâches qui lui sont confiées qu’importe la manière dont il devra opérer. Il ne laisse pas beaucoup de place à l’éthique, bien qu’il essaye de ne pas impliquer « d’innocents » dans ses missions. Leurs vies sont censées être précieuses…

Il revête aussi un côté protecteur, même s’il l’a toujours un peu eu. Il ne tolère aucune action censée l’aider d’une quelconque manière. Si dommage il doit y avoir, ce serait sur lui. La Mort et la douleur ne l’intimident pas, comme la chaleur ou le froid.

Hors des combats, il arbore une mine souriante et paraît honnête, trop honnête. Il en dit beaucoup sur sa façon de penser, d’être, de réfléchir… Il arrive que ce soit des mensonges, une vérité déformée ou non. Il se fond dans la masse tout en gardant cette particularité. Il raille de temps à autre certains de ses camarades, participe aux discussions… Comme un humain normal.

Cependant, il y a quelques sujets qui lui restent au travers de la gorge. Et bien qu’il maîtrise à peu près ses émotions, une certaine amertume se ressent dans ses paroles. Il s’agit de tout ce qui à un rapport avec le hasard, le destin et le viol. Il tente de rester au moins neutre et de garder un brin de chaleur dans sa voix… Mais sa hargne reste palpable.

En temps normal, ses phrases, accompagnées de gestes courtois, sont toujours polies. L’on croirait facilement qu’il vient d’une famille noble, tant ses manières y ressemblent. Ce qui l’aide à entretenir des relations amicales avec ses collègues. Surtout que, lorsqu’un problème d’ordre moral survient, il est l’un des premiers à être sollicité. Ainsi, il utilise au mieux ses connaissances pour éradiquer les maux de ses compagnons.

Quant à son avis sur la situation, au sein de l’Alliance Lumen… Il reste assez commun. Les démons doivent être éradiqués, tout comme leurs subalternes humains, etc. Néanmoins, il fait comprendre que le roi actuel n’est pas en mesure de faire avancer la situation et que son ennemie jurée est Crimson Throne. Après tout, il pense représenter les règles et les lois, tandis que cette guilde du Pacte Ecarlate prône tout l’inverse.

C’est pourquoi il soutient Golden Reign ainsi que son jeune maître, qui est contre l'actuel monarque,, plus ou moins explicitement. Il souhaite pouvoir utiliser ce dernier, d’une manière ou d’une autre, pour servir ses intérêts. Toutes les autres guildes, Destiny Flare mis à part, n’ont pour le moment aucun véritable intérêt pour lui. Et pourquoi les Paladins ? Car il sait que ses talents de tortionnaire pourraient lui ouvrir certaines portes.

Pour le moment, il se contente d’être un bon toutou à Sky Stand, d'escorter son maître, tout en gardant une issue de secours… Les organisations neutres."

Je ne procède pas au changement, je préfère attendre votre avis. Si ça convient, j'éditerai.

Sae' a écrit:
C’est vrai qu’après une lecture de quinze plombes à se péter la tête pour comprendre des phrases, je n’ai que ça à faire de déformer tes propos. De plus, la force physique influence la puissance de tes attaques magiques. Un mec à moitié mort ne peut pas lancer une technique HL. Et surtout, un mec à moitié mort ne pourra pas résister au contre coup. C’est tout. Et je cite « Le possédé, lui, s’était volatilisé laissant dans son sillage des mercenaires nus, déchiqueté… ». Des mercenaires mis en pièces, c’est rarement en vie chez moi. « Partiellement déchiquetés », « En partie déchiquetés », oui, là on comprend qu’ils ne sont pas forcément morts. Donc à la place de porter des accusations, commence par te relire.

En ce qui concerne la modification pour l’autre GB : pour un sort de rang A, une « immense muraille » c'est toujours trop.

D'acc pour la remarque, je vais changer en "partiellement" et la deuxième, j'ai changé en "grand mur", c'est plus acceptable ?

Sae' a écrit:
- Le principe d’un coup de gueule personnelle, c’est la subjectivité. Encore une fois, c’est ici principalement pour t’aider à rendre ton texte moins lourd, moins indigeste. Donc tu le prends en compte ou pas, peu importe, c’est un conseil. On RP en partie pour soi, mais le principe c’est aussi d’avoir des partenaires... Et oui, je confirme, ta réaction fait incroyablement gamin.

Quoiqu'il arrive je garderai ça en mémoire, comme toutes les autres remarques, pas de problème. C'est juste qu'il y a certaines choses que j'aime quand même - mais qui sait, peut-être que les miracles existent et que je n'aurais plus des goûts de chiottes. Et pour une fois que je j'arrive à faire passer ce que je pense, c'est fou, il faut fêter ça !

En espérant que cela convienne plus ou moins.



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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 15:31

C'est mieux !
Et du coup, pour la Malédiction, on est d'accord ?



Trois crapauds me tiennent compagnie, huit roses parfument mon or.

Un dialogue devenu légende :
 
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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 15:35

Ah oui, j'ai zappé de répondre... Yep, entièrement d'accord.



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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18] Mer 13 Jan - 16:42

Tout est bon, ta réaction immature de "je m'en fous, estimez-vous heureux, ça aurait pu être pire et de toute manière je changerai rien", entraîne un malus conséquent sur ton EP.

Validation comme Capitaine de Sky Stand à 1 800 EP.


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MessageSujet: Re: [Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18]

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[Fiche Terminée] Antho Mercer ou la malchance incarnée. [PEGI 18]
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